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Petite rétrospective.

Posté par jacques LAUPIES le 22 novembre 2015

 

Il est loin le temps ou la CGT disposait quasiment de la majorité absolue dans l’entreprise. Je me souviens avoir recueilli plus de 80 % de voix aux élections de Délégués du Personnel dans mon service. Je n’avais pas de mérite personnel à cela, héritier que nous étions de la CGT d’après guerre. Cependant j’étais très fier d’avoir amélioré le score et surtout du soutien de mes camarades de travail.

La plupart de ceux qui m’avaient convaincu de me présenter à ces élections avaient un passé de solide militants souvent issus de la résistance ou le l’engouement de l’immédiat après guerre.

Notre travail sur le plan revendicatif ou nous nous mobilisions pied à pied pour nos revendications générales et catégorielles s’accompagnait de la délicate participation aux tableaux de notation qui ne manquaient pas de risques de division mais en adoptant la règle de l’avancement à l’ancienneté souhaitée par le personnel à l’inverse de la notation au choix, nous avions évidemment l’appui de la plupart d’entre nous.

Cela peut paraître tout simple mais les entreprises de divisions existaient.  Toutefois au delà du recrutement effectué souvent par ou concours, les promotions dans la maitrise et les cadres se faisaient par examen ou la effectivement le mérite l’emportait sur le choix toujours possiblement arbitraire.

C’est là que j’ai appris que la pratique démocratique, la consultation permanente des cheminots, les décisions d’action prise en commun sont les éléments garant d’une bonne activité syndicale. Mais il y avait surtout cet « esprit de classe » qui nous conduisait à privilégier l’intérêt des travailleurs de l’entreprise, à l’interne mais aussi à l’externe quand l’entreprise, son statut de nationalisation était menacé par des réformes de structure.

Notre combat était favorisé par une forte pression politique qu’exerçait à l’époque le Parti Communiste qui dépassait les 20 % à toutes les élections et dirigeait une foule de municipalités mais il ne faut pas croire que notre engagement en était pour autant réduit, bien au contraire.

Le mouvement gaulliste au pouvoir, instrumentalisé par le patronat malgré la présence de quelques faibles courants progressistes en son sein, exerçait plus  son influence sur des concepts de politique internationale d’indépendance, que sur le plan social. La notion de capitalisme monopoliste d’état aujourd’hui passée aux oubliettes était bien une réalité et déjà se développaient les premières attaques contre les acquis grâce au programme du Conseil National de la Résistance. Mais cependant la résistance continuait.

Tout cela pour dire que les luttes sociales ne sont pas un long fleuve tranquille et que la jeunesse doit le savoir  et nous n’aurons pas la prétention de leur dire qu’en tous lieux et à tous moment nous avons été parfaits. Mais il faut chercher nos erreurs dans l’insuffisance des luttes et surtout la pression des médias qui globalement ont soutenu les pouvoirs en place. En cela toute une génération en est responsable…Pas les syndicalistes, pas les militants communistes seulement, loin s’en faut ! Pour qui se souvient de nos choix politiques, de nos prises de positions essentielles la preuve en est vite faite.

De ce point de vue les choses n’ont pas fondamentalement changé et il suffit de voir de quelles manières des forces politiques manipulent, instrumentalisent, commentent et s’emparent des évènements dramatiques qu’ont constitué les attentats pour nous faire croire à cette idée  que nous sommes les victimes de ces fous que, durant des années, ont fabriqué nos politiques intérieures et extérieures au grand profit de forces économiques et financières.

Des intervenants dans l’émission télé « Ce soir ou jamais » ont très bien démontré cette réalité et le rôle catastrophiquement négatif que nous avons joué dans l’émergence des obscurantismes qui ont réussi à faire de nos interventions militaires ou nos  non interventions diplomatiques, selon le cas, une arme contre nous.

Donc soyons vigilants et ne confondons pas les informations avec leur légitimité et des matraquages d’interprétations qui sont orientées pour nous faire oublier les vrais responsabilités ! Quitte demain à les démentir discrètement.

Ecoutez l’interview de Michel ONFRAY ce dimanche à 1 H 37 sur BFMTV. Je ne suis pas un fan de Michel Onfray mais la manière dont la journaliste l’apostrophe sur quelques vérités qu’il expose en dit long sur a prise de parti de cette demoiselle à courte vue !

