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Intervention des élus communistes après le discours de François Hollande

Posté par jacques LAUPIES le 17 novembre 2015

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Monsieur le Président du Congrès, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mes chers collègues,

 

Deux jours ont passé et le choc des premières minutes est toujours présent. Paris, Saint-Denis sa voisine, ont subi des attentats les plus violents dans notre pays depuis la seconde guerre mondiale. Des dizaines et dizaines de vies, souvent jeunes, ont été brutalement interrompues. Des centaines de corps ont été meurtris, blessés. Des milliers de citoyens, de femmes, d’hommes, d’enfants, témoins, familles ou proches, sont directement confrontés au malheur.

 

Après janvier, les terroristes ont à nouveau frappé la France au cœur. Ce vendredi 13, ce vendredi noir qui marquera l’histoire de notre pays, c’est notre peuple tout entier qui a été agressé de manière aveugle, barbare.

 

Le massacre du Bataclan, les tueries dans les cafés et restaurants, l’effroi semé au Stade de France, poursuivent un objectif nouveau, celui de toucher nos concitoyennes et nos concitoyens dans leur quotidien, dans leur vie. Notre jeunesse a payé un lourd tribu dans ce Paris qui, chaque fin de semaine, s’emplit de joie, de bonheur. « Paris est une fête » écrivait Hemingway. Aujourd’hui, Paris est une tragédie. A cette tribune de Versailles, mon premier sentiment est donc l’émotion, l’émotion du deuil.

 

Mes pensées vont donc, avec mes amis du groupe, auprès de ceux qui souffrent aujourd’hui dans leur cœur et dans leur corps. Je tiens à saluer avec force, l’action courageuse des forces de sécurité, leur dévouement à la République. Je tiens à saluer l’action remarquable des services de santé confrontés à une situation inédite et aux pompiers. Encore une fois, ces grands services publics ont fait face et le peuple les remercie.

 

Notre peuple, c’est une évidence palpable, n’en peut plus de cette menace, de cette angoisse d’un éternel recommencement.

 

Il veut comprendre, il veut agir pour vivre en paix. Il veut rester uni.

 

Ce matin, dans les milliers d’établissements scolaires, nos enfants, nos adolescents ont cherché à comprendre, ils ont débattu. Nous, adultes, élus ou non, nous cherchons aussi à comprendre.

 

Qui compose DAESH ? Qui compose son armée ? Qui sont ces hommes et femmes prêts à mourir pour une cause qui est absurde. Quels sont les chemins qui amènent à devenir des assassins d’une brutalité qui rappellent les heures les plus sombres de l’Humanité ?

 

Pour combattre un ennemi, il faut le connaître.

 

Il faut expliquer, montrer les origines géopolitiques, rappeler les responsabilités bien réelles des puissances occidentales avec ses guerres destructrices de l’Irak, de l’Afghanistan, le non-sens de l’intervention en Libye pour bien souligner qu’il ne s’agit pas d’une guerre contre l’islam, mais contre une organisation politique, terroriste.

 

Agir pour vivre en paix.

 

Notre peuple veut la sécurité.

 

Il fallait donc prendre des mesures d’urgence, ce qui a été fait vendredi soir avec raison par le Président de la République. Face à la violence d’attaques multiples, l’Etat d’urgence est aujourd’hui pleinement justifié.

 

Les forces de police doivent disposer des moyens nécessaires pour réagir avec fermeté et célérité.

 

Mais comme le disait M. le Premier Ministre lui-même le 13 janvier dernier devant l’Assemblée nationale, « A une situation exceptionnelle doivent répondre des mesures exceptionnelles, mais je le dis avec la même force, poursuivait-il, jamais des mesures d’exception qui dérogeraient aux principes du droit et à nos valeurs ».

 

C’est à la lumière de vos propos, M. le Premier Ministre, que nous étudierons les futures modifications proposées à la loi de 1955 qui instaura le principe d’état d’urgence.

 

Renforcer la sécurité dans le respect des libertés publiques sera le principe qui guidera notre appréciation.

 

N’oublions pas que l’objectif de DAESH est de semer l’effroi pour ébranler notre société et pousser à la remise en cause des principes qui fondent la République. L’objectif de DAESH est donc profondément politique.

 

Il vient pousser à la confrontation, à la division, et dans ses rêves les plus fous, à la guerre civile. Attention donc à la stigmatisation !

