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Ce Pape qui fait rêver de politique de main tendue.

Posté par jacques LAUPIES le 15 octobre 2015

 

 

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La deuxième partie de la série du documentaire consacré au Pape se termine. Evidemment je ne voulais pas la manquer !

Malgré les réserves que j’ai déjà énoncées dans le commentaire consacré à la première partie, je réitère tout l’intérêt que je trouve dans ce qu’énonce le pape François.

Ne doit on pas être plus attentif à ce bouleversement qui bouscule l’église. Certains pourront dire que cela est superficiel et ne change pas grand chose à un dogme qui tiendrait nombre de catholiques hors des réalités sociales et même humaines, si tant que cela fut possible ! D’autres, comme ce militant du FN de ma connaissance, nous indiquerons que le choix de ce pape est désastreux et va vider les églises (ce qui est significatif, indiqué par un militant de ce parti)

Mais en un temps ou le libéralisme économique, ravage la planète et place le seul profit comme but affiché des  humains, manipulant la politique autant que les religions, si l’une d’entre elles tend la main, ne faut-il pas s’en saisir ? La réaction des plus réactionnaires (religieux et laïques) qui veulent ignorer les méfaits de ce système d’exploitation, de spoliation, donnent un réel crédit à ceux qui,  certes de manière différente de la nôtre posent la question de la modification des rapports sociaux.  Cette réaction ne peut que nous rendre sympathique (et pragmatique) ce pape qui, après tout, ne fait que confirmer un retour aux fondamentaux de la plupart des religions.

Vidéo diffusée par l’Humanité qui a fait Edgar Morin rédacteur d’un jour de ce journal et publié un texte en le citant « Sachons désobéir quand il le faut »

 

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A qui le tour ?

Posté par jacques LAUPIES le 14 octobre 2015

 

Ma fierté est de ne pas avoir hésité une seconde à considérer comme probablement une majorité de français que la violence était du côté des patrons et non de celui de ces salariés qui auraient déshabillé un représentant des dits patrons il y a quatre jours.

(http://tarasconbienetre.unblog.fr/page/2/ 

Le vent tourne contre Valls, Macron et les compères du gouvernement. Oh certes ce n’est pas encore la bourrasque. Il est heureux que des voix s’élèvent, plus ou moins forte selon le tempérament des leaders de la gauche dite « radicale » (certains socialistes compris) Pierre Laurent mesuré condamne les patrons et dénonce le gouvernement. A son habitude Jean Luc Mélenchon en rajoute indiquant légitime que des salariés réitèrent leur protestation vigoureuse.

Faut il en arriver là pour que la France dispose de 10 millions de grévistes dont deux ou trois sur les Champs Elysées pour que soit renversé ce gouvernement qui nous mène droit dans le mur ? On peut penser cela et faire un parallèle avec les actions fortes des étudiants en 1968 qui ont fait détonateur ! C’est aller un peu vite en besogne que d’imaginer cela mais une chose est sûre avec ou sans détonateur le mouvement social doit exploser…

Pas sur que mettre à poil un PDG puisse constituer un bon détonateur. Mais je trouverais ça rigolo. A qui le tour ?

 

NON! Les salariés d’Air France ne sont pas des criminels !

Témoignages

 

Propos recueillis par 
Olivier Morin  et Gérald Rossi
Mardi, 13 Octobre, 2015
L’Humanité

 

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A qui le tour ? dans POLITIQUE

France Télévisions copie d’écran
Le cri de colère de cinq personnalités après les arrestations de syndicalistes, traités comme des scélérats et interpellés chez eux devant leur famille au petit matin.
  • Xavier Mathieu, ancien leader CGT des Continental 
en lutte : « La violence est aussi du côté du gouvernement »

« Je suis bouleversé par le traitement médiatique que subissent les salariés d’Air France. J’ai envie de rendre hommage à ces salariés qui depuis des années s’en prennent plein la gueule. Le DRH d’Air France, comme notre directeur qui à l’époque avait pris des œufs dans la gueule, n’a rien subi en comparaison de ce que subissent les salariés. Il n’y a jamais eu de drame du côté des patrons. Alors que du côté des salariés, ce sont des drames permanents. À Continental, certains ont perdu leur maison, ont sombré dans la consommation d’antidépresseurs ou d’alcool, ont divorcé ou se sont suicidés. Quand on voit comment sont traités les événements, on comprend que 90 % des médias sont détenus par des patrons du CAC 40. Lorsque Continental a fermé, les salariés ont été traités de voyous pendant plusieurs jours par les médias, alors que par la suite, c’est bien la direction de Continental qui a été condamnée par les tribunaux. Dans les cinq procès qui ont eu lieu, il a été démontré qu’il n’y avait aucune raison économique à ce que l’entreprise ferme. Cela me dérange de voir la une des journaux avec un mec qui s’est fait arracher la chemise alors que depuis la fermeture de Continental, on aurait dû voir au moins cinq unes avec les collègues qui se sont foutus en l’air. La violence est aussi du côté du gouvernement, qui s’était engagé à défendre les petites gens et qui, au contraire, les massacre. Manuel Valls n’a même pas eu un mot pour les 2 900 salariés licenciés. Ce que fait le Parti socialiste aujourd’hui, c’est trahir la classe ouvrière. En mettant un banquier de chez Rothschild au ministère de l’Économie, il fait un bras d’honneur aux travailleurs. Les socialistes au pouvoir participent à la montée du Front national, qui ne pense qu’à ramasser les cadavres. Il faut virer ces gens-là. »

