Notre réaction ! Pourquoi pas, il y en de tellement dangereuses !
Posté par jacques LAUPIES le 14 novembre 2015
Notre réaction rejoint évidemment celle de ceux qui condamnent cette forme de violence mais aussi la violence guerrière en général. S’en prendre à un peuple dans un combat contre ses dirigeants et massacrer sans discernement des personnes qui n’ont évidemment pas la même opinion des évènements du moyen orient, n’en ont pas du tout ou ne sont pas en mesure d’en avoir, relève bien du désir de faire peur, relève certes du terrorisme mais au delà, dans le cas des djihadistes, de formes inouïes d’aveuglement et de fanatisme. Alors qui pourrait leur accorder la moindre excuse si ce n’est celle d’avoir été honteusement manipulés.
Mais dans manipulation il y a manipulateur et au delà ce qui l’encourage et la permet.
Je crois l’avoir souvent dit et rappelé, il est trop facile sous le coup de l’émotion et du désarroi d’en appeler à l’union coupables et victimes potentielles à venir de ce qui vient de se produire. Car il y a des coupables qui ont créé les conditions de ce qui se passe de nos jours. Y compris dans notre pays !
En pareille circonstance on ne doit surtout pas jouer les opportunistes comme l’ont fait certains lors de l’attentat de Charlie. Notre peuple a besoin de clarifications et d’explications et de situer les vrais responsabilités. Un Sarkozy et sa classe qui a semé avec le concours de quelque intellectuel irresponsable, le désordre en Lybie, succédant ainsi petitement à un Bush aux ordres des oligarques américains en déclenchant les désordres en Afghanistan et en Irak, n’a guère de leçon à donner et de conseils à prodiguer. Et il n’est pas le seul dans cette position. Tous ceux qui sont muets sur les raisons profondes de la montée de ce « fascisme moderne » qu’incarne Dasht que nous sommes contraints de combattre.
Nous voici donc dans cette situation ou peu à peu la guerre s’impose à ceux qui en combattent les causes au nom de la solidarité nationale.
Alors bien entendu il faut se positionner malgré les risques de précipitation. Certains reprochent aux communistes de n’avoir pas fait de déclaration. Quelle que soit celle qui va venir elle ne peut-être que le résultat d’un débat interne, prenant en compte toutes les expressions suscitées par les évènements.
Combattre dans l’immédiat à l’interne les terroristes est certes une obligation mais il faut tout de même poser, en terme de classe, les questions inhérentes à notre politique internationale et examiner ses liens avec celle qui est conduite à l’intérieur. Nous devons réexaminer nos interventions sur les sols étrangers qui, là aussi, peuvent relever d’appuis à des peuples menacés (souvent par les fautes passées de notre politique extérieure) et non pas à la défense d’intérêts économiques privés qui n’ont rien à voir avec l’intérêt de ces peuples.
Ainsi les interventions militaires, à notre initiative comme en Syrie, n’avaient aucun sens. D’autant qu’elles ont pu justifier celle d’autres pays (Etats-Unis et Russie)
Monter d’un degré dans ces interventions ne peut-être la solution. Bien au contraire nous devrions laisser aux peuples en révolte le soin de trouver des solutions internes, supprimer toutes coopérations avec des régimes qui, de l’extérieur soutiennent et financent des classes au pouvoir ou en quête du pouvoir. La France devrait être à l’initiative politique et donc diplomatique, dès lors qu’il en est temps, plutôt que de céder à l’escalade militaire.
Les médias qui s’emploient à susciter les réactions émotives ne servent que les fautifs à l’origine de la situation au Moyen-Orient et il faut bien le dire, de la prise qu’ont les extrémistes sur des populations livrées aux difficultés sociales.
Alors de grâce ne nous laissons pas endormir par la parole colportée de la grande bourgeoisie et la réaction de l’esprit petit bourgeois qu’elle suscite précipitamment.
Ce qua j’attends de mon Parti c’est un exposé bref des évènements passés qui ont conduit à la situation que nous connaissons ce jour et des propositions claires, même à contre courant, de ce que nous préconisons en politique étrangère autant qu’intérieure pour désamorcer un processus de guerre.
Attentats à Paris, les premières réactions
Les principaux partis politiques ont annoncé la suspension de leurs campagnes pour les régionales.
Martine Aubry, maire PS de Lille: « La France vient de vivre une nuit de cauchemar. Les mots ne sont pas assez forts pour dire toute l’ignominie de ces actes terroristes qui ont frappé Paris et son agglomération, et la révulsion qu’ils inspirent (…) Dans ces heures sombres, la France doit être unie et porter haut les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous ne plierons jamais devant la terreur » (communiqué).