 

Evitons le piège qui nous est tendu. Ce fait qui fait la force de la France, la France de notre peuple, c’est la Liberté et nous veillerons avec beaucoup d’autres que dans le dur et nécessaire combat qui nous attend, cette liberté demeure au cœur de notre action.

 

C’est pour ces raisons que nous nous interrogeons sur une prolongation longue et mal définie de l’Etat d’urgence.  Protéger notre peuple n’est pas qu’une affaire de lois sécuritaires renforcés. Combien en une décennie ? Pour quelle efficacité ? Par contre, il faut des moyens pour les services publics et là il y a un vrai débat.

 

Je le disais à la tribune du Sénat le 13 janvier, l’austérité n’est pas compatible avec la guérison de maux terribles qui minent notre société dont cette grave menace terroriste.

 

Des moyens nouveaux devront être débloqués, c’est une nécessité mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment d’autres services publics qui à notre sens sont également indispensables à la résolution des problèmes de radicalisation de certains individus : la justice, la santé et surtout l’éducation nationale et la politique associative.

 

Le choix des moyens consacrés est donc crucial.

 

Construire une paix durable dans le monde, en particulier dans le grand moyen Orient.

 

Notre opinion est sans ambiguïté : il faut détruire DAESH, jeter aux oubliettes de l’histoire ce terrorisme aveugle et sanguinaire.

 

Mais il faut constater lucidement que ces attaques sans précédent sur Paris signent l’échec de 15 ans de guerre. La guerre de civilisation de Monsieur Bush en Afghanistan a connu les résultats que l’on sait, la destruction de l’Irak par ce même président, l’opération lybienne sans vision aucune des conséquences. La guerre oubliée du Yemen alimente aussi cette folie meurtrière.

 

Mon ami Pierre Laurent l’a indiqué hier soir, la coalition internationale est au cœur du problème.

 

Nous estimons, qu’il faut repenser les choses et rapidement.

 

Il faut cesser d’agir en ordre dispersé, chacun défendant ses intérêts géopolitiques et malheureusement aussi économiques.

 

Il faut mettre en place une large coalition internationale sur mandat de l’ONU qui, au-delà du combat contre DAESH, Al Quaida et autres organisations, doit viser la reconstruction de ces régions, le retour au pays des milliers de réfugiés et une coalition sûre d’établir une paix durable dans la région.

 

Toute intervention sans cette perspective aura les mêmes effets que celle d’hier : le développement du terrorisme.

 

La logique de guerre, les appels à la vengeance répondent exactement aux objectifs de DAESH.

 

Nous proposons une logique de paix qui passe par l’élimination de la menace DAESH mais qui place le développement de ces régions, la voie de la démocratie, comme moyen de vaincre définitivement ceux qui se nourrissent de la violence et de la haine.

 

Je propose avec mon ami André Chassaigne la création d’une Commission parlementaire spéciale pour réévaluer la politique internationale de la France.

 

La force de notre pays c’est de pouvoir montrer au monde que même plongé dans la douleur notre peuple, son gouvernement poursuivent l’objectif de donner une chance à la paix dans cette région.

 

La puissance de ce désir de paix, qui animait hier rappelons-le les combattants du nazisme, vie heureuse, s’aimer, travailler, vivre en un mot peut stopper la dérive mortifère qui menace le monde.

 

C’est cette volonté de paix qui permettra de dépasser l’obstacle des dictatures de la région dont celle de Bachar El Assad. C’est cette volonté de paix, de développement qui peut enfin mettre un terme au conflit israélo palestinien et permettre à ces peuples de vivre dans deux états se respectant et coopérant.

 

Je l’avais indiqué en Janvier, la violence terroriste révèle les maux de nos sociétés.

 

Une question me taraude comme en Janvier. Comment des jeunes français ont pu commettre de tels actes, comment ont-ils pu sacrifier leur vie pour tuer, massacrer  ?

 

Bien sûr, il y a le fanatisme, les dérives sectaires, la manipulation, l’absence de culture. Mais il faut ouvrir les yeux, une société comme la nôtre, mais c’est vrai aussi dans de nombreux autres pays, où l’argent est érigé en valeur absolue au détriment du travail, alors que les inégalités croissent année après année, cette société ne peut que générer de l’exclusion, de la violence.

 

Le vivre ensemble qui nous est cher, qui est au cœur de la République a un prix. Il faut réorienter les immenses richesses vers l’épanouissement humain.