 

 

<iframe width= »544″ height= »306″ src= »//embedftv-a.akamaihd.net/?ue=92e0c778cf58352f67c9ea688d2c135b » frameborder= »0″ scrolling= »no »></iframe><br /><a href= »http://www.francetvinfo.fr/economie/transports/greve-a-air-france/video-rassemblement-de-salaries-d-air-france-qui-denoncent-la-criminalisation-du-personnel_1124907.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20151013-[lestitres-colgauche/titre1] » target= »_blank »>Rassemblement de salariés d’Air France</a>

 

Rassemblement de salariés d’Air France

  • Julien Bayou, porte-parole d’Europe Écologie-les Verts (EELV) : La « vraie violence sociale » des plans  de licenciements 

« Je suis attristé par la tournure du débat. Certes, personne ne souhaite vivre le traumatisme subi par le DRH d’Air France, mais il ne faut pas oublier en même temps que personne ne souhaite vivre celui qui vise 2 900 familles et peut-être jusqu’à 5 000, si l’on en croit le Canard enchaîné. Dans les médias, la plupart des dirigeants politiques ont condamné les violences, mais que fait-on face au pourrissement de la situation ? Air France a eu beau jeu depuis quatre ans de demander des efforts à ses salariés et de cibler les pilotes, qui ont fait des efforts importants. Aujourd’hui, l’État, actionnaire important, ne parvient pas à mettre direction et syndicats sérieusement autour d’une table de négociations. Cette situation est d’autant plus paradoxale que le taux de remplissage des avions de la compagnie est au maximum, avec un prix du kérosène aujourd’hui au plus bas. Il y a comme une arnaque… Dans le même temps, on voit le premier ministre Manuel Valls qui intervient uniquement pour condamner l’acte de violence, contribuant ainsi à accentuer le désespoir. C’est mal mesurer la violence des licenciements. Je pense par exemple à Xavier Mathieu, délégué chez Continental, qui s’est retrouvé devant les juges et a été humilié alors qu’il ne faisait que dénoncer un plan de licenciements injuste. C’est ça la vraie violence sociale… Cela me fait penser à cette phrase de Bertolt Brecht : “On parle toujours de la violence d’un fleuve et jamais de la violence des rives qui l’enserrent”. »

  • Philippe Poutou, ouvrier chez Ford, porte-parole du NPA : « La colère des exploités est légitime, la révolte est vitale » 

« Quel tir d’artillerie contre les salariés d’Air France : toute une caste de privilégiés a lâché sa haine de classe : Valls, Sarkozy, Gattaz, éditorialistes… Par une exagération volontairement outrancière, leur but est d’étouffer la moindre velléité de rébellion et de soumettre celles et ceux qui osent se défendre. Le délire sur une soi-disant violence inacceptable (bousculade et chemise déchirée !) permet de parler d’une violence invisible, vécue au quotidien par des millions de salarié(e)s. Celle de l’exploitation de travailleurs toujours plus précarisés, dans un contexte de menaces et de chantages permanents. La violence, c’est : le licenciement, le chômage, la pauvreté, la galère au boulot, l’intensification du travail, l’usure, l’invalidité, et aussi le harcèlement des chefs, la pression des directions, le mépris quotidien ! En ces temps de compétitivité obsessionnelle, c’est une véritable guerre de classes, celle des capitalistes pour s’approprier un maximum de richesse. Il s’agit là d’une violence préméditée, pensée et organisée. Trop souvent, nous subissons et nous nous taisons. Mais la colère est bien là, elle s’accumule et heureusement parfois elle explose : comme les Conti en 2009 ou aujourd’hui à Air France. Cette colère légitime est justifiable car il s’agit de la dignité des exploités. Elle est salutaire. Il est urgent de trouver les moyens de relever la tête, de ne plus subir, de s’organiser pour passer à l’offensive et lutter collectivement. L’idée n’est pas d’appeler à déshabiller tous les patrons mais bien de leur enlever le pouvoir, les moyens de nuire et d’écraser. Pour cela, il faut prendre nos affaires en main, contrôler nos outils de production, organiser nous-mêmes le travail. En clair, combattre le système capitaliste. »

  • Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français : « J’appelle le gouvernement à voter contre le plan de licenciements » 

« On voit bien le message que les faiseurs d’opinion veulent nous vendre avec les images des incidents de Roissy et maintenant les poursuites policières contre plusieurs salariés. Ces derniers seraient des espèces de sauvages sans foi ni loi, et les patrons des responsables injustement pris à partie. Les Français ne sont pas dupes, plusieurs enquêtes le montrent. Ce qui vient de se passer à Roissy est d’abord le signe de l’échec total du “dialogue social” à la mode du pouvoir. En fait de dialogue, les salariés n’ont droit qu’à la politique du fait accompli, au discours austéritaire, à l’appel aux sacrifices. Où est le dialogue quand on vous annonce, de manière froide et provocatrice, 2 900 suppressions de postes ? La colère sociale en France aujourd’hui est grande. La majorité des Français “aimeraient bien se rebeller mais ne le font pas”, disent les mêmes enquêtes. J’ajoute : ils ne le font pas encore. Car il existe une “hargne sourde que ressentent de nombreux Français derrière leur apparente résignation”. À cette colère, nous voulons ouvrir les chemins de l’espoir, montrer que d’autres politiques sociales et économiques sont possibles pour Air France. Pour ma part, je l’avais dit le 23 septembre dernier à Roissy, et je redis dans les colonnes du journal de Jaurès mon soutien complet aux salariés d’Air France dans leur bataille pour l’emploi, pour un travail de qualité, pour la sauvegarde et le développement de cette grande société. Non à la criminalisation de leurs actions, ou des syndicats. J’appelle le gouvernement, qui jusqu’à présent a laissé faire la casse sociale et le démantèlement de la compagnie, à prendre ses responsabilités en votant en CA contre le plan de licenciements et en permettant l’ouverture du dialogue social dans l’entreprise dont il est actionnaire. »

  • Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail et membre du Parti socialiste : « La semaine où Ericka a gagné contre de Juniac »

« Le bilan de la semaine passée est épique : la faute aux dirigeants d’Air France qui avaient déjà supprimé 15 000 emplois depuis 4 ans, et qui, avec l’appui des représentants du gouvernement, ont cru judicieux d’annoncer, par voie de presse, en dehors du comité central d’entreprise convoqué le lundi 5 octobre au matin, la suppression de 2 900 nouveaux postes. C’était un coup de force illégal qui violait le droit du CCE à être saisi le premier de cette éventuelle proposition et d’en discuter. Les dirigeants, autour du financier méprisant Alexandre Begoügne de Juniac, espéraient matraquer par cette annonce précipitée les résistances du personnel et le diviser. Ils ont eu l’effet inverse : 2 000 manifestants de l’intersyndicale majoritaire se sont insurgés aux portes du CCE, cela a créé une telle colère légitime, partagée et spontanée que des échauffourées ont eu lieu et que deux DRH responsables se sont vus pris à partie et leurs chemises déchirées. Cela aurait pu être pire, et vu l’ampleur de la provocation, on peut s’étonner et saluer que le sang-froid l’ait emporté et que les syndicalistes et les personnels eux-mêmes se soient autolimités, et que les deux DRH s’en soient bien sortis.

La direction d’Air France, les gros médias (possédés désormais à 95 % par 7 milliardaires) ont pourtant déchaîné une campagne d’une sauvagerie inouïe. Le premier ministre, sans un mot pour les victimes licenciées, s’est excité et les a traitées de “voyous”. Ce fut une curée de la part des nantis criant abusivement “au lynchage” durant plusieurs jours. Des menaces policières d’enquête, de poursuites pénales ont même été mises en avant en calomniant la colère des salariés. Ceux-ci non seulement étaient victimes mais devenaient en plus humiliés et persécutés. Ce n’est pourtant pas, dans l’histoire de la lutte des classes depuis plus de 150 ans, un événement inédit : quand le patronat se comporte de façon impitoyable, il suscite des réactions souvent bien plus radicales que celles-là.

