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La religion, la richesse et le pouvoir…

Posté par jacques LAUPIES le 26 septembre 2015

 

Je respecte les gens qui croient en Dieu mais quand ce Dieu est pour certains d’entre eux un prétexte pour faire accepter leur richesse acquise sur le dos d’un peuple, de s’octroyer des pouvoirs tyranniques, de disposer au nom de ce Dieu d’un droit de vie ou de mort sur ces sujets, quel respect leur accorder ?

La peine de mort est le symbole d’une incapacité des sociétés qui l’utilisent pour punir, à construire des êtres libres, équilibrés, solidaires et coopératifs entre eux. Elles sont directement responsables parce qu’incapables de se prémunir des transgressions, les corriger. Plus même elles en arrivent elles mêmes à établir des lois qui transgressent les droits de l’homme et en leur nom brisent toute résistance légitime à leur application en tuant.

Ces sociétés ne font que s’auto mutiler en privant de vie ceux qui ne respectent pas leurs règles.

Quel que soit le délit commis, celui qui applique la loi du talion se hisse au niveau du criminel. L’article ci dessous permet de mieux comprendre la signification de l’acte barbare qui se prépare si l’opinion mondiale ne s’y oppose pas avec force !

 

Il faut sauver Ali Nimr  de la décapitation

Hassane Zerrouky
Vendredi, 25 Septembre, 2015
L’Humanité

 

En voulant le décapiter et le crucifier, Riyad souhaite en faire un exemple 
pour faire taire toute contestation dans le royaume.

Au pays de la décapitation en série – 134 exécutions depuis le début de l’année –, il ne fait pas bon être chiite et s’opposer à l’emprise du wahhabisme sur la vie sociopolitique et intellectuelle. C’est le cas du jeune Ali Mohammed Al Nimr, 20 ans, condamné à mort en mai 2014, qui devra être incessamment décapité et crucifié. Il est accusé d’avoir participé, en février 2012, à des manifestations de la communauté chiite contre le régime théocratique à Qatif, dans l’est du royaume, région majoritairement chiite et surtout regorgeant de pétrole. À l’époque, il n’avait que 17 ans et était encore lycéen. Quant aux charges pesant sur 
lui – cambriolage, attaque contre les forces de l’ordre et jets de cocktails Molotov –, elles lui ont été arrachées sous la torture. Qui plus est – cela a sans doute pesé dans la décision du juge –, le jeune Ali Mohammed Al Nimr est le neveu du dignitaire chiite Cheikh Nimr Al Nimr, l’un des animateurs du « printemps saoudien » dont l’est du royaume a été le théâtre en 2011 et « printemps » étouffé dans le sang (plusieurs dizaines de morts). Lui également a été condamné à mort, le 15 octobre 2014, pour désobéissance au souverain et port d’arme !

Un avertissement à l’adresse de la minorité chiite saoudienne

La condamnation à la peine capitale, qui sera suivie de la crucifixion publique du jeune Ali, intervient dans un contexte de tensions régionales – intervention saoudienne en Syrie, au Yémen –, contexte exacerbé par le retour en force de l’Iran, consécutivement à l’accord de Vienne sur le nucléaire. Aussi est-il permis de penser que la crucifixion du corps d’Ali Nimr, si jamais il était décapité, doit servir d’exemple et d’avertissement à l’adresse de la minorité chiite saoudienne. Mais aussi de mise en garde à l’adresse de ces jeunes Saoudiens, de plus en plus nombreux, issus des couches moyennes, qui militent pour la fin du carcan wahhabite. Pour ne l’avoir pas compris, Raif Badawi, qui tenait un site en ligne critique sur le régime saoudien, a vu sa peine de mort commuée en prison à perpétuité, 
mais assortie d’une condamnation à 1 000 coups de fouet à raison de 50 par semaine (voir l’Humanité du 1er juin 2015).

