• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > Archives pour octobre 2015

Au temps ou les travailleurs salariés de Tarascon luttaient…

Posté par jacques LAUPIES le 8 octobre 2015

Inutile d’en rajouter, à peu près tout ce que je pense est dit dans l’article qui suit et dans la plupart des commentaires.

Sauf que les travailleurs dans leur grande masse devraient se mêler de ces opérations discutables vite récupérées par le médias pour dénigrer les syndicats, et pour cela regarder un peu dans leur histoire passée !

En 1968 lorsque démarrait une grève, comme à Tembec (Ex Cellulose) à Tarascon c’était à l’initiative d’une vingtaine de cégétiste, pour 500 salariés, lesquels sachant ce qui se passait à Renault, chez les cheminots et d’autres certes sensibilisés par les révoltes étudiantes, n’ont pas mis longtemps à comprendre que leur intérêt était de se joindre au mouvement. Pas besoin d’arracher les chemises bien que certains excédés par un patron de combat (un certain Béraud) le tenaient à l’œil. Mais on oublie de dire que depuis des mois et parfois quelques année ils luttaient pour leurs revendications salariales et que le mouvement étudiant fut un détonateur.

Pour preuve cela permit à ces ouvriers et employés d’obtenir de substantielles augmentations de salaires (de 23 à 43 % selon les catégories dans le Papier Carton), de nouveaux droits sociaux qui existent encore, de contribuer ainsi à une augmentation du SMIC de 35 % (tous les salaires ont progressé de plus de 10 % en France) à la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise, à la réduction de la durée du travail, etc.

Faisant suite aux grèves dans le papier carton (17 décembre 1968), un protocole d’accord accordait de nouveaux droit (garantie de ressources, indemnité en cas de décès, indemnité en cas de départ avant l’âge de départ à la retraite.

Il serait trop long et fastidieux d’énumérer las accords d’entreprises (les quelques 1500 salariés du site du Barrage de Vallabrègues en construction et tout le secteur public et nationalisé : cheminots, communaux, fonctionnaires divers) dans l’agriculture même !

Mais voila en ce temps là on ne dissertait pas sur la couleur de la peau, on ne se laissait pas endormir par une flamme tricolore aux relents nationalistes, et surtout par un socialiste qui serait allé soutenir un PDG qui vire 2900 salariés aujourd’hui et plus encore demain…A peine osaient-ils, comme ce fut le cas de Charles Privat, député socialiste, lors de la grève de la Cellulose de 1963, d’inviter le personnel à reprendre le travail et de de négocier ensuite.

Ce n’est pas par nostalgie que je rappelle ce temps, ni pour vanter les mérites d’une génération qui vivait un contexte différent et plus propice à l’engagement dans les luttes, c’est simplement pour dire à tous ceux qui désespèrent ou s’égarent dans des voies de garages, sur le plan syndical comme politique, qu’hors des luttes et dans l’union, leur condition ne s’améliorera pas sensiblement et durablement !

 

 

 

C’est la direction qui licencie mais Manuel Valls traite les salariés en colère de « voyou ».
Les extrémistes d’Air France vont-ils tuer la compagnie ? » titrait hier sans nuance le Figaro. Syndicats « intransigeants » et « employés hostiles » seraient responsables de la dégradation de la compagnie aérienne, de sa santé financière. Pire, les cadres d’Air France, qui voulaient tout simplement annoncer aux salariés la fermeture de lignes et la suppression de 2 900 postes avec des licenciements à la clé, seraient tombés dans un « guet-apens » lors du comité central d’entreprise.
« Air France, la honte », a éditorialisé en une la Croix, rappelant « l’arrachage » des vêtements du DRH et du responsable des long-courriers de la compagnie lors de l’incursion de salariés pendant la réunion.
Le premier ministre Manuel Valls les a traités de « voyous » et a promis des « sanctions lourdes ». Depuis hier, le compte rendu du CCE d’Air France s’est résumé à des chemises déchirées, une déferlante de condamnations politiques de tous bords. Dans ce climat délétère, Nicolas Sarkozy ne s’est pas privé d’ajouter sa dose de démagogie en parlant de « chienlit ». Oubliés la succession de plans sociaux et les efforts des salariés de la compagnie depuis quatre ans. Effacées les questions qu’il aurait été utile de poser sur la mauvaise gestion de l’entreprise ou le renoncement à l’investissement dans un secteur pourtant en croissance.
        