 

SNCF: la CGT conserve la 1ère place

L’Humanité.fr avec agences
Vendredi, 20 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

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Petite rétrospective.  dans POLITIQUE

Photo : Reuters
Les résultats des élections professionnelles à la SNCF confirme la CGT, avec 34,33% des voix, comme premier syndicat de l’entreprise publique même si son audience a légèrement baissé et conserve avec SUD-rail la majorité permettant d’invalider des accords d’entreprise.

Le scrutin de jeudi confirme la tendance du précédent scrutin de 2014 avec une participation en légère baisse à 68,65% (-0,72 point). La CGT a perdu 1,31 point, suivi de l’Unsa (23,86%), en hausse de 0,88 point, SUD (16,83%), stable, et de la CFDT (15,15%), qui progresse de 0,45 point.

Comme en 2014, FO manque de peu la barre de représentativité de 10%, avec 9,16% des suffrages aux élections des comités d’établissements. La CFTC réalise 0,68%.

Avec 51,16% des voix à eux deux (contre 52,63% en mars 2014), les syndicats CGT et SUD conservent la majorité de blocage. C’était le principal enjeu du scrutin alors que doivent s’ouvrir au premier semestre 2016 des négociations délicates sur le régime de travail des cheminots.

Les 150 000 salariés de la SNCF étaient appelés jeudi à désigner pour trois ans leurs représentants aux comités d’établissements (CE), marqueur de la représentativité syndicale, dans un contexte marqué par des inquiétudes sur la sécurité ferroviaire et la perspective de négociations délicates sur le régime de travail des cheminots.  Ces élections, les premières depuis la réforme ferroviaire votée en 2014, doivent également permettre d’élire pour trois ans les délégués du personnel, et pour cinq ans les représentants des salariés au conseil de surveillance et aux conseils d’administration de SNCF Réseau et de SNCF Mobilités. Pour ces deux derniers scrutins, une partie des salariés des filiales (30.000 à 40.000 personnes sur 100.000) participent. Ils élisaient également pour cinq ans leurs représentants au conseil de surveillance et aux conseils d’administration de SNCF Réseau et de SNCF Mobilités.

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Le grand bordel

Posté par jacques LAUPIES le 21 novembre 2015

 

 

Je veux bien que l’Etat islamique parce qu’il dispose d’énormes moyens puisse grâce à cela entretenir le terrorisme. Et que donc il suffise de de réduire financièrement puis militairement cet état pour en finir avec le terrorisme. La bonne blague !

Que l’on considère que si toutes les forces opposées l’EI, pour des raisons diverses ne l’oublions pas, peuvent l’abattre à condition de s’unir et de développer le processus qui semble se dessiner dans lequel américains, russes, français trouveraient une entente avec turcs, iraniens, Syriens, libanais, iraquiens voire saoudiens et israéliens, que l’on trouve dans cette hypothèse qu’un espoir peut à la rigueur naitre ? Pourquoi pas mais pour autant pourra-t-on  éradiquer le terrorisme ? Cela ne saurait suffire pour le faire !

Le bordel déclenché par Bush ou chacun va tirer son coup en choisissant au fil du temps le partenaire qui lui parait le plus conciliant pour satisfaire ses besoins particuliers, ou chacun se mélange avec une clientèle particulièrement perverse, ce bordel semblerait s’étendre aux quatre coins du monde.

La maison n’est plus close. Elle ne l’a jamais été et elle a ses ramifications toutes naturelles (ses trottoirs en quelque sorte) avec la prostitution qui s’est développée laquelle, pour des clopinettes, vend, intoxique (religieusement ou pas) et suicide ses prostitués en tuant le plus possible.

Les maquereaux ne sont pas là. A ne pas confondre avec les dames. Mais ils contrôlent et point n’est besoin de les chercher seulement dans le bordel moyen oriental ! On en trouve aussi dans les centres d’affaires…

Certes ils ont les dents longues, veulent le pétrole, l’or, le blé, le coton et  autres richesses avec des peuples pour leur fournir cette chose dont on ne parle plus depuis quelques temps : le travail que l’on exploite à sa guise en endormant à coup de prêches mais surtout en les privant de tout ce qui se produit et ne se partage pas.

Alors oui on peut tenter de fermer le bordel, boucler les tauliers, quelques proxénètes. Une question se pose cependant que fait-on des prostitués et de leurs clients ! On leur trouve d’autres tauliers, d’autres proxénètes ?

Mais au fait qui sont les proxénètes, les prostitués et les clients. Ah ma sale manie de la métaphore ?

A votre choix Mesdames et Messieurs.

