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Politique ou technique !

Posté par jacques LAUPIES le 17 novembre 2015

 

J’exagère sans doute en mettant au niveau de pure réponse technique les modifications constitutionnelles et les mesures envisagées au niveau des moyens. Cependant les débats provoqués par les terribles attentats semblent bien par ce biais oublier les questions de fond qui sont à leur origine. Car même si les dispositions envisagées par le Président de la République pour protéger les français sont parfois justifiées elles ne peuvent apporter de solution durable.

La seule réponse possible contre ces menaces qui pèsent sur nous est bien d’éradiquer un processus de développement de l’EI dont certains pays occidentaux sont responsables, Etats Unis en tête, notamment après l’intervention en Irak provoqués par un mensonge d’état. Laquelle intervention est prolongée par notre actuel engagement militaire pour réparer les désastreuses conséquences des américains, pour défendre des intérêts économiques avec leur implication géopolitique. Ni plus ni moins !

Donc nous voilà placé dans un contexte de guerre, malgré nous si j’ose dire et c’est avoir beaucoup d’indulgence pour certains qui s’abreuvent de Marseillaise, de minutes de silence, de bougies et de fleurs.

Il m’arrive d’être ému, de pleurer même lorsque de tels symboles de la solidarité nationale m’apparaissent à l’issue de souffrances subies par des êtres vulnérables (innocent comme les qualifiée improprement car tous ne sont pas des enfants) ou de victimes de combats héroïques ou encore d’actes de  sauvetage au risque de perdre leur propre vie !

Mais voir des représentants du peuple dans leur diversité d’opinion, malgré l’opposition de leurs intentions et de leurs actes,  se livrer en cœur à ces  exercices mis en scène et médiatisés inconsidérément,  cela ne m’inspire pas le respect et surtout de croire en leur crédibilité.

Tout bonnement parce que parmi eux  se trouve une majorité qui a fermé les yeux ou pire contribué à créer les conditions de l’émergence de ces comportements de révolte haineuse prévisibles depuis des décades. De mémoire je me souviens de ce que disaient les communistes il y a quarante ans de cela indiquant qu’il fallait en finir avec les ingérences dans la vie de nations et s’en remettre aux peuples pour réaliser leur émancipation.Que cela passait par la coopération avec eux et l’aide au développement.

Le moins que l’on puisse dire est que nous n’avons jamais cessé, après la décolonisation de pendre parti dans des conflits internes, et récemment d’intervenir y compris militairement au prétexte de la défense de la démocratie, de la liberté, des droits de l’homme.

Nous voyons le résultat ! Alors un peu de décence de la part de tous ceux qui n’ont pas entendu nos avertissements sur les conséquences de notre implication dans la déstabilisation, de l’extérieur, de régimes autoritaires, voire dictatoriaux. Cela ne peut-être que l’affaire des peuples et si par exemple la Tunisie a pu progresser dans ce sens c’est bien parce que nous ne nous en sommes mêlés.

Autre chose est d’exprimer notre vision, nos souhaits  sur le plan diplomatique.

Au final, si j’ai bien entendu, le Président en appelle à une action internationale coordonnée ou appuyée par l’ONU et acceptée par tous les pays impliqués dans le conflit syrien pour aboutir à l’autodétermination à terme des syriens. Aura-t-il fallu le drame du 13 novembre pour en arriver là ? Peut-être mais les interrogations et le comportement de notre peuple n’y sont pas pour rien ! Et tant mieux car la réponse de la paix dans la dignité est bien là !

Il faut changer la logique de notre politique internationale, après 15 ans de logique de guerre