Commentaires

Danimag

Mercredi, 7 Octobre, 2015 – 11:11
Tous ces libéraux réacs ne se sont pas indignés lorsque la FNSEA et les bonnets rouges, branches armées du Medef, ont bloqué les routes, mis le feu à des préfectures, cassé des portiques … Ils n’ont pas été inquiétés car ils détiennent le droit de saccager l’environnement et de produire de la nourriture frelatée à bas coûts, mettant à mal les petites exploitations. Aucune sanctions contre eux. Mais lorsque des salariés excédés font un écart, haro sur eux.  Le numéro un de la CGT Philippe Martinez a affirmé mercredi qu’il « ne cautionnait pas » les violences survenues lundi à Air France, mais a dénoncé un « déchaînement politique et médiatique démesuré » sur ce sujet, appelant à parler de la « violence sociale ». « Nous ne cautionnons pas ce genre d’incidents, mais cela relève plusieurs paradoxes: s’il n’y avait pas eu cela, quel temps on aurait consacré à un plan de licenciements de 3.000 salariés? », a-t-il demandé sur France Info. Selon lui, « ce déchaînement médiatique et politique est démesuré. J’aimerais qu’on attache plus d’importance à ces 3.000 licenciements qui s’ajoutent aux 15.000 déjà vécus par les salariés ». « La violence sociale, il faudrait en parler un peu plus », « perdre son boulot, ça c’est violent », a-t-il dit. Comme on lui demandait s’il « condamnait » l’agression de deux dirigeants d’Air France par des salariés en colère, le leader de la CGT a dit: « Non, il y besoin d’un débat sur la conception du dialogue social » et « quand il y a des salariés en colère, le patronat et les politiques doivent les écouter ». « Il y a une exaspération forte qui devrait inquiéter les pouvoirs politiques plutôt que de jeter de l’huile sur le feu ». « Des gestes » comme ceux survenus à Air France « doivent être un signal d’alerte », a-t-il dit. Selon lui, « le Premier ministre souffle sur les braises et la droite souffle encore plus ». M. Martinez aurait « préféré » que Manuel Valls « apporte son soutien aux 3.000 salariés qui sont menacés de licenciements » et que « l’Etat prenne ses responsabilités ». « Le gouvernement doit intervenir dans une entreprise où il a une part importante du capital », a-t-il estimé. L’Etat détient 17% du capital d’Air France. Rappelant que la CGT organise avec d’autres centrales une journée d’action jeudi, M. Martinez a affirmé que « si ces mobilisations ne sont pas entendues, l’exaspération et la colère montent et les syndicats ne sont pas là pour jouer les pompiers de service ».
wacky

Mercredi, 7 Octobre, 2015 – 12:55
Il devrait déjà s’estimer heureux de pas être reparti en slip. Sinon, « ce soir, il irait voter, sans chemise, sans pantalooooon »! Plus sérieusement, si on a droit à une shitstorm pareille pour une chemise arrachée, qu’est-ce que ça va être quand, excédés par la sourde oreille et l’injustice ambiante, les citoyens victimes des vrais « voyous », victimes de la « chienlit » sociale, quand ces braves gens qui ont fait preuve de patience jusqu’ici se mettront à viser les genoux, à faire cramer les quartiers d’affaires car ce sera devenu le seul moyen à leur portée pour se faire entendre? J’ai un peu hâte de voir ça. Parce que quand les pantins s’agitent et braillent dans le désordre le plus complet, c’est qu’on met le doigt là où il ne veulent pas…
naif

Mercredi, 7 Octobre, 2015 – 13:17
On ne parle que de la chemise déchirée du DRH. Faux il n’est que le DRH adjoint. Question: Est il d’accord pour être à la une de tous les journaux et télé à poil?  Sa famille est elle d’accord pour être violenté par les médias?
wacky

Mercredi, 7 Octobre, 2015 – 13:23
Euh qu’il soit d’accord ou pas, on s’en tape. Si on devait lui demander son avis il faudrait également le demander à toutes les personnes l’entourant sur les photos et les vidéos. Et puis s’il est pas content, il peut toujours changer de boulot. (« famille[...]violentée » j’ai ri, honnêtement)
Paulo

Mercredi, 7 Octobre, 2015 – 13:27
Certains ont évoqué la très mauvaise image que cela donnait de la France…  pour qui ? pour les réac de tous poils assurément. Mais ils oublient que beaucoup d’autres personnes qui ont pu voir ces images ont du se dire « Putain ils sont supers ces français, ils se battent comme des lions, on pourrait peut être en faire autant… »
cocoméchant
Mercredi, 7 Octobre, 2015 – 14:05
ils ont fait tout haut ce que nous pensons faire tout bas.

 

 

  • Jeudi 8 octobre à 22h : Pierre Laurent sera l’invité d’Olivier Galzzi sur I-Télé
  • Samedi 10 octobre à 12h : Pierre Laurent sera l’invité de France 3 IDF
  • Dimanche 11 octobre à 12h : Pierre Laurent sera l’invité du Brunch Politique sur Sud Radio
  • Dimanche 11 octobre à 19h : Pierre Laurent sera en débat avec Jacques Attali sur BFM TV et BFM Business (il s’agit de l’émission qui a été annulée la semaine dernière pour cause d’ »Edition spéciale Intempéries », et qui est donc reprogrammée ce dimanche)

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Pauvre Nadine, tu te fais allumer

Posté par jacques LAUPIES le 7 octobre 2015

Je reçois ce jour de ma Camarade Dolorès, par mail, cette lettre ouverte ! Comment résister au plaisir de la publier dans mon blog. L’auteur est prof d’histoire.

 

LETTRE OUVERTE   à  Nadine MORANO

 

Nicolas Huguenin·dimanche 27 septembre 2015

 

Madame,

 

Je n’ai pas regardé votre prestation télévisuelle hier soir.