 

Plus sérieusement lisez ce qui suit, car vous aurez peu de chance de le trouver ailleurs que dans l’HUMA

 

Saleh Muslim Mohamed : « Couper le ravitaillement  de l’“EI” pour finir la guerre »

 

Entretien réalisé par 
Stéphane Aubouard
Jeudi, 19 Novembre, 2015
L’Humanité

 

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Le grand bordel dans POLITIQUE

Photo : Bertrand Langlois/AFP
Chef de la principale force de résistance politique et militaire du Kurdistan syrien, le PYD, Saleh Muslim Mohamed demande une meilleure coopération avec les forces alliées sur le terrain et accuse certaines puissances de pratiquer un double jeu dans la région.

L’intervention de la France puis de la Russie en Syrie ont-elles changé la donne sur le terrain militaire ?

Saleh Muslim Mohamed Avant toute chose, au nom du Parti de l’union démocratique kurde, je veux marquer ma solidarité au peuple de France et à son gouvernement. Et quand je dis « France », je pense au berceau des droits de l’homme. Le peuple de France a toujours lutté pour défendre ces droits fondamentaux et je veux dire aux Français que les Kurdes de Rojava (Kurdistan syrien), nous sommes dans la même tranchée, sur le même front que vous, et que notre lutte se fait au nom des mêmes valeurs humanistes. Je sais aussi que les terroristes se trompent gravement, car la France est un grand pays, une grande puissance qui saura répondre à leur défi. Et les forces démocratiques du monde entier ont répondu. Cette année, Paris a connu deux terribles attaques menées contre des civils. Le 7 janvier contre Charlie Hebdo et les attentats de vendredi. Entre ces deux dates il y a eu lieu chez nous à Kobané, alors que nous avions libéré la ville en janvier, un massacre opéré dans des circonstances similaires avec 252 civils kurdes qui ont perdu la vie. Tous ces massacres ont été perpétrés par Daech, des barbares qui foulent du pied la beauté de la vie. Mais je ne suis pas venu à Paris pour exprimer ma seule tristesse. Je suis venu ici aussi pour vous dire : nous allons venger les victimes des attentats perpétrés à Paris la semaine dernière. Car sur le terrain, nos forces militaires des YPG/YPJ (unités de protection du peuple/unités de protection de la femme) continuent d’avancer. En Irak, Sinjar a été libérée. En Syrie, Hassaké a été libérée, Kobané a été libérée, Raqqa, où se situe le centre névralgique de Daech, sera libérée… et nous sommes déterminés à poursuivre cette lutte jusqu’à ce que le dernier parmi ces barbares ait disparu de la surface de la terre…

Bien sûr, les interventions russes et françaises ont eu des conséquences. L’entrée en jeu de la Russie a produit ses effets, même si ses frappes ne se sont pas faites dans des régions qui nous concernent. Cela a desserré l’étau et désorganisé la répartition des forces de l’« État islamique » (« EI ») en Syrie et coupé des lignes entre leurs forces. Sur le champ de bataille à proprement parler, cela se solde depuis une semaine par des victoires spectaculaires. Nos filles et nos garçons ont obtenu des résultats remarquables avec la mort d’environ 500 djihadistes et la libération d’une centaine de villages au sud et au sud-est de la province d’Hassaké. À l’heure actuelle, nos combattantes et nos combattants attaquent la ville de Molebié, au sud d’Hassaké.

 

Etat d’urgence. Le Front de gauche refuse l’exception permanente

Julia Hamlaoui
Vendredi, 20 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

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 dans POLITIQUE

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Alors que la loi prolongeant l’état d’urgence était examinée au parlement, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, la porte-parole d’Ensemble, Clémentine Autain et le coordinateur du Parti de Gauche, Eric Coquerel ont dit leur opposition à toute dérive vers « une refondation sécuritaire et autoritaire de la République ».

Une semaine après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis, les tentatives de divisions et les discours haineux que l’extrême droite a fait entendre ces derniers jours – contrebalancées par la réaction populaire faite de rassemblement et de solidarité-, ne sont pas le seul sujet d’inquiétude au Front de gauche dont les principaux responsable ont tenu vendredi à Paris une conférence de presse. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, la porte-parole d’Ensemble, Clémentine Autain et le coordinateur du Parti de gauche, Eric Coquerel, ont approuvé à cette occasion certaines des décisions de François Hollande qu’ils défendaient de longue date comme l’inflexion sur la politique internationale de la France, ou la levée de l’austérité sur les moyens alloués à la sécurité. « Il a fallu malheureusement ces événements dramatiques pour entendre cette phrase du président de la République (‘’le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité’’, NDLR) en matière de moyens de police et de justice », a cependant regretté Pierre Laurent. D’autant que le Front de gauche juge que des moyens supplémentaires doivent être accordés à bien d’autres services publics à commencer par ceux de la santé et de l’éducation. Eric Coquerel a d’ailleurs proposé à cette fin « une loi budgétaire exceptionnelle qui remette en place un Etat à même de répondre aux besoins de nos concitoyens».

