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Fallait-il publier ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 septembre 2015

 

Je n’écrirai pas trois pages sur le sujet mais dans la mesure où la publication de cette photo a provoqué une émotions généralisées dans les populations, je ne vois pas en quoi il faudrait tergiverser sur l’utilité de cet acte !

Un petit enfant dont on pourrait penser en voyant cette image qu’il dort, est mort par suite de cette terrible absurdité d’hommes et de femmes qui décident de recourir à la violence dès lors qu’ils sont, les uns bafoués ou méprisés et d’autres, les oppresseurs, qui considèrent leurs privilèges et leur pouvoir mis en cause. Au milieu de cela des millions d’individus piégés. Pas totalement innocent d’ailleurs pour avoir accepté l’injustice et la violence, engoncés souvent dans l’indifférence, parfois la peur, souvent la bêtise. au mieux l’incapacité de comprendre !

Le véritable innocent, en l’occurrence, c’est bien celui là, qui a perdu la vie. Tous les autres ont quelque chose à voir, sauf peut être ceux qui luttent inlassablement contre toute violence pour le droit de vivre dignement, dans le partage équitable ! Ils sont si rares dans le temps.

Il faut que précisément la multitude perçoive, soit saisie l’espace d’un jour, par une photo qui les rappelle par une sorte de douleur subite pour les plus sensibles, pour que se réveille son humanité et que ceux qui sont aux commandes, plus en responsabilité que d’autres, peut-être plus par calcul que par souffrance, peut-être plus par peur que par lucidité, prennent  au sérieux ce droit inscrit pourtant dans les plus hautes juridictions : celui de secourir, d’accueillir, de protéger.

Et les peuples d’Europe sont bien coupables de ne pas exiger avec plus de fermeté de leurs dirigeants que soient affrétés avion, paquebots trains et autocars, pour répartir équitablement ces population de réfugiés avant qu’ils ne périssent en mer et ne soient battus à quelque frontière ! Mais voila ils sont formatés dans leur « majorité » par des égoïsmes que les puissants, à leur exemple, leur inculquent.

 

Alors bien sur qu’il fallait publier cette photo comme il faudra en publier d’autres ! Et s’il arrive que ces publications  heurtent parce qu’elles témoignent de haine, de violence, dès lors qu’elles peuvent éveiller les consciences, démontrer l’absurdité de toutes les guerre,  qui finissent toujours par mettre en cause toutes les parties, il appartient à chacun, à l’auteur comme au spectateur d’en retirer les enseignements.

Bien sur que cette photo ne conduit pas nécessairement  à mettre en évidence la responsabilité des fauteurs de guerre, les causes et les origines du conflit mais elle va bien plus loin, elle nous rappelle à notre humanité, à l’intolérable qui persiste à la nier !

 

 

Pourquoi la photo d’Aylan a failli ne pas paraître en presse hexagonale

Par Emmanuel Taïeb, membre de l’institut universitaire de France, professeur à Sciences-Po Lyon.
Emmanuel Taïeb
Vendredi, 18 Septembre, 2015
Humanité Dimanche

 

La photo du cadavre du petit Aylan Kurdi a acquis un statut historique par l’onde de choc qu’elle a produite. Elle a contribué à faire évoluer brusquement l’opinion sur la vision des réfugiés et à interpeller les acteurs politiques au niveau international. En même temps, elle a failli ne pas être publiée dans la presse française (qui ne l’a pas fait paraître à la une le 3 septembre, contrairement à nombre de titres européens) : pourquoi ?

Et que dit l’histoire de cette photo des modalités de production de l’information, du (ou des) sens des images et de leur valeur dans nos sociétés hypermédiatiques, ou encore du traitement de la violence visuelle par les médias « légitimes » face au développement des réseaux sociaux ? Réponses d’Emmanuel Taïeb, professeur de science politique à Sciences-Po Lyon, qui travaille sur la violence et sa visibilité dans une perspective historique et contemporaine.