Je sortais d’un concert où de magnifiques artistes avaient interprété des œuvres de Liszt, de Brahms et de Chopin, et, après tant de beauté sonore, l’idée de vous entendre débiter vos âneries avec une voix de poissonnière lepénisée me répugnait légèrement. Non, complètement, en fait. Mais ce matin, j’ai quand même pris sur moi et j’ai regardé huit (longues) minutes de votre intervention. Et permettez-moi de vous dire, madame, que la maladie dont vous souffrez – dite « maladie de la bouillie de la tête » – vous fait dire n’importe quoi.

Vous parlez de « race blanche » et de religion, en associant l’une et l’autre. Passons sur le fait que la « race blanche » n’existe pas, et que plus personne n’en parle depuis que les derniers théoriciens nationaux-socialistes ont été pendus à Nuremberg. Mais associer une religion à une couleur de peau, là, il fallait le faire !

Les Albanais sont blancs et musulmans. Desmond Tutu est noir et chrétien. Le pays musulman le plus peuplé du monde est l’Indonésie, habitée par… des jaunes. Ah, c’est compliqué, hein ! D’ailleurs, si on ne peut pas changer de couleur de peau, à part Mickael Jackson, on peut toujours sans modifier son teint abandonner une religion ou en changer. Tenez, moi j’ai renoncé à la mienne et je ne suis pas devenu transparent pour autant – sauf quand j’essaie de draguer un grand brun aux yeux bleus dans un bar gay, mais ceci est une autre histoire. Et, au passage, en affirmant que la France est « de race blanche », vous laissez entendre que la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte, ce n’est pas la France. C’est bien les patriotes en peau de lapin d’extrême-droite, ça ! Ça nous rebat les oreilles avec la France, mais ça raye de la carte cinq départements d’un coup.

Vous expliquez ensuite que la France a une identité judéo-chrétienne. Et là, pour une fois, vous n’êtes pas allée assez loin – sans doute parce que vous ne connaissez pas mieux l’histoire de la France que sa géographie.

Non, madame, la France n’est pas judéo-chrétienne. Elle est catholique. Et elle l’est parce que, pendant mille trois cents ans, on n’a pas permis aux Français d’être autre chose. Juifs, cathares, vaudois et protestants le savent bien.

 

Entre 496, date à laquelle Clovis a (selon la formule célèbre) embrassé le culte de son épouse, et 1790-1791, date à laquelle on s’est résolu à considérer les juifs et les protestants comme des citoyens à part entière, la religion n’a pas été une affaire de choix personnel. Ni même collectif. Les Français n’ont pas voulu être catholiques.

Ils ont été contraints de l’être. Ce que les libéraux appellent « la concurrence libre et non faussée » n’est appliquée, en matière de religion, que depuis deux siècles. Le chevalier de la Barre était déjà mort. Jean Calas aussi.

Et tous ceux qu’on avait massacrés au nom de Dieu, avant eux ; rançonnés par Philippe Auguste, marqués de la rouelle par Saint Louis, expulsés du royaume par Philippe le Bel, massacrés par toutes sortes de croisés, immolés par l’Inquisition, trucidés par Charles IX, pourchassés par les dragons de Louis XIV… Au passage, je trouve parfaitement dégueulasse votre tentative minable de récupérer les Juifs et les protestants pour alimenter votre petit commerce de la haine. Quand on sait ce qu’ils ont subi en France pendant des siècles… Il fallait une sacrée persévérance pour ne pas être catholique en France, alors. Heureusement, ce n’est plus le cas. Et moi, contrairement à vous, je m’en réjouis.

En laissant les Français librement choisir leur religion, ou choisir de ne pas en avoir, on a des surprises. Et alors ? Cela porte un beau nom, madame Morano. Cela s’appelle la liberté de conscience.

 

 

Et c’est enfin la troisième et dernière remarque que je voulais vous faire, madame. Vous vous plaignez que, dans certains quartiers, on ne célèbre plus que 5 baptêmes, là où il s’en célébrait 250 il y a encore quelques décennies. Mais la faute à qui ? Aux musulmans, qui « envahissent » nos villes, ou aux catholiques, qui renoncent à l’être et n’obligent plus leurs enfants à fréquenter le catéchisme ? Et vous ne vous demandez pas pourquoi l’Église faisait fuir les fidèles ? Non ? Vraiment, vous n’avez pas une petite idée ? Ne serait-ce pas, je ne sais pas, moi, par exemple, parce qu’elle condamne encore les femmes qui prennent la pilule, et les hommes qui emploient un préservatif ? Ou parce qu’il est devenu insupportable d’affirmer, comme le font certains évêques, qu’une femme violée qui avorte est plus coupable que son violeur ? Ou parce que ça commence à se savoir, que certains curés tripotent les enfants de chœur dans les sacristies ? Ou parce que répéter que le mariage est un sacrement indissoluble, dans un pays où un tiers des couples divorcent, ça fait un peu “ringard” ? Ou parce que le double discours d’une Église riche à milliards en faveur des pauvres n’est plus tout à fait pris au sérieux ? Ou, tout simplement, parce que la foi, dans notre monde moderne, n’apporte plus de réponses suffisantes aux masses ? Et d’ailleurs, rassurez-vous, les catholiques ne sont pas les seuls concernés. Tenez, je vous parie que, dans deux ou trois générations, les musulmans de France ne mettront pas plus souvent les pieds dans une mosquée que moi dans une église… ou que vous dans une bibliothèque. C’est dire… Déjà, un tiers d’entre eux ne fait plus le ramadan.