 

L’école, l’éducation, ce sera ma conclusion doit être cette école de la Démocratie. De grands moyens doivent être dégagés pour mener cette guerre utile fondamentale, celle de la Culture, celle de l’éducation et du travail. Elles sont à mon sens les vraies réponses, les seules réponses au désespoir, à la perte de sens qui mène à la folie meurtrière.

 

Notre pays, la France est en deuil aujourd’hui. Le monde nous accompagne dans ce chemin. Marianne pleure des larmes de sang, mais nous prononçons avec elle avec force et détermination ces trois mots : Liberté, Egalité, Fraternité.

 

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Politique ou technique !

Posté par jacques LAUPIES le 17 novembre 2015

 

J’exagère sans doute en mettant au niveau de pure réponse technique les modifications constitutionnelles et les mesures envisagées au niveau des moyens. Cependant les débats provoqués par les terribles attentats semblent bien par ce biais oublier les questions de fond qui sont à leur origine. Car même si les dispositions envisagées par le Président de la République pour protéger les français sont parfois justifiées elles ne peuvent apporter de solution durable.

La seule réponse possible contre ces menaces qui pèsent sur nous est bien d’éradiquer un processus de développement de l’EI dont certains pays occidentaux sont responsables, Etats Unis en tête, notamment après l’intervention en Irak provoqués par un mensonge d’état. Laquelle intervention est prolongée par notre actuel engagement militaire pour réparer les désastreuses conséquences des américains, pour défendre des intérêts économiques avec leur implication géopolitique. Ni plus ni moins !

Donc nous voilà placé dans un contexte de guerre, malgré nous si j’ose dire et c’est avoir beaucoup d’indulgence pour certains qui s’abreuvent de Marseillaise, de minutes de silence, de bougies et de fleurs.

Il m’arrive d’être ému, de pleurer même lorsque de tels symboles de la solidarité nationale m’apparaissent à l’issue de souffrances subies par des êtres vulnérables (innocent comme les qualifiée improprement car tous ne sont pas des enfants) ou de victimes de combats héroïques ou encore d’actes de  sauvetage au risque de perdre leur propre vie !

Mais voir des représentants du peuple dans leur diversité d’opinion, malgré l’opposition de leurs intentions et de leurs actes,  se livrer en cœur à ces  exercices mis en scène et médiatisés inconsidérément,  cela ne m’inspire pas le respect et surtout de croire en leur crédibilité.

Tout bonnement parce que parmi eux  se trouve une majorité qui a fermé les yeux ou pire contribué à créer les conditions de l’émergence de ces comportements de révolte haineuse prévisibles depuis des décades. De mémoire je me souviens de ce que disaient les communistes il y a quarante ans de cela indiquant qu’il fallait en finir avec les ingérences dans la vie de nations et s’en remettre aux peuples pour réaliser leur émancipation.Que cela passait par la coopération avec eux et l’aide au développement.

Le moins que l’on puisse dire est que nous n’avons jamais cessé, après la décolonisation de pendre parti dans des conflits internes, et récemment d’intervenir y compris militairement au prétexte de la défense de la démocratie, de la liberté, des droits de l’homme.

Nous voyons le résultat ! Alors un peu de décence de la part de tous ceux qui n’ont pas entendu nos avertissements sur les conséquences de notre implication dans la déstabilisation, de l’extérieur, de régimes autoritaires, voire dictatoriaux. Cela ne peut-être que l’affaire des peuples et si par exemple la Tunisie a pu progresser dans ce sens c’est bien parce que nous ne nous en sommes mêlés.

Autre chose est d’exprimer notre vision, nos souhaits  sur le plan diplomatique.

Au final, si j’ai bien entendu, le Président en appelle à une action internationale coordonnée ou appuyée par l’ONU et acceptée par tous les pays impliqués dans le conflit syrien pour aboutir à l’autodétermination à terme des syriens. Aura-t-il fallu le drame du 13 novembre pour en arriver là ? Peut-être mais les interrogations et le comportement de notre peuple n’y sont pas pour rien ! Et tant mieux car la réponse de la paix dans la dignité est bien là !