Mais, avant tout, c’est la logique d’un état d’exception permanent que refuse la coalition. Si ses députés ont voté la loi prolongeant l’état d’urgence de trois mois  « au regard de la gravité des attentats, de l’intensité de la menace et de la nécessité de mettre hors d’état de nuire les réseaux terroristes présents sur notre territoire afin de protéger nos concitoyens», ses parlementaires ne donnent pas pour autant quitus au gouvernement qui a annoncé une révision de la Constitution. « Nous refusons de nous inscrire dans une logique de constitutionnalisation d’un nouveau régime d’exception » a insisté Pierre Laurent, également sénateur. « Il y a un débat sur la manière dont il faut répondre dans l’immédiat à cette question de la prolongation de l’état d’urgence. Mais nous menons aussi activement la bataille sur le contrôle parlementaire, démocratique de cet état d’urgence quant à la préservation des pouvoirs judiciaires, le maintien des libertés publiques fondamentales et nous refusons notamment la suspension durable des mobilisations sociales », a-t-il poursuivi. « L’état d’exception ne peut pas être durable », a pour sa part jugé Clémentine Autain considérant notamment qu’une intervention comme celle qui a eu lieu à Saint-Denis mercredi peut être organisée « dans le cadre de l’état de droit ». Estimant qu’il eut mieux valu « porter le débat immédiatement » via un autre vote, Eric Coquerel juge cependant que celui-ci « n’est pas décisif » et qu’il n’y a pas « de différence de fond» sur l’appréciation de la situation au sein du front de gauche.

Quant aux mesures annoncées par François Hollande, qui ne figurent pas dans la  loi examinée actuellement par le parlement, comme la déchéance de nationalité des binationaux nés en France, elles suscitent une vive réaction. « Ce n’est pas d’une refondation sécuritaire et autoritaire de la République en cherchant à s’entendre avec la droite dont nous avons besoin, mais au contraire de la refondation d’une République sociale et démocratique, de la construction d’une démocratie plus forte, qui permette réellement à chacun de s’impliquer dans les affaires collectives. Nous avons besoin de plus d’égalité, de justice sociale, de libertés », déclarent les formations du Front de gauche dans un communiqué commun également rendu public vendredi.

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Borgnes, aveugles et crapules

Posté par jacques LAUPIES le 20 novembre 2015

 

Devant le flot d’informations concernant les attentats de Paris autant que l’intervention du GIGN, de la police, de l’armée à St Denis je n’avais pas envie d’évoquer une fois de plus ce drame qui frappe notre pays et bouleverse les français.

Quand vient e temps de la retraite notre disponibilité, si l’on n’est plus trop bricoleur, amateur de pétanque ou de belote, chasseur pendant la saison ou je ne sais quel pratiquant d’une activité associative compensatoire, cela peut nous conduire à somnoler devant la télé et pire, à nous abreuver, yeux et oreilles grands ouverts des programmes  que celle ci nous offre.

Avec un peu de raison il nous est possible d’y trouver des sujets intéressants à ne pas manquer et qui compensent utilement cette absence de culture générale, comme on dit, qui nous fait tant défaut. Il faut pour cela en avoir déjà un peu – de culture - car le risque et grand de se faire avoir par l’aspect distractif, que ce soit avec des séries mal ficelée, des jeux imbéciles, des niaiseries animalières (pas toutes), des informations  « faitdiversifiée » orientées, des émissions de variétés qui récoltent les septuagénaires du show business, chanteurs aux voix chevrotantes, comédiens et comédiennes reconvertis en personnages inventés pour eux, etc.

Mais voilà c’est ainsi ! L’addiction, cette pathologie qui infeste tous les domaines de notre vie, frappe aussi  le téléspectateur et le con qui vous parle n’y échappe pas. Ce con là pour sa détente aime bien les westerns, les séries avec tireurs expérimentés, les débats miteux, les infos mitraillette de BFM, de Itélé, de la 2 ou de la 3. Il aime aussi les débats parlementaires, pas tous mais les plus importants pour sa « culture » politique.  

A un âge où le sommeil vous gagne vite en lisant, pour peu que vous en manquiez, il reste cependant des spectacles et des émissions qui ne vous abrutissent pas complètement, ou pour le moins satisfont vos centres d’intérêt. Histoire de ne pas devenir complétement débiles, si tant est que cela soit possible quand la mémoire fait parfois défaut et que les jambes commencent à trottiner.