Jean-Luc Mélenchon, député européen : « Le coeur saigne avec celui de malheureux exposés à l’hyper-violence de cette nuit. À cette heure, toute querelle s’interrompt. Je forme le voeu que nul ne s’abandonne à la vindicte et conserve sa capacité de discernement. Je forme le voeu que nos responsables gouvernementaux aient tous les moyens d’agir comme ils le souhaitent. Et que nous soyons tous capables de résister à la haine et à la peur que les assassins veulent incruster en nous. » (Facebook)
Parti socialiste : « Les socialistes s’associent au message fort délivré par le Président de la République, et aux décisions prises pour répondre à ces attaques. A notre tour, nous appelons à l’unité et suspendons la campagne électorale. Nous renouvelons notre pleine confiance dans l’engagement des forces de sécurité pour faire face à ces événements. » (communiqué)
Christophe Borgel, député PS: « Face à ces assassins, la France est debout, forte, déterminée. Les terroristes doivent savoir que l’effroi de ce drame ne conduira notre pays ni dans la peur, ni dans le repli. Forte de ces valeurs, la France fera face. En janvier, j’étais Charlie, aujourd’hui Je suis Paris » (communiqué).
NPA: « Cette barbarie abjecte en plein Paris répond à la violence tout aussi aveugle et encore plus meurtrière des bombardements perpétrés par l’aviation française en Syrie suite aux décisions de François Hollande et de son gouvernement (…) Nous refusons toute union nationale avec les responsables des guerres, la bourgeoisie, Hollande, Sarkozy et Le Pen » (communiqué)
L’ancien Premier ministre Alain Juppé (Les Républicains) a exprimé sa « détermination à mener la guerre » dans une France qui doit « faire bloc » après les attentats survenues à Paris vendredi soir. « Oui! la France doit faire bloc. Compassion pour les victimes. Détermination à mener la guerre. Unité avec les autorités et forces de sécurité », a-t-il réagi dans deux messages sur Twitter, qualifiant ces attaques de « terribles ».
Émotion et condamnation à travers le monde
De Washington à Moscou, des Nations unies à l’Otan, dans toute l’Europe, les responsables ont condamné le carnage, et ont assuré la France de leur compassion, de leur solidarité et de leur soutien. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a dénoncé selon son porte-parole des « attaques terroristes méprisables » et dit « se tenir au côté du gouvernement et du peuple français ». La Maison blanche indique que le président Obama a été informé des attaques de ce vendredi soir à Paris : Les attentats qui ont frappé la capitale française « ne sont pas seulement une attaque contre Paris », mais « une attaque contre toute l’humanité et nos valeurs universelles », a déclaré Barack Obama lors d’une brève allocution. Le président américain a ajouté que les Etats-Unis allaient aider la France à « traduire les terroristes en justice », tout en notant qu’il était encore trop tôt pour savoir qui avait fomenté ces attaques, destinées à « terroriser des civils innocents » a déclaré le président américain. Le premier ministre britanique, David Cameron s’est déclaré « choqué » par les attaques vendredi soir à Paris et aux abords du stade de France, au nord de la capitale, qui ont fait au moins plusieurs dizaines de morts. « Je suis choqué par les évènements de ce soir à Paris », a écrit M. Cameron sur son compte twitter. « Nos pensées et nos prières vont au peuple français. Nous ferons tout ce qui est possible pour aider ».
Angela Merkel, chancelière allemande: « Je suis profondément choquée par les nouvelles et les images qui nous parviennent de Paris. En ces heures, mes pensées vont aux victimes de ces attaques à l’évidence terroristes, à leurs proches et à tous les habitants de Paris ».
Le président palestinien Mahmoud Abbas « condamne fermement les attaques terroristes qui ont eu lieu à Paris et exprime sa solidarité et sa compassion avec le gouvernement et le peuple français face au terrorisme », a indiqué la présidence palestinienne dans un communiqué. Le président palestinien a insisté sur « la nécessité pour la communauté internationale de s’unir pour faire face à ces attaques terroristes graves qui participent à la montée des tensions partout ».
La Russie, qui a condamné des « assassinats inhumains », s’est dite prête à apporter « toute son aide dans l’enquête sur ces crimes terroristes ». Le président Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances et la solidarité de la Russie au président François Hollande et au peuple français, selon l’agence de presse TASS. A Téhéran, le président Hassan Rohani, qui a reporté un voage prévu en Europe après les attentats, a condamné les attaques, les qualifiant de « crimes contre l’humanité ». La Chine s’est dite « profondément choquée ». « Le terrorisme est l’ennemi de l’humanité entière. La Chine soutient fermement la France dans ses efforts pour ramener la paix et la stabilité et pour combattre le terrorisme », a ajouté Pékin. Le Japon s’est lui aussi déclaré « choqué » et « en colère » après ces « actes de terrorisme inhumains et odieux » et son gouvernement s’est engagé à travailler avec la communauté internationale à « la prévention du terrorisme ».
« Le terrorisme ne vaincra jamais la démocratie », a affirmé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lui aussi « profondément choqué ». « En train de suivre avec douleur et effroi les événements à #Paris. L’Europe est avec la France et le peuple français », a twitté la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini.
L’Italie est « avec ses frères français » après « l’atroce attaque contre Paris et contre l’Europe », a déclaré le Premier ministre italien Matteo Renzi sur Twitter. La Belgique, les Pays-Bas, mais aussi le Canada, le Brésil, Cuba ou Israël ont fait part de leur solidarité avec la France. « Tristesse et colère », a déclaré le président polonais Andrzej Duda. « Israël se tient aux côtés du président François Hollande et du peuple français dans la guerre commune contre le terrorisme », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
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