Le châtiment barbare qui vise Ali Mohammed Al Nimr suscite de nombreuses réactions. En France, François Hollande, dont la position ne s’était pas illustrée par sa force sur l’affaire Badawi et qui s’était tu sur les cinq décapitations ayant eu lieu le jour même de son arrivée à Riyad (voir l’Humanité du 5 mai 2015), est, cette fois-ci, intervenu. Il a demandé à « l’Arabie saoudite de renoncer à l’exécution du jeune Ali Al Nimr au nom de ce principe essentiel que la peine de mort doit être abolie et que les exécutions doivent être empêchées », et que « tout doit être fait pour faire cesser ces exécutions partout, et notamment en Arabie saoudite ». Plus fermement, dans une lettre adressée hier par Éliane Assassi, présidente du groupe communiste et républicain au Sénat, et André Chassaigne, président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, au ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, « les parlementaires communistes, républicains et citoyens (…) ont lancé un appel fort, urgent, en faveur du jeune Ali Al Nimr, menacé de décapitation et de crucifixion par le régime autocratique d’Arabie saoudite » et « victime, comme de nombreux autres manifestants, opposants politiques ou religieux, de la violence d’un pouvoir qui se croit tout permis de par sa puissance financière ». Quant à l’ONG Ensemble contre la peine de mort, elle appelle « le roi de l’Arabie saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, à la clémence » et « sollicite également le gouvernement français pour qu’il s’engage en urgence et pèse de tout son poids auprès des autorités saoudiennes, l’un de ses partenaires privilégiés dans le Moyen-Orient, afin de stopper l’exécution d’Ali Al Nimr ». Sur les réseaux sociaux, la mobilisation s’intensifie pour sauver le jeune Saoudien.

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Et si Tartarin devenait humanitaire…

Posté par jacques LAUPIES le 25 septembre 2015

 

 

 

Un ami de Tarascon, proche du PS, m’indiquait qu’il s’était livré à un petit calcul dont le résultat aboutissait au fait que pour contribuer à l’accueil des réfugiés la ville de Tarascon devrait en héberger huit.

 

Je me suis livré sommairement à vérification et il apparaît que la simple règle de trois : nombre de réfugiés prévus nationalement  divisé par la population française et multiplié par celle de Tarascon soit 32000×15000/60 000 000 donnait effectivement le chiffre 8.

 

Cette méthode de calcul un peu rudimentaire est cependant juste et significative. Autrement dit si nous accueillons deux familles de quatre personnes, quatre adultes et deux enfants il nous en couterait pendant un temps, si nous étions vraiment soucieux de leur accorder le minimum nécessaire, avant que ces familles ne soient prises en charge comme le prévoient les textes : deux loyers d’environ 700 €, 700 € par adulte (le minimum accordé à une personne âgée) soit au total soit 4200 € par mois, avec bien entendu les charges scolaires, les soins en cas de besoin, autant d’éléments prévus par le législateur.

 

Voila de quoi faire frémir deux tarasconnais sur  trois qui votent droite et extrême droite, réfléchir le troisième qui s’éparpille à gauche. De braves gens qui pour beaucoup ouvriraient leur porte (pas tous certes, mais j’en connais qui n’hésiteraient pas, pour peu qu’on les y encourage) … Que nos élus s’en préoccupent et on verra !

 

Dégager 5000 € par mois et mettre à contribution quelques services sociaux, le temps nécessaire pour permettre  à huit personnes chassées de leur pays ou le fuyant,  de trouver un travail et peut-être de pouvoir retourner chez eux prochainement  si, à défaut d’aller bombarder leurs territoires ou d’y envoyer des fantassins, une solution négociée est acquise grâce à nos « éminents » dirigeants américains, anglais et français et russes (ne les oublions pas) en particulier (de droite notamment et pas seulement) nous sommes capables de trouver d’autres solutions politiques que celle de la bombarde qu’ils ont estimé jusqu’ici la meilleure !

 

Vous allez me dire : « c’est encore nous qui devrons payer, et nos SDF, et nos « réfugiés économiques » qu’est ce qu’on en fait ? Ils sont déjà si nombreux à cueillir les tomates, les haricots, les salades, les pêches, les abricots, les pommes et les poires, à les vendre sur les marchés, qu’on en a presque honte d’imaginer que sans eux nos assiettes  seraient vides « 

 

Vous avez tout à fait raison ! le PCF déconne, Amnesty international déconne, la CGT déconne, le communiste que je suis aussi, même le Pape François perd la boule en appelant à la solidarité !