Il faut changer la logique de notre politique internationale, après 15 ans de logique de guerre

A Versailles, le discours martial de François Hollande

Lundi, 16 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

Face au congrès, martelant le mot guerre, le président de la République a annoncé une série de mesures sécuritaires et le renforcement des pouvoirs de la police afin d »éradiquer les terroristes », de type « Patriot act » à la Française.
Avec un peu de retard sur l’horaire prévu François Hollande, le visage fermé, a prononcé un discours délibérément aitoritaire devant le congrès après une minute de silence.
Réaffirmant « l’Etat de guerre » au tout début de son allocution, le président a debuté son intervention en évoquant la politique internationale.
Le Président a déclaré avoir demandé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU en vue d’acter l’objectif de lutter contre le groupe Etat islamique. Il a également confirmé la volonté de la France d’intensifier ses opérations contre le groupe terroriste en Syrie. Il a cependant assuré que l’Europe devait toujours accueillir « dans la dignité » les réfugiés qui relèvent du droit d’asile, mais « renvoie dans leurs pays ceux qui n’en relèvent pas ».
François Hollande a également appelé à la « solidarité » des autres pays de l’Union européenne face au terrorisme, car « l’ennemi n’est pas un ennemi de la France, c’est un ennemi de l’Europe ».
« Chacun est désormais face à ses responsabilités, les pays voisins, les puissances, mais aussi l’Europe », a-t-il déclaré aux parlementaires réunis en Congrès à Versailles.
« J’ai demandé au ministre de la Défense (Jean-Yves Le Drian) de saisir dès demain (mardi) ses homologues européens au titre de l’article 42.7 du traité de l’Union qui prévoit que lorsqu’un Etat est agressé tous les Etats membres doivent lui apporter solidarité face à cette agression », a-t-il dit.
« Car l’ennemi n’est pas un ennemi de la France, c’est un ennemi de l’Europe », a-t-il ajouté. « Et l’Europe, elle ne peut pas vivre dans l’idée que les crises qui l’entourent n’ont pas d’effet sur elle. »
Revenant aux mesures sécuritaires sur notre territoire, François Hollande a annoncé le vote, mercredi prochain, de la prolongation de l’Etat d’urgence pour trois mois.
Il va demander la prolongation de l’état d’urgence, via une proposition de loi au Parlement, avec un « régime juridique renforcé » pour certaines mesures comme l’assignation à résidence ou les perquisitions administratives. Il souhaite l’adapter à « l’évolution des technologies et des menaces ».
Vers une « normalisation » d’un état d’exception et une restriction sans précédent des libertés ?
Le président François Hollande a exprimé lundi devant le Congrès réuni à Versailles son souhait de « faire évoluer la Constitution pour permettre aux pouvoirs publics d’agir, conformément à l’Etat de droit, contre le terrorisme de guerre ».
Selon le président, l’article 16, qui régit les conditions d’attribution des pouvoirs exceptionnels au président, et l’article 36, qui porte sur l’état de siège, ne sont « pas adaptés à la situation que nous rencontrons ».
Le recours au premier « implique que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels soit interrompu », le second est « décrété en cas de péril imminent, résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection à main armée » et permet de transférer des compétences « de l’autorité civile à l’autorité militaire ».
« Chacun voit bien qu’aucun de ces deux régimes n’est adapté à la situation que nous rencontrons. Le fonctionnement régulier des pouvoirs publics n’est pas interrompu et il n’est pas concevable de transférer à l’autorité militaire des pouvoirs », a-t-il expliqué.
La Constitution doit, selon lui, offrir un « outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles pour une certaine durée sans recourir à l’état d’urgence et sans compromettre l’exercice des libertés publiques ».
« Cette guerre d’un autre type face à un adversaire nouveau appelle un régime constitutionnel permettant de gérer l’état de crise », a-t-il estimé.
Une augmentation des moyens et des pouvoirs de l’armée et de la police.
Le président François Hollande envisage la création d’une « garde nationale » formée de « réservistes » de la Défense, qui représentent un « gisement » encore « insuffisamment exploité », a-t-il dit dans son allocution lundi devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
« Je souhaite également que l’on tire mieux parti des possibilités des réserves de défense, encore insuffisamment exploitées dans notre pays, alors que nous avons justement ce gisement », a déclaré le président de la République. « Les réservistes sont un élément fort du lien entre l’armée et la Nation, ils constituent les éléments qui peuvent demain former une garde nationale encadrée et disponible », a-t-il ajouté.
La COP 21 et les élections régionales maintenues
Le président François Hollande a confirmé lundi que les élections régionales auraient lieu comme prévu les 6 et 13 décembre, malgré les attentats meurtriers perpétrés vendredi 13 à Paris.
François Hollande a été ovationné debout lundi, à l’issue de son discours post-attentats de près d’une heure devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, avant que tous les présents dans l’hémicycle entonnent La Marseillaise.
Resté à la tribune, le président a lui-même chanté l’hymne national, avant de quitter l’hémicycle, pour laisser place au débat entre groupes politiques de l’Assemblée nationale et du Sénat.