Tout cela pour vous dire, madame, que votre vision d’une France réduite à ses seuls habitants « de souche » est non seulement insupportable moralement, mais aussi sacrément dépassée.

 

Et que votre peur panique de tout changement, de toute modernité, est pathétique. Et presque risible. « Nous avons éteint dans le ciel des lumières qu’on ne rallumera plus », disait le député René Viviani en 1906. Et ce n’est pas en allumant les feux d’une guerre civile que vous ferez croire aux électeurs que vous brillez, madame.

 

Tout le monde le sait : vous n’êtes pas une lumière.

 

 

Gérard Porcheret

http://monde-a-velo.fr/

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Psychanalyse en débat

Posté par jacques LAUPIES le 7 octobre 2015

Très peu initié à la psychanalyse, j’en admets cependant son rôle essentiel dans la compréhension de notre existence et d’un inconscient dont il est bien difficile de nier la réalité ce  qu’a révélé Freud et même d’autres avant lui.
 
Certains disent que ce n’est pas une science et donnent à l’appui de cette affirmation diverses interprétations prenant appui sur une généralisation abusive, par des « praticiens thérapeutes », des travaux des grands psychanalystes qui ont succédé à Freud.
 
Des donneurs de leçon qui oublient que la science est porteuse de vérités relatives à partir de découvertes comportant cependant une vérité absolue. A ce compte là ils devraient se pencher sérieusement sur des pratiques médicales qui reposent sur les avancées de la biologie, de la chimie, de la neurologie et qui s’avèrent parfois destructrices dans leur application médicamenteuse dont les effets secondaires sont parfois meurtriers.
 
La psychanalyse qui n’a certes (je l’espère) pas la prétention de guérir de tout ce qui concerne nos psychoses, ou de nos simples malaises de vie, nous oblige à déceler les imperfections de nos règles de vie, des morales que l’on nous impose au nom du divin ou au mieux de savoirs considérés comme immuables et absolue, alors que tout change en permanence et que lorsque ce n’est pas le cas il faut contribuer au changement.
 
C’est sans doute cela qui ne plait pas à ces réactionnaires, rejoints en cela par des révolutionnaires dogmatiques.
 
Bref l’interview ci dessous nous rappelle à juste titre que Freud fut un grand penseur que l’on peut à ce titre l’associer à Marx (sans oublier Engels) pour ses découvertes concernant le matérialisme dialectique et le matérialisme historique qui ont pu  avoir des interprétations « mécaniques » dangereuses mais demeurent néanmoins le fondement de l’évolution de la nature et des sociétés. Comment évidemment ne pas y associer avec les mêmes réserves Darwin. Et pourquoi pas depuis les Grecs tous ces génies qui ont découvert une vérité dans le brouillard des incertitudes qui accompagneront toujours la science.
Les uns et les autres ont qu’on le veuille ou non bouleversé la marche en avant de l’humanité !

Élisabeth Roudinesco. « L’œuvre de Freud n’appartient plus aux psychanalystes »

Entretien réalisé par 
Jérôme Skalski
Lundi, 5 Octobre, 2015
L’Humanité

 

eroudinesco.jpg

Psychanalyse en débat dans POLITIQUE

Photo Miguel Medina/AFP
À l’occasion de la publication des Écrits philosophiques et littéraires de Sigmund Freud (Seuil), Élisabeth Roudinesco fait le point sur l’actualité 
de la lecture du fondateur de la psychanalyse, ainsi que sur les enjeux associés à la fréquentation de l’œuvre du penseur viennois.

Élisabeth Roudinesco Historienne et psychanalyste.

Quel est l’état d’avancement de la traduction de l’œuvre de Freud en France ?

Élisabeth Roudinesco L’œuvre de Freud est aujourd’hui accessible dans son entier, sous différentes traductions. Ce qui est propre à la France – pays où l’influence freudienne a été et reste très marquée –, c’est qu’on n’a pas eu de traduction de l’œuvre complète par un seul auteur ou par un groupe restreint de traducteurs. On n’a pas, concernant Freud en France, ce qu’on a dans le monde anglo-saxon avec James Strachey ou en Espagne ou au Japon ou en Italie. En France, les querelles entre traducteurs ont reflété celles entre groupes psychanalytiques : un Freud pour les freudiens classiques, un autre pour les lacaniens, etc. L’œuvre freudienne ne se limite pas aux textes publiés de son vivant. Il faut ajouter l’immense correspondance – environ dix mille lettres retrouvées –, dont la publication est presque achevée en allemand et en partie en français. Cette correspondance fait désormais partie de l’œuvre de Freud. On ne peut pas lire aujourd’hui les textes canoniques sans ajouter les correspondances (de voyage, de famille ou professionnelle) qui apportent un éclairage absolument capital à son œuvre. C’est pourquoi Jean-Pierre Lefebvre et moi avons intitulé notre opus, le premier en France, Écrits philosophiques et littéraires.

