• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > Archives pour octobre 2015

Aller à l’essentiel

Posté par jacques LAUPIES le 5 octobre 2015

Aller à l'essentiel dans POLITIQUE p1d2836351g

 

On aurait pu faire mieux comme photo !

Bref l’essentiel n’est pas là mais bien d’avoir une entente de forces de gauche opposées à la politique social libérale de Hollande, Valls, et les autres !

Des forces que certains qualifieront de radicales, pendant que d’autres refuseront ce qualificatif restant attachés à une gauche plus globale, intégrant la social démocratie et divers courants de sensibilité libérale (radicaux, centre gauche, etc.)

Il n’empêche que les classifications apparaissent  pour la grande satisfaction d’une bourgeoisie et des médias qui lui sont fidèles et qu’évidemment ils vont pouvoir jouer avec cela. Depuis la révolution française il parait difficile de se débarrasser de cette catégorisation politique florissante correspondant peu ou prou à des classifications d’intérêts de classe et de catégories de classe.

Bien que la réalité nous rappelle à leur existence le peuple y perd son  latin d’autant que les impostures sont nombreuses. Les références aux intérêts économiques de chacune de ces catégories demeurent pour la détermination d’un choix politique mais il semble que l’enfumage permanent, accéléré, des interprétations orientées, des manipulations, rende difficile leur repérage et surtout oriente les citoyens vers des voies en inadéquation avec ces intérêts.

Si l’on résume la contradiction essentielle à une opposition entre capital et travail, celle ci ne trouve pas sa traduction en deux partis  politiques bien repérables mais en de multiples partis que l’on affecte à la droite ou à la gauche, ce qui abouti à une grandiose supercherie qui ne facilite pas, notamment pour les nouvelles générations une lecture correcte de la réalité politique.

A la veille d’une élection, de portée nationale, avec les différentes alliances qui se dessinent  d’une région à l’autre, sous la contrainte d’un système électoral absurde et injuste, cette lecture sera d’autant plus difficile.

Un seul tour avec une proportionnelle intégrale aurait le mérite de permettre à cette élection, comme à toute autre, à chaque famille politique de s’exprimer, de sensibiliser sur ses propositions, de mettre en jeu son histoire et son passé, ses réalisations gage de son engagement de son efficacité au service  ou contre l’une de ces deux classes fondamentales et leurs alliés.

Ce serait plus simple et même si des compromis, des alliances s’avéraient nécessaires par la suite, les manœuvres de divisions, de promesses non tenues deviendraient  plus facilement repérables. Sans doute cela exigerait plus de contrôle, plus de participation populaire aux choix, aux décisions. Sans doute faudrait-il se garder du développement des nationalismes, des populismes, dont l’influence peut s’aggraver mais ceux-ci pourraient être  plus facilement dénoncés par les forces progressistes et jugés par la population.

On n’en est pas  là et pour l’heure il faut faire avec le système (sans  abus) et expliquer que rassembler autour d’un programme (on dit aussi projet) est bien aller à l’essentiel, ce qui implique de se battre bec et ongle pour que gagne les liste d’union (conduite par Jean Marc Coppola en PACA et Pierre Laurent en Ile de France)

 

Régionales 2015. Conférence de presse de Jean-Marc Coppola avec Sophie Camard

 

 

COMMUNIQUE DU FRONT DE GAUCHE

Pierre Laurent sera la tête de liste régionale du Front de gauche en Île-de-France, dans le cadre d’un trio avec Clémentine Autain, tête de liste en Seine-Saint-Denis et Eric Coquerel, tête de liste à Paris.
Les forces du Front de gauche en Île-de-France ont adopté une base commune d’accord pour l’élection régionale. Elle sera présentée ce soir à la première assemblée régionale représentative.
Des forums départementaux, une assemblée représentative régionale et des initiatives citoyennes contribueront en effet tout au long de la campagne à l’enrichir pour construire une liste de large rassemblement citoyen, écologiste et de gauche qui résiste à l’austérité et aux politiques néfastes à l’environnement.
Cet accord des forces du Front de gauche repose sur un socle programmatique commun ainsi que sur une démarche citoyenne, basée sur la co-construction entre forces citoyennes et forces politiques. Il prévoit également la construction d’une charte éthique et démocratique. Notre objectif est de faire prévaloir une alternative sociale, écologique et démocratique pour l’Île-de-France en rupture avec la logique d’austérité et de compétitivité portée par le gouvernement et l’orientation majoritaire du Parti Socialiste ce qui est le moyen le plus sûr de battre la droite conduite par Valérie Pécresse et l’extrême-droite.
Pierre Laurent sera la tête de liste régionale dans le cadre d’un trio avec Clémentine Autain, tête de liste en Seine-Saint-Denis et Eric Coquerel, tête de liste à Paris. Ils seront présents avec de nombreux candidat-e-s lundi 5 octobre à 19h à la Bellevilloise à Paris pour présenter l’ambition de notre liste.
 
