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Notre réaction ! Pourquoi pas, il y en de tellement dangereuses !

Posté par jacques LAUPIES le 14 novembre 2015

 

Notre réaction rejoint évidemment celle de ceux qui condamnent cette forme de violence mais aussi la violence guerrière en général. S’en prendre à un peuple dans un combat contre ses dirigeants et massacrer sans discernement des personnes qui n’ont évidemment pas la même opinion des évènements du moyen orient, n’en ont pas du tout ou ne sont pas en mesure d’en avoir, relève bien du désir de faire peur, relève certes du terrorisme mais au delà, dans le cas des djihadistes, de formes inouïes d’aveuglement et de fanatisme. Alors qui pourrait leur accorder la moindre excuse si ce n’est celle d’avoir été honteusement manipulés.

Mais dans manipulation il y a manipulateur et au delà ce qui l’encourage et la permet.

Je crois l’avoir souvent dit et rappelé, il est trop facile sous le coup de l’émotion et du désarroi d’en appeler à l’union coupables et victimes potentielles à venir de ce qui vient de se produire. Car il y a des coupables qui ont créé les conditions de ce qui se passe de nos jours. Y compris dans notre pays !

En pareille circonstance on ne doit surtout pas jouer les opportunistes comme l’ont fait certains lors de l’attentat de Charlie. Notre peuple a besoin de clarifications et d’explications et de situer les vrais responsabilités. Un Sarkozy et sa classe qui a semé avec le concours de quelque intellectuel irresponsable, le désordre en Lybie, succédant ainsi petitement à un Bush aux ordres des oligarques américains en déclenchant les désordres en Afghanistan et en Irak, n’a guère de leçon à donner et de conseils à prodiguer. Et il n’est pas le seul dans cette position. Tous ceux qui sont muets sur les raisons profondes de la montée de ce « fascisme moderne » qu’incarne Dasht que nous sommes contraints de combattre.

Nous voici donc dans cette situation ou peu à peu la guerre s’impose à ceux qui en combattent les causes au nom de la solidarité nationale.

Alors bien entendu il faut se positionner malgré les risques de précipitation. Certains reprochent aux communistes de n’avoir pas fait de déclaration. Quelle que  soit celle qui va venir elle ne peut-être que le résultat d’un débat interne, prenant en compte toutes les expressions suscitées par les évènements.

Combattre dans l’immédiat à l’interne les terroristes est certes une obligation mais il faut tout de même poser, en terme de classe, les questions inhérentes à notre politique internationale et examiner ses liens avec celle qui est conduite à l’intérieur. Nous devons réexaminer nos interventions sur les sols étrangers qui, là aussi, peuvent relever d’appuis à des peuples menacés (souvent par les fautes passées de notre politique extérieure) et non pas à la défense d’intérêts économiques privés qui n’ont rien à voir avec l’intérêt de ces peuples.

Ainsi les interventions militaires, à notre initiative comme en Syrie, n’avaient aucun sens. D’autant qu’elles ont pu justifier celle d’autres pays (Etats-Unis et Russie)

Monter d’un degré dans ces interventions ne peut-être la solution. Bien au contraire nous devrions laisser aux peuples en révolte le soin de trouver des solutions internes, supprimer toutes coopérations avec des régimes qui, de l’extérieur soutiennent et financent des classes au pouvoir ou en quête du pouvoir. La France devrait être à l’initiative politique et donc diplomatique, dès lors qu’il en est temps, plutôt que de céder à l’escalade militaire.

Les médias qui s’emploient à susciter les réactions émotives ne servent que les fautifs à l’origine de la situation au Moyen-Orient et il faut bien le dire, de la prise qu’ont les extrémistes sur des populations livrées aux difficultés sociales.

Alors de grâce ne nous laissons pas endormir par la parole colportée de la  grande bourgeoisie et la réaction de l’esprit petit bourgeois qu’elle suscite précipitamment.

Ce qua j’attends de mon Parti c’est un exposé bref des évènements passés qui ont conduit à la situation que nous connaissons ce jour et des propositions claires, même à contre courant, de ce que nous préconisons en politique étrangère autant qu’intérieure pour désamorcer un processus de guerre.

 

Attentats à Paris, les premières réactions

Vendredi, 13 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

Les attaques qui ont ensanglanté la capitale ont suscité une vague d’horreur et d’émotion en France et à travers le monde, les réactions et les messages de soutien affluent.

Les principaux partis politiques ont annoncé la suspension de leurs campagnes pour les régionales.

Martine Aubry, maire PS de Lille: « La France vient de vivre une nuit de cauchemar. Les mots ne sont pas assez forts pour dire toute l’ignominie de ces actes terroristes qui ont frappé Paris et son agglomération, et la révulsion qu’ils inspirent (…) Dans ces heures sombres, la France doit être unie et porter haut les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous ne plierons jamais devant la terreur » (communiqué).

Jean-Luc Mélenchon, député européen : « Le coeur saigne avec celui de malheureux exposés à l’hyper-violence de cette nuit. À cette heure, toute querelle s’interrompt. Je forme le voeu que nul ne s’abandonne à la vindicte et conserve sa capacité de discernement. Je forme le voeu que nos responsables gouvernementaux aient tous les moyens d’agir comme ils le souhaitent. Et que nous soyons tous capables de résister à la haine et à la peur que les assassins veulent incruster en nous. » (Facebook)

Parti socialiste : « Les socialistes s’associent au message fort délivré par le Président de la République, et aux décisions prises pour répondre à ces attaques. A notre tour, nous appelons à l’unité et suspendons la campagne électorale. Nous renouvelons notre pleine confiance dans l’engagement des forces de sécurité pour faire face à ces événements. » (communiqué)

Christophe Borgel, député PS: « Face à ces assassins, la France est debout, forte, déterminée. Les terroristes doivent savoir que l’effroi de ce drame ne conduira notre pays ni dans la peur, ni dans le repli. Forte de ces valeurs, la France fera face. En janvier, j’étais Charlie, aujourd’hui Je suis Paris » (communiqué).