Un jeune enfant tout habillé, échoué, le visage dans l’eau, inerte, mort. En quelques jours, cette photo est devenue iconique. Elle symbolise désormais ce que les médias français peinaient à nommer depuis des mois : la fuite d’hommes et de femmes de toute condition, désireux d’échapper au joug meurtrier de Daech, est bien un drame, qui engloutit des centaines de vies, loin de nos regards. L’enfant se nomme Aylan Kurdi, il a trois ans, il est syrien, kurde, et a été retrouvé sur une plage de Turquie, après que l’embarcation de fortune où il se trouvait avec sa famille s’est retournée dans une mer agitée. Sa mère et son frère sont également morts noyés ; seul le père a survécu. La photo a été prise par Nilufer Demir, jeune correspondante de l’agence turque DHA. Elle a provoqué une onde de choc en Europe, mais elle a failli ne jamais être publiée dans les journaux français.

ÉLIMINÉE EN AMONT

Pourquoi ? Parce que les images choquantes et de violence sont prises dans un dispositif journalistique qui conduit presque systématiquement à leur élimination en amont de toute publication. D’une part, il y a depuis la naissance des journaux une division du travail entre la presse généraliste ou politique, dite sérieuse, qui répugne à publier des photos fortes, pour ne pas jouer sur l’émotion de ses lecteurs, pour éviter de sombrer dans le voyeurisme, pour ne pas relayer une propagande, au profit de l’analyse distanciée et rationnelle, et une presse « populaire » ou spécialisée dans le « choc des photos », qui prendrait moins de précaution, et jouerait sur le sensationnalisme. D’autre part, un long processus d’évitement des images d’actualité qui agressent les sens a tendu à invisibiliser les photos de cadavres, les photos sanguinolentes ou violentes.

C’est le moment où la progressive « civilisation » des manières et du regard occidental confine au refoulement. Un refoulement hypocrite, qui tolère la violence à condition qu’elle ne soit pas accessible à la vue. C’est ainsi que nous voyons rarement dans la presse des photos d’accidentés de la route, ni de victimes de meurtres ou d’attentats, alors même qu’elles arrivent tous les jours dans les rédactions. Quand la photo du petit cadavre est parvenue aux journaux hexagonaux, elle a immédiatement été rangée dans la catégorie des photos insoutenables et immontrables, et éliminée comme nombre d’autres avant elle. De plus, le Conseil supérieur de l’audiovisuel rappelle régulièrement à l’ordre les chaînes ayant diffusé des images de cadavres, que ce soit sur des champs de bataille ou ailleurs, au nom de la dignité due aux individus, même après leur mort. Une loi française du 15 juin 2000 interdit également de reproduire « des circonstances d’un crime ou d’un délit, lorsque cette reproduction porte gravement atteinte à la dignité d’une victime et qu’elle est réalisée sans l’accord de cette dernière ». Ce qui restreint fortement la couverture médiatique de la violence, et donc, en partie, sa compréhension. Même si on saisit l’humanisme et le respect des victimes qui préside à cette loi, peut-on sérieusement poser qu’une photo de presse relève dans son sujet même du légal ou de l’illégal ?

Le système médiatique français tend donc à délégitimer et rejeter ce type de photos. En France, comme à l’étranger, plusieurs titres de presse ont d’ailleurs opté pour une photo moins dure, ne montrant pas complètement le visage de l’enfant, tandis qu’il est porté par un gendarme turc. Sauf qu’au départ, l’image avait abondamment circulé sur les réseaux sociaux, avec des appels à la mobilisation, avant que la presse ne s’interroge sur son utilisation. Les citoyens ont donc dépassé ce qui heurtait leur sensibilité au nom d’une cause plus grande. Alors que, parallèlement, la presse s’autocensurait au nom des mêmes sensibilités. Le décalage entre médias traditionnels et médias 2.0. n’en apparaît alors que plus criant.

UNE BUTÉE DE LA CONSCIENCE

Précisément, si la photo du petit Aylan a tant choqué, c’est parce qu’elle a résisté au tamis journalistique qui voulait la faire disparaître, parce que les spectateurs ne sont pas insensibilisés à la violence, et que cet intolérable soudain les remue. C’est donc une image qui fait irruption dans le flux des informations, et qui provoque l’interruption de ce même flux, parce que sa rareté et sa force propre conduisent immédiatement à une butée de la conscience : la mort de cet enfant est un scandale.