Front de gauche Île-de-France,
Paris, le 1er octobre 2015.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Souvenir d’enfance

Posté par jacques LAUPIES le 4 octobre 2015

 

 

Je me plais à le rappeler dans ce blog, j’ai vécu l’instauration de la Sécurité sociale dans ma famille (ouvrière) et son entourage comme un bienfait extraordinaire dont nous avons (hélas à cause d’une maladie jugée incurable qui avait frappé mon père) pu bénéficier. Les soins, les hospitalisations fréquentes, les cures thermales permirent cependant d’alléger les souffrances de cet ouvrier tourneur dans une PME, ou se fabriquaient des pompes destinées essentiellement aux forages d’eau.

Evidemment on parlait souvent de cette Sécurité Sociale naissante, vénérée mais déjà suscitant des discussions notamment à cause des cotisations salariales qui étaient souvent mal appréciées et dont on ne mesurait pas toujours qu’elles étaient, pour l’essentiel prélevées, avec une participation patronale qui au fond constituait une augmentation de ce salaire différé, bien que cela fut perçu comme un réduction au final du salaire mentionné en bas du bulletin de paie.

A dix ans je ne me doutais pas que soixante dix ans après le débat ne serait pas clos et susciterait encore les même questions parmi certains salariés dont un trop grand nombre encore n’a pas compris l’utilité et les règles de financement de la sécu trop souvent remises en causes avec le combat patronal pour la réduction des « charges », qui constituent en fait une perte de salaire à chaque fois qu’on les applique ou refuse de les augmenter par rapport aux dépenses de santé en progression naturelle !

Apprenti à quinze ans la Sécu m’a accompagné, comme m’a accompagné la sécurité de l’emploi et ensuite une retraite de la SNCF que je dois aux luttes sociales et à ceux qui avaient pris les armes contre l’occupant et les collabos. Au point que si je ne raisonnais pas en terme de droit et de logique économique, je pourrais me considérer comme privilégié face aux générations qui suivent et qui se laissent dépouiller par l’absence de lutte. Au point que certains seraient séduits par les discours patronaux (et hélas gouvernementaux) qui s’en prennent aux allocations familiales, aux remboursement de soins et de médicaments, aux retraites, etc.

Mais ce « privilège » dont bénéficierait les retraités actuels  est très relatif  puisque malheureusement les minima de pension sont la pour prouver qu’il reste beaucoup à faire en ce domaine. Cependant cela ne veut pas dire que les salariés de ma génération  sont étrangers à ce qu’il reste d’essentiel, de positif et même de révolutionnaire dans cette sécurité sociale, pas plus d’ailleurs que ceux des générations qui suivent et qui considèrent que c’est un bien précieux, même s’ils ne sont pas toujours dans la rue autant qu’il le faudrait, pour la défendre.

Une vingtaine d’années de syndicalisme militant et 47 années d’appartenance, 35 ans de militantisme mutualiste au sein d’une mutualité d’action, avec en plus mon engagement politique vieux de plus de 50 ans me permettent d’affirmer que la lutte permanente est indispensable en matière de défense de la sécurité sociale. Et si la sécurité sociale est née d’un combat patriotique national, elle doit beaucoup à la forte présence de la CGT et du Parti Communiste, sans nier bien sûr « l’acceptation » d’autres forces dans sa conception et sa construction.

Alors comme tant d’autres, il est compréhensible que les sirènes anti communiste, anti cégétiste ne m’atteignent absolument pas et que ceux qui peuvent avoir oublié que les acquis sociaux sont le résultat d’un combat de classe, m’attristent profondément !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un nouvel horizon pour la Sécurité sociale