Les patrons ont le cynisme discret des tapis feutrés et l’égoïsme de leurs clubs fermés de décision, les salariés ont le pouvoir de l’émotion brouillonne et de la mobilisation indignée, comme le disait en substance Jean Jaurès en juin 1906 à l’Assemblée. La violence des exploités et des exploiteurs ne peut pas être mise sur le même plan. D’ailleurs, la vidéo la plus vue de la semaine, c’est celle d’Ericka, une jeune femme tentant de s’adresser dans les locaux du CCE, de façon émouvante, au mur glacé des regards et des costumes chics des patrons.

La gesticulation médiatique exacerbée n’aura pas tenu la semaine : la direction d’Air France a été obligée de rouvrir des négociations, alors qu’elle avait l’intention initialement de les enterrer. Le premier ministre s’est illustré, là, dans un rôle qui, historiquement, laissera de lui une image blessante. Un sondage en fin de semaine a établi que 54 % des Français “comprenaient”. Le paradoxe, c’est qu’à la fin, l’échauffourée tant dénigrée est salutaire à la cause du combat contre les licenciements. À méditer. »

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Utiliser l’argent pour l’emploi et les services publics

Posté par jacques LAUPIES le 13 octobre 2015

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Les slogans creux de la droite municipale (UMP-UDI) qui est la première à s’en prendre au service public, ne doivent pas tromper les électeurs, pas plus évidemment que la politique droitière des dirigeants actuels du PS   qui ne se différencient  l’une de l’autre et font le lit du FN.  Les élections régionales vont donner aux électeurs de la ville et du canton l’occasion de se prononcer pour une autre politique (voir le tract ci dessous publié par le PCF)

Le diktat austéritaire imposé aux Grecs a révélé l’ambition de classe des milieux capitalistes financiers et le rôle décisif de la Banque Centrale Européenne (BCE) et des banques dans cette domination.

Les peuples européens rejettent l’austérité. Avec Alexis Tsipras et les Grecs qui refusent de « déposer les armes », avec tous les progressistes d’Europe, faisons de cette colère une puissance de transformation sociale en France et dans chaque pays européen.

Ce mois-ci, plusieurs marches de la dignité contre l’austérité traverseront la France jusqu’à Bruxelles, où, le 17 octobre, une grande marche est prévue. Le PCF s’inscrit pleinement dans cette démarche citoyenne.

De la région à la nation et jusqu’à l’Europe, engageons la lutte pour porter ensemble cette exigence : l’argent des Européens doit être utilisé à développer les êtres humains et protéger leur planète, au lieu d’alimenter les marchés financiers !

Concrètement, cela signifie

 

1. Restructurer les dettes publiques des pays européennes afin de leur donner des marges de manœuvres pour les services publics

En France, les intérêts annuels de la dette publique sont de 45 milliards d’euros, autant que le budget consacré à l’éducation ! Ils vampirisent les possibilités de nouvelles dépenses publiques et sociales pourtant indispensables pour relancer la croissance. Organisons une conférence européenne sur la dette publique et les nouvelles dépenses publiques à engager.

2. Créer un fonds européen pour développer les services publics

Géré démocratiquement, avec des critères explicites de création d’emplois et de développement des services publics dans chaque pays, ce Fonds serait financé par la BCE, comme l’y autorise le Traité de Lisbonne (article 123.2). Il ne financerait que les dépenses de services publics et d’emploi des États. Cette proposition est partagée par Syriza, die Linke (la gauche allemande) ou Podemos et converge avec le mouvement anglais « quantitative easing for people ».

3. Pour un crédit sélectif en faveur de l’emploi, la production efficace et la transition écologique

Obligeons la BCE à changer le comportement des banques en les refinançant à faible taux en contrepartie de crédits vraiment utiles et pas pour la spéculation ou les exportations de capitaux.

 

Faisons de la Marche européenne anti-austérité un moment fort pour obliger la BCE à utiliser autrement l’euro : les 60 milliards qu’elle injecte chaque mois dans le système financier doivent l’être dans un Fonds européen et un crédit bancaire sélectif.

De l’Europe aux régions, lutter contre l’austérité

Les élections régionales de décembre constituent un temps fort de débat et de la bataille politique pour une autre utilisation de l’argent. La création de fonds régionaux pour l’emploi et la formation en est une traduction essentielle. Abondés notamment par un redéploiement des aides publiques aux entreprises, ces fonds seraient des leviers sur les banques afin qu’elles utilisent leurs capacités à créer de l’argent par le crédit pour financer les investissements des entreprises. Ils prendraient en charge tout ou partie des intérêts d’emprunts des entreprises pour des investissements créateurs d’emplois et de formation. Amenant ainsi les entreprises à utiliser leurs profits pour investir utilement et non pour délocaliser ou spéculer.