Au-delà encore, cette photo condense des sens divers qui appelaient sa publication et non son occultation. Elle provoque une émotion de nature politique, parce qu’elle pousse à l’action en faveur des migrants. Elle ne relève pas du voyeurisme, parce qu’elle ne provoque ni excitation ni plaisir trouble, même si elle est dérangeante. Et elle ne relève pas de la propagande, parce qu’elle n’est pas mise en scène par les acteurs du drame à des fins politiques. Donc, elle ne relève pas du genre d’images que la « grande » presse ne publie jamais, ou d’images construites dont la diffusion servirait ceux qui les produisent (comme les exécutions d’otages).  Elle possède en outre une puissance d’évocation terrible. Jusque-là, le traitement médiatique du drame des migrants s’inscrivait dans un « grand récit » de type épique, avec plutôt des images de réfugiés sauvés ou de migrants entassés aux frontières. L’image d’Aylan déjoue ce récit et dévoile crûment tout ce qui avait été caché. Ici, le migrant n’est pas une figure lointaine, voire négative, mais un garçonnet, habillé à l’occidentale, un être familier dans un lieu familier – la plage des loisirs et des pâtés de sable –, avec lequel contraste la violence de ce petit cadavre dont la mer est le linceul.

UNE PHOTO QUI FAIT HISTOIRE

La publication de cette photo vient souligner la nécessité médiatique d’incarner les phénomènes sociopolitiques sous la forme d’une figure humaine capable de donner un visage et un nom à la « crise des migrants », ou plutôt à la fuite éperdue de familles et de populations face à l’avancée de la guerre. C’est une photo qui dit une histoire singulière et universelle, et qui bien sûr fait Histoire, au sens où elle symbolise dès à présent ce qui était su mais non vu, et que la question des exilés lui sera définitivement associée. Les soldats de Bachar Al Assad ou les bourreaux de l’« État islamique » tuent quotidiennement des hommes, des femmes et des enfants pris dans un conflit qui les dépasse. Politiquement et visuellement, Aylan incarne l’innocence écrasée par une machine de violence qui l’aura enserrée de sa naissance à sa mort. La publication de cette photo témoigne une fois de plus de la nécessité de dénouer la tension journalistique entre sensibilités à la violence, respect de la dignité des personnes photographiées, et devoir d’informer. Car, quel effet politique incroyable après sa diffusion ! Elle a fait revenir la question des migrants au coeur de l’agenda des gouvernements européens, et fait connaître la dimension mortifère de ce qui se passe en Méditerranée. Ça ne milite pas pour tout montrer, ni pour faire toujours prévaloir l’émotion sur la raison, mais ça milite pour réfléchir collectivement à ce que nous voulons et pouvons voir de la violence et de la mort dans l’espace médiatique, en laissant les citoyens s’approprier les images et les discuter collectivement.

  • « FAUT-IL MONTRER LES IMAGES DE VIOLENCE ? », d’Emmanuel Taïeb, article publié sur le site « la Vie des idées », 7 juillet 2015 : www.laviedesidees.fr/faut-il-montrer-les-imagesde- violence.html
  • « LA GUILLOTINE AU SECRET. LES EXÉCUTIONS PUBLIQUES EN FRANCE. 1870-1939 », belin, collection « socio-histoires », 2011, 317 pages, 25 euros.

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Syriza annoncé vainqueur d’une courte tête

Posté par jacques LAUPIES le 20 septembre 2015

Dimanche, 20 Septembre, 2015
Humanite.fr

 

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Photo : Menelaos Myrillas / AFP

Photo : Menelaos Myrillas / AFP
Le parti d’Alexis Tsipras est annoncé vainqueur des élections législatives en Grèce. Avec 30 à 34 %, il devance la droite de Nouvelle démocratie de 1 à 3 %. La marge d’erreur des sondages sortis des urnes rend encore ces résultats incertains.

La victoire apparaît en demi-teinte pour Alexis Tsipras. Lui qui espérait obtenir une nette majorité pour éviter de devoir gouverner avec une coalition fait moins bien qu’aux élections de janvier où il avait obtenu 36 %.

Syriza annoncé vainqueur d'une courte tête dans POLITIQUE sondages

Unité Polulaire, les dissidents de Syriza seraient autour de 3 %, tandis le parti néonazi Aube Dorée en progression (6,5%-8%), le Pasok socialiste et le parti communistes KKE, tous les trois entre 5,5% et 7% se disputent la troisième place.

