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Une histoire de drapeau et d’hymne national !

Posté par jacques LAUPIES le 29 novembre 2015

 

Vous en faites pas les amis, ce n’est qu’un début. Comme ça pas de problème pour ceux qui appliquent le dispositif « d’état d’urgence » A coups de communiqués abondants ils ont la parole rassurante ou inquiétante selon le cas ! Une parole qui fait grimper dans les sondages ceux qui en ont besoin. Ils s’en tireront bien.  Enfin ceux qui sont optimistes le croient !

Quant aux autres qui grimpent aussi, qui rêvent de gouverner demain avec autorité, l’exemple est donné : ils trouveront bien quelques terroristes pour plus de sévérité quand il le faudra ! De quoi faire chanter des Marseillaises et agiter des drapeaux tricolores.

Mon grand père m’a toujours dit que cela on ne le fait pas n’importe ou et avec n’importe qui.

Pour preuve combien d’américains ont chanté leur hymne national sur les cercueils des morts en Irak, en Afghanistan et bien avant au Viet Nam, eux qui mettent des drapeaux étoilés un peu partout. Piètre fierté pour des causes coloniales et impérialistes…

De grâce ne les imitons pas et s’il faut abattre Daech, ce fascisme des temps modernes, ce ne peut être que l’affaire des Nations Unies et pas d’un ou deux ou trois pays qui vont la bas, guerroyer pour défendre des intérêts non de leurs peuples mais d’une classe…

J’ai eu ce privilège (si l’on peut dire) de connaître la libération et de voir aux fenêtres de la ville où j’habitais, côte à côte les drapeaux des vainqueurs alliés : américains, anglais, russes et français. Tous les drapeaux des pays vainqueurs n’y étaient pas. Je me souviens même qu’évidemment il était plus facile pour nous de nous procurer le rouge et le tricolore mais ce n’était qu’une affaire de circonstances locales. 

Gamin j’étais imprégné du sens de cette guerre gagnée, et j’avais une petite idée de grâce à qui et pourquoi ? Enfin autant que la culture du milieu ouvrier et mineur ou j’évoluais le permettait. Un roman à faire pour décrire cela !

Qu’est ce qu’un gamin pense aujourd’hui, je me le demande ? En tout cas je ne peux que souhaiter qu’il entonne La Marseillaise quand les porteurs de haine seront battus par tous les drapeaux des peuples du monde.

Je n’avais pas de drapeau tricolore. Il n’y a dans mon débarras que des drapeaux rouge et un drapeau arc en ciel. Cela aurait fait un peu désordre si je les avais sortis. Aussi je me suis rallié si l’on me pose la question à répondre par le même geste de mon voisin qui, se tournant vers moi la main sur le cœur, m’a dit à propos des victimes : c’est là !

 

 

L’état d’urgence met en joug la démocratie climatique

Marie-Noëlle Bertrand
Samedi, 28 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

D’abord, l’interdiction de manifester. Maintenant, des assignations de militants… le mouvement climat, et plus globalement les militants écolos de tout poils semblent être devenus une cible comme une autre pour les orchestrateurs de l’état d’urgence.

A l’avant veille de l’ouverture de la COP21, le décompte est désormais officiel : les 40 marches pour le climat prévues ce week-end à travers toute la France, et dont beaucoup avaient été confirmées par les maires, sont dorénavant toutes annulées. Interdites, celle de Marseille, celle de Rouen ou encore celle de Lyon, où devaient converger plusieurs centaines de personnes qui entendaient exprimer leur exigence de plus de justice climatique. Interdites, de la même manière, celles de Besançon, de Jaujac ou encore de Strasbourg… Les ordres sont tombés du Ministère de l’Intérieur, relayés, selon les cas, par les préfectures. Raison de sécurité, invoquent les autorités, dont la sentence aura parfois attendu le tout dernier moment pour être administrée. Déni de démocratie, affirment désormais les 130 organisations de la société civile – ONG, associations ou syndicats – impliquées dans la Coalition climat 21, et qui dénoncent, dans un communiqué furibard, des abus allant bien au-delà de la seule interdiction de manifester.