A Versailles, le discours martial de François Hollande

Lundi, 16 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

Face au congrès, martelant le mot guerre, le président de la République a annoncé une série de mesures sécuritaires et le renforcement des pouvoirs de la police afin d »éradiquer les terroristes », de type « Patriot act » à la Française.
Avec un peu de retard sur l’horaire prévu François Hollande, le visage fermé, a prononcé un discours délibérément aitoritaire devant le congrès après une minute de silence.
Réaffirmant « l’Etat de guerre » au tout début de son allocution, le président a debuté son intervention en évoquant la politique internationale.
Le Président a déclaré avoir demandé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU en vue d’acter l’objectif de lutter contre le groupe Etat islamique. Il a également confirmé la volonté de la France d’intensifier ses opérations contre le groupe terroriste en Syrie. Il a cependant assuré que l’Europe devait toujours accueillir « dans la dignité » les réfugiés qui relèvent du droit d’asile, mais « renvoie dans leurs pays ceux qui n’en relèvent pas ».
François Hollande a également appelé à la « solidarité » des autres pays de l’Union européenne face au terrorisme, car « l’ennemi n’est pas un ennemi de la France, c’est un ennemi de l’Europe ».
« Chacun est désormais face à ses responsabilités, les pays voisins, les puissances, mais aussi l’Europe », a-t-il déclaré aux parlementaires réunis en Congrès à Versailles.
« J’ai demandé au ministre de la Défense (Jean-Yves Le Drian) de saisir dès demain (mardi) ses homologues européens au titre de l’article 42.7 du traité de l’Union qui prévoit que lorsqu’un Etat est agressé tous les Etats membres doivent lui apporter solidarité face à cette agression », a-t-il dit.
« Car l’ennemi n’est pas un ennemi de la France, c’est un ennemi de l’Europe », a-t-il ajouté. « Et l’Europe, elle ne peut pas vivre dans l’idée que les crises qui l’entourent n’ont pas d’effet sur elle. »
Revenant aux mesures sécuritaires sur notre territoire, François Hollande a annoncé le vote, mercredi prochain, de la prolongation de l’Etat d’urgence pour trois mois.
Il va demander la prolongation de l’état d’urgence, via une proposition de loi au Parlement, avec un « régime juridique renforcé » pour certaines mesures comme l’assignation à résidence ou les perquisitions administratives. Il souhaite l’adapter à « l’évolution des technologies et des menaces ».
Vers une « normalisation » d’un état d’exception et une restriction sans précédent des libertés ?
Le président François Hollande a exprimé lundi devant le Congrès réuni à Versailles son souhait de « faire évoluer la Constitution pour permettre aux pouvoirs publics d’agir, conformément à l’Etat de droit, contre le terrorisme de guerre ».
Selon le président, l’article 16, qui régit les conditions d’attribution des pouvoirs exceptionnels au président, et l’article 36, qui porte sur l’état de siège, ne sont « pas adaptés à la situation que nous rencontrons ».
Le recours au premier « implique que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels soit interrompu », le second est « décrété en cas de péril imminent, résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection à main armée » et permet de transférer des compétences « de l’autorité civile à l’autorité militaire ».
« Chacun voit bien qu’aucun de ces deux régimes n’est adapté à la situation que nous rencontrons. Le fonctionnement régulier des pouvoirs publics n’est pas interrompu et il n’est pas concevable de transférer à l’autorité militaire des pouvoirs », a-t-il expliqué.
La Constitution doit, selon lui, offrir un « outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles pour une certaine durée sans recourir à l’état d’urgence et sans compromettre l’exercice des libertés publiques ».
« Cette guerre d’un autre type face à un adversaire nouveau appelle un régime constitutionnel permettant de gérer l’état de crise », a-t-il estimé.
Une augmentation des moyens et des pouvoirs de l’armée et de la police.
Le président François Hollande envisage la création d’une « garde nationale » formée de « réservistes » de la Défense, qui représentent un « gisement » encore « insuffisamment exploité », a-t-il dit dans son allocution lundi devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
« Je souhaite également que l’on tire mieux parti des possibilités des réserves de défense, encore insuffisamment exploitées dans notre pays, alors que nous avons justement ce gisement », a déclaré le président de la République. « Les réservistes sont un élément fort du lien entre l’armée et la Nation, ils constituent les éléments qui peuvent demain former une garde nationale encadrée et disponible », a-t-il ajouté.
La COP 21 et les élections régionales maintenues
Le président François Hollande a confirmé lundi que les élections régionales auraient lieu comme prévu les 6 et 13 décembre, malgré les attentats meurtriers perpétrés vendredi 13 à Paris.
François Hollande a été ovationné debout lundi, à l’issue de son discours post-attentats de près d’une heure devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, avant que tous les présents dans l’hémicycle entonnent La Marseillaise.
Resté à la tribune, le président a lui-même chanté l’hymne national, avant de quitter l’hémicycle, pour laisser place au débat entre groupes politiques de l’Assemblée nationale et du Sénat.
 

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