 

À quel public s’adresse cette œuvre ?

Élisabeth Roudinesco L’œuvre de Freud n’appartient plus aux psychanalystes. Les traducteurs d’aujourd’hui n’ont plus besoin du label « psychanalyse » pour approcher l’œuvre de Freud. Et c’est salutaire. Freud est devenu pour ainsi dire « laïc ». Aux États-Unis, ce changement date des années 1980-1990. Ce renversement s’est produit plus tard en France. Pratiquement, les psychanalystes américains, à quelques exceptions près, s’occupent de neurosciences et de clinique et pas beaucoup des textes de Freud. Ils ont quitté le champ de l’érudition, de la langue et de la culture pour s’intéresser aux neurones. Ils sont devenus des psychothérapeutes (psychiatres ou psychologues). Ils se passionnent pour la plasticité cérébrale et doivent donner de prétendues « preuves » de leur scientificité. En conséquence, ce sont les chercheurs des départements de sciences humaines (gender studies, cultural studies, littérature, histoire) qui travaillent sérieusement sur l’œuvre de Freud, lequel est donc devenu un penseur de la culture occidentale dont l’œuvre n’est pas réductible à la clinique. Ce phénomène de « clinicisation » du milieu psychanalytique commence à se faire sentir en France puisque, à l’université, les futurs psychanalystes sont formés dans des départements de psychologie et plus du tout dans le champ des humanités (littérature, philosophie, histoire).

 

L’antifreudisme n’en forme-t-il pas l’envers ?

Élisabeth Roudinesco L’antifreudisme existe depuis les années 1905. C’est-à-dire depuis le début. Il a pris différentes formes. Pendant la première moitié du siècle, l’opposition à Freud venait essentiellement des milieux catholiques et conservateurs qui lui reprochaient de tout sexualiser, d’être responsable de la destruction de la famille, de l’émancipation des femmes ou encore de la masturbation des enfants. Cela s’est produit sur la base d’un contresens absolument extraordinaire. Le deuxième axe d’opposition a été développé par les nazis, dans les années 1930 et 1940. Ils ont décrété que la psychanalyse était une « science juive » et que, en tant que telle, elle devait être exterminée (son vocabulaire, ses concepts) au même titre que ses praticiens. Enfin, il y a eu la critique stalinienne, à partir des années 1940, qui a fait de la psychanalyse une « science bourgeoise », dont on a interdit la pratique. Ceci culmine en 1949, avec la dénonciation de la prétendue « psychanalyse américaine ». Ce qui est un paradoxe, car on connaît l’antiaméricanisme de Freud. Le Parti communiste français a remis Freud à l’honneur en 1964, grâce en particulier à Louis Althusser. Et depuis, le Parti communiste a toujours été très favorable aux études freudiennes.

La deuxième partie du siècle est caractérisée par une haine de Freud très différente. On se rend compte, en gros, que la société a évolué, que les gens divorcent, que la sexualité infantile est un fait accepté. Nous sommes dans une société presque « sexologique », celle de la performance et du bien-être : on s’occupe plus de sexe que de désir. À partir des années 1980, l’antifreudisme s’articule à l’idée que la psychanalyse n’est pas une science et que Freud n’est pas un scientifique. Cette critique est absurde puisque jamais Freud n’a prétendu faire une science au sens d’une science dure. Il a abandonné la neurologie, et la clinique des médecines de l’âme – toutes tendances confondues – ne peut en aucun cas prétendre à une scientificité comme la médecine moderne. La critique scientiste émane de psychiatres entraînés par l’évolution de l’approche exclusivement chimique du traitement des maladies psychiques. À cette critique scientiste s’en ajoute une autre, qui est morale. Elle vient des pays puritains et, essentiellement, de polémistes américains. On accuse Freud non plus d’être responsable d’une destruction de la société, mais au contraire d’être un sombre réactionnaire libidinal et menteur qui aurait violé ses patientes et sa belle-sœur. Cette disqualification sur la vie privée laisse entendre que sa théorie serait un mensonge. Freud serait non seulement un gourou non scientifique, mais une sorte de chef de secte avide d’argent, violeur, avorteur, menteur et escroc. Cette thèse est aussi celle des antisémites, qui ajoutent à cette vulgate l’idée d’un Freud « nazi », qui aurait inventé des persécutions antisémites à son encontre et aurait abandonné ses sœurs à Vienne, en 1938, en sachant qu’elles seraient exterminées. Thèse classique : le juif est responsable de ce qui lui arrive. La vérité est plus simple et moins manichéiste : Freud n’était ni un gauchiste libertaire, ni un pervers sexuel, ni un puritain, mais un conservateur libéral et éclairé. Il ne pouvait pas imaginer, en 1938, l’existence des chambres à gaz et il n’a pas « abandonné » ses sœurs. Il pensait que l’être humain devait maîtriser ses pulsions, il a été plutôt hostile au communisme, il a fait pas mal d’erreurs dans son antiaméricanisme forcené, et il s’est souvent égaré dans des théories peu convaincantes. Mais c’est en cela qu’il est un penseur paradoxal et passionnant, commenté dans le monde entier. Face à cette réalité, l’antifreudisme radical et manichéiste des années 1990-2010 a pris une tournure complotiste (surtout après le 11 septembre 2001), d’autant que, pendant des années, les archives Freud de Washington ont été fermées aux savants et réservées à une caste, et que les psychanalystes sont devenus de plus en plus réactionnaires et propagateurs d’une légende dorée. Autrement dit, les antifreudiens d’aujourd’hui pensent non seulement que Freud est un gourou peu scientifique, mais que ses héritiers, les « milices freudiennes », se seraient organisés pour dissimuler des vérités. C’est absolument fascinant de lire cette littérature.