Les 6 et 13 décembre prochains, ne laissons pas revenir la droite ou permettre une victoire au Front national. Nos listes ont construit leur programme pour répondre aux besoins des citoyens. Cela suppose de lutter fortement contre l’austérité et pour des propositions alternatives, crédibles autant que radicales. Porter et faire porter ces propositions, c’est s’engager pour la victoire en France d’une gauche prête à se battre pour les intérêts populaires, comme le fait par exemple Syriza et Alexis Tsipras en Grèce.

Air France. Pierre Laurent juge « hallucinant » que Valls aille « s’excuser » en Arabie Saoudite

l’Humanité.fr avec AFP
Mardi, 13 Octobre, 2015
Humanite.fr

 

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Utiliser l'argent pour l'emploi et les services publics dans POLITIQUE

Photo Kenzo Tribouillard/AFP
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, juge « hallucinant », de la part de Manuel Valls, de « s’excuser de ce qui s’est passé chez Air France en Arabie Saoudite », où le Premier ministre était en déplacement lundi.
A Ryad, le Premier ministre a exhorté les entreprises saoudiennes à investir en France. A propos d’Air France, il a notamment déclaré que « les images » de deux dirigeants agressés « ont fait le tour du monde (…) alimentant très vite une vieille idée, un vieux cliché qui voudrait que la France soit bloquée, entravée et parfois incapable de se réformer ».
 
« Quand je vois Manuel Valls s’expliquer sur les conditions de la vie sociale en France, s’excuser de ce qui s’est passé chez Air France en Arabie Saoudite, je trouve cela hallucinant. C’est un pays où évidemment ils ne savent même pas ce que ça veut dire le dialogue social, et nous on a un Premier ministre qui va là-bas pour vendre quelques Rafale de plus et s’excuser de ce qui se passe au plan social dans notre pays », a déclaré M. Laurent sur iTELE.
« On trouve beaucoup d’excuses à ce régime saoudien qui est un régime assez féodal du point de vue politique et économique », a insisté le sénateur de Paris, qui rappelle que l’Arabie Saoudite « connaît des problèmes de droits de l’Homme très importants. Il y a eu toute une mobilisation citoyenne par rapport à un jeune qui va être décapité. C’est la 134e exécution depuis le début de l’année ».
Au sujet d’Air France, le secrétaire national du PCF a estimé que les salariés interpellés lundi matin n’avaient « rien à faire en garde à vue » et que cet épisode était « indigne de la République ».
« Il y a une plainte de la direction. Elle doit être instruite. Elle peut l’être dans de toutes autres conditions que celles-là. Tout en regrettant les violences de la semaine dernière, je pense que le rôle qu’on devrait avoir, c’est d’apaiser la situation et de revenir à la table des négociations », a-t-il dit.
« Quand j’entends Manuel Valls dire « il faut le dialogue social » et dire dans la même phrase « le plan de la direction est le seul possible », je trouve cela parfaitement anormal. Nous avons versé plus de cent millions d’euros à Air France de crédit impôt compétitivité, 66 millions l’année dernière, je ne sais pas de quel montant est le chèque de 2015. On verse cet argent soit-disant pour développer de l’emploi. Ils suppriment 3.000 emplois. Est-ce qu’on va continuer de verser de l’argent du CICE à Air France ? »

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Jeunesse : guerre mondiale, qui vivra verra !

Posté par jacques LAUPIES le 13 octobre 2015

 

 

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Une fois n’est pas coutume, les participants au débat de ce soir  dans l’émission « C dans l’air », dont deux au moins sont des habitués, ont de la tenue. Le thème n’en exigerait pas moins tant il est sérieux et grave : « la guerre couve au proche orient »

Souvent quand de ci de là certaines personnes de mon entourage m’apostrophent en  me disant tout de go :   »nous allons droit vers la troisième guerre mondiale », j’ai tendance à sourire et à considérer qu’ils disent n’importe et se perdent dans un fantasme comme exutoire de leur impuissance à intervenir dans la vie citoyenne.

Mais jamais je ne peux évacuer cette hypothèse dans un monde ou l’injustice sociale et toutes ses conséquences dans les processus de violence et de guerre peuvent conduire à cette issue possible. Il est vrai qu’il faut situer cette injustice sociale à l’échelle internationale et de ce point de vue prendre en compte deux contradictions déterminantes et essentielles dans ces processus vers la guerre.

La première  dans l’affrontement généralisé entre des pouvoirs favorables au libéralisme économique, quelle qu’en soit la forme institutionnelle, démocratique ou dictatoriale, la seconde contradiction corollaire de la première qui nait des intérêts de nations ou de groupe de nations se livrant à des pressions pour imposer leurs visées à caractère de domination économique et donc sur le plan géopolitique.  