NPA: « Cette barbarie abjecte en plein Paris répond à la violence tout aussi aveugle et encore plus meurtrière des bombardements perpétrés par l’aviation française en Syrie suite aux décisions de François Hollande et de son gouvernement (…) Nous refusons toute union nationale avec les responsables des guerres, la bourgeoisie, Hollande, Sarkozy et Le Pen » (communiqué)

Nicolas Sarkozy sur son compte Facebook: «  Face aux attaques terroristes d’une gravité exceptionnelle, mes premières pensées vont aux victimes de ces actes de barbarie, à leurs familles, à leurs proches et aux forces de sécurité qui font preuve d’un courage exemplaire », Nicolas Sarkozy a précisé que « les terroristes ont déclaré la guerre à la France. Notre réponse doit exprimer une fermeté et une détermination de chaque instant ».

L’ancien Premier ministre Alain Juppé (Les Républicains) a exprimé sa « détermination à mener la guerre » dans une France qui doit « faire bloc » après les attentats survenues à Paris vendredi soir. « Oui! la France doit faire bloc. Compassion pour les victimes. Détermination à mener la guerre. Unité avec les autorités et forces de sécurité », a-t-il réagi dans deux messages sur Twitter, qualifiant ces attaques de « terribles ».

Émotion et condamnation à travers le monde

De Washington à Moscou, des Nations unies à l’Otan, dans toute l’Europe, les responsables ont condamné le carnage, et ont assuré la France de leur compassion, de leur solidarité et de leur soutien. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a dénoncé selon son porte-parole des « attaques terroristes méprisables » et dit « se tenir au côté du gouvernement et du peuple français ». La Maison blanche indique que le président Obama a été informé des attaques de ce vendredi soir à Paris : Les attentats qui ont frappé la capitale française  « ne sont pas seulement une attaque contre Paris », mais « une attaque contre toute l’humanité et nos valeurs universelles », a déclaré Barack Obama lors d’une brève allocution. Le président américain a ajouté que les Etats-Unis allaient aider la France à « traduire les terroristes en justice », tout en notant qu’il était encore trop tôt pour savoir qui avait fomenté ces attaques, destinées à « terroriser des civils innocents » a déclaré le président américain. Le premier ministre britanique, David Cameron s’est déclaré « choqué » par les attaques vendredi soir à Paris et aux abords du stade de France, au nord de la capitale, qui ont fait au moins plusieurs dizaines de morts. « Je suis choqué par les évènements de ce soir à Paris », a écrit M. Cameron sur son compte twitter. « Nos pensées et nos prières vont au peuple français. Nous ferons tout ce qui est possible pour aider ».

Angela Merkel, chancelière allemande: « Je suis profondément choquée par les nouvelles et les images qui nous parviennent de Paris. En ces heures, mes pensées vont aux victimes de ces attaques à l’évidence terroristes, à leurs proches et à tous les habitants de Paris ».

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a parlé à Manuel Valls pour lui faire part de « toute notre solidarité », a déclaré cette source à l’AFP. « Tout cela confirme que nous faisons face à un défi sans précédent, un défi d’une énorme cruauté », a déclaré au même moment le ministre des Affaires étrangères Jose Manuel Garcia Margallo sur la chaîne publique TVE, évoquant une attaque « jihadiste ».

Le président palestinien Mahmoud Abbas « condamne fermement les attaques terroristes qui ont eu lieu à Paris et exprime sa solidarité et sa compassion avec le gouvernement et le peuple français face au terrorisme », a indiqué la présidence palestinienne dans un communiqué. Le président palestinien a insisté sur « la nécessité pour la communauté internationale de s’unir pour faire face à ces attaques terroristes graves qui participent à la montée des tensions partout ».

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s’est dit « horrifié et bouleversé » par les attaques simultanées vendredi soir à Paris, selon le compte Twitter du ministère. « Nous sommes aux côtés de la France ! », a poursuivi le chef de la diplomatie allemande, qui se trouvait au Stade de France (nord de Paris) aux côtés du président français François Hollande pour assister à la rencontre amicale de football France-Allemagne.

La Russie, qui a condamné des « assassinats inhumains », s’est dite prête à apporter « toute son aide dans l’enquête sur ces crimes terroristes ». Le président Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances et la solidarité de la Russie au président François Hollande et au peuple français, selon l’agence de presse TASS. A Téhéran, le président Hassan Rohani, qui a reporté un voage prévu en Europe après les attentats, a condamné les attaques, les qualifiant de « crimes contre l’humanité ».  La Chine s’est dite « profondément choquée ». « Le terrorisme est l’ennemi de l’humanité entière. La Chine soutient fermement la France dans ses efforts pour ramener la paix et la stabilité et pour combattre le terrorisme », a ajouté Pékin. Le Japon s’est lui aussi déclaré « choqué » et « en colère » après ces « actes de terrorisme inhumains et odieux » et son gouvernement s’est engagé à travailler avec la communauté internationale à « la prévention du terrorisme ».