Alors que les  collectifs locaux à l’origine des marches initialement prévues « ont pour nombre d’entre eux proposé des formes alternatives de mobilisation – chaînes humaines, points d’informations, ou autres… – « certains militants ont été convoqués au poste de Police pour se faire rappeler la stricte interdiction d’organiser tout type de mobilisation en extérieur », relève la Coalition. Le cas s’est vu pas plus tard que ce samedi, à Rouen.

« Les restrictions aux libertés de réunion et de mouvement croissent depuis la mise en place de l’état d’urgence », reprend le communiqué. Et de citer le cas de l’Université Paris 7, dont la présidence aurait ainsi fermé ses portes « aux étudiants qui souhaitent organiser des rencontres autour du climat tout au long du week-end ».

Ce n’est pas tout. « Des militants engagés dans des initiatives artistiques ou protestataires liées à la tenue de la COP21 à Paris sont directement visés. Au cours des dernières 48 heures, des perquisitions musclées ont eu lieu dans des lieux de vie et de travail collectif de la proche banlieue parisienne. » Des échos font par ailleurs état de perquisitions dans des squattes d’artistes à Paris intra muros.

« Au moins deux personnes sont assignées à résidence », reprend la Coalition climat 21 (d’autres sources parlent de 24 assignations, lire par ailleurs sur le site), « d’autres sont interdites d’entrée en Ile-de-France. Du matériel informatique ou photo/vidéo a été saisi sans explication. D’autres personnes, au motif qu’elles ont dans le passé participé à des manifestations ou qu’elles sont membres de groupes estimés “radicaux”, font l’objet de perquisitions brutales et de confiscation de biens personnels. »

Jeudi, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) avait déjà dénoncé une assignation à résidence visant un membre de l’équipe juridique des mouvements citoyens – entre autre la Coalition climat. Alors que les contrôles aux frontières ont été renforcés, plusieurs groupes étrangers, « venant de Belgique et d’Espagne, qui organisent des déplacements collectifs en bus et à vélo afin de rallier Paris, se sont vus notifier la garantie d’être empêchés d’entrer sur le territoire français », poursuit celle-ci dans son communiqué.

Excessif ? Pire, dangereux, affirment les ONG. « Nous, organisations de la société civile sommes convaincues que nous ne parviendrons pas à endiguer le réchauffement climatique en renonçant à nos libertés et à nos droits fondamentaux », insistent les membres de la Coalition climat 21. « Nous affirmons donc notre solidarité avec toutes les personnes, militants du climat ou non, victimes de ces abus manifestes de la situation d’état d’urgence, et demandons au gouvernement et au Président de la République d’y mettre immédiatement un terme. »

François Hollande se sera contenté, ce samedi, à l’occasion d’une rencontre avec 14 des ONG impliquées dans le lutte climatique, de souhaiter que les « multiples évènements prévus pendant la COP21 puissent bien se tenir, dans les meilleures conditions. » Pas plus de précision quant à la vague de censure constatée par les organisations..

Dès le 16 décembre, Manuel Valls avait confirmé l’interdiction, pour des raisons de sécurité, de la grande marche pour le climat initialement prévue à Paris le dimanche 29 novembre. Etaient menacés, aussi, à travers les propos du Premier ministre, la quarantaine de marches prévues en régions, sans que rien, alors, ne soit précisé d’une quelconque façon.

Immédiatement, plusieurs organisations avaient alerté sur le fait que ces interdictions de manifester sur la voie publique étaient loin d’être équitable dans le choix de leur cibles. « Si les règles avaient été appliquées de façon non discriminatoire, l’interdiction des marches pour le climat aurait pu se justifier », notait ainsi Maxime Combes, responsable d’Attac. « Or, force est de constater que ce n’est pas le cas. » Les rendez-vous commerciaux – grandes surfaces et autres marchés de Noël, où convergent des dizaines de milliers de personnes – n’ont à ce jour, connu aucune forme de censures. Pas plus que les match de foot professionnels.

Le 17 novembre, 120 personnalités lançaient un appel au maintien des initiatives citoyennes prévues dans le cadre de la COP21. Près de 20 000 personnes l’ont à ce jour signé. Il est toujours en ligne : https://alternatiba.eu/appel-pour-le-maintien-des-mobilisations-citoyenn…

 

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