Jean-Christophe Le Duigou
Vendredi, 2 Octobre, 2015
Humanité Dimanche

 

secu.jpg

Jacques Loïc/Photononstop - Marc Chelard/AFP - Photomontage Humanité

Jacques Loïc/Photononstop – Marc Chelard/AFP – Photomontage Humanité
La chronique de Jean-Christophe Le Duigou.
La principale caractéristique du système mis en place à la Libération par Ambroise Croizat et Pierre Laroque tient en la mise en oeuvre du principe de solidarité en application duquel chacun contribue en fonction de ses revenus et reçoit en fonction de ses besoins.
À 70 ans, la Sécurité sociale demeure une « grande dame ». « Trop chère pour nos moyens », ne manquent pourtant pas de clamer tous ceux qui, mettant en avant les déficits récurrents, rêvent de la voir se limiter aux fonctions d’assistance. La ficelle est grosse. Il s’agirait de laisser la place à l’initiative privée et à l’appétit des institutions financières. Et si justement le principal intérêt de la Sécurité sociale était de ne pas se laisser facilement intégrer aux logiques d’austérité que depuis 40 ans on veut lui imposer ?
La principale caractéristique du système mis en place à la Libération par Ambroise Croizat et Pierre Laroque tient en la mise en oeuvre du principe de solidarité en application duquel chacun contribue en fonction de ses revenus et reçoit en fonction de ses besoins. Du coup, la Sécurité sociale reste très sensible à l’expression des besoins sociaux, ce qui gêne les libéraux. On mesure là combien bénéfique a été la rupture avec le vieux principe assurantiel à dominante corporative et contractuelle. Il s’agissait, au travers de cette mutation, pour les fondateurs de la Sécurité sociale française de mieux prendre en compte les besoins sociaux dans leur globalité.
La force de travail du salarié allait ainsi être mieux entretenue, mieux formée, grâce au système de santé, de retraite, d’allocations familiales. La Sécurité sociale a permis d’améliorer le niveau de vie tout en contribuant à un nouveau type de progression de la productivité du travail. Un véritable cercle vertueux !
Mais parallèlement, le système de protection sociale a dû prendre en charge tous les dégâts sociaux causés par une économie dirigée selon les critères du seul profit. Le système de retraite, via les départs anticipés, a été sommé d’intégrer les seniors éjectés de l’emploi. Le système de santé s’est trouvé alourdi des conséquences du travail pénible et des maladies professionnelles. Le chômage de masse a multiplié les pathologies lourdes et chroniques.
On peut évaluer à 4 points de produit intérieur brut (PIB) et à 1/6 des dépenses sociales le surcoût pour la protection sociale de cette désastreuse politique qui précarise les conditions de vie et de travail. Quand on prend en compte les moindres recettes, conséquences du sous-emploi structurel, on comprend le caractère permanent des déficits dans lequel s’enferme la Sécurité sociale. Un véritable cercle vicieux !
LA PRÉVENTION EST LE PARENT PAUVRE DES DÉPENSES DE SANTÉ. TRAITER LES CONSÉQUENCES, C’EST BIEN. ÉVITER LES RISQUES, C’EST MIEUX.
Pendant ce temps les inégalités se creusent : inégalités devant la maladie, inégalités d’accès aux soins, inégalités d’espérance de vie… qui toutes se conjuguent avec l’inégalité sociale face aux risques de la vie. D’où le besoin d’un nouveau développement de la Sécurité sociale qui, par la prévention des risques et une implication des personnes concernées, garantisse l’égalité dans la couverture des besoins sociaux. Ce poste de la prévention est le parent pauvre des dépenses de santé : 10 milliards d’euros en comptant le dépistage précoce des maladies, soit à peine plus de 6 % de la dépense courante de santé et 0,5 % du PIB.
En matière de vieillesse rien n’est fait pour combattre le vieillissement prématuré, source de dépenses élevées. Traiter les conséquences des risques c’est bien. Éviter qu’ils se produisent est mieux, d’autant qu’ils sont inégalement répartis au détriment des plus précaires. Réduire les inégalités face aux risques, tel est le nouveau défi que doit affronter la Sécurité sociale.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Tant que ce sont les autres ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 octobre 2015

Huit mille morts  en Ukraine, des dizaines de milliers  Moyen Orient peu partout dans le monde notamment en Syrie, des affrontements qui génèrent la misère, la faim. Nous peinards devant l’ordi ou la télé on compte. Tiens ce soir dix de plus aux Usa, sans compter les accidents de la route, les petits crimes crapuleux. Heureusement y a pas de noyés en Corse. La vie est belle. Pas en vie de disserter ce soir !