« Le terrorisme ne vaincra jamais la démocratie », a affirmé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lui aussi « profondément choqué ». « En train de suivre avec douleur et effroi les événements à #Paris. L’Europe est avec la France et le peuple français », a twitté la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini.

L’Italie est « avec ses frères français » après « l’atroce attaque contre Paris et contre l’Europe », a déclaré le Premier ministre italien Matteo Renzi sur Twitter.  La Belgique, les Pays-Bas, mais aussi le Canada, le Brésil, Cuba ou Israël ont fait part de leur solidarité avec la France. « Tristesse et colère », a déclaré le président polonais Andrzej Duda. « Israël se tient aux côtés du président François Hollande et du peuple français dans la guerre commune contre le terrorisme », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

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Dire est une chose, être entendu en est une autre !

Posté par jacques LAUPIES le 14 novembre 2015

 

 

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A la croisée des chemins, si l’on descend on se mélange mais si l’on monte on se sépare. Yen a qui préfèrent la descente…

 

Hier c’était le bricolage de Ayrault qui ravit le petit bourgeois (pas si sur !). Et surtout le grand, par des discours d’apparence pour la justice sociale qui vise souvent à faire payer Pierre pour Paul et vice versa en oubliant le saint des saints qui s’appelle Capital.

Aujourd’hui, enfin déjà hier puisque mes commentaires sont décalés d’un jour, la bonne nouvelle nous est apportée par Valls qui prépare le second tour avant de connaître les résultats du premier dont évidemment il sait qu’il sera catastrophique pour son parti. En suggérant l’alliance avec une droite avec qui il pratiquerait ainsi une sorte d’Union sacrée contre le pire, en l’occurrence le FN. C’est aussi un moyen pour faire peur de cette extrême droite qui s’engraisse d’électeurs grâce à la politique Maccro-Hollando-Vallsienne et dégouter une masse de sceptiques qui préfère ne pas voter et mettre tout le monde dans le même panier, y compris nous communistes qui devons passer une bonne moitié de notre temps à expliquer que nous c’est pas eux.

Le « gamin » n’y va pas de main morte. Ma voisine du FN qui ne peut pas le piffer le trouve méchant et agressif, spécialiste qu’elle est d’attribuer une vilaine tête à tous ceux qui ne pensent pas comme elle. D’ailleurs, s’il s’en trouve un qu’elle trouve sympathique, la Marine ou l’une ou l’un de ses comparses, a tôt fait de le démasquer pour en faire un monstre à la rigueur aux beaux yeux.

Ainsi va la construction de l’opinion sur les hommes au pays de Rousseau où l’on peut dire ce que l’on veut mais où l’on a peu de chances d’être entendu !

Fort heureusement chacun de nous à encore « le bon sens » de la méfiance et il n’est jamais sur pour celui qui veut nous endormir d’avoir choisi le bon somnifère.

Pujadas qui n’en loupe pas une, avait hier soir invité Bayrou. Celui ci conscient qu’il était là comme un bouche trou de la programmation « soporisante » dont il est coutumier, nous a déversé ses éternelles litanies, balançant entre droite et social démocratie, ce qui évidemment ne nous a pas appris grand chose sur ses projets de sauveur en retraite qui voudrait visiblement, lui aussi, nous faire serrer la ceinture.

 

Dire est une chose, être entendu en est une autre ! dans POLITIQUE

AFP
Jean Ortiz
Vendredi, 13 Novembre, 2015 – 14:34

V. M. H : Gais, gais, le(s) fossoyeur(s)

« La stratégie du trio Valls, Macron, Hollande, relève hélas d’une technique de guerre fort répandue : promouvoir un ennemi, dramatiser la situation sans peur de l’outrance, quelles qu’en soient les conséquences, afin de le désigner à la vindicte (anxiogène) populaire. »

 

Avec sa bêche à l’épaule, cynique et portant haut son air de ravi de la crèche, Manuel Valls creuse chaque jour davantage, obstinément, la fosse des « valeurs de gauche ». Et cela le remplit d’une morgue allègre. « Je ne sais rien de gai comme un enterrement », écrivait Verlaine.

Cambadélis, lui, fait mine de s’en offusquer, par une pantalonnade. Cet aigle à deux têtes entend ratisser électoralement le plus large possible, nous resservir le « vote utile » face au « danger frontiste », au « fascisme à nos portes ». Qui en est responsable ? La stratégie du trio Valls, Macron, Hollande, relève hélas d’une technique de guerre fort répandue : promouvoir un ennemi, dramatiser la situation sans peur de l’outrance, quelles qu’en soient les conséquences, afin de le désigner à la vindicte (anxiogène) populaire. Il s’agit en fait de s’en servir comme repoussoir pour légitimer une politique inavouablement avouée, de croque-mort de « la gauche », de table-rase calculée, de capitulation de classe, afin de liquider toute perspective de transformation sociale, de gérer « loyalement » le capitalisme. Pour les siècles des siècles… A mains visibles. C’est visible comme  éléphant dans la savane.