 

Le Maire de Beaucaire qui s’épuise en bonnes paroles parce qu’il a été fustigé par ses confrères lors d’une rencontre nationale sur le sujet est dans la vérité. Il craint l’invasion le bougre. Pitoyable mais vrai !

 

Eloigné quelques jours je ne sais ce qu’en pensent les autres notables de la région ! Je vais me renseigner rapidement mais j’ai hâte d’être informé de leur sens humanitaire !

 

A suivre

 

 

 

 

Oui, la France a les moyens d’accueillir dignement les réfugiés!

Mercredi, 23 Septembre, 2015
L’Humanité

 

Contrairement aux arguments agités par les droites xénophobes, la France et son système de protection sociale ne sont pas menacés par l’accueil des réfugiés. En revanche, ils ont beaucoup plus à craindre des politiques d’austérité qui détruisent la solidarité et des multinationales de la sécurité qui spéculent sur les drames humains.

Alors qu’il aura fallu la mort d’un enfant, l’image d’une humanité naufragée sur une plage turque, pour que se soulève un grand mouvement de solidarité, les Le Pen, Sarkozy et consorts continuent de s’agripper à l’Europe forteresse qu’ils ont construite, jouant sur les peurs et les divisions, au risque de nourrir une xénophobie toujours plus dangereuse. Depuis quinze jours, droite et extrême droite se succèdent en e€ et dans les médias pour diviser les plus démunis, arguant que la France n’aurait pas les moyens d’accueillir les migrants. La « c rise des migrants » est devenue une véritable aubaine pour les libéraux et xénophobes, qui allient rejet de l’étranger et attaque d’égalité. Or la France – et son système de protection sociale – n’est en rien menacée par l’accueil des réfugiés, comme le démontre notre dossier. Elle a bien plus à craindre des politiques d’austérité qui détruisent la solidarité nationale. L’argent existe pour accueillir dignement bien plus que les 31 750 personnes que la France envisage de recevoir dans les prochaines années. La réponse sécuritaire prônée par le Front national fait surtout le bonheur des multinationales de la sécurité, qui continuent de spéculer sur les drames humains.

5 décembre 2014

Le réfugié bénéficie d’un statut protecteur. Il se voit reconnaître des droits, en particulier sociaux.


I. Le statut juridique

Le réfugié statutaire bénéficie d’un récépissé de 3 mois renouvelable portant la mention « reconnu réfugié » (article R. 742-5 du CESEDA), puis d’une carte de résident d’une validité de 10 ans, renouvelable de plein droit (article L. 314-11 8° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, CESEDA), qui lui confère un statut très protecteur.

Il signe le contrat d’accueil et d’intégration (CAI) prévu à l’article L. 311-9 du CESEDA mais n’est pas soumis aux sanctions qui peuvent y être associées en cas de non-respect des stipulations du contrat.

Ses droits à la réunification familiale sont ouverts sans conditions de ressources et de logement.

Son accès à la nationalité française est facilité.

II. L’accès aux droits sociaux

Les réfugiés bénéficient de droits sociaux équivalents à ceux des nationaux.

Les réfugiés suivent une formation civique ainsi que, le cas échéant, une formation linguistique, une session d’information sur la vie en France et un bilan de compétences professionnelles.

Les réfugiés peuvent accéder au marché du travail dès l’obtention du récépissé portant la mention « reconnu réfugié ».

Les réfugiés de plus de 25 ans peuvent bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) dès l’obtention du statut, sans condition de résidence de 5 ans en France (article L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, CASF).

Les réfugiés peuvent bénéficier des prestations familiales dès l’obtention du récépissé portant la mention « reconnu réfugié » (articles L. 512-2 et D. 512-1 du code de la sécurité sociale).

Les demandeurs d’asile admis au séjour au titre de l’asile sont affiliés à la couverture maladie universelle (CMU) de base dès les premières démarches de demande d’asile. Cette affiliation est ensuite conservée aux réfugiés. Lorsqu’ils accèdent à un emploi, ils sont affiliés au régime général de la sécurité sociale.

