• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > POLITIQUE
  • > Un quartier populaire victime de cette folie qui a frappé là où essentiellement de jeunes adultes se retrouvent

Un quartier populaire victime de cette folie qui a frappé là où essentiellement de jeunes adultes se retrouvent

Posté par jacques LAUPIES le 16 novembre 2015

DSC_1302-1

 

Ce quartier je le connais bien pour y avoir non seulement exercé une activité de voyages dans le cadre du tourisme social mais également pour y avoir habité à peine à une centaine de mètres du lieu de l’attentat.

La rue de la Fontaine au Roi qui doit son nom à une canalisation qui alimentait le centre de la capitale, part du Canal St Martin (angle avec la rue du Faubourg du Temple) pour aboutir en pente montante le Boulevard de Belleville en croisant l’Avenue Parmentier.

Avant les années quatre vingt on y rencontrait encore des boutiques artisanales, des commerces de gros et demi gros, datant du début du siècle dernier, un ou deux cafés seulement. 

Les locaux de l’immeuble ou nous occupions dès 1988 avaient abrité un artisan désigner fabricant des luminaires, notre voisin  un ancien fourreur à la retraite avait fermé son rideau de fer comme il y en a tant dans ce quartier, l’autre était un cafetier à l’angle de la rue Barbier où se trouvait en face une marchand d’outillage.

Il y avait même un restaurant, en face la Rue Barbier ou régulièrement se retrouvaient des militants du Parti Ecolo dont j’ai oublié l’appellation à l’époque !

Déjà s’installaient de nombreux restaurants repris ou créés par des gens d’origines diverses (Algérienne, Ivoirienne, Cubaine notamment. Une activité relativement présente dans ce quartier mais qui n’avait pas d’équivalent avec celle que connaissait, non loin de là, la rue de Ménilmontant prolongement de la rue Oberkampf très fréquentées le soir à hauteur de la place Maurice Chevalier, ou simplement, de l’autre côté du pâté de maison, la rue du Faubourg du Temple ou se trouve le Palais des Glace.

Déjà début des années 2000 apparaissait une clientèle constituée à midi d’employés, travaillant non loin de là et le soir de jeunes adultes dans des bars dont celui qui jouxtait notre agence, transformé à peu de frais pour ce type de clientèle, des étudiants du quartier mais aussi d’ailleurs.

Mais dans ce quartier avec des loyers réputés plus accessibles à l’époque il n’était pas rare de rencontrer des artistes, des comédiens, ce qui semble être toujours le cas.

Lorsque ce soir ont été présentées les photos de victimes ou d’amis qui étaient parfois là avec eux, j’ai bien reconnu cette jeunesse que l’on a sauvagement frappé et qui a des points communs avec celle qui, en d’autre lieu, à subi la même haine. Bien sur on ne va pas ici dire que le crime aurait été moins cruel s’il avait frappé d’autres franges de la population Ce serait indécent mais il n’empêche que l’acte des assassins semble bien orienté ! Est ce par la facilité, à cause du nombre de personnes présente à cette heure de la soirée, ou pour d’autres raisons ! On peut se poser la question ?

Attentats à Paris. « On a essayé d’aider, mais on a surtout compté les morts »

Pierre Duquesne
Samedi, 14 Novembre, 2015
Humanite.fr

 

carillon.jpg

Un quartier populaire victime de cette folie qui a frappé là où essentiellement de jeunes adultes se retrouvent dans POLITIQUE

Hommage aux victimes des attentats de Paris, devant le bar Le Carillon, ce samedi 14 novembre.
Photo : D. Faget/AFP
Le café Le Carillon fut l’un des premiers lieux visés par les meurtriers vendredi soir. Notre reporter a passé une partie de la soirée avec les rescapés et les étudiants en médecine venus spontanément porter secours. Récit.

Il est 22h15, sur les bords du canal Saint-Martin. Une bande de copines trentenaires  descendent le canal Saint-Martin, parlant haut et fort. Elles rient. Elles s’amusent. Elles n’ont pas encore regardé leur fil twitter ni leur smartphone. Elles ne savent pas encore. L’horreur s’est abattue à l’angle de la rue, à une centaine de mètres à peine. Une dizaine de corps sont allongés sous l’auvent défraîchi du café « Le Carillon », à l’angle des rues Alibert et Bichat.

« Le Carillon, c’est une institution dans le quartier. Jeudi soir, il y avait plus de 50 personnes sur le trottoir. Ce soir, comme tous les vendredi, c’était bien plus rempli », raconte Théa, une anglaise installée dans le quartier depuis une quinzaine d’années. Elle est venue, cette fois-ci, dans le resto d’en face, au Bistrot de l’Oie. «Nous avons entendu des tirs réguliers et espacés. Tak ! Tak ! Tak ! Tak ! Tak ! raconte son père en mimant la scène. Cela a duré longtemps, presque une minute. Au début nous avons cru qu’il s’agissait de pétards. On n’a pas compris. Nous avons réalisé quand nous avons vu les gens courir pour se réfugier vers le restaurant. Et puis, la fumée des canons a commencé à se propager dans la rue.» Certains se mettent sous une table. Un verre tombe. « On a cru que c’était une balle », poursuit Théa.