Après avoir semé des ruines et déchaîné des monstres, désespéré « ceux d’en bas », Valls, tout en fusion, nous propose un drôle d’alliage fusionnel, qui pour beaucoup existe déjà dans la réalité (l’UMPS), et qui fait fuir, s’abstenir, les bases populaires . Une sorte de terrorisme social et politique global. Et ce, le jour même où la brutale répression, « pour l’exemple », avec la bénédiction gouvernementale, s’abat sur les salariés d’Air France licenciés. un chemise lacérée contre 2900 vies en pièces. Silence dans les rangs, et imposons la résignation ! Souvenons-nous… Jadis Daladier-Bonnet-Sarraut, et Guy Mollet, et l’armée contre les mineurs à l’appel du socialiste Jules Moch, et Ramadier, et l’Algérie… Il y a des coïncidences qui en disent plus long que tous les discours. L’ennemi principal de ces gens-là, comme en 1933, 1934, comme en 1936, 1939 et 1940, et avant, et après, en France, en Espagne, et ailleurs, ce sont les « classes dangereuses » , la « révolution sociale ». Plutôt le capitalisme, un système de plus en plus sauvage, que son dépassement. Ils ont choisi leur camp ; ce n’est pas celui des pauvres, des exploités, des « perdants », des laissés pour compte. Langue de bois ? Que nenni ! Les masques tombent…

Valls s’en contrefiche de la gauche et du peuple, de la dignité, de la souveraineté nationale… Il a le GPS bloqué sur son plan de carrière, sur la création d’un grand parti néo libéral « à l’Américaine », sur la consolidation du « tripartisme »… Trois, mais en fait un seul : le parti unique du système. A trois têtes. La caste. Pas touche au capital ! Assurance tout risque… Nous empêcher de penser… Nous voler, pour les enterrer, la mémoire des luttes, nos « grands récits », nos mots, nos espoirs, nos rêves.

A terme, il y aura-t-il d’autre solution que de larguer les amarres, de poser l’unité en termes de forces sociales, de priorité au mouvement social, en bas, en bas, en bas ? Le parti socialiste s’est converti par conviction au néolibéralisme. Comment « fusionner » dès lors avec des fossoyeurs ? Comment ne pas aliéner ce qu’il nous reste de crédibilité ? De lisibilité communiste ? Comment ne pas être assimilé à « la caste » ?

Je sais qu’il y a quelques « bons socialistes », honnêtes… Contre leur gré souvent, ils servent d’alibi, de caution… Si nous attendons qu’ils scissionnent ou deviennent majoritaires, si nous demeurons en quelque sorte « socialo-dépendants », nous renvoyons l’alternative à la Saint Glin-Glin. Pour l’heure, travaillons à un bon résultat de nos listes au premier tour, (cela va peser), tout en menant la lutte des classes, et donnons-nous vite-vite un projet de société. Reparlons de révolution, de socialisme, de communisme… Ne mettons pas la tête dans le sable. On lâche rien ! « Céder un peu, c’est capituler beaucoup ». J’en ai oublié l’auteur.

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Encore une bulle de socialiste

Posté par jacques LAUPIES le 14 novembre 2015

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La question a déjà été soulevée dans ce blog. La remise en cause du prélèvement  à la source du financement de la Sécurité Sociale ne date pas d’aujourd’hui comme le principe d’universalité du remboursement. Mais les médias, comme à l’habitude ne présentent pas l’affaire comme il se devrait laissant entendre qu’il y aurait un gain pour les salariés en activité ou retraités qui se verraient ainsi exonérés d’un partir importante de leur contribution.

Il y avait mieux à faire que tout ce battage politico médiatique sur cette entorse qui une fois de plus voudrait nous faire oublier que c’est là ou se réalise le profit qu’il faut chercher le financement de la Sécu au lieu de le noyer dans une hypothétique mesure fiscale dont le patronat ne se plaindra pas.

 » Les réformes au coup par coup, c’est la marque de fabrique de ce gouvernement, relève le syndicaliste Pierre-Yves Grellier. D’autant que la demi-part n’est que « la partie émergée de l’injustice fiscale, au fil du temps le système fiscal est devenu tout aussi incompréhensible qu’injuste et inefficace. L’impôt est vécu comme une punition et non comme moyen de redistribution, d’accès aux services publics. C’est pour cela qu’une réforme fiscale est indispensable  ».

 

Le Front de gauche ne veut pas que la CSG devienne un « impôt comme un autre »

Mardi, 10 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

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Photo :  Pierre Verdy/AFP

Photo :  Pierre Verdy/AFP
André Chassaigne, président du groupe Front de Gauche à l’Assemblée, l’a annoncé ce mardi. Les députés ne voteront pas l’amendement Ayrault-Muet visant à rapprocher l’impôt sur le revenu et la CSG. Il refuse que cette contribution, visant à financer la protection sociale, ne devienne un impôt comme un autre.

« Nous sommes extrêmement réticents sur le fait de mêler la CSG et l’impôt sur le revenu et l’impôt à la source », a précisé le député du Puy-de-Dôme. Pour lui, il ne faut pas prendre le risque que la CSG « ne soit pas limitée au financement de la Sécurité sociale », mais devienne « un impôt comme un autre ». La contribution sociale généralisée (CSG) est l’une des sources de financement de la protection sociale. Elle pèse sur les salaires et les retraites, mais aussi sur les revenus du capital. L’employeur ou l’organisme qui verse les revenus retient la CSG à la source. Pour le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, « tous ces habillages autour de la CSG, des amendements, c’est d’une part difficile à comprendre, et ça ne répond pas fondamentalement à la priorité de la priorité: une réforme fiscale avec une progressivité qui doit être mise en place », « ce qu’attendaient les Français depuis 2012″. « C’est un amendement que nous ne voterons pas », a donc tranché André Chassaigne. Le vote doit avoir lieu jeudi, au cours du débat dans l’hémicycle dans le cadre du projet de budget pour 2016. « On pourrait dire que sur cet amendement même, ce n’est pas d’une gravité extrême en termes de principe », mais « c’est un premier glissement de la CSG comme étant un levier de fiscalité ».