Heureusement internet offre quelques portes de sorties : on peut toujours communiquer, échanger parfois des idées parfois intéressantes et dont nous nous privons de débattre avec le voisin avec qui nos échanges sont souvent météorologiques et limités au « ca va bien ? » avec la réponse fatidique « oui mais on se fait vieux ! «  

Internet qui, malgré ses détracteurs usés dans l’âme, peut nous sauver de l’idiotie totale, ce qui évidemment n’est pas une mince affaire dans un pays où trop de monde s’étonne soudain que nous soyons, comme ça, du jour au lendemain, à la merci d’une kalachnikov ou d’un quelconque gaz toxique ! Je disais l’autre jour que Sarajevo n’était pas loin, eh bien nous y voilà car, d’un biais ou d’un autre, le méchant ou pas sera là pour que nous mettions la fleur au fusil après l’avoir déposées sur les lieux des crimes du jour. Des massacres qui, hélas ne devraient nous faire oublier par qui et ou et quand ont été commis ceux d’hier. Quand ce furent les nôtres ou ceux de nos meilleurs amis.

Et voila, cher lecteurs, et je m’excuse d’avoir dérogé, je m’apprêtais à la lecture de l’article ci dessous, de disserter sur les crapules qui nos seulement attisent les haines mais osent s’en prendre à nous communistes.

Mais est-ce bien utile vous qui connaissez l’histoire : le front populaire, Munich, le pacte germano soviétique et les conclusions tirées par les mêmes (pas toujours les mêmes d’ailleurs). Autre temps, autre époque, l’histoire ne se répète pas, dit-on, mais y en a qui voudraient bien qu’il en soit ainsi !

Vous avez dit qu’ils sont « crapuleux », le mot est faible ! Et nous serions nous borgnes ou aveugles ?

Crapuleux ! Le FN demande « la mise sous tutelle » de Saint-Denis

Fabrice Savel avec AFP
Jeudi, 19 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

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Borgnes, aveugles et crapules dans POLITIQUE

Pierre Laurent : « Saint Denis, riche de la diversité de ses habitant-e-s est une ville généreuse, solidaire, culturelle, bouillonnante d’énergie, hospitalière, combative et résistante. »
Photo : Stéphane de Sakutin/AFP
Le Front national espère profiter des attentats qui viennent d’endeuiller la France. Wallerand de Saint-Just, tête de liste FN aux régionales en Île-de-France espère récupérer des voix, sur l’assaut de Saint-Denis, en accusant les communistes qui dirigent la municipalité de Saint-Denis, d’avoir « livré » la ville à « l’islam radical ». Une accusation qui insulte la réalité d’une ville et ses habitants encore sous le choc.
Le front national est prêt à tout pour récupérer espérer récupérer des voix. Ainsi la tête de liste du Front national aux régionales en Ile-de-France, Wallerand de Saint-Just, et le candidat FN en Seine-Saint-Denis, Jordan Bardella, demandent la « mise sous tutelle immédiate » de Saint-Denis, accusant les communistes d’avoir « livré » la ville à « l’islam radical ».
« Contrôlant la municipalité depuis plusieurs décennies, le Parti communiste a dénudé Saint-Denis de son identité, livrant sciemment et progressivement ses quartiers à la violence, aux trafiquants et à l’islamisme radical et encourageant l’installation d’associations politico-religieuses extrémistes », ont affirmé les candidats frontistes.
Réagissant après l’assaut des forces de l’ordre donné mercredi contre une équipe de jihadistes dans un appartement de cette commune populaire au nord de Paris, MM. Saint-Just et Bardella « demandent la mise sous tutelle immédiate de la ville de Saint-Denis par l’Etat afin de tout mettre en oeuvre dans le but de procéder au désarmement général et à la sécurisation définitive de cette commune », selon un communiqué. Pour eux, « les responsables politiques du département et de la commune de Saint-Denis ont failli à leur tâche (…) leur responsabilité est immense ».
Tête de liste PS aux régionales, député de Seine-Saint-Denis et président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone avait appelé mercredi matin à ne pas faire de lien entre « les banlieues populaires et ces terroristes qui n’ont rien à voir avec ces populations qui aspirent à vivre normalement ».
« Non, nous n’avons pas besoin de tutelle ! Et les citoyens qui nous ont élus n’ont pas à se voir donner des leçons par le Front National », a réagi auprès de l’AFP le président socialiste du département Stéphane Troussel, estimant que par cette « déclaration scandaleuse » le parti insultait les habitants de Seine-Saint-Denis.
 » Certains peuvent effectivement avoir cet esprit un peu tordu, disait-il. Certes, nous avons une population qui vient de 130 pays différents, qui est jeune, mais on a une culture de partage, nos enfants vont dans les mêmes écoles, on fait les mêmes projets pour le devenir des jeunes générations, les musulmans côtoient les catholiques, les athées et tous les autres. Nous avons une force : faire ensemble, vivre ensemble, même si la crise est là et que c’est dur pour les gens modestes. Depuis vendredi, la ville porte une blessure. Les habitants nous disent que ce qui s’est passé n’est pas Saint-Denis avec une certaine incompréhension, de la colère. Ils refusent qu’on nous fasse porter le chapeau, qu’on fasse de nous un nid de terroristes. Ils rejettent cet amalgame. Les deuxième, troisième générations originaires d’Algérie qui vivent ici ont les mêmes rêves que le déraciné du fin fond de la Bretagne qui vit aussi ici. »
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Black friday : le PCF ne partage ni le fond ni la méthode choisie de non réponse aux usagers