La participation a été faible, c’est un record d’abstention pour des législatives en Grèce.

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Opportunisme, dogmatisme ou réalisme politique ?

Posté par jacques LAUPIES le 20 septembre 2015

Hormis des situations exceptionnelles, les révolutions ne peuvent se faire avec un maximum de chance d’aboutir, que si les forces populaires sont unies sur des objectifs de transformations économiques, politiques et sociales bien établis, compris, clairs et rassembleurs et, élément non négligeable si l’adversaire est affaibli, désavoué et incapable de résister avec les moyens financiers, médiatiques, politiques, voire militaires, dont généralement il dispose.

Mais il y a toujours ce danger qui guette les partisans de la lutte révolutionnaire, qu’elles se conduisent dans un contexte électoral, d’affrontements sociaux ou de lutte armée, c’est que l’unité qui permet d’amorcer le processus se disloque entre ces inévitables courants qui caractérisent tout mouvement révolutionnaire : l’opportunisme ou l’inverse le dogmatisme.

Le premier découlant du compromis qui donne à l’adversaire le répit, le moyen d’exploiter toutes les difficultés, toutes les faiblesse des forces progressistes et révolutionnaires dans la réalisation des plus élémentaires aspirations populaires, le second qui lui permet de spéculer sur l’inadéquation entre le discours et le degré d’assimilation d’une élévation de ses aspirations et au bout de compte d’en démontrer le caractère utopique et irréaliste.

Les dirigeants européens  ont fait la démonstration qu’ils pouvaient jouer sur ces deux défauts dont en particulier celui qui semble avoir prévalu : l’opportunisme de Tsipras, lequel s’est prémuni de toute attitude dogmatique qu’auraient pu souhaiter les milieux financiers relayés par la troïka, pour être plus à l’aise pour détruire la résistance du peuple grec.

Mais dès lors que le leader grec et la majorité de Syrisa déplace le compromis sur le terrain du combat politique, qu’il en dénonce l’absurdité clairement et la signature sous la contrainte, il en efface la portée pour ne pas dire l’existence

 

 

 

Alexis Tsipras: « Une victoire de Syriza pour changer la Grèce et l’Europe »

Stéphane Aubouard
Samedi, 19 Septembre, 2015
Humanite.fr

 

Athènes, envoyé spécial. Devant plusieurs milliers de personnes place Syntagma à Athènes, le Premier ministre sortant a appelé ses compatriotes à continuer le travail entamé il y a neuf mois et à voter pour Syriza aux législatives anticipées de dimanche. En début de meeting, le leader espagnol de Podemos, Paplo Iglesias, et le  président du Parti de la gauche européenne, le communiste Pierre Laurent ont assuré de tout leur soutien Alexis Tsipras, actuellement au coude à coude dans les sondages avec le leader de la droite (Nouvelle démocratie) Envangelo Meïmarakis.

N’en déplaise aux médias boudeurs et à l’ambiance feutrée qui entoure cette campagne, le résultat des législatives de ce dimanche en Grèce auront une valeur historique bien plus importante qu’il n’y paraît à première vue. Pour le futur de la Grèce, d’abord mais pour celui de l’Europe au moins autant.

Ce vendredi soir sur une place Syntagma remplie de drapeaux violets, verts et rouges aux couleurs de Syriza, les leaders de la gauche européenne qui se sont succédés sur la scène avant qu’Alexis Tsipras ne prononce son dernier discours d’avant scrutin, ont largement contribué à faire entendre cette réalité d’autant plus brûlante depuis la crise des réfugiés qui frappe le vieux continent.

« Votre vote est attendu par 27 autres pays européens, pour les peuples desquels, une victoire de Syriza serait symbole d’espoir et de lutte ! » a ainsi déclamé Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne, « Réélisez Syriza et Alexis Tsipras, car ils continueront de se battre contre ce vieux système politique » a-t-il continué avant d’être remplacé sur scène par Pablo Iglesias « Je m’adresse à vous peuple grec, car il faut que vous sachiez qu’Alexis s’est battu comme un lion pendant 7 mois ; jamais votre pays n’a eu gouvernant qui a défendu son peuple comme celui-là. L’amitié se voit dans les moments difficiles, alors je le dis, Podemos soutient fermement Alexis Tsipras. » conclut le futur candidat aux élections générales espagnoles prévues en fin d’année.