On en trouve la trace dans le Livre noir de la psychanalyse – Freud et les psychanalystes seraient les auteurs d’un « goulag » de la pensée – et, bien entendu, dans le brûlot de Michel Onfray de 2010 (le Crépuscule d’une idole) qui associe tous les courants de l’antifreudisme dans l’idée que Freud serait un « affabulateur ». Tout est mêlé : scientisme, complotisme, accusation « libidinale », thèse d’extrême droite. À quoi s’ajoutent 600 erreurs factuelles. On commence aujourd’hui à comprendre à quelle escroquerie on a affaire. Ce serait comique si nous n’avions pas, en France, désormais, chez des polémistes professionnels qui soutiennent Onfray, un retour du refoulé vichyste et un désir inconscient de fascisme. Éric Zemmour et ceux qui l’entourent et le défendent comme un « martyr des bien-pensants » en sont l’incarnation la plus évidente.

 

Vous évoquez les trois figures de Freud, Darwin et Marx comme trois penseurs particulièrement visés par la critique réactionnaire. Pourquoi ?

Élisabeth Roudinesco Et Einstein et bien d’autres encore… Il y a, actuellement, un assaut systématique lancé contre ces grandes figures, accusées d’être les représentantes d’un prétendu « savoir officiel ». Freud, Darwin, Marx et Einstein, ce sont des penseurs qui ont mis en cause, à un moment donné, notre façon de voir l’univers et la société, qui ont effectué des révolutions symboliques ou scientifiques. Ils ont été à l’origine de quelque chose de nouveau. Aujourd’hui, d’autres grands penseurs dérangent tous ceux qui, autour de certains médias, prétendent dénoncer la « bien-pensance des élites » et qui usent du style des pamphlets de l’entre-deux-guerres. On s’en prend pêle-mêle aux homosexuels, aux femmes, aux étrangers, aux réfugiés, aux immigrés qui viseraient à défigurer notre belle patrie française. Et cette prétendue « bien-pensance » ne serait autre, aux yeux de ces dénonciateurs publics, que ce qui constitue aujourd’hui le patrimoine intellectuel français le plus traduit et le plus admiré dans le monde. Revanche des souverainistes de terroir, frileux et xénophobes, fascinés par le discours lepéniste et haïssant les « cosmopolites » de la pensée. Ces adeptes du « terroir français », terrorisés par la crise économique, les guerres aux Moyen-Orient, etc., recherchent des boucs émissaires : ils se dressent donc contre ce patrimoine si admiré hors de France, contre Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre – copieusement insultés (ce n’est pas nouveau) –, contre Michel Foucault (responsable de la transmission du sida ou khomeyniste), contre Louis Althusser (assassin marxiste et donc adepte du goulag), contre Gilles Deleuze (toxicomane), contre Roland Barthes et Jacques Derrida (déconstructeurs de la langue et donc de l’école républicaine), tous décrits comme des monstres physiques et intellectuels, responsables du prétendu « déclin » de la France. Et ça ne fait que commencer : on a du pain sur la planche ! Il va falloir lutter contre ce nouveau désir de fascisme qui utilise le désarroi des masses.

 

LIRE l’œuvre DE SIGMUND FREUD  Depuis son entrée dans le domaine public en 2010, l’œuvre de Freud fait l’objet d’un intense travail de traduction. Entreprise engagée il y a plus 
de 25 ans, celle des Œuvres complètes, 
aux PUF, s’achève en cette rentrée avec la publication du volume I consacré 
aux écrits de la période 1885-1893. On retrouvera dans ce volume le récit que Freud fait de son séjour à Paris auprès de Charcot à la Salpêtrière, ainsi que les textes qui accompagnent l’élaboration des 
premiers concepts de 
la psychanalyse. À noter, aux PUF également, 
le Sigmund Freud de Jean-Michel Quinodoz, publié dans la collection « Que-sais-je ? ». 
À destination des jeunes lecteurs, l’Inconscient expliqué à mon petit-fils, d’Élisabeth Roudinesco, publié aux éditions du Seuil, sera l’occasion d’une approche originale des idées de la psychanalyse au fil d’un dialogue engagé par 
la psychanalyste avec des enfants. Du même auteur et chez le même éditeur, on relira Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Quand des chemises rouges s’en prennent aux blanches…

Posté par jacques LAUPIES le 6 octobre 2015

 

Parce qu’un dirigeant s’est fait débrailler, la forme de la contestation prend pour les médias infantiles et dociles, le pas sur le fond.