Le débat de ce soir fait émerger quelques idées même si les causes essentielles sont un peu éludées. Mais raisonner uniquement sur le fait que les conditions d’alliance entre puissances ne se retrouvent pas en deux camps opposés et qu’ainsi les conditions d’une généralisation du conflit n’existent pas,  comme l’a fait l’un des meilleurs spécialistes des questions internationales dans le débat, ne me satisfait pas !

L’histoire ne se répète pas. Sans doute mais il existe des puissances (les Etas Unis, la Russie, la Chine également, et plus petitement la France et le Royaume Uni dont les systèmes économiques et politiques) peuvent évoluer dans un sens ne garantissant pas la paix, face aux appétits respectifs de leur  classe dominante.

Cela parait incroyable mais bon, avec d’une part des pouvoirs politiques et médiatiques dépendants et manipulés par la finance et les intérêts de quelques oligarchies industrielles d’une part et des populations tout autant manipulées d’autre part et cantonnées dans l’ignorance, le pire peut-être envisagé.

Guerre ou Paix ? Qui vivra verra ! Jeunesse en particulier !

Attentat d’Ankara : « Paris doit cesser son soutien à la politique d’Erdogan »

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Nous apprenons avec effroi qu’une double explosion a fait plus de 40 morts et 120 blessés, samedi matin, lors d’un rassemblement pour la paix qui se tenait à Ankara.

 

Le Parti communiste français tient à exprimer tout son soutien aux familles des victimes ainsi qu’aux militants de la paix et du HDP. Nous condamnons avec force cet attentat qui s’inscrit dans le climat de terreur qu’Erdogan a installé dans son pays à l’encontre du peuple kurde, des démocrates turcs et des militants et responsables du HDP.

 

Le PCF demande à François Hollande de cesser son soutien à la politique d’Erdogan et de tout mettre en oeuvre pour stopper cette sale guerre, pour le retour de la paix et la tenue d’élections libres.

 

Nous apportons toute notre solidarité au peuple kurde, aux syndicalistes et progressistes turcs, aux militants du HDP dont nous  tenons  à saluer le courage et la détermination.

 

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Air France: rassemblement de soutien aux salariés interpellés

Posté par jacques LAUPIES le 12 octobre 2015

 

> Message du 11/10/15 20:12 > De : « Fondation Copernic » <contact@fondation-copernic.org> Air France: rassemblement de soutien aux salariés interpellés dans POLITIQUE   Cher-e-s ami-e-s,

Que de bruit autour de la chemise déchirée du DRH d’Air France. Macron, Valls, Sarkozy … y sont allés de leur indignation.

Comme si la véritable indignation n’était pas dans les ravages du libéralisme. Un point de vue très éclairant de Guillaume Etiévant, membre du bureau de la Fondation Copernic. > Bien amicalement, > La Fondation Copernic > > ——– > QUAND LES CHEMISES TOMBENT, LES MASQUES AUSSI > Les salariés d’Air France qui ont arraché la chemise de deux cadres dirigeants ont dévoilé bien plus que leurs torses.

Ils ont ce faisant contribué à mettre en lumière la tragédie des plans sociaux qui s’imposent aux salariés.

Ils ont aussi divulgué la mascarade du « dialogue social » entre « partenaires sociaux ». Quelques semaines après le vote de la loi Rebsamen sur le dialogue social et les annonces du rapport Combrexelle qui va donner lieu à une nouvelle loi début 2016, le conflit à Air France tombe bien mal pour le gouvernement.   D’une chemise, l’autre > L’acharnement politique et médiatique contre les syndicalistes et les salariés d’Air France s’explique en partie par les millions de dépenses publicitaires, dont la compagnie arrose les grands médias du pays. Il est également dû à la gêne de l’État quant aux choix très contestables qu’il fait pour maximiser les remontées de dividendes et dont il n’a pas intérêt à tenir la population informée. De fait, la part minoritaire de l’État dans Air France (300 millions d’euros) ne pèse pas grand-chose face à son rôle d’actionnaire majoritaire d’ADP (Aéroport de Paris) dont il détient 5 milliards d’euros du capital. Pour augmenter les profits des aéroports et donc les remontées de dividendes, l’État favorise en effet activement les concurrents d’Air France, quelles que soient leurs pratiques et l’origine de leur financement. Il multiplie notamment les autorisations de décollage et d’atterrissage pour la compagnie Qatar Airways. Il y a quelques mois François Hollande a même été jusqu’à décorer la chemise du patron de Qatar Airways, Akbar al-Baker, de la médaille d’officier de la légion d’honneur. Et ce sont les salariés d’Air France qui payent le prix de ces choix. Quant aux 66 millions d’euros de CICE (Crédit impôt compétitivité emploi), que les contribuables français ont, bien malgré eux, versés à Air France en 2014, ils n’ont, force est de le constater, aucunement été utilisés pour l’emploi. > > Vous avez dit « dialogue social » ? > > Pourtant, là n’est pas la principale explication de l’acharnement médiatique et politique contre les syndicats et les salariés d’Air France. Ce que n’a pu supporter le pouvoir en place, c’est que soudain, ce lundi 5 octobre, comme l’a à juste titre relevé Jean-Luc Mélenchon, la question sociale est revenue sur le devant de la scène. Avec cette question, le patronat, et le gouvernement qui défend à la lettre ses intérêts, espéraient bien en avoir fini pour de bon.