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Raqqa, le fief de l’Etat islamique, frappé cette nuit

Posté par jacques LAUPIES le 16 novembre 2015

Lundi, 16 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

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Raqqa, le fief de l'Etat islamique, frappé cette nuit dans POLITIQUE

Raqqa, lors d’un bombardement en 2014
AFP
10 avions français ont largué une vingtaine de bombes sur deux cibles stratégiques à Raqqa, la principale ville contrôlée par Daesh en Syrie. Une frappe d’ampleur présentée comme une riposte aux attentats de Paris de vendredi.

« Le premier objectif détruit était utilisé par Daech comme poste de commandement, centre de recrutement djihadiste et dépôt d’armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d’entraînement terroriste », a détaillé le ministère de la Défense dans un communiqué.

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Cette décision a été prise samedi en conseil restreint. Mais les cibles visées ont été planifiées avant les attentats, et l’opération a été accélérée grâce aux informations fournies par le Pentagone. Des Rafales et Mirage 2000, en position depuis les Emirats arabes unis et  la Jordanie, ont été engagés simultanément. « Planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France, cette opération a été conduite en coordination avec les forces américaines », continue le ministère. François Hollande avait prévenu samedi que, considérant ces attentats comme actes de guerre, la réponse de la France serait ferme.

Mais c’est en premier lieu en matière de renseignement que le travail va s’intensifier, en lien étroit avec les Etats-Unis.  Le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian et son homologue américain Ashton Carter se sont mis d’accord dimanche d’augmenter le partage de renseignement lors d’un entretien téléphonique. « On travaille à l’intensification des frappes ». La France va aussi déployer en décembre le porte-avions Charles de Gaulle dans le Golfe qui, avec 24 appareils à bord, triplera sa capacité de frappes. Elle continue en revanche d’exclure toute intervention militaire au sol.

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Un quartier populaire victime de cette folie qui a frappé là où essentiellement de jeunes adultes se retrouvent

Posté par jacques LAUPIES le 16 novembre 2015

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Ce quartier je le connais bien pour y avoir non seulement exercé une activité de voyages dans le cadre du tourisme social mais également pour y avoir habité à peine à une centaine de mètres du lieu de l’attentat.

La rue de la Fontaine au Roi qui doit son nom à une canalisation qui alimentait le centre de la capitale, part du Canal St Martin (angle avec la rue du Faubourg du Temple) pour aboutir en pente montante le Boulevard de Belleville en croisant l’Avenue Parmentier.

Avant les années quatre vingt on y rencontrait encore des boutiques artisanales, des commerces de gros et demi gros, datant du début du siècle dernier, un ou deux cafés seulement. 

Les locaux de l’immeuble ou nous occupions dès 1988 avaient abrité un artisan désigner fabricant des luminaires, notre voisin  un ancien fourreur à la retraite avait fermé son rideau de fer comme il y en a tant dans ce quartier, l’autre était un cafetier à l’angle de la rue Barbier où se trouvait en face une marchand d’outillage.

Il y avait même un restaurant, en face la Rue Barbier ou régulièrement se retrouvaient des militants du Parti Ecolo dont j’ai oublié l’appellation à l’époque !

Déjà s’installaient de nombreux restaurants repris ou créés par des gens d’origines diverses (Algérienne, Ivoirienne, Cubaine notamment. Une activité relativement présente dans ce quartier mais qui n’avait pas d’équivalent avec celle que connaissait, non loin de là, la rue de Ménilmontant prolongement de la rue Oberkampf très fréquentées le soir à hauteur de la place Maurice Chevalier, ou simplement, de l’autre côté du pâté de maison, la rue du Faubourg du Temple ou se trouve le Palais des Glace.

Déjà début des années 2000 apparaissait une clientèle constituée à midi d’employés, travaillant non loin de là et le soir de jeunes adultes dans des bars dont celui qui jouxtait notre agence, transformé à peu de frais pour ce type de clientèle, des étudiants du quartier mais aussi d’ailleurs.

Mais dans ce quartier avec des loyers réputés plus accessibles à l’époque il n’était pas rare de rencontrer des artistes, des comédiens, ce qui semble être toujours le cas.