Le fond ce sont les dégâts causés par la mondialisation avec la règle du profit qui se tourne évidemment vers la recherche de salaires réduits et de durée du travail augmentée.

Ce que facilite la concurrence entre compagnies à statut de personnel différent au plan international un argument qui pèse dans l’opinion pour justifier un alignement par le bas des rémunérations mais qui n’a qu’une valeur relative dans une gestion axée sur la recherche des profits.

Ce n’était pas une raison pour « déchemiser » un DRH mais quand une Direction ne veut rien entendre et un pouvoir politique en place la soutien, il n’est pas anormal que les rapports entre négociateurs se tendent !

 

 

Air France. Un plan B refusé  par tous les personnels

aviation
Kareen Janselme
Mardi, 6 Octobre, 2015
L’Humanité

 

314091 Image 0

314091 Image 0

REUTERS
Face à l’annonce par l’entreprise de supprimer 2900 postes, accusant les pilotes de ne pas vouloir négocier, l’ensemble des salariés de la compagnie ont manifesté unis et solidaires.

« C’est le début de la fin. » Pour Véronique ­amon, secrétaire générale du SNPL, syndicat majoritaire chez les pilotes d’Air France, la voix sur laquelle s’engage la direction organise « la mort à petit feu » de la compagnie. « Air France-KLM était la première compagnie du monde dans les années 2000 et en proposant de baisser les salaires et les conditions de travail tous les trois ans, nous allons être relégués en deuxième division. » Hier, devant les élus du groupe réunis en comité central d’entreprise, les dirigeants de la compagnie aérienne ont en effet annoncé un plan de restructuration entraînant la suppression de 2 900 postes : 300 pilotes, 900 hôtesses et stewards, 1 700 personnels au sol. Ce plan avait déjà été dévoilé en pointillé vendredi dernier devant le conseil d’administration, Air France ­renvoyant aux pilotes la responsabilité de sa mise en place. Le premier ministre et le ministre de l’Économie y ajoutant quelques couches, l’État étant actionnaire à 17,6 % d’Air France. Pour eux, les pilotes auraient refusé de négocier le plan « Perform 2020 », obligeant la direction à se résigner à un « plan B » de réduction d’activité.

« En 2012, la direction a mis en place “Perform 2015”, tient à rappeler la syndicaliste SNPL élue au CE, qui n’apprécie pas cette communication culpabilisatrice d’Air France. Les pilotes ont joué le jeu en augmentant leur productivité en échange d’un maintien de l’activité et de la croissance. La direction n’a pas respecté toutes les mesures et a assigné le SNPL au tribunal. Ça ne facilite pas les choses pour négocier sereinement sur le nouveau plan “Perform 2020” ! Celui-ci prévoit d’ajouter aux pilotes cent heures de vol par an, ce qui correspond à presque deux mois de travail en plus, pour le même salaire. » Le SNPL remarque que la direction a changé les dates de fin de négociation initialement prévues pour la fin de l’année en les avançant au 30 septembre. Une feinte pour proposer un plan B rédigé depuis longtemps ?

 

La volonté à terme par la direction de fermer cinq lignes à l’été 2016

Contre toute attente, personnels au sol et navigants ne se sont pas désolidarisés des pilotes. Hier, la CGT, FO, Unsa et Solidaires avaient appelé à la grève, ainsi que la CFDT dans le Sud. Tous secteurs et tous services étaient conviés à se mobiliser pour refuser les propositions de la direction. La suppression des postes annoncée par Air France correspondrait à l’arrêt de cinq lignes et au retrait de cinq avions long-courriers à l’été 2016, puis neuf autres en 2017. Soit 200 millions d’euros d’économie a chiffré Air France-KLM. « Cet ajustement sera principalement réalisé par la sortie accélérée d’Airbus A340 non remplacés par les Boeing 787 initialement prévus », a précisé la ­compagnie aérienne dans un communiqué paru à l’issue du CCE. Censé reprendre dans l’après-midi, le comité d’entreprise n’a pas recommencé après que le DRH a été pris à partie par des salariés en colère, le dirigeant y laissant sa chemise.

Dans l’après-midi, 2 500 salariés ont manifesté du siège du groupe jusqu’aux terminaux avant de rebrousser chemin sous quelques jets de gaz lacrimogènes. Les personnels au sol, hôtesses et stewards, étaient aussi présents aux côtés des pilotes.