Les réfugiés peuvent avoir accès au logement social sous réserve de la production du récépissé portant la mention « reconnu réfugié » et sous condition de ressources. Les aides personnelles au logement peuvent être obtenues selon les mêmes modalités que les prestations familiales. Par ailleurs, les réfugiés bénéficient des prestations liées au droit au logement opposable. Enfin, ils peuvent, dans certaines situations de vulnérabilité particulières, accéder aux centres provisoires d’hébergement (CPH).

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Le capitalisme : tumeur maligne des sociétés

Posté par jacques LAUPIES le 24 septembre 2015

 

A moins qu’ici quelqu’un vienne me démontrer le contraire, Marx qui ne fait certes pas l’unanimité parmi les économistes, nous explique que pour le capitaliste, disposer le plus longtemps possible de la force de travail du salarié,est la meilleure arme pour permettre de créer, plus de cette plus value, dont une grande part est consacrée à rémunérer son investissement. Un investissement réalisé précisément avec le capital en sa possession qui n’est autre que du surtravail déjà accumulé par lui et qui résulte du simple fait que l’entreprise, la terre lui appartient !

On pourra toujours arguer qu’il prend des risques – notons avec la richesse produite par d’autres – que l’appât du gain le motive et le rend intelligent et donc utile à la collectivité - ce que démentent les mauvaises gestions, les placements financiers qu’il fait et les fermetures d’entreprise qu’il provoque – les faits sont là : la fortune se polarise d’un côté et la pauvreté (relative ou absolue) de l’autre.

Résultat : une planète avec des centaines de millions de pauvres, des tensions dans les pays riches comme pauvres entre diverses classes et catégories sociales et bien entendu entre nations riches et nations pauvres (maintenues comme telles malgré leurs ressources)

Soumis ou en état de révolte, les peuples sont manipulés, tout simplement parce que l’origine de leur souffrance provient de ce système qui permet à une poignée (on dit un pour cent) de disposer de quatre vingt dix neuf pour cent de la richesse. Tout simplement aussi et surtout parce que ces peuples n’ont pas conscience de cette réalité (et) ou ne se donnent pas les moyens de la transformer.

L’affaire ne date pas d’aujourd’hui, les pyramides, les cathédrales, les palais témoignent symboliquement des vies sacrifiées dans la soumission ou parfois la révolte. Même de nos jours l’humanité en marche témoigne de son génie avec d’immenses inventions, mais voila elle est toujours à la merci d’un cancer que provoquent des tumeurs malignes qui font que sont sacrifiées ces cellules créatrices que constituent les êtres humains.

Ces tumeurs, les concentrations capitalistiques, doivent être combattues, éradiquées, neutralisées sans quoi la maladie va se généraliser et devenir fatale. Pour la stopper la thérapie est simple : il faut identifier les tumeurs, leur ôter le pouvoir  de détruire les cellules saines. Comme dans toute thérapie il faut préserver, rétablir le système immunitaire, se prémunir des effets secondaires, mais avant tout détruire la cause essentielle du mal, en l’occurrence en finir avec l’aliénation du travail. Sans doute faudra-t-il du temps et des étapes pour cela !

L’une d’elle sera de maîtriser la durée du travail  Une nécessité pour chacune des sociétés de la planète étant entendu que leur état de développement est inégal et que leur mise en concurrence à l’échelle mondiale est source de déséquilibre dans les échanges ce qui revient à envisager des solutions dans la concertation, la coopération et non dans la recherche du profit. Parallèlement l’harmonisation des droits sociaux devra être généralisée vers le haut dans un monde ou se développent de manière exponentielle les forces productives.

 

Partout où la richesse produite le permet ou encore, partout où existe une inégalité de son partage, le temps de travail doit lui aussi être partagé !

 

 

Il y a 120 ans, naissait la CGT

Mercredi, 23 Septembre, 2015
L’Humanité,

 

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Patrick Nussbaum
Le jour de ses 120 ans, la CGT appelle à défendre les droits syndicaux. La journée d’action sera suivie d’une autre, le 8 octobre, pour les 32 heures et les salaires. Une CGT « à contre-courant de Macron et Gattaz, mais pas des salariés », affirme son secrétaire général, Philippe Martinez.