Lorsque ce soir ont été présentées les photos de victimes ou d’amis qui étaient parfois là avec eux, j’ai bien reconnu cette jeunesse que l’on a sauvagement frappé et qui a des points communs avec celle qui, en d’autre lieu, à subi la même haine. Bien sur on ne va pas ici dire que le crime aurait été moins cruel s’il avait frappé d’autres franges de la population Ce serait indécent mais il n’empêche que l’acte des assassins semble bien orienté ! Est ce par la facilité, à cause du nombre de personnes présente à cette heure de la soirée, ou pour d’autres raisons ! On peut se poser la question ?

Attentats à Paris. « On a essayé d’aider, mais on a surtout compté les morts »

Pierre Duquesne
Samedi, 14 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

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Un quartier populaire victime de cette folie qui a frappé là où essentiellement de jeunes adultes se retrouvent dans POLITIQUE

Hommage aux victimes des attentats de Paris, devant le bar Le Carillon, ce samedi 14 novembre.
Photo : D. Faget/AFP
Le café Le Carillon fut l’un des premiers lieux visés par les meurtriers vendredi soir. Notre reporter a passé une partie de la soirée avec les rescapés et les étudiants en médecine venus spontanément porter secours. Récit.

Il est 22h15, sur les bords du canal Saint-Martin. Une bande de copines trentenaires  descendent le canal Saint-Martin, parlant haut et fort. Elles rient. Elles s’amusent. Elles n’ont pas encore regardé leur fil twitter ni leur smartphone. Elles ne savent pas encore. L’horreur s’est abattue à l’angle de la rue, à une centaine de mètres à peine. Une dizaine de corps sont allongés sous l’auvent défraîchi du café « Le Carillon », à l’angle des rues Alibert et Bichat.

« Le Carillon, c’est une institution dans le quartier. Jeudi soir, il y avait plus de 50 personnes sur le trottoir. Ce soir, comme tous les vendredi, c’était bien plus rempli », raconte Théa, une anglaise installée dans le quartier depuis une quinzaine d’années. Elle est venue, cette fois-ci, dans le resto d’en face, au Bistrot de l’Oie. «Nous avons entendu des tirs réguliers et espacés. Tak ! Tak ! Tak ! Tak ! Tak ! raconte son père en mimant la scène. Cela a duré longtemps, presque une minute. Au début nous avons cru qu’il s’agissait de pétards. On n’a pas compris. Nous avons réalisé quand nous avons vu les gens courir pour se réfugier vers le restaurant. Et puis, la fumée des canons a commencé à se propager dans la rue.» Certains se mettent sous une table. Un verre tombe. « On a cru que c’était une balle », poursuit Théa.

« C’était un carnage »

Les balles, les vraies, ont d’abord fauché des clients du Carillon, juste en face. « On s’est fait mitraillés », dit une des rescapés, regroupés dans la pizzeria Maria Luisa, en face. Derrière elle, un impact de balle a transpercé l’un des paravents en verre de la terrasse. En état de choc, elle raconte au téléphone : « Quinze secondes avant, j’y passais. Quinze secondes après, j’y passais. » D’autres restent pétrifiés, silencieux. Un homme tente de rassurer une autre victime, qui pleure de rage. « Que veux-tu… On ne pouvait rien faire. C’était un carnage. Tenir la main. Aider à évacuer les voitures, les blessés… C’est déjà beaucoup. On ne pouvait rien faire de plus. » Une serveuse répète en boucle qu’elle était « tétanisée ». « Au fond de moi, je me disais : il faut aider les clients. Mais je ne pouvais pas bouger. J’étais tétanisée. » « T’es allongé par terre, et tu te dis que tu vas quand même prendre une balle. C’était horrible », dit un autre habitué des lieux. Quand ils ne répondent pas aux officiers de police judiciaire, ils sont pris en charge par des agents de la protection civile, venus en nombre.