Plus de 160 députés PS, soit plus de la moitié du groupe, ont signé cet amendement au projet de loi de finances déposé par les députés socialistes Jean-Marc Ayrault et Pierre-Alain Muet. Cet amendement entend remplacer une partie de la prime d’activité par une baisse de CSG (qui deviendrait progressive en fonction du revenu) et aller vers un « impôt citoyen sur le revenu ». Les écologistes ont aussi déposé un amendement similaire, ainsi que les radicaux de gauche. Manuel Valls a évoqué mardi la perspective d’un accord sur l’amendement de son prédécesseur à Matignon, car « tout ce qui va dans le sens d’une baisse de l’impôt a le soutien du gouvernement », mais a insisté sur la nécessité de « lever toutes les difficultés techniques, juridiques, qu’il n’y ait pas de risque constitutionnel ».

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11 novembre 2015 : ces guerres produits des politiques que l’on nous impose !

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2015

 

Après avoir lu le texte ci dessous, je préfère vous le soumettre que de disserter sur cette saloperie de guerre qui fut le sommet des guerres. La colère m’est venue quand j’ai regardé ce matin, sur la 5, ce documentaire exaltant Clémenceau qui non seulement incarne cette mascarade que fut l’Union Sacrée qui se prêta au massacre avant et pendant celui-ci mais qui, par ses exigences dans l’élaboration du traité de Versailles prépara le lit du fascisme en Europe.

Car fascisme et nationalisme naissent toujours des souffrances imposées à un peuple que l’on n’entend plus.

Pas étonnant que l’on soit tenté de mettre en parallèle l’attitude d’un Valls et du compère Hollande qui par delà leur discours « républicain » et surtout leur politique sociale à l’envers donnent à la droite et à son extrême tous les prétextes à alimenter les conflictualisassions et surtout à trouver les boucs émissaires indispensables pour cela : les plus démunis de quelque origine qu’ils fussent.

Chaque année je vais effectuer mon « petit reportage » pour observer ces citoyens qui vont la pour célébrer les victimes et écouter des discours ambigus qui larmoient sur la paix. Bien sur qu’il faut honorer ceux qui sont morts, malgré eux à cause de ces fauteurs de guerre fussent-ils allemands ou français ou  d’une autre nationalité. Bien sûr qu’il faut dire que cela ne doit plus se renouveler. Mais hélas ces cérémonies ne disent pas tout !

Et c’est bien cela qui nous chagrine car que peuvent penser ces enfants venus énoncer le nom des victimes de 14/18. Pour la plupart ils ne recevront pas d’autre explication que celle qui consiste à leur dire que des méchants allemands (devenus nos amis) ont voulu envahir notre pays. Bien loin de cette idées que les soldats allemands n’avaient aucune raison ni intérêt à nous envahir et qu’eux aussi étaient sous la pression d’une classe dominante qui désirait ardemment se partager le monde et des territoires pour accroitre sa puissance et ses moyens d’exploitation des peuples.

Qui leur dira et fera comprendre que ce qui se passe au moyen orient entre dans la même logique, tout autant qu’en Ukraine ou dans de nombreuses, trop nombreuses régions du monde, qu’un Sarajevo (assassinat d’un prince) peut demain déclencher le pire parce que depuis des mois et des années on aura préparé les peuples à cette éventualité.

Foutaise, allez vous me dire, tu exagères ! Les grandes nations « démocratiques » s’y opposeront ! C’est faire peu de cas des tripotages d’un Bush qui a déclenché le merdier du proche orient, usant du mensonge d’état, sous la coupe du complexe militaro industriel et pétrolier américain. Et si ce n’est pas un américain cela peut-être un autre qui s’entourera des meilleurs arguments pour défendre la liberté et les droits de l’homme et pour l’occasion en tuer des millions.

Alors qu’est ce qu’on fait ? Seuls les peuples ont la réponse pour empêcher une nouvelle catastrophe ! Nous en sommes…

 Pendant la cérémonie : des regards graves tournés vers ces jeunes ! Sauront – ils défendre la paix et pourront-ils les faire ?

 

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PARU DANS L’HUMANITE

11 novembre 1918 : cette guerre qu’il ne fallait pas faire

Patrick Apel-Muller
Lundi, 10 Novembre, 2014
Humanite.fr

 

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11 novembre 2015 : ces guerres produits des politiques que l'on nous impose ! dans POLITIQUE