Après les louanges de ses camarades, Alexis Tsipras a insisté à son tour sur la dimension historique du vote de dimanche : « Aujourd’hui, cela me rappelle, le rassemblement qu’il y avait eu après la dictature… » commence l’ancien Premier ministre, n’hésitant pas à comparer le régime des Colonels qui étouffa la Grèce de 1967 à 1974, à la main mise de la Troïka ( Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne) et sa politique d’asphyxie financière maniée de janvier à Juillet contre le gouvernement Syriza et le peuple grec.

L’ancien premier ministre est aussi revenu sur les conditions de la signature du troisième mémorandum dont le candidat Tsipras avait promis début janvier, avant son élection, de ne jamais en infliger à la Grèce la moindre ligne : «Nous avons perdu une bataille, mais nous devons rester unis, a-t-il insisté, « Nous avons des marges de manœuvre réelles malgré le mémorandum et surtout nous avons besoin d’un gouvernement stable et solide pour les quatre années à venir. Dimanche il s’agit d’un vote crucial avec une question qui se pose au peuple : allons nous revenir en arrière ? Ou allons nous continuer d’avancer. En juillet, le peuple grec avait su dire non au passé, non à l’oligarchie, non à l’ancien régime corrompu ! Non aussi à Meïmarakis dont le parti, Nouvelle démocratie, a coulé notre pays. Pendant huit mois  difficiles, nous nous sommes battus dans des conditions de guerre et de chantage… Mais notre petit pays a résisté et l’on a osé se lever, et cela tous les autres peuples ont pu le voir…Il faut en avoir conscience !»

Après avoir rappelé son bilan comptable – l’argent alloué pour faire face à l’urgence humanitaire, la réouverture de la télévision publique, la réembauche de près de 5000 fonctionnaires, l’assurance faite aux retraités de recevoir leurs pensions, l’étalage de l’impôt etc.- Alexis Tsipras a de nouveau insisté sur la dimension internationale de cette élection. « Notre victoire sera un résultat déterminant pour l’Europe, et un message pour les autres pays soumis à des politiques de rigueur », a-t-il insisté, « et le message de notre victoire sera envoyé à Pablo en Espagne, à Gerry Adams en Irlande et à un Premier ministre progressiste au Portugal ».

Une victoire de Syriza serait en effet déterminante pour l’Europe, non seulement pour des raisons économiques et politiques, mais aussi quant à l’identité même de celle-ci. Les trois  thématiques sont intimement liées. En cela, la crise des réfugiés qui a marqué la campagne représente une problématique de fond pour l’Europe de demain.

Alexis Tsipras le rappelle par une image simple : « Voulez vous une Europe qui ressemble au boulanger de Kos (faisant  référence à un boulanger qui a volontairement préparé et donner du pain aux migrants qui échouaient sur son île) ou bien préférez vous celle du président hongrois, monsieur Orban ? » et de conclure par l’enjeu final de cette élection : « Il faut se battre pour changer l’Europe  lui redonner de nouvelles valeurs ! Il faut donc aussi se battre

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Un pape qui mérite considération…

Posté par jacques LAUPIES le 19 septembre 2015

 

Comme beaucoup de communistes, parfois croyants en Dieu mais je crois plus souvent athées, j’ai toujours eu quelques méfiances à l’égard de la papauté. Ce qui bien souvent  avait sa raison d’être tant l’église catholique d’une manière globale s’est souvent rangée dans le camp des oppresseurs où pour le moins a fait preuve d’indulgence à leur égard.

Mais cette méfiance ne m’a jamais empêché de considérer que de nombreux chrétiens, catholiques en particulier, malgré leurs difficultés à mettre en accord ce que dicte le leur foi avec les idées communistes d’une part et un certain traditionalisme religieux d’autre part, pouvaient sur un grand nombre de questions sociales, voire sociétales, parfois politiques être à nos côtés comme nous pouvions être nous aussi après d’eux.

Et voila qu’un pape que je reconnais avoir accueilli avec beaucoup de réserve lorsqu’il a été choisi par les siens, nous étonne dans différentes prises de positions sur des sujets qui ne sont pas de moindre importance pour l’avenir du monde et de l’humanité.