 

Aucune augmentation des salaires depuis quatre ans

« On nous demande de faire 10 heures de plus par mois sans rémunération supplémentaire, a dénoncé Emmanuel Tillon, délégué du personnel CGT des hôtesses et stewards. Sur 22 lignes, on veut réduire nos repos en escale de 48 heures à 24 heures, comme sur le vol Paris-Los Angeles ou Paris-Bangkok. Ce n’est physiologiquement pas bon. La direction veut aussi couper en deux nos jours de repos consécutifs. Or nous donnons déjà le maximum avec un record mondial d’occupation des cabines de 90 %, alors que le personnel navigant diminue à bord. » Et déjà les syndicats s’inquiètent sur la tenue des accords collectifs qui devraient être renégociés en octobre 2016. Le personnel au sol ne serait pas non plus épargné. Déjà de nombreux postes ont été supprimés grâce à l’automatisation en marche, concernant la réservation des billets et l’enregistrement des bagages.

Aucune augmentation générale des salaires depuis quatre ans, diminution des effectifs, diminution de la grille d’ancienneté, travail des jours fériés non compensés, diminution de jours de congé et RTT… Les salariés s’estiment plus pressurisés et ce nouveau « plan B » apparaît comme une nouvelle provocation en usant de la division entre les personnels. Pourtant, en fin de journée, une intersyndicale se retrouvait dans les locaux du SNPL pour travailler à un communiqué commun.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Ainsi va le monde…

Posté par jacques LAUPIES le 6 octobre 2015

Ainsi va le monde... dans POLITIQUE fat3_fantin_001f

« Le coin de table tableau » de Henri Fantin Latour  (Verlaine-Rimbaud, célèbre couple sulfureux, à gauche)

Une « affaire » dont évidemment les médias se sont emparés secoue l’église à nouveau.

Vous direz que le me mêle de ce qui ne me regarde pas mais franchement il n’y a pas de quoi faire tout ce ramdam. Il y a belle lurette que l’on sait que les relations homosexuelles peuvent trouver dans l’église des opportunités qui, considérant que les prêtres ont à gérer leur sexualité de manière dissimulée, contribue à faire de nombreux êtres en souffrance. Cela d’ailleurs n’étant pas propre à eux dans la mesure où l’interdit en ce domaine frappe nombre de civilisations : le coming out d’un prêtre polonais.

Le monde est ainsi fait que les humains ont élevé de nombreuses barrières pour s’enfermer dans toutes sortes de refoulements dévastateurs, niant des comportements qui ne devraient pas être répréhensibles dans la mesure où ils n’altèrent pas le respect de son prochain.

Au nom de Dieu et d’un droit naturel qu’on lui prête que n’a-t-on fait contre la liberté, parfois même le droit de vivre ?

Peut-être parce qu’en bon jésuite le pape François n’en appelle pas à plus de tolérance (je préfèrerai de droit à l’égard des homosexuels) pour ne pas compromettre des avancées importantes qu’il provoque au sein de son église ? D’autant qu’il marque une volonté d’adapter la vie économique et sociale en préconisant un meilleur partages des richesses.

Nous n’avons pas à préconiser ce que doivent faire les croyants dans l’organisation de leur vie individuelle, dans leur vision de l’amour et de la sexualité qui lui est nécessairement liée, encore moins les règles que doivent s’imposer les institutions religieuses.

On ne peut qu’espérer que le débat qui s’ouvre  chez les catholiques sur la famille, prendra en compte la nécessité d’une vision de cette dernière mieux adaptée aux réalités. En ce domaine comme en bien d’autre le fait précède toujours la loi, encore faut il que les « législateurs » soient capables de s’en convaincre.

Tout au plus nous pouvons leur suggérer de s’ouvrir sur le monde tel qu’il va !

 

 INFO RELEVEE DANS PLANET

Le Vatican a annoncé samedi qu’il allait suspendre un prêtre polonais qui, quelques heures plus tôt, avait décidé de faire son coming-out.

Des déclarations qui bousculent le Vatican. Un prêtre polonais, Krysztof Olaf Charamsa, en poste au Vatican, a révélé samedi son homosexualité, provoquant la foudre de ses supérieurs. « Nous devons avoir la possibilité de nous marier, d’être avec une personne que l’on aime », a-t-il déclaré face à la presse.

Et de dénoncer : « Le clergé est largement homosexuel et aussi, malheureusement, homophobe jusqu’à la paranoïa car paralysé par le manque d’acceptation pour sa propre orientation sexuelle (…) Il est temps que l’Eglise ouvre les yeux face aux gays croyants et comprenne que la solution qu’elle propose, à savoir l’abstinence totale et une vie sans amour, n’est pas humaine ».

Une « pression médiatique injustifiée »

Des paroles très graves, selon le Vatican. « Le choix de faire une déclaration aussi fracassante à la veille de l’ouverture du synode sur la famille (une assemblée religieuse catholique, ndlr) apparaît très grave et irresponsable parce qu’il cherche à soumettre l’assemblée synodale à une pression médiatique injustifiée », a précisé Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, cité par l’AFP

Le prêtre polonais va être suspendu de ses fonctions. Cette affaire intervient alors que le pape François devait ouvrir dimanche un second synode sur la famille, où la question de l’homosexualité doit être débattue. « Elle divise profondément l’Eglise catholique, certains y voyant un ‘désordre’ à combattre, et d’autres une réalité à prendre en compte », précise francetvinfo.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

1...45678
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...