« C’était un carnage »

Les balles, les vraies, ont d’abord fauché des clients du Carillon, juste en face. « On s’est fait mitraillés », dit une des rescapés, regroupés dans la pizzeria Maria Luisa, en face. Derrière elle, un impact de balle a transpercé l’un des paravents en verre de la terrasse. En état de choc, elle raconte au téléphone : « Quinze secondes avant, j’y passais. Quinze secondes après, j’y passais. » D’autres restent pétrifiés, silencieux. Un homme tente de rassurer une autre victime, qui pleure de rage. « Que veux-tu… On ne pouvait rien faire. C’était un carnage. Tenir la main. Aider à évacuer les voitures, les blessés… C’est déjà beaucoup. On ne pouvait rien faire de plus. » Une serveuse répète en boucle qu’elle était « tétanisée ». « Au fond de moi, je me disais : il faut aider les clients. Mais je ne pouvais pas bouger. J’étais tétanisée. » « T’es allongé par terre, et tu te dis que tu vas quand même prendre une balle. C’était horrible », dit un autre habitué des lieux. Quand ils ne répondent pas aux officiers de police judiciaire, ils sont pris en charge par des agents de la protection civile, venus en nombre.

Des voisins, aussi, ont apporté leur aide. Charlotte, étudiante en sixième année de médecine, habite au-dessus du Maria Luisa. Elle dînait avec Julien, lui aussi interne. Elle a vu deux hommes tirer, habillés en noir, mais s’est vite mise à l’écart des fenêtres. « Nous avons attendu cinq minutes, puis nous sommes descendus », raconte la jeune femme, 25 ans, qui tient ses baskets à la main. Ses semelles sont tâchées du sang des victimes. «Nous avons essayé de vite faire le tri pour identifier ceux qui pouvaient être secourus. On a surtout compté les morts », raconte Julien, exténué. Ses mains tremblent. « Beaucoup d’internes de l’hôpital Saint-Louis viennent au Carillon pendant les pauses. Cela a bien aidé. Certains d’entre eux ont couru à l’hôpital chercher du matériel et des soutiens. Les blessés ont été rapidement évacués. » Il y avait au moins douze morts allongés sur la terrasse du Carillon.

« On y croise ses voisins en allant faire le marché »

« Le Carillon, c’est un bar encore typique. Un lieu authentique qui n’a pas été rénové, explique Théa. Un point de rendez-vous pour tous les habitants du quartier. Les parents d’élèves viennent le matin après la sortie de l’école. On y croise ses voisins en allant faire le marché. » Des salariés viennent prendre leur petit noir, pas cher. Ces dernières années, ce vieux café, avec ses tables usées et ses faïences ébréchées, est devenu à la mode. Il figure aujourd’hui dans certains guides touristiques. C’est tout cela que les terroristes ont voulu abattre. Un de ces bistrots du quartier, souvent tenus par des Kabyles, où l’on aime se rencontrer. Où se mélangent le Paris populaire et le Paris de la nuit.

Yann devait aussi retrouver ses amis, ce vendredi soir. Il s’engage dans la rue de Charonne quand il entend des coups de feu. Des gens se précipitent vers lui en courant. Avec eux, il se réfugie dans le sous-sol d’un café. « J’ai d’abord cru à un règlement de compte. » Ce jeune homme, qui vit à côté du Bataclan, est finalement resté dormir chez un proche, avec cinq autres amis. Combien, comme lui, ont trouvé refuge dans un bar, chez des copains, dans le hall d’un immeuble ? « Je crois que tous les Parisiens ont été hier soir des témoins directs ou indirects. Tous les habitants connaissent ces lieux, des amis qui ont été touchés… »

 « Nous sommes dans ce moment où chacun s’aperçoit qu’il connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui était là-bas, réagit Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris sur son profil Facebook. Paris est un village.»

Vers 1 heure du matin, Julien Pearce attend, hébété, devant un barrage policier à proximité du Bataclan. Ce jeune journaliste d’Europe 1 a déjà mainte fois raconté, sur sa radio, « l’enfer » de cette soirée. Le calme effrayant des trois jeunes assaillants, vêtus de noirs, qui tiraient « de manière aléatoire » dans la foule. Comment les spectateurs se sont vite mis à terre, les uns sur les autres, pour se protéger… « C’était un tir au lapin », raconte-t-il à ses confrères sur l’asphalte du boulevard qu’il n’arrive pas à quitter. Il attend, livide, de savoir ce que sont devenus ses amis, restés à l’intérieur. Un peu plus loin, la place de la République est désertée. Un énorme graffiti biblique recouvre la statue de la Marianne :

Face aux attentats, rassemblons-nous pour la liberté, l’égalité, la fraternité, et la paix (Pierre Laurent)

Panier

Notre pays vient de vivre l’un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.

Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s’en sent profondément meurtri.

Nous saluons l’action des forces de l’ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s’est immédiatement manifestée.

Moins d’un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur.

Alors que l’État d’urgence vient d’être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous.

J’appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l’égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales.

Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l’émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.

Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d’espoir pour notre peuple.

Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.

 

Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste français,

« Tu ne tueras point ». L’esprit du 11 janvier semble loin dans cette nuit obscure.

7316405 dans POLITIQUE

 

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/un-visage-et-un-nom-pour-les-victimes-des-attentats-de-paris_1178443.html

 

 

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...