 Les dirigeants de certaines organisations de professionnels libéraux appellent à une grève « dure » contre le projet de loi santé. Nous n’ignorons pas les intentions de nombre d’entre eux.

Le PCF ne partage ni le fond ni la méthode choisie de non réponse aux usagers.

Les communistes, s’ils sont opposés au projet de loi Santé, soutiennent le principe du tiers-payant permettant de ne pas faire l’avance des frais, et cela d’autant plus, dans un contexte où une part grandissante de nos concitoyens hésite, voire même renonce aux soins pour des raisons économiques.

Le PCF milite pour le développement du service public et des réponses de proximité avec l’arrêt des fermetures d’activités et de services. Une loi progressiste est possible et nécessaire.

 

Retrouvez le communiqué de presse du PCF sur la loi Santé

http://www.pcf.fr/67912

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Face à la situation : vigilance et espoir !

Posté par jacques LAUPIES le 19 novembre 2015

 

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Un contexte qui positionne le Président à son avantage ?

J‘aurais plutôt tendance dans nombre de situations politiques à rester toujours plus dans la critique que dans l’éloge de nos gouvernants ou de la droite. Certains pourront dire que c’est par pur sectarisme, comme celui qui, attaché à son dogme, n’en démord pas.

Toutefois au risque de me bercer d’illusions il m’arrive parfois de reconnaître les aspects positifs des  politiques, fussent ils un moment des alliés ou parfois de rudes adversaires.

Mais une chose est sure, chaque fois j’essaie de définir mon point de vue à partir de causes très visibles qui expliquent ces comportements. Ces causes généralement sont liées à des intérêts de classe et prennent appui sur des concepts idéologiques classiques pouvant les justifier ! Il arrive  très souvent qu’elles tiennent compte de la réaction des populations, laquelle se manifeste parfois spontanément, avant même que ces populations aient pu être manipulées. Du coup s’il s’avère que cette réaction se trouve en accord avec quelque vérité que nous avions pu énoncer, il serait d’autant plus injuste et malhonnête de ne pas nous en réjouir.

Depuis des lustres, et ce blog en témoigne nous expliquons que les adeptes de l’intégrisme religieux (ou encore la délinquance) spéculent sur le découragement, le refus de reconnaissance d’une jeunesse socialement marginalisée.

Depuis le passage à l’acte violent du à la révolte où à l’endoctrinement fanatique, nous attirons l’attention sur la nocivité des politiques étrangères (souvent proche ce celle de la canonnière)  , du recours aux interventions militaires en refusant les coopérations avec les pays soumis à des difficultés économique et politiques bloquant leur émancipation.

Et, lorsque surviennent les situations inextricables (Israël, Irak, Afghanistan, Lybie, Syrie, etc.) nous indiquons la nécessité de négocier, de prendre pour cela en compte que, toute négociation se fait à partir de rapports de force et, avec des adversaires ou amis qui, naturellement  ne pensent pas  comme nous.

Mais peut-on lorsque le pire survient, que la mort s’abat sur nos semblables dans toute leur diversité, il devient bien difficile de nier certaines réalités, certaines mauvaises appréciations pour ne pas dire erreurs. Comment faire oublier le passé en tentant d’éteindre l’incendie qui se déclare ou le feu que l’on n’a pas su maitriser ?