Cent-vingt ans après son congrès fondateur, le syndicalisme de lutte qui caractérise la Confédération générale du travail s’exprime aujourd’hui à nouveau dans la rue. La journée est organisée pour dénoncer les nombreuses atteintes aux libertés syndicales dont font l’objet ses adhérents et élus. Une CGT « à contrecourant d’Emmanuel Macron et de Pierre Gattaz, c’est vrai, mais pas à contre-courant des salariés », explique son secrétaire général, Philippe Martinez, dans un entretien à l’Humanité. Une CGT « en action », qui montre son opposition au démantèlement du Code du travail, à « cette société divisée en deux ». Face au chômage de masse, Philippe Martinez promeut les 32 heures de travail et les hausses de salaire. Ces propositions alternatives seront portées lors d’une nouvelle journée de mobilisation, le 8 octobre. « Si nous n’o rons pas de perspectives, les luttes ne se développeront pas », prévient le syndicaliste.

Lire l’entretien avec le secrétaire général de la CGT : Philippe Martinez « Seule la réduction du temps de travail a créé de l’emploi »

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Révolutionnaires d’un soir…

Posté par jacques LAUPIES le 23 septembre 2015

Dans les commentaires quotidiens des articles de l’Huma, plus particulièrement ceux qui concernent l’approche qu’à globalement le PCF mais aussi le journal, il y deux ou trois habitués qui se veulent les champions de la critique d’un pseudo réformisme qui hanterait la Direction de ce parti et du quotidien !

Je me demande parfois s’il ne faudrait pas remercier ces jusqu’au-boutiste car ils nous rappellent l’existence de ces extrêmes qu’il faudrait inviter à un peu plus de modestie et qui, hélas, traduisent un courant de pensée très minoritaire, mais réel cependant, qui incarne dans l’histoire et le présent ce gauchisme qu’il faut combattre.

Employer le mot combattre concernant des personnages qui ont prétendument les mêmes objectifs que nous : faire d’une société d’exploitation d’une majorité par une infime minorité, une société de coopération et de partage équitable des richesses, ne parait pas approprié. Et pourtant ces « révolutionnaires » comme le fait d’ailleurs dans un registre « contre révolutionnaire » l’extrême droite, réussissent parfois à convaincre nombre de révoltés et à les conduire dans des voies de garage que ne manquent pas de leur offrir les classes dominantes, soucieuses de réduire les contestations dérangeantes pour leur maintien au pouvoir.

Mais affirmer n’est pas prouver. Encore faut-il étayer sa démonstration d’exemples. Plus même, et c’est mieux, faut-il avoir pratiqué ces adeptes du grand soir : dans un conflit social, dans un affrontement électoral, dans la conduite d’une gestion d’entreprise, où il faut savoir user intelligemment du compromis.

Pour avoir rencontré très jeune militant ces partisans de la fuite en avant : ceux qui en 1946 voulaient ressortir les fusils, en 1956 porter la lutte armée des algériens sur le sol national, en 1968 pensaient que la révolution était possible et qui, au fil des ans dépités, n’ont eu de cesse de répéter que le Parti Communiste était noyé dans le réformisme !

Non pas d’ailleurs que ce parti n’ait été fréquenté par des opportunistes qui comme on dit ont quitté le navire à la première trouée dans la coque. C’est hélas le lot, bien que l’on puisse s’en défendre, d’un parti soumis à un effet populiste et qui se voit contraint de ne pas pouvoir tenir ses promesses d’hier ou d’avant-hier.

Mais  est ce une raison pour l’abandonner, ou le fustiger en permanence lui, dont le passé atteste qu’il a toujours su utiliser au mieux le fruit de sa popularité malgré des inadaptations, des erreurs d’appréciations portées sur le mouvement communiste international.