Des voisins, aussi, ont apporté leur aide. Charlotte, étudiante en sixième année de médecine, habite au-dessus du Maria Luisa. Elle dînait avec Julien, lui aussi interne. Elle a vu deux hommes tirer, habillés en noir, mais s’est vite mise à l’écart des fenêtres. « Nous avons attendu cinq minutes, puis nous sommes descendus », raconte la jeune femme, 25 ans, qui tient ses baskets à la main. Ses semelles sont tâchées du sang des victimes. «Nous avons essayé de vite faire le tri pour identifier ceux qui pouvaient être secourus. On a surtout compté les morts », raconte Julien, exténué. Ses mains tremblent. « Beaucoup d’internes de l’hôpital Saint-Louis viennent au Carillon pendant les pauses. Cela a bien aidé. Certains d’entre eux ont couru à l’hôpital chercher du matériel et des soutiens. Les blessés ont été rapidement évacués. » Il y avait au moins douze morts allongés sur la terrasse du Carillon.

« On y croise ses voisins en allant faire le marché »

« Le Carillon, c’est un bar encore typique. Un lieu authentique qui n’a pas été rénové, explique Théa. Un point de rendez-vous pour tous les habitants du quartier. Les parents d’élèves viennent le matin après la sortie de l’école. On y croise ses voisins en allant faire le marché. » Des salariés viennent prendre leur petit noir, pas cher. Ces dernières années, ce vieux café, avec ses tables usées et ses faïences ébréchées, est devenu à la mode. Il figure aujourd’hui dans certains guides touristiques. C’est tout cela que les terroristes ont voulu abattre. Un de ces bistrots du quartier, souvent tenus par des Kabyles, où l’on aime se rencontrer. Où se mélangent le Paris populaire et le Paris de la nuit.

Yann devait aussi retrouver ses amis, ce vendredi soir. Il s’engage dans la rue de Charonne quand il entend des coups de feu. Des gens se précipitent vers lui en courant. Avec eux, il se réfugie dans le sous-sol d’un café. « J’ai d’abord cru à un règlement de compte. » Ce jeune homme, qui vit à côté du Bataclan, est finalement resté dormir chez un proche, avec cinq autres amis. Combien, comme lui, ont trouvé refuge dans un bar, chez des copains, dans le hall d’un immeuble ? « Je crois que tous les Parisiens ont été hier soir des témoins directs ou indirects. Tous les habitants connaissent ces lieux, des amis qui ont été touchés… »

 « Nous sommes dans ce moment où chacun s’aperçoit qu’il connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui était là-bas, réagit Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris sur son profil Facebook. Paris est un village.»

Vers 1 heure du matin, Julien Pearce attend, hébété, devant un barrage policier à proximité du Bataclan. Ce jeune journaliste d’Europe 1 a déjà mainte fois raconté, sur sa radio, « l’enfer » de cette soirée. Le calme effrayant des trois jeunes assaillants, vêtus de noirs, qui tiraient « de manière aléatoire » dans la foule. Comment les spectateurs se sont vite mis à terre, les uns sur les autres, pour se protéger… « C’était un tir au lapin », raconte-t-il à ses confrères sur l’asphalte du boulevard qu’il n’arrive pas à quitter. Il attend, livide, de savoir ce que sont devenus ses amis, restés à l’intérieur. Un peu plus loin, la place de la République est désertée. Un énorme graffiti biblique recouvre la statue de la Marianne :

Face aux attentats, rassemblons-nous pour la liberté, l’égalité, la fraternité, et la paix (Pierre Laurent)

Panier

Notre pays vient de vivre l’un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.

Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s’en sent profondément meurtri.

Nous saluons l’action des forces de l’ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s’est immédiatement manifestée.

Moins d’un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur.

Alors que l’État d’urgence vient d’être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous.

J’appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l’égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales.

Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l’émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.

Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d’espoir pour notre peuple.

Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.

 

Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste français,

« Tu ne tueras point ». L’esprit du 11 janvier semble loin dans cette nuit obscure.

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http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/un-visage-et-un-nom-pour-les-victimes-des-attentats-de-paris_1178443.html

 

 

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On est couché…

Posté par jacques LAUPIES le 15 novembre 2015

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Miller voudrait-il convaincre Poix ?

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Pas de doute quant aux bonnes intentions

Comme cela est devenu une habitude les médias entrent dans une attitude qui vise à s’aligner sur cette idée généreuse : nos devons être unis et solidaires face à de misérables assassins fanatiques, incarnation du mal. Un discours quasi officiel !

Mais voilà les choses ne sont pas aussi simples et faire répéter sous des formes différentes à des artistes, intellectuels divers, abonnés aux plateaux de télévision, que nous sommes quasi impuissants devant cette barbarie, que notre esprit républicain est mis en cause et qu’à cela seule une solidarité effaçant toute critique de caractère politique n’est pas de mise, serait le seul discours convenable ? Il ne saurait y avoir une seule lecture des principes républicains, malgré les circonstances, n’en déplaise à ces gens, bien intentionnés sans doute, mais dont la culture politique n’est pas exempte de failles ! En tout cas ne saurait être unique, comme la pensée qui les génère.