Américains et Russes pour ne citer qu’eux mettent de l’eau dans leur vin parce que les peuples peuvent demander des comptes ou commencent à manifester des interrogations. Celui de France, touché au cœur, traumatisé, ne saurait tarder à le faire. Mais oublier les motivations économiques et géopolitiques n’est pas permis !

Qu’importe le degré de sincérité et les intentions que l’on peut prêter à tous ceux qui nous ont habitué à des fluctuations politiques nationales ou internationales. Nous devons prendre en compte, dans la lucidité, une situation nouvelle. Dans la lucidité et sans oublier les causes des violences qui s’installent.

Certains à droite prennent en compte des adaptations de la majorité à la situation et à la manière (très médiatisée) dont le pouvoir actuel gère la crise provoquée par les attentats mais la nécessité pour eux de ne pas afficher trop d’opposition en en la circonstance les conduit à baisser le ton comme le démontrent les débats à l’assemblée et la formule souvent employée  : « Surtout ne pensez pas que nous voulions polémiquer mais… » .

Alors comme on dit « pas d’angélisme » mais aussi de l’espoir. Ce n’est pas incompatible !

 

 

 

Face à la situation : vigilance et espoir ! dans POLITIQUE

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Déclaration des communistes au Congrès et à son issue

Posté par jacques LAUPIES le 18 novembre 2015

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Attentats Paris – Intervention d’André Chassaigne au Congrès

 

 

Messieurs les présidents,

Mes chers collègues,

Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et Messieurs les ministres,

 

La vie, la liberté ont été frappées, ensanglantées, à nouveau à Paris.

Le terrorisme aveugle a tué des anonymes, dont nous découvrons progressivement les noms inscrits sur la liste interminable des vies volées lors de cette sinistre soirée de vendredi.

Sans faire de distinction d’origine ou de religion, les criminels ont frappé aveuglément. Ils ont frappé dans des « lieux de vie où l’on fête la vie », un stade de foot, un restaurant, une salle de concert…

À travers le visage des victimes, c’est le visage de la France et de l’humanité dans toute sa richesse, sa jeunesse et sa diversité qui a été visée par ces actes de barbarie.

C’est la République, ses valeurs, son histoire, ses lumières, qui viennent, une fois encore, d’être frappées au cœur.

Mais la République est débout. Elle est débout et elle le restera !

Elle est debout car elle est forte de ses valeurs de Solidarité et de Fraternité.

Nos infirmières et médecins, nos forces de l’ordre, nos concitoyens ont su se mobiliser et incarner ces valeurs par leur dévouement. Leur implication de tous les instants depuis les attaques terroristes.

Ces gestes de solidarité ont pris des formes multiples, y compris par les réseaux sociaux. Les Parisiens ont ouvert leurs portes aux personnes qui cherchaient un abri pour fuir le chaos, ils donnent aujourd’hui leur sang après l’appel au don qui a été lancé par les autorités.

Ce formidable élan de solidarité de ces héros anonymes associé au courage et au dévouement du service public de la police, de la gendarmerie, des pompiers, du Samu et des soignants prouve combien notre pays est grand, combien il est beau quand les citoyens s’unissent, quelles que soient leur situation sociale, leur couleur de peau, leur origine, leur religion, pour résister à la barbarie et la violence aveugle.

C’est à cet élan de résistance qu’il faut donner force et durée contre le poison de la division que des voix irresponsables ont malheureusement répandu, dès les premiers instants. La division de notre communauté nationale est l’objectif recherché, théorisé, des terroristes qui agissent au nom de Daech. Tous ceux qui alimentent cette division, sont, de fait, des relais de Daech.

C’est pourquoi nous refusons tout amalgame, tout discours islamophobe qui tente de récupérer le drame national. Ce serait à la fois profondément injuste et dangereux. Les musulmans ne forment qu’une communauté, celle qu’ils forment avec nous, la communauté nationale. Eux aussi sont assassinés par les terroristes, eux aussi font vivre notre pays, sa police, son armée, ses écoles, ses hôpitaux come ses usines. Eux aussi aspirent à la paix. En les stigmatisant, c’est la communauté française toute entière qui est fragilisée. Ce serait la première des victoires des terroristes.

Notre pays a besoin, plus que jamais, d’un Etat fort et de refonder son avenir sur des choix politiques transformateurs et partagés, affrontant courageusement toutes les dominations, toutes les discriminations, toutes les inégalités pour offrir un rempart solide face aux divisions.

Face à la terreur, le pire peut se produire. Le pire, mais aussi le meilleur. Nous l’avons vu au cours de ces trois derniers jours.