Depuis des années, un rouleau compresseur idéologique assène à la population l’idée qu’employeurs et salariés auraient des intérêts communs, qu’ils pourraient paisiblement s’asseoir autour d’une table, et déterminer ensemble les meilleurs choix pour tous, aboutissant à des accords « gagnant-gagnant » débouchant le plus souvent sur la destruction de l’emploi et du droit du travail, la baisse des salaires, la précarisation généralisée. C’est ce qu’ils appellent la « démocratie sociale ».

Curieuse « démocratie » que celle où le patron (et donc l’actionnaire qui lui donne les ordres) a droit de veto sur l’ensemble des revendications des salariés. Étranges « partenaires sociaux », dont l’un risque tous les jours le licenciement décidé par l’autre. Étonnant « dialogue social », dans lequel les propositions rejetées par les représentants des salariés sont mises en œuvre malgré tout. Elles seront même au-dessus du code du travail et s’imposeront à lui ; c’est en tout cas la volonté du rapport Combrexelle (que je dénonce avec des confrères dans un ouvrage à paraitre fin octobre aux éditions Syllepse -1- ). La fable du « dialogue social » s’est développée et répandue à grand renfort d’études et de rapports (Terra Nova, Institut Montaigne, etc.) rédigés par des « experts » qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et qui, par ignorance, par bêtise et, le plus souvent, par volonté idéologique, nient en bloc le rapport de classe au fondement de la relation actionnaires/ salariés. > Cette mascarade se renforce par les humiliations médiatiques à répétition contre les syndicalistes qui organisent des grèves et démontrent ainsi que le dialogue dans l’entreprise n’existe pas réellement, mais qu’il y a au contraire une confrontation d’intérêts divergents.

De Jean-Marie Cavada dans les années 1990 à David Pujadas aujourd’hui, le procédé est toujours le même : ridiculiser et culpabiliser les syndicalistes ; ne jamais remettre en cause les agissements ni la représentativité du Medef ; ne jamais s’étonner que les négociations nationales interprofessionnelles se déroulent dans les locaux du Medef, à partir de textes rédigés par le Medef, et validés dans des réunions bilatérales avec le gouvernement, alors même que ce syndicat patronal ne représente qu’une part infime des entreprises françaises. > Si Manuel Valls a parlé « d’agissements de voyous », de « violence inqualifiable et inadmissible dans notre société », et exigé « des sanctions lourdes à l’égard de ceux qui se sont livrés à de tels actes », ce n’est pas seulement à cause de son habituel mépris des salariés, c’est aussi qu’il ne supporte pas que sa mise en scène si adroitement montée puisse s’effondrer. Soudain, les médias sont obligés de laisser apercevoir que derrière l’ambiance tamisée des négociations lors desquelles les délégués syndicaux font de leur mieux (malgré de maigres moyens, encore dégradés par les dernières réformes) pour limiter la casse, il y a des millions de salariés qui n’en peuvent plus et n’ont pas conscience de la force qu’ils constituent.   > Un moment utile > > Grâce aux salariés d’Air France, nous avons vu des syndicalistes et des élus d’un CCE (Comité central d’entreprise) à la télévision.

Nous avons aperçu des syndicalistes dans leur confrontation avec leur direction, pour essayer de sauver des emplois.

Nous avons aperçu, un instant, les salariés être plus forts que les patrons, car plus nombreux.

Bien sûr, ça n’est qu’un moment, seulement quelques images, qui n’empêcheront nullement la direction d’Air France d’aller au bout de ses nuisibles intentions.

Et pourtant c’est utile. Car l’unique possibilité, un jour, de renverser l’ordre capitaliste des choses, c’est que les salariés prennent, par leurs actes, conscience de leur force collective.