Pas un seul intervenant, au stade ou j’en suis de mon commentaire, n’a évoqué (excepté Mélenchon de manière très succincte d’ailleurs et qui ne me satisfait pas) les questions géopolitiques qui sont la véritable cause des conflits et la manière dont la France s’est positionnée. Autrement dit se sont installées des sortes de censure et d’auto censure concernant la mise en avant de la responsabilité des états occidentaux porteurs des intérêts des multinationales, lesquelles sont, pour une bonne part, directement impliquées dans l’instrumentalisation du fait religieux et des idéologies qui en émergent.

Du coup aucun débat significatif sur ce point.

Concernant l’endoctrinement des djihadistes issus des banlieues, quand quelqu’un (un footballeur pro) évoque les raisons sociales  qui font que ces jeunes sombrent dans la violence à cause de l’oubli et le mépris dans lequel on les tient, il est contesté par l’un des gardiens du temple « télé » : collaborateur d’un Ruquier dont le seul mérite est de mettre son grain de sel  dans la soupe qu’on lui demande de servir.  Même lorsque Miller, le psychanalyste, évoque le rôle, dans l’éducation politique et culturelle populaire, qu’ont pu jouer les communistes en un temps, le sourire narquois de la collaboratrice en dit long sur le camp qu’elle représente.

Tout ce beau monde « choqué » semble n’y rien comprendre ce qui fera bien l’affaire des hommes politiques en mal de reconnaissance. Mais tout n’est pas négatif dans les interventions de ces invités, à chaud.

Beaucoup insistent sur la signification du choix des populations ciblées par les terroristes, considérées comme le symbole de notre société ou chacun pourrait donner libre cours à un mode de vie, voire à des mœurs exécrées par les commanditaires des assassins (car s’en tenir aux « combattants » criminels ne saurait suffire)

Et,  il est sans doute vrai que frapper une certaine jeunesse certes émancipées de nombre d’obscurantismes mais dont l’approche politique n’est probablement pas aussi marqué et militante que ne l’étaient les victimes de Charlie Hebdo, est un fait nouveau et très significatif.

Un tour de ville effectué dans l’après midi et deux ou trois rencontres ont suffi pour constater qu’une émotion, qui risque bien d’être exploitée politiquement prévaut et que, dans l’avenir cela promet des réveils douloureux !

 

Comme de coutume je publie un texte paru dans l’Humanité

Patrick Le Hyaric : « Solidaires face à la barbarie ! »

Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité Député européen – Vice-président du groupe GUE/NGL
Samedi, 14 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

L’effroi nous saisit et la douleur nous étreint après la nouvelle agression terroriste d’une violence et d’une ampleur inédites, devant cet acte de guerre, commis par des fanatiques en plein Paris.
Le peuple français ensanglanté pleure sa jeunesse, compte ses morts et partage son chagrin avec une remarquable dignité en multipliant les gestes de solidarité.
Nos pensées les plus émues et les plus solidaires vont aux familles et aux proches des si nombreuses victimes. Nous mesurons leur détresse, nous sommes et resterons à leurs côtés.
Ces actes barbares ont été commis par des forces organisées qui veulent porter la guerre, la violence et la haine au cœur de notre société en mitraillant indistinctement des innocents qui cherchent à vivre des moments heureux, dans des bars, au concert ou au stade.
 
Face à l’horreur, face à la barbarie infâme, les valeurs de la République doivent être défendues avec détermination et lucidité, dans la solidarité et le droit.
L’Etat doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de tous nos concitoyens, aujourd’hui et demain. Les moyens de la justice, des forces de sécurité et des services de renseignement doivent être considérablement renforcés pour éradiquer les foyers du terrorisme fanatique. 
 
Je rends hommage aux policiers, gendarmes, au personnel médical et aux fonctionnaires pour le dévouement dont ils ont fait preuve. Je salue la solidarité dont ont immédiatement témoigné les habitants et passants, témoins du carnage.
 
Les temps rudes qui s’annoncent appellent à la clairvoyance, au courage et à la raison  pour que soit préservées les valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité que ces criminels honnissent et cherchent à détruire.

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