Photo AFP
S’incliner devant les nécropoles c’est bien. Mais cela peut rester parfaitement inutile…
Ce jour-là, les cloches qui annoncent l’armistice, résonnent sur un immense charnier. Près d’un siècle plus tard, les corps n’en finissent pas de remonter à la surface. Leur rendre hommage, mémoire pourrait-on dire, s’impose toujours. Les hommes qui vécurent l’enfer des tranchées et les populations civiles broyées dans les immenses zones de front sont encore à portée de main historique, traces encore creusées dans les romans familiaux. Commémorer oui ! Mais bannir les retours cocardiers, l’exaltation aveugle d’un Clémenceau partisan fanatique de la guerre à outrance, regarder la tragédie en face pour en tirer de vraies leçons. Nous en sommes encore bien loin si nous prêtons l’oreille aux discours des officiels.
UNE GUERRE, POUR QUOI, POUR QUI ? Le détonateur éclata à Sarajevo. Mais les charges étaient prêtes, patiemment accumulées depuis des années par les milieux dirigeants européens. Dans la violence des affrontements impérialistes, sur le terrain économique et sur le théâtre colonial, il fallait détruire l’autre. Jaurès ne cessa d’alerter sur la montée des périls, œuvrant jusqu’à la balle de Raoul Villain pour conjurer le désastre, cherchant à unir les socialistes et les classes ouvrières d’Europe contre  un carnage où ils avaient tout à perdre. « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels », écrira Anatole France lorsque ses yeux se furent décillés sur la réalité du conflit. De 1913 à 1918, le gain net des sociétés allemandes par action passa de 1,6 milliards de marks à 2,2 milliards malgré la chute qui se profilait. Si 400.000 entreprises – surtout petites ou moyennes – disparurent en France, Renault, Citroën, Berliet, Michelin réussirent à dégager des profits spectaculaires et à accumuler des réserves qui leur permirent de dévorer leurs concurrents.
La guerre nettoyait le terrain du profit au profit des capitalistes dominants. Ainsi, le chimiste Kulhmann, bien qu’ayant perdu ses installations dans le Nord et en Lorraine, parvint à décupler son capital en quatre ans et à multiplier son profit par six. Le patronat et les Cent familles qui dominèrent l’après-guerre s’opposèrent farouchement et avec beaucoup de succès à la loi du 1 juillet 1916 qui prévoyait l’imposition des bénéfices exceptionnels de la guerre. Pour eux, la guerre était une formidable conjoncture économique et un moyen d’assoir leur puissance à l’échelle mondiale.
Mais ce sont les grandes entreprises américaines qui ont le milieu tiré leur épingle de ce jeu sanglant. Avant même l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917, leur bénéfice avait triplé. Banquiers de la France et de l’Angleterre en guerre, les capitalistes américains deviennent alors les premiers exportateurs mondiaux de charbon, d’acier, de machines, d’automobiles, de coton et produits alimentaires. Ils récupérèrent alors à bas prix les investissements français en Amérique, solidement assis sur leur prospérité : le plus gros fournisseur de munitions de la guerre, Du Pont de Nemours, a fait passer son profit en quatre ans de 6 à 266 millions de dollars. 
Jaurès l’avait annoncé dès 1905 : « La concurrence économique de peuple à peuple et d’individu, l’appétit du gan, le besoin d’ouvrir à tout prix, même à coup s de canon, des débouchés nouveaux pour dégager la production capitaliste, encombrée et comme étouffée de son propre désordre, tout cela entretient l’humanité d’aujourd’hui à l’état de guerre permanente et latente ; ce qu’on appelle la guerre n’est que l’explosion de ce feu souterrain qui circule dans toutes les veines de la planète et qui est la fièvre chronique et profonde de toute vie »… Est-ce vraiment si daté ?
 
UN SEISME POUR LA CIVILISATION
Jamais alors guerre n’avait été si meurtrière et si inventive, hélas. Les gaz de combats, les tanks, les sous-marins, les avions, les télécommunications… les découvertes de la science furent mobilisées pour la mort à grande échelle. Dans les pays belligérants, une propagande intense associée à une sévère censure, berna les peuples pour les conduire à la boucherie. Les mots mêmes en perdirent du sens, tout autant que les images. « Après ce que nous avions vécu, nos peintures de cette époque n’étaient pas faites pour séduire mais pour faire hurler », expliquait Max Ernst. La paysannerie, le principal réservoir de la chair à canon, est frappée au cœur et les campagnes dépeuplées. La naissance d’un siècle débute par un requiem et c’est par les portes de la boucherie, que toute une génération rentre dans la modernité. « On rentre dans la clarté du jour comme dans un cauchemar », écrit Henri Barbusse dans son roman, « Le feu ».
Héros de guerre, Aragon ne la pardonne pas. Il conclut en 1928 son « Traité du style » par « Je conchie l’armée française dans sa totalité ».
Les vieilles élites sont discréditées par leur sanglante responsabilité et avec eux les partis socialistes qui les ont accompagnés sur les « sentiers de la gloire ». La colère fera naître le communisme et le surréalisme ; le désarroi, la frustration et le dégoût accoucheront du fascisme qui, vingt-cinq ans plus tard, portera la tragédie humaine à son point ultime.
 
LE SOUVENIR POUR NE PLUS FAILLIR
« Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit/ Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places/ Déjà le souvenir de vos amours s’efface/ déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri », écrivait Aragon dans « Le Roman inachevé ». Les Déroulède médiatiques, toujours prêts à réclamer une guerre, un jour en Lybie, le lendemain en Irak, plus tard en Syrie ou en Ukraine, auraient profit à se retourner sur ce passé. Quant aux gouvernants d’aujourd’hui dans la mêlée de la mondialisation capitaliste, et certains se disent socialistes, ils pourraient se remémorer qu’on ne joue pas avec les armes à feu près des charges de dynamite. Enfin, les opinions publiques ont à jouer un rôle qu’elles ne surent et ne purent endosser il y a presque un siècle, pour devenir les premières victimes d’une grande imposture.

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Jour de marché : à un mois du premier tour des régionales

Posté par jacques LAUPIES le 11 novembre 2015

 

Distribuer des tracts sur le marché et qui plus est un tract ou cohabitent le logo du Front de Gauche et celui d’Europe Ecologie les Verts, n’est pas si coutumier. Bien entendu cohabitent également dans le logo du Front Gauche ceux du PCF, du Parti de Gauche et de Ensemble.

Pas très évident et très clair pour le profane. Et de profanes il y en a tout de même quelques uns sur le marché parmi lesquels filtrent pas mal d’indécis, « vaccinés » contre la politique, des abstentionnistes, des partisans de Hollande ou de  Sarkozy ou de Marine Le Pen.