Ensemble, luttons jusqu’au bout pour que le meilleur l’emporte face à l’épreuve qui frappe notre peuple, ou plutôt les peuples du monde, afin qu’ils ne sombrent pas dans les pires turpitudes, comme le souhaite l’ennemi que nous devons affronter et combattre sans pitié.

Je dis les « peuples du monde » parce que les terribles images de ce vendredi soir sanglant dans notre capitale et la frayeur qui s’est abattue sur notre pays nous ont donné un aperçu de ce que vivent les milliers de réfugiés qui fuient les théâtres de guerre, notamment en Syrie et en Irak, où prospère Daech.

Daech, cette créature monstrueuse qui a frappé en moins d’un mois Ankara, Beyrouth et Paris n’est pas un phénomène spontané. Daech a une histoire dont les racines sont ancrées dans la situation de chaos provoquée par les interventions de 2003. Depuis la guerre en Afghanistan, les foyers du terrorisme international se sont multipliés. Al Quaeda – « création américaine », selon les propres mots d’Hilary Clinton – est aujourd’hui supplantée par Daech que la politique occidentale menée dans la région a en grande partie enfanté.

C’est pourquoi il conviendra de s’interroger, avec le Parlement dans son ensemble, sur les effets de notre politique internationale et diplomatique dans la guerre contre Daech. Nous devrons mesurer les conséquences des « guerres globales contre le terrorisme » sur le recrutement de ses terroristes, autrement dit sur le terreau qui alimente cette armée. Nous devrons réfléchir sur les moyens, au-delà des bombes, de terrasser notre ennemi en asséchant ses mannes financières colossales. Nous devrons enfin nous demander si les peuples sont prêts à tous les compromis avec les puissances fondamentalistes de la région au prétexte qu’elles sont libérales économiquement et que nous commerçons avec elles. Je le dis avec gravité : nous ne serons pas en mesure d’offrir la sécurité légitime auquel notre peuple aspire sans résoudre toutes ces questions.

L’état d’urgence a été déclaré sur notre territoire national et devrait être prolongé pour plusieurs mois. Le parlement devra donner son autorisation dans les jours qui viennent et modifier la loi de 1955. Nous examinerons ce projet de loi avec la volonté chevillée au corps d’offrir la meilleure des sécurités à nos concitoyens sans mettre en péril les libertés auxquelles ils sont, et nous sommes, tant attachés. Protéger les français, notre République, c’est aussi protéger nos libertés fondamentales. Cette approche doit être au cœur de nos décisions.

Le Gouvernement doit être assuré de notre soutien à toutes les mesures qu’il mettra en place pour vaincre les criminels qui sont à l’origine de ce cauchemar dont nous avons peine à sortir, pour déjouer tous les crimes que Daech souhaiterait perpétrer sur notre territoire ou dans d’autres pays pour former son califat bâti sur les ruines de l’Irak et de la Syrie.

Il doit être également convaincu de toute notre détermination à ne pas voir notre pays sombrer dans la peur et les divisions qui nous conduiraient aux pires erreurs que notre ennemi souhaite nous voir commettre.

Nous œuvrerons donc, encore et toujours, pour donner à notre Etat les moyens de sa propre force et de son courage, les moyens de remplir ses missions régaliennes sans lesquelles nous sommes condamnés à l’échec. Comment vaincre sans une armée et une police forte ? Comment résister sans un service public de secours et de santé performant ? Comment prévenir sans une école à la hauteur de sa lourde tâche d’éduquer et de former les citoyens de demain ?

Ces questions nous semblent essentielles.

Le deuil national dure trois jours, le deuil personnel de chacune des familles touchées durera infiniment plus longtemps. Chacun, je le crois ici, aura aussi un long travail de deuil à faire et pleurera encore longtemps toutes ces victimes qui sont une perte immense pour notre pays.

Je pense aussi à tous nos enfants qui doivent continuer à s’épanouir malgré un environnement violent. C’est pourquoi, nous responsables politiques, représentants de la nation, nous devons faire face au défi terroriste avec responsabilité, courage et dignité.

Nos concitoyens comptent sur nous pour être à la hauteur, dans l’unité et la cohésion nationale pour leur offrir un monde meilleur, un monde plus juste.

Et alors, nous pourrons dire avec le poète : « un jour pourtant un jour viendra couleur d’orange, Un jour de palme un jour de feuillages au front, Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront, un jour comme un oiseau sur la plus haute branche ».

 

 

 

Pierre Laurent débattra dans Des paroles et des actes sur France 2

Jeudi 26 novembre à 20h50

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