Braves gens dormez bien…

 

Sommet à Paris entre Hollande, Poutine, Merkel et Porochenko pour faire avancer la paix en Ukraine

l’Humanité.fr avec AFP
Vendredi, 2 Octobre, 2015

 

Les dirigeants français, russe, allemand et ukrainien se sont retrouvés vendredi à Paris pour faire avancer la paix en Ukraine, avec à la clé une possible levée, dans les prochains mois, des sanctions qui étranglent la Russie.
Avant le début des discussions, qui se tiennent dans l’ombre du conflit syrien au coeur de l’agenda diplomatique, le président français François Hollande a accueilli tour à tour ses homologues, avec une poignée de main cordiale pour Vladimir Poutine et des embrassades ou accolades pour Angela Merkel et Petro Porochenko.  »Je garantis que nous n’allons pas y passer la nuit », a lancé M. Hollande au dirigeant ukrainien au début d’un entretien bilatéral, en référence au précédent sommet quadripartite à Minsk en février où les négociations avaient duré 17 heures.
Depuis leur première rencontre le 6 juin 2014 en Normandie (France) pour tenter de résoudre une crise qui a déclenché les pires tensions entre la Russie et les Occidentaux depuis la Guerre froide, les quatre dirigeants s’étaient déjà retrouvés dans ce format à deux reprises. Pour l’Ukraine, « le temps presse. Il faut travailler au plus haut niveau, créer un climat, pour essayer de lever les obstacles » à l’application concrète des accords de Minsk 2 d’ici à la fin décembre, avait-on expliqué avant la rencontre de source diplomatique française.
Ces accords, conclus entre les mêmes protagonistes le 12 février dans la capitale bélarusse, visent à mettre fin à un conflit opposant les rebelles prorusses à l’armée ukrainienne, qui a fait plus de 8.000 morts dans l’Est ukrainien depuis avril 2014. Le conflit ukrainien a conduit à l’isolement de la Russie, accusée d’avoir envoyé soldats et armes pour soutenir les rebelles du Donbass et visée depuis par de lourdes sanctions occidentales.
« Beaucoup a été fait depuis (Minsk).
Le plus important, le plus spectaculaire mais aussi le plus fragile, c’est le cessez-le-feu », souligne-t-on de source française. « L’ultime point des accords de Minsk, c’est la « normalisation » en Ukraine, c’est-à-dire le retrait des forces stationnées dans ce pays et la sécurisation de la frontière russo-ukrainienne », dont 400 kilomètres sont aujourd’hui aux mains de séparatistes. Cette normalisation passe aussi par des élections locales, qui permettraient de réintégrer le Donbass séparatiste dans l’ensemble ukrainien, et par l’octroi d’une plus grande autonomie à cette région dans le respect de la Constitution ukrainienne.
 
Ce processus politique, censé aboutir d’ici à la fin de l’année, avance très difficilement, les séparatistes entendant organiser les élections locales selon leurs propres règles et le Parlement restant divisé à Kiev sur le vote des mesures d’autonomie.  »Il va falloir donner des arguments au président (ukrainien) Petro Porochenko pour convaincre son Parlement d’aller de l’avant », souligne-t-on à Paris. Les Ukrainiens réclament l’annulation des élections programmées par les séparatistes le 18 octobre à Donetsk et le 1er novembre à Lougansk ainsi que la libération de tous les prisonniers, dont la pilote militaire Nadia Savtchenko, au centre d’un procès très controversé en Russie.
Moscou pourrait de son côté espérer un allègement des sanctions qui pèsent lourdement sur son économie si les accords de paix se concrétisent d’ici la fin de l’année. Les Européens doivent décider en décembre s’ils poursuivent cette politique de sanctions et selon quel format. Ce sujet, qui inquiète au plus haut point les Ukrainiens, a été abordé lors d’un entretien téléphonique jeudi de MM. Hollande, Porochenko et Mme Merkel, a indiqué à l’AFP un responsable ukrainien sous couvert d’anonymat.
Kiev redoute que Moscou n’utilise la crise syrienne pour détourner l’attention de l’Ukraine et que les Occidentaux ne baissent la garde sur les sanctions s’ils coopèrent avec la Russie sur d’autes dossiers.  »La position de la France c’est que les sanctions doivent être levées si (l’accord de) Minsk est mis en oeuvre. C’est la même que celle de l’Allemagne et de l’Union européenne », a assuré un diplomate français. Le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a redit de son côté vendredi qu’il fallait tendre la main aux Russes et lever progressivement les sanctions, l’Occident ayant besoin du Kremlin dans d’autres crises.
« Bien sûr, les accords de Minsk doivent être pleinement mis en oeuvre, mais étape par étape il faut aussi lever les sanctions (..) Nous allons avoir besoin de Moscou, pas uniquement en Syrie, mais aussi pour résoudre de nombreux autres conflits dans le monde. Et la Russie a besoin de nous », a-t-il dit, cité par le site internet de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Morano : retourne à l’école les races ça n’existe pas !

Posté par jacques LAUPIES le 2 octobre 2015

 

D’apparence pour nombre de gens si vous affirmez que les races ça n’existe pas, le ridicule vous guette à leurs yeux.