Heureusement apparaissent de temps à autres quelques curieux qui veulent savoir et des sympathisants communistes, voire socialistes, qui sont heureux de nous trouver comme ils disent : « fidèles au poste »

Parfois même certains qui nous disent regretter le temps de Georges Marchais se posent des questions et restent un peu dubitatif en découvrant le Tract intitulé « Le région coopérative » car habituellement dans les premiers tours d’élection les communistes ne manquaient d’afficher fortement leur identité. Alors « région coopérative » cela fait un peu association de consommateur ou encore comme dans le midi viticole : association de viticulteurs.

Bref à ces  »nostalgiques » d’un passé  nous expliquons que notre alliance avec les verts entre dans le cadre d’un rassemblement pour inverser la politique d’austérité que pratique la tendance social libérale du PS au gouvernement et qu’il est extrêmement urgent de réagir et s’unir, face à une droite qui n’a de cesse de revenir au pouvoir, y compris sous sa forme la plus extrême, pour poursuivre et accélérer cette politique d’austérité.

Que donc il faut nous donner le poids nécessaire, à nous communiste en particulier, pour peser demain avec toute la gauche et les républicains de progrès (pas ceux Sarko, Juppé ou Estrosi) et inverser la tendance.

Mais il y a tous ces abstentionnistes en puissance (et ils sont hélas pléthore) , que l’on retrouve plus particulièrement dans cette population qui déambule dans ce marché, ménagères à la recherche de bons prix, qui n’ont entre leurs tâches quotidiennes que quelques rares instants pour entendre les litanies des infos télévisées, retraités qui se libèrent du petit écran les trois quarts du temps et compulsent la Provence et le Midi Libre, presse régionale à l’affut du fait divers et qui ne font que reproduire la pensée unique en politique, jeunes sans boulot qui ont décroché de leur ordi (lorsqu’ils en ont un) i phone en main, souvent là pour occuper le temps de leur inactivité chronique.

Bref tout un monde « d’en bas » comme dirait l’autre et qui unanimement sans trop faire le tri, maudit ceux d’en haut qui les ignorent. Un monde qui dépend de ceux qui font l’opinion et puis la sondent !

Alors nous cinq, militants communistes, réunis la veille pour réfléchir sur le moyen de leur apporter quelques réponses à l’aide du paquet de tract , nous voila confronté à ce monde qui est évidemment le nôtre.

Soucieux de ne pas faire double emploi avec les boites aux lettres nous avons quelques brochures éditées par le PCF que nous pouvons diffuser pour mettre en évidence nos propositions d’avant la réalisation de l’union. Ce tract s’intitule  « Un pacte de rassemblement pour une région citoyenne solidaire et écologique ». Cette brochure a le mérite de préciser les propositions des communistes : une clarification pour les plus sceptiques de l’union qui pourraient nous reprocher de nous effacer un peu trop.

La diffusion ira bon train, pas d’incident particulier. Nous avons apporté notre contribution pour que le résultat de la liste qu’anime Sophie Camard (Verts) et Jean-Marc Coppola (PCF) permette d’améliorer la situation quotidienne à venir des jeunes, des salariés, des chômeurs, des retraités, des couches populaires.

Liste Coopérative, Sociale, Écologiste et Citoyenne menée par Sophie Camard (EE-LV) et Jean-Marc Coppola (PCF/Front de gauche

 

 

Département des Bouches-du-Rhône

  1. Nathalie Lefebvre – Pcf
  2. Jean-Yves Petit – EELV
  3. Sophie Camard – EELV
  4. Jean Marc Coppola – Pcf
  5. Hélène Lecacheux – PG
  6. Dorian Hispa – EELV
  7. Zoubida Méguinni
  8. Rémy Jean – Ens
  9. Anne Mesliand – Pcf
  10. Claude Michel – NGS
  11. Jeanne Meunier – EELV
  12. Malik Mersali – Pcf
  13. Isabelle Urban – EELV
  14. Henri Soler (Fralib)
  15. Agnès Freschel
  16. Olivier Agullo – EELV
  17. Isabelle Pasquet – Pcf
  18. Jean Marc Lavillaureix
  19. Sophie Noël – EELV
  20. Christophe Espolio – PG
  21. Elsa Cayron – Pcf
  22. Jérémy Bacchi – Pcf
  23. Emmanuelle Johsua – Ens
  24. Johan Laflotte – EELV
  25. Francesca Rachet – EELV
  26. Mohammed Itrisso – Pcf
  27. Dalila Sabeg – EELV
  28. Jean Michel Carrétéro – Pcf
  29. Colette Dion
  30. Hervé Menchon – EELV
  31. Nicole Bonfils – EELV
  32. Patrick Pin
  33. Clémentine Fardoux – Ens
  34. Éric Remen
  35. Marie-José Valetta – EELV
  36. Jean Pierre Brundu
  37. Annie Gal – PG
  38. Bernard Eynaud
  39. Véronique Veinberg – PG
  40. Alain Bos – EELV
  41. Claire Pozé – Pcf
  42. Gwenael Kervajan – EELV
  43. Michèle Rubirola – EELV
  44. Manu Théron
  45. Sophie Buan – Pcf
  46. Sébastien Olivier – EELV
  47. Rosy Inaudi – EELV
  48. Philippe Sénégas – Ens
  49. Sylvie Benoit
  50. Jean Sicard – PG
  51. Annick Delhaye – EELV

 

PARU DANS L’HUMANITE

 

 

Portugal. Vasco Lourenço : « Les forces de gauche doivent mettre leurs divisions de côté »

Entretien réalisé par  Cathy Ceïbe
Mardi, 10 Novembre, 2015
L’Humanité

 

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Jour de marché : à un mois du premier tour des régionales dans POLITIQUE

Photo : Patricia de Melo Moreira / AFP
Vasco Lourenço est le président de l’Association du 25 avril, qui réunit les anciens capitaines à l’origine de la « révolution des œillets » de 1974. 
Il souligne l’avancée que constitue le rapprochement progressiste face à l’absolutisme du président de la République.