Tout au long du 20ème siècle, le socialisme parlementaire n’a rien détruit du système qu’il prétendait briser de l’intérieur. Il l’a au contraire favorisé, développé, sécurisé. Les prédictions de Jaurès ne se sont jamais réalisées, les socialistes n’ont jamais permis aux classes populaires d’investir le pouvoir. La social-démocratie n’a jamais transposé sur le terrain politique le combat de classe qui se joue dans l’entreprise. Elle a, au contraire, effectué le mouvement inverse, et transcrit dans l’entreprise les évolutions de la démocratie politique. A peine arrivé au pouvoir au début des années 1980, le Parti socialiste s’est rallié aux idées libérales et a, dans le même mouvement, commencé à considérer que les intérêts des employeurs et des salariés étaient communs. Alors que la négociation collective avait parfois permis d’obtenir des acquis sociaux qui pouvaient se généraliser (par exemple la troisième semaine de congés payés suite à l’accord Renault de 1955), on inverse peu à peu son rôle et elle devient aujourd’hui un outil puissant de réduction des droits. Seuls les salariés peuvent renverser cette donne, en se considérant non pas seulement comme des consommateurs, mais comme des producteurs. Si les salariés s’arrêtent de travailler, le profit disparait et le monde capitaliste s’arrête de tourner. Comme le disait Jules Cazelle, président de la commission de grève des menuisiers en 1879 : « les patrons s’inclineront devant nous, car nous sommes les producteurs et quand les bras ne se mettent pas au travail, le capital tombe » -2-. > > L’air de rien > De nombreux salariés, derrière leur téléviseur, ont esquissé de larges sourires en voyant ces deux dirigeants d’Air France ramenés à ce qu’ils sont. De pauvres types. De riches bourgeois n’ayant pas une once de dignité, capables même de défendre le travail des enfants et de louer l’emprisonnement des syndicalistes de Qatar Airways -3-.

Des gens capables de briser des vies, des familles entières, l’air de rien, en passant, sans aucune conscience. Bref, ceux que Sartre appelait des salauds, ceux qui croient ne pas choisir, ne pas avoir le choix, alors qu’ils sont pleinement responsables de leurs actes.

Oui, voir cette direction soudain humiliée, ça donne de l’espoir. Pas grand-chose ; une petite étincelle. Dans la période, c’est déjà beaucoup.

Alors merci aux salariés d’Air France. > > Guillaume Etiévant

 

l’Humanité.fr avec AFP
Lundi, 12 Octobre, 2015

 

Un rassemblement de soutien aux salariés d’Air France interpellés lundi est prévu à 16h dans l’après-midi à Roissy.
Un rassemblement de soutien aux salariés d’Air France interpellés lundi est prévu dans l’après-midi à Roissy. Le rassemblement est prévu à 16H00 au fret de la compagnie à Roissy,
Il a lieu en soutien aux cinq salariés d’Air France interpellés à l’aube, dans le cadre de l’enquête sur les violences de la semaine dernière. Tandis que le dialogue entre la direction et les syndicats a repris dans la matinée avec le syndicat d’hôtesses et stewards Unac.
La direction d’Air France, qui a renoué vendredi le dialogue avec les deux syndicats représentatifs chez les pilotes, le SNPL (65% des voix pilotes) et le SPAF (21%), poursuit toute la semaine les rencontres avec l’ensemble de ses organisations syndicales. Le syndicat d’hôtesses et stewards Unac a ouvert le bal lundi dans la matinée, et sera suivi par la CGT dans l’après-midi. La direction a adressé une convocation similaire aux trois syndicats de PNC (hôtesses et stewards). Toutefois, seule l’Unac devait s’y rendre lundi, le SNPNC et l’Unsa refusant de voir la direction au même moment que cette organisation syndicale.
Les représentants de l’Unac, affiliée au syndicat CFE-CGC, devaient être reçus à 11H30 au siège de la compagnie à Roissy, en présence des présidents d’Air France-KLM et d’Air France, Alexandre de Juniac et Frédéric Gagey.
Pour les deux autres syndicats, il était « hors de question » de participer à une réunion au côté de l’Unac, la CGC n’ayant eu de cesse de « conspuer les pilotes » en permanence et ainsi monter les catégories les unes contre les autres, a expliqué Sophie Gorins, secrétaire générale du SNPNC.
Son syndicat sera reçu par la direction mercredi, de même que l’Unsa. Seule l’Unac s’est rendue aux négociations, le SNPNC et l’Unsa refusant de s’y associer.
 
Lundi après-midi, le tour de table se poursuivra avec la CGT, reçue à 15H00 par les dirigeants d’Air France dans les locaux de la compagnie aux Invalides. 

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