On ne peut effacer facilement cette idée communément admise et que l’on nous enseignait depuis l’école primaire qu’il y a quatre grandes races les rouges, les blancs, les noirs et les jaunes. Lisez les européens, les asiatiques, les africains et indiens d’Amérique.

Cela vous fait sourire et c’est pourtant ce que me racontaient mes instituteurs  et institutrices entre mes six et quatorze ans. Et il ne venait pas à l’idée de mes parents, grands parents, voisins et amis de tenter de me convaincre de la fausseté de cette vision.

Honnêtement je dois dire que j’ai gobé cela pendant quelques années attribuant aux métissages (entre ces quatre races) les multiples apparences de l’espèce humaine. Bien sur mes premières lectures sur les origines de l’homme n’ont pas tardé à me faire comprendre qu’il pouvait y avoir une autre façon de voir. Et je dois cette évolution à lecture de quelques ouvrages, en particulier provenant des éditions de Moscou (et des éditions sociales) largement diffusées dans les stands de livres des fêtes du PCF. Eh oui…

Même s’il n’était pas établi que nous avions probablement une origine commune issu de quelque espèce de primate vivant dans la savane ou les jungles africaines, le fait de découvrir que ces mammifères avaient à voir avec les amphibiens et les poissons, n’était pas sans bousculer les théories sur la création dont j’avais assez tôt contesté la réalité ne serait ce qu’en entendant les âneries du catéchisme que je ne tardais pas à déserter évitant ainsi une première communion trop coûteuse pour mes parents (il est parfois salutaire de faire contre mauvaise fortune bon cœur)

Mais il faut bien en être conscient que de nos jours Darwin et sa théories de l’évolution confirmée par les récentes découvertes des scientifiques, avec le travail de chercheurs, anthropologues et autres spécialistes des sciences humaines, ne font pas toujours recette, souvent à cause des décrochages scolaires, ou simplement du poids des cultures et des religions (toutes les religions bien que certaines se prêtent d’apparence plus que d’autres facilement à la négation des apports de la science)

Et qu’une candidate à la présidence d’une région, ancienne ministre, candidate à la candidature à la Présidence de la République, se permette de mettre en avant cette notion de race, donne toute sa signification à ce décalage existant entre l’esprit des lumières et un obscurantisme ravageur. Car elle comme ses cousins du FN et bien d’autres encore ne prennent pas des positions rétrogrades sans être convaincus que des milliers de personnes vont accepter voire approuver de telles inanités !

Quant à ses petits copains qui la lâchent dans cette affaire on peut douter que ce soit par un amour démesuré de la rigueur scientifique !

 

Les députés Front de Gauche réclament l’adoption du texte pour supprimer le mot « race » de la loi

l’Humanité.fr avec AFP
Mercredi, 30 Septembre, 2015

 

Les députés Front de Gauche ont réclamé mercredi, en pleine polémique autour des propos de Nadine Morano sur la « race blanche », que le gouvernement inscrive à l’ordre du jour du Sénat la proposition de loi supprimant le mot « race » de la législation.
Après avoir jugé que « le silence de l’ancien président de la République » Nicolas Sarkozy était devenu « honteusement assourdissant », le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (Front de Gauche plus des ultramarins) a considéré que « ses propos écoeurants établissant un lien intrinsèque entre une prétendue « race blanche » et la définition de la population française devraient être sévèrement sanctionnés par sa famille politique ». Nadine Morano, députée au Parlement européen, devrait se voir retirer son investiture Les Républicains en Meurthe-et-Moselle en vue des élections régionales de décembre après avoir réitéré mercredi ses propos polémiques de samedi sur la « race blanche ».A la différence des responsables politiques de tous bords, qui « s’en tiennent aux postures et autres incantations » à leurs yeux, ces députés ont fait valoir dans un communiqué qu’ils avaient entrepris de « s’attaquer au fond du problème en mettant en cause la persistance de la notion de race dans notre législation ».
Co-écrite par les députés Front de Gauche et les députés martiniquais, réunionnais et guyanais composant le groupe GDR, une proposition de loi supprimant le mot « race » du code pénal, du code de procédure pénale et de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse avait été adoptée à l’Assemblée en mai 2013. La majorité socialiste s’était ralliée à ce texte, soulignant qu’il s’agissait d’ »une première étape ». François Hollande s’était en effet engagé pendant sa campagne présidentielle à supprimer le mot « race » de la Constitution.
Mais le texte n’est jamais passé devant le Sénat, ont déploré jeudi les députés du groupe GDR, pour lesquels « il est du devoir et de la responsabilité du gouvernement de mettre cette proposition de loi à l’ordre du jour au Sénat ».

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Où sont les vrais bourreaux ?