Lisbonne (Portugal), envoyée spéciale.

Vous avez qualifié le président de la République, Anibal Cavaco Silva, de « chef de faction » qui « a offensé la Constitution du Portugal (…) et violé drastiquement la séparation des pouvoirs entre les organes de souveraineté ». Le tenez-vous pour responsable en cas d’éventuelle crise institutionnelle ?

VASCO LOURENÇO Il existe beaucoup de ­responsables mais, pour nous les militaires, les commandements sont toujours les principaux responsables. Durant ses mandats, Cavaco Silva a eu une position partisane. Cette fois-ci, il ne se comporte pas comme le président de tous les Portugais. Il a fait tomber les masques. Sa position idéologique n’a rien à voir avec la social-démocratie de sa formation. Il est très néolibéral, et garde de la rancœur contre ceux qui défendent les valeurs de la révolution d’avril. Il ne manquerait plus qu’il déclare illégaux les partis de gauche hors Parti socialiste puisqu’il a dit que ces partis ne pouvaient pas participer à un gouvernement. Il faut qu’il se ­modère ! Car que va-t-il faire lorsque le Parlement censurera le gouvernement de Pedro ­Passos Coelho ? S’il n’investissait pas un gouvernement socialiste, ce serait de fait un coup d’État. La situation est donc très compliquée. Nous allons assister à un jeu d’influence très important, y compris de la part de l’Union européenne dans l’évolution de la situation au Portugal, mais aussi en Espagne où d’autres alliances de gauche pourraient voir le jour. On a vu des premiers ministres non élus comme en Italie être imposés par l’Union européenne. Il y a eu aussi l’épisode grec. C’est le pouvoir financier spéculatif qui décide.

 

Selon vous, il pourrait y avoir une forme de coup d’État de facto ?

VASCO LOURENÇO Quand le propre président de la ­République, qui est le garant de l’accomplissement de la Constitution, met en cause son application et prend des mesures contraires au texte fondamental, alors c’est un coup d’État. Il n’y a pas ­besoin de mettre des militaires dans la rue pour ce faire. Il y a quarante ans, le général Spinola a tenté un coup d’État, en appelant à la « majorité silencieuse ». Quand j’ai entendu le discours du président, je me suis vu transporter à ce 30 septembre 1975, lorsque Spinola a présenté sa démission au Conseil d’État auquel je participais comme porte-parole. Cela a failli nous conduire à la guerre civile. Le discours de Cavaco Silva est de la même veine. L’histoire se répète face à ces groupes qui s’accrochent désespérément au pouvoir.

 

Quel regard porte l’Association du 25 avril sur l’accord entre les Partis socialiste, communiste et le Bloc de gauche ?

VASCO LOURENÇO Lors d’un congrès de la citoyenneté que nous avions organisé en mars dernier à Lisbonne, j’avais déclaré que s’il n’y avait de majorité absolue, il fallait des accords interpartis. Les forces de la gauche doivent mettre leurs divisions de côté sans renoncer à leurs programmes respectifs. Le problème majeur de ces forces est de dépasser la méfiance et de ­parvenir à la confiance. La cohabitation ne va pas être facile, mais il y a des expériences d’unité.

 

L’Association sera-t-elle une actrice de processus ?

VASCO LOURENÇO Notre posture n’est pas partisane mais elle n’est pas apolitique. Nous ne sommes pas neutres sur le plan politique. Nous défendons les valeurs d’avril et nous considérons que les valeurs d’avril, en termes politiques et idéologiques, se trouvent essentiellement à gauche. Nous luttons pour l’État social, pour une entente entre le capital et le travail. En Europe, l’État social a été le ciment qui a permis la paix, mais le capitalisme financier a détruit l’État social.

Et aujourd’hui l’harmonie relative entre le capital et le travail n’existe plus. Cette destruction peut être à l’origine d’une nouvelle guerre. Il n’est pas possible que les travailleurs continuent d’être massacrés par le capital comme c’est le cas actuellement. Hier, la répartition des plus-values était de l’ordre de 48 % à 50 % entre le capital et les travailleurs. Aujourd’hui il est de 70 % pour le premier contre 30 % pour les seconds. C’est inacceptable et c’est une source de conflits. Il va y avoir de grandes ruptures. La ­solidarité dans l’Europe a disparu. L’Union européenne n’a pas le choix : soit elle change, soit elle échoue. Nous ne sommes pas la solution mais nous voulons contribuer à trouver la solution.

 

Vous estimez que le président se trouve dans une posture délicate pour appeler le leader socialiste Antonio Costa à former un gouvernement. Que va-t-il se passer ?

VASCO LOURENÇO Rien n’est sûr encore. Le président pourrait appeler à la formation d’un gouvernement d’initiative présidentielle ou de gestion. Mais quelle est la personnalité, reconnue par la société portugaise, qui acceptera de se prêter à ce jeu ? La cote de popularité du président est si mauvaise que je ne vois personne répondre à cette invitation. Certains préféreront être roi un jour que serf toute une vie. Mais, au même titre que l’actuel gouvernement de Passos Coelho, ce gouvernement pourrait être aussitôt censuré par le Parlement. Nous serions face à une crise institutionnelle.

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