Je peux comprendre que cela bouscule nombre de catholiques, qui peuvent même considérer, la sympathie des communistes à l’égard de ce pape faite d’opportunisme et uniquement basée sur des évènements les impliquant plus directement comme ceux de Cuba.

Cela ne devrait certainement pas être le cas ! Et même si l’on peut considérer que les effets d’annonce, de communication donnent de l’ampleur au courant de sympathie que les uns et les autres portent et développent  à l’égard du pape François, ils témoignent à n’en pas douter d’une certaine évolution, pour ne pas dire révolution, au sein d’une église qui, selon nous en avait bien besoin, et peut jouer un rôle considérable dans l’approche de questions directement liées à la justice sociale et à la paix !

Ce qui ne peut fortifier cette idée que sans l’intervention des catholiques, en soutien à ces voies nouvelles pour beaucoup d’entre eux, le processus engagé peut être remis en cause ! Mais cela bien entendu est surtout leur affaire !

Quant à nous un peu de réflexion sur l’histoire et le rôle des religions n’est pas de trop !

 

 

Le pape François en voyage à Cuba

Cathy Ceïbe
Vendredi, 18 Septembre, 2015
L’Humanité

 

pape francois

Photo : Gabriel Bouys/AFP

Photo : Gabriel Bouys/AFP
Cheville ouvrière des actuelles normalisations, le jésuite argentin est attendu samedi à La Havane.

Après l’Équateur, le Paraguay et la Bolivie cet été, Jorge Mario Bergoglio, le jésuite argentin devenu pape François, est de retour en Amérique latine avec une visite très attendue à Cuba qui débutera le 19 septembre. Ce n’est pas la première fois qu’un chef du Vatican se rend sur la Grande Île. Ses prédécesseurs Jean-Paul II, en 1998, et Benoît XVI, en 2012, avaient déjà fait le déplacement, provoquant, en leur temps, une ultramédiatisation étrangère à la réalité catholique de ce pays, et plus généralement au syncrétisme existant grâce à l’influence des théologiens continentaux, et en particulier du Brésilien Frei Betto. Passons.

 

Le rôle majeur du Vatican dans la relance des relations avec les USA

Dans le contexte actuel, la venue de François recouvre, en revanche, une importance tout autre. D’abord, parce qu’il s’agit d’un pape latino-américain dans un continent qui a connu une forte tradition catholique mais qui a cédé son influence au profit des églises évangélistes, en raison de ses charges contre les éléments progressistes de l’Église catholique, à savoir des membres de la théologie de la libération, accusés de subversion marxiste.

Ensuite, et c’est là l’élément le plus important, parce que le Vatican a joué un rôle de premier ordre dans le rétablissement des relations entre Cuba et les États-Unis, survenu le 17 décembre 2014, et dans la foulée, la réouverture de leurs ambassades respectives. Jorge Mario Bergoglio s’est adressé aux présidents cubain et américain, Raul Castro et Barack Obama, afin « d’ouvrir une nouvelle phase des relations entre les deux parties », mais surtout a dépêché au Canada le chef de la diplomatie du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, pour assister aux pourparlers dont personne n’avait eu vent à l’époque entre les deux pays. En octobre 2014, lors d’une réunion secrète au Vatican, il avait été également question des libérations de l’espion états-unien Alan Gross et trois antiterroristes cubains détenus aux États-Unis qui ont été simultanément élargis le fameux 17 décembre.

À Cuba, François devrait officier, dimanche, lors d’une messe place de la Révolution puis s’entretenir avec le chef de l’État, Raul Castro, ainsi qu’avec plusieurs figures de l’Église avant de s’envoler pour la ville de Holguin. Cette visite intervient au moment même où les autorités cubaines rappelleront, dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies, l’urgence de la levée du blocus pour que la normalisation soit pleine et entière. À l’image d’actuelles mobilisations mondiales qui ont lieu en ce sens à Washington.

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On ne frappe pas, on négocie !

Posté par jacques LAUPIES le 18 septembre 2015

 Il n’est pas aisé de se retrouver dans les méandres des économies, des politiques qui sous tendent la situations générale au Moyen et Proche Orient et marquent chaque nation, avec des particularités historiques fortement imprégnées par les pratiques et traditions religieuses, éléments  de contradictions et de conflits mais souvent instrumentalisés, et qui font oublier le rôle essentiel et néfaste des puissances occidentales, depuis les périodes coloniales jusqu’à celles plus récente des influences néo coloniales.