Posté par jacques LAUPIES le 1 octobre 2015

 

Point n’est besoin d’être un politologue et un spécialiste des questions du Moyen-Orient pour comprendre ce qui s’y passe.

Même les médias traditionnels sont contraints de laisser filtrer la réalité. Et devant son écran de télé (avec un peu d’esprit critique et toujours cette indispensable vision économico-politique que nous accorde la notion d’exploitation de l’homme par l’homme et de la lutte des classes) on peut juger de la stupide politique internationale de la France.

Certes tout n’a pas été toujours négatif. Il y a bien eu au fil des décades depuis la fin de la deuxième guerre mondiale des éclairs de lucidité. Nous devrions dire des éclairs de convergences entre les intérêts de la grande bourgeoisie et ceux de peuples en voie de libération dans certaines parties du monde.

Il a fallu le réalisme d’un De Gaulle pour s’accommoder de toutes ces contradictions pour que la France transfère son colonialisme et néo colonialisme. Une France qui doit beaucoup au pillage organisé dans ses colonies avec des « investissements positifs » qui font que nous occupons en Afrique une position qui aurait du ou devrait nous permettre des coopérations fructueuses pour les uns et les autres.

Mais en règle générale – et c’est le propre du capitalisme – le terme de coopération est dépassé par celui d’exploitation. Même si celle-ci revêt des formes moins perceptibles et couverte par la fumée des discours sur la démocratie et les droits de l’homme. Gaullistes et leurs successeurs hybrides puis socialistes libéraux ont été et sont fidèles à la méthode. Malheureusement ils réussissent à se mer le trouble dans la population et ce n’est pas le discours apparemment opposé et différent du FN qui sait, comme en politique intérieure user de démagogie et des arguments nationalistes classiques.

On l’a vu avec l’Afrique, avec l’Ukraine (ce n’est pas fini) et au Moyen Orient cela perdure. S’il apparaît parfois que nos points de vue convergent ce n’est certainement pas pour les mêmes raisons et parfois les aspects populistes l’emportent sur l’analyse de classe.

Et ce n’est pas les crimes qui ont frappé Charlie Hebdo, la mort d’un enfant réfugié sur une plage et quelques autres tentatives d’attentat, mis en exergue, aussitôt récupérés par les véritables incendiaires, qui malgré l’émotion qu’ils suscitent, inversent les comportements moutonniers. Envahis par les actes de violence  les populations en viennent à banaliser les pire exactions.

Un jeune homme de 26 ans voit sa vie menacée dans des conditions  où l’horreur devrait susciter la révolte…C’est un symbole de la barbarie régnant à grande échelle et l’indifférence à son égard résulte du fait que l’on ne distingue pas les bourreaux exécutants des bourreaux donneur d’ordre.

Osons dire qui ils sont et où ils sont !

 

L’Arabie saoudite réprime ses opposants  et soutient les djihadistes 

Hassane Zerrouky
Mercredi, 30 Septembre, 2015
L’Humanité

 

La menace de mort et de crucifixion pesant sur Ali Al Nimr, 21 ans, est symptomatique d’un régime répressif, allié docile de l’Occident capitaliste, poussé pour sa survie à soutenir les groupes djihadistes dans la région afin d’empêcher l’émergence de régimes démocratiques. 

 

Depuis le 21 septembre, l’Arabie saoudite est membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ni les États-Unis, pour qui la monarchie saoudienne est une chasse gardée, ni l’Union européenne et encore moins la France – 10,3 milliards de dollars de contrats signés en juin et 3 milliards d’achat d’armes en septembre avec Riyad – n’y ont trouvé à redire. Pourtant, il y avait matière à s’opposer à la promotion d’un des régimes les plus durs au monde où la décapitation en série est devenue presque banale. Ainsi en va-t-il pour Ali Mohammed Al Nimr, vingt ans, dont la décapitation au sabre, puis la crucifixion, peuvent intervenir à tout moment (voir l’Humanité du 25 septembre). Deux autres prévenus, ainsi que le dignitaire chiite Cheikh Nimr Baqer Al Nimr, condamnés pour les mêmes motifs, sont dans le même cas. Leur crime ? Avoir manifesté lors du printemps arabe en 2012 (Ali n’avait que dix-sept ans), à Qatif et à Awamiyeh, dans cette région de l’est de l’Arabie, qui regorge de pétrole, où les chiites, pourtant majoritaires, discriminés et stigmatisés, sont écartés des affaires. Cette condamnation pour « hérésie » est intervenue après celle de trois autres protestataires – deux peines capitales et une peine de douze ans de prison – pour avoir manifesté contre le régime. Son exécution, qui portera à 134 le nombre de personnes décapitées depuis le début de l’année, a bien entendu une visée politique : un avertissement à la minorité chiite.