Il n’est pas étonnant que nombre de français interpellés par les évènements actuels soient en perte de points de repaire et tombent dans le panneau des attitudes inconséquentes des dirigeants de nos pays, qui voudraient nous faire partager leur analyse et approuver leurs objectifs, hélas relevant plus de préoccupations à caractère géopolitique, d’appétits d’ordre économique et donc politique, que d’une volonté de solutionner les conséquences dramatiques de guerres  à l’origine desquelles on les  retrouve, eux ou leurs prédécesseurs.

Après l’Irak et la Lybie c’est au tour de la Syrie  de sombrer dans le chaos avec l’apparition du risque d’instauration de régimes néo fascisant qui trouvent des adeptes dans des populations écrasées par la misère et l’obscurantisme qui l’accompagne. Et cela risque de s’étendre encore…

A cela, qu’on le veuille ou non, il n’y a d’autre solution que de mettre autour d’une table toutes les parties concernées et, pour ce qui concerne la pire : le bras armé qu’en sont les terroristes, tous les pays qui les soutiennent.

Quelle est cette nouvelle mode de choisir pour ses alliés, autant que pour ses adversaires, leurs représentants ?

 

LU DANS L’HUMANITE

 

Discussions autour du sort de Bachar Al Assad

Lina Sankari
Jeudi, 17 Septembre, 2015
L’Humanité

 

Alors que de nombreuses puissances extérieures faisaient du départ du dirigeant syrien 
un préalable à toute négociation et à la transition politique, les positions semblent évoluer.
Le futur du président syrien Bachar Al Assad, qu’on ne cesse de dire affaibli, incapable de contenir seul les avancées djihadistes, continue d’être au centre des réflexions. Hier, l’ex-président finlandais Martti Ahtisaari a dévoilé un plan élaboré en 2012 par l’ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine, dans le cadre d’un règlement politique du conflit. Selon lui, au cours de ces discussions avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, le diplomate russe « a dit trois choses : premièrement, nous ne devrions pas donner des armes à l’opposition ; deuxièmement, nous devrions instaurer un dialogue entre l’opposition et Assad immédiatement ; troisièmement, nous devrions trouver une façon élégante pour qu’Assad se retire ». Immédiatement, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a démenti toute ingérence de ce type à Moscou. « Je ne peux que répéter une fois encore que la Russie ne s’implique pas dans les changements de régime », a-t-il assuré. Aux accusations de Washington concernant un déploiement militaire russe au nord de la Syrie, le président Poutine a répondu mardi par un appel à la constitution d’une grande coalition contre Daech : « Sans cela, il est impossible de résoudre d’autres problèmes urgents, comme le problème des réfugiés. »  

« Au final, il faudrait bien négocier » avec le raïs syrien

Au début de la rébellion, les puissances extérieures étaient persuadées que la chute de Bachar Al Assad serait une question de semaines, comme ce fut le cas en Tunisie, en Égypte ou en Libye. Alors que la Syrie s’enfonçait dans la guerre, par le biais de l’ingérence de groupes financés et armés par l’étranger, le président Hollande – de concert avec le Conseil national syrien – faisait du départ de Bachar Al Assad un préalable à la transition politique. Force est aujourd’hui de constater que plus personne ne s’avance sur ce thème. En mars dernier, après quatre ans de guerre, le secrétaire d’État américain, John Kerry, reconnaissait qu’« au final, il faudrait bien négocier » avec le raïs syrien. Quelques mois plus tard, les alliés européens semblent s’être convertis à cette doctrine. La semaine dernière, le Royaume-Uni a suggéré qu’il pourrait accepter que le dirigeant reste au pouvoir pour une période de transition si cela pouvait aider à avancer vers une solution politique. « S’il y a un plan sensé de transition qui prévoit qu’Assad reste d’une manière ou d’une autre impliqué dans le processus pendant un certain laps de temps, nous regarderons cela, nous en discuterons. Nous ne disons pas qu’il doit partir dès le premier jour », a asséné Philip Hammond, secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères.

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