Dans ce royaume allié stratégique des États-Unis, auquel la France ne cesse de faire la cour, les exécutions au sabre ont lieu en public, parfois sur un simple parking bordant un hypermarché – Carrefour et Auchan et plusieurs enseignes françaises sont d’ailleurs présents –, comme ce fut le cas de cette jeune Birmane en janvier dernier.

Les autorités invoquent la dissuasion pour justifier ce type d’exécution, voire la flagellation, les amputations de main pour vol, ou la lapidation, cette dernière étant de moins en moins pratiquée. Avant Ali Al Nimr, le jeune blogueur Raif ­Badawi, accusé d’apostasie et d’insulte à l’islam, a été condamné à dix ans de prison et 1 000 coups de fouet à raison de 50 par semaine (il n’a subi qu’une seule séance). Et, suite aux protestations internationales, sa peine pourrait être revue à la baisse.

 

La police religieuse veille à ce que tout le monde se rende à la mosquée

Dans cette monarchie théocratico-­féodale, seul État au monde à porter le nom d’une dynastie, celle de la caste des Saoud, où le wahhabisme, doctrine ­politico-religieuse tirant son nom de son fondateur Mohammed ben Abdelwahhab (mort en 1792), fait fonction d’idéologie officielle et de Constitution, il n’y a ni partis, ni syndicats, ni liberté d’expression, de presse ou de manifestation, ni théâtre, ni cinémas, et les femmes ont l’interdiction de conduire une voiture. Les commerces et administrations sont contraints de fermer aux heures de prière. Et la police religieuse veille à ce que tout le monde se rende à la mosquée.

Certes, conscient de cet état de fait, l’ex-roi ­Abdallah, décédé en début d’année, a tenté d’initier quelques réformes très prudentes afin d’ancrer son pays dans l’ère moderne. Premier producteur mondial de pétrole au monde – l’Arabie détient les deuxièmes plus importantes réserves pétrolières au monde –, employant une main-d’œuvre immigrée estimée à 6 millions d’individus (30 % de la population du pays) payée au lance-pierres, et disposant de réserves de change de 600 milliards de dollars, le régime saoudien a dû investir dans l’éducation et la formation pour faire face à ses besoins. Sur une population de 30 millions d’habitants, plus de 60 % ont moins de 30 ans. Ces jeunes, dont beaucoup sont des diplômés de l’enseignement supérieur – plusieurs milliers ayant été formés dans les grandes universités anglo-saxonnes – aspirent, à l’instar du blogueur Raif Badawi, à vivre avec leur temps. Qui plus est, l’émergence de classes moyennes – universitaires, hommes d’affaires, journalistes, intellectuels – et leur intérêt pour la condition des femmes tentent de bousculer, au prix de leur ­liberté, le carcan wahhabite. Ainsi en a-t-il été de trois personnalités saoudiennes de la société civile – Ali Al Demaïni, Abdallah Al Hamed et Matrouk Al Fatah – condamnés en 2005 à des peines de 6 à 9 ans de prison pour avoir adressé une pétition, signée par 116 autres personnes aux autorités, demandant l’instauration d’une « monarchie constitutionnelle » en utilisant « une terminologie occidentale » !

 

Le redoutable pouvoir de la Ligue islamique mondiale

Cette répression interne visant à étouffer toute voix libre est complémentaire de la politique de soutien aux islamistes salafistes dans la région. La dynastie saoudienne, cette alliée docile de Washington, a toujours vu d’un mauvais œil les ­entreprises de démocratisation dans la région. Son rêve – la survie du régime wahhabite en dépend – est de voir le monde arabe et maghrébin peint aux couleurs vertes, avec l’instauration de dictatures religieuses allant du golfe ­Persique à l’Atlantique et, partant, de faire pièce à l’Iran chiite, considéré comme une menace pour son monopole sur le monde musulman. Et, pour ce faire, elle met les moyens.

En plus du monopole religieux que le régime saoudien s’est attribué via le pèlerinage de La Mecque, elle dispose à travers la Ligue islamique mondiale (LIM), ayant un statut d’ONG, d’un redoutable pouvoir de nuisance. Cette organisation, qui dispose d’un fonds de plusieurs milliards de dollars – officiellement des dons de particuliers –, finance, sous prétexte de propagation du message religieux ou de défense des minorités musulmanes (Bosnie, Tchétchénie, Ouïgours en Chine) des mouvements islamistes, parmi lesquels les Moudjahidin afghans (dans les années 80), l’« État islamique » (« EI »), le Front al-Nosra (branche syrienne de al-Qaida) et d’autres groupes islamistes syriens, yéménites ou russes, voire Aqmi au Sahel. Sans la manne financière de Ryad et d’autres États du Golfe, ces mouvements radicaux qui disposent d’une redoutable efficacité – la force armée de l’« EI » est supérieure à celle de la Jordanie – ne ­seraient que de simples groupuscules terroristes.

 

Le pétrole, l’autre arme utilisée 
par les Saoudiens

Autre arme utilisée par l’Arabie saoudite à l’endroit de ses adversaires, le pétrole. À travers une stratégie délibérée de baisse des prix du baril – une offre supérieure à la demande – motivée par la production du pétrole de schiste (ce dernier ne serait pas rentable en dessous de 60 dollars), les Saoudiens visaient en réalité l’affaiblissement de la Russie et de l’Iran (mais aussi de l’Irak), alliés de la Syrie de Bachar Al Assad. Reste à savoir si Riyad, qui a déjà perdu plus de 100 milliards de dollars en 2015, et qui doit financer sa guerre au Yémen, va poursuivre une stratégie préjudiciable à terme pour ses intérêts.

 

Syrie. La France enquête sur des crimes de guerre

Stéphane Aubouard avec agences
Mercredi, 30 Septembre, 2015
Humanite.fr

 

8ea974e0b1a7cdb6ecdefd122fe77627eabd3c7e_2.jpg

Où sont les vrais bourreaux ? dans POLITIQUE

Un transfuge syrien connu sous le nom de « Cesar » (en veste bleue à cagoule au centre) informe la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants à Washington le 31 juillet 2014 au sujet du meurtre de quelque 10.000 militants de l’opposition syrienne.
Photo de Brendan Smialowski – AFP/Archives
Une enquête pénale visant Bachar al-Assad a été ouverte pour des exactions commises en Syrie entre 2011 et 2013.
Les hasards du calendrier international de l’Elysée ont de quoi forcer l’admiration. Dimanche, à la veille de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies, une première série de frappes aériennes en Syrie est annoncée ; mardi, c’est au tour de la destruction d’un camp de daech de faire la une de la cellule «com» de la présidence française ; hier, l’ouverture par le parquet de Paris d’une enquête pour crimes contre l’Humanité visant Bachar Al-Assad est confirmée par Laurent Fabius depuis New York, à quelques heures d’une réunion clé du Conseil de sécurité. La croisade anti-Assad de François Hollande se perpétue donc en lançant une bombe émotionnelle qui risque encore de ralentir le processus d’alliance et de geler la situation. L’urgence syrienne tendrait pourtant plutôt à favoriser la signature d’un accord international rapide visant à la destruction de daech et la stabilisation du pays, avec la création d’une coalition militaire composée des acteurs principaux du conflit (Syrie, Iran, Etats-Unis, Arabie Saoudite, Russie et désormais France) et n’excluant pas dans un premier temps le président syrien.
Cela n’enlève rien néanmoins à l’horreur des révélations issues de cette enquête du parquet de Paris qui se fonde notamment sur le témoignage d’un certain « César », ex-photographe de la police militaire syrienne qui avait fui la Syrie en juillet 2013, les poches remplies de cartes mémoires contenant 55.000 photographies. Des clichés qui  racontent la violece du régime Assad et d’un système déshumanisant. «Le rapport César, ce sont des milliers de photos insoutenables, authentifiées par de nombreux experts, qui montrent des cadavres torturés et morts de faim dans les prisons du régime et témoignent de la cruauté systématique du régime de Bachar al-Assad », a ainsi déclaré Laurent Fabius depuis New York. Ces images, qui ressortent au moment où l’Assemblée générale des Nations Unies tente de trouver une solution pour détruire l’Organisation état islamique (ei) et stabiliser la Syrie, avaient déjà fait parler d’elles au printemps 2014. Intitulée «Assad’s secret massacres» («Les massacres secrets d’Assad»), cette série de clichés avait été envoyée aux instances internationales dont l’ONU, « pour instruire un dossier sur la responsabilité du régime dans des tortures de masse» explique l’AFP.
«Sur ces clichés, on voyait des yeux arrachés, des gens avec des lésions sur le dos ou le ventre, des corps décharnés et aussi une photo montrant une centaine de cadavres gisant dans un hangar, au milieu de sacs de plastique devant servir à les enterrer. Lundi, le président François Hollande a affirmé à l’ONU qu’« on ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau», se prononçant ainsi pour l’exclusion de Bachar al-Assad d’une solution politique au conflit.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

1...45678
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...