Et pour être franc, plus par ignorance, par pesanteurs idéologiques,  que par tout autre calcul (alimentaire ou de frustration d’égo) combien ont du subir cette souffrance due précisément à une perte de bataille idéologique qui finalement nous conduit depuis plus d’un siècle à être confrontés aux mêmes grandes questions qui voient fuser les plaies de la division qui vont du dogmatisme de gauche à l’extrémisme de droite en passant par l’opportunisme triomphant. Autant d’égarements qui ont leur source dans des transformations de nos individualités  soumises à des modifications à caractère économique, social et sociétal.

On peut être affecté par la difficulté d’un combat, mais il y a quelque inconséquence à s’en prendre toujours à ceux qui sont en première ligne…

 

 

La gauche européenne se prépare à un combat de longue haleine

Gaël De Santis
Mardi, 22 Septembre, 2015
L’Humanité

 

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Révolutionnaires d'un soir... dans POLITIQUE

Giannis Koulis
La victoire de Syriza offre des perspectives à la gauche européenne de transformation 
et constitue un appel à bousculer les rapports de forces dans tous les pays 
de l’Union européenne. 

Cette fois-ci, ils n’ont pas réussi. Les valets des puissances d’argent, la Banque centrale européenne et les gouvernements de la zone euro ne sont pas parvenus à faire plier la résistance grecque. C’est un exploit inédit. Pour la première fois, une force de gauche alternative parvient à se faire réélire. Une victoire à mettre sur le compte de la détermination du gouvernement à se battre pour les intérêts de son peuple, malgré un rapport de forces défavorable du fait d’une faible population et d’une position de demandeur d’aide. Une attitude qui contraste avec celle du président français, le socialiste François Hollande, qui avait promis dans sa campagne de renégocier le traité sur la stabilité et la gouvernance en Europe (TSCG) et qui y a renoncé peu après son élection. La Grèce le montre, la résistance paie. Elle a gagné, une nouvelle fois dans les urnes, dimanche.

Ce combat sera long, avec ses hauts et ses bas. La ténacité des Grecs constitue un encouragement pour ceux qui souhaitent que la gauche prenne une autre voie que les renoncements sociaux-libéraux en Europe et se renforce. Face à cette nouvelle situation et la crainte qu’une alternative prenne corps, certains socialistes et sociauxdémocrates européens lançaient dimanche et hier, une opération de récupération du résultat de Syriza. 

François Hollande, qui ne s’est pas illustré ces derniers mois par un soutien à l’exécutif hellène, a vu dans la victoire de Syriza « un message important pour la gauche européenne » qui confirmerait « que son avenir est dans l’affirmation de ses valeurs de principe, le progrès, la croissance, mais aussi le réalisme ». Martin Schulz, président du Parlement européen, a invité Alexis Tsipras à « rejoindre la famille sociale-démocrate à laquelle idéologiquement il appartient », tout en regrettant l’absence d’alliance avec le Pasok, l’ancien parti de Georges Papandréou, qui a mené la Grèce au bord du gouffre en 2012… et qui est encore aujourd’hui président de l’Internationale socialiste.

Les dirigeants sociaux-démocrates soulignent le « réalisme » de Syriza, pour mieux disqualifier les forces de gauche alternatives qui ne se résignent pas à l’austérité. Ils veulent faire oublier que, même dans des conditions difficiles, Alexis Tsipras poursuit le même combat qu’il menait quand il était candidat à la présidence de la Commission au nom du Parti de la gauche européenne (PGE), en 2014. Vendredi soir, au meeting de fin de campagne, ce sont Pierre Laurent, le leader espagnol de Podemos, Pablo Iglesias, la vice-présidente des Verts au Parlement européen, Ska Keller, et Gregor Gysi, président du groupe die Linke au Bundestag, qui entouraient Tsipras : un spectre qui reflète la diversité de la gauche européenne, mais dans lequel ne veulent pas apparaître les sociaux-démocrates.

Et c’est à ce spectre toujours plus large, avec les prises de position en faveur du respect des Grecs adoptées par des forces syndicales (la Confédération européenne des syndicats, la DGB allemande) ou des Verts, longtemps alliés des socialistes, qu’est posé un défi : celui de la responsabilité, et de l’action dans le temps long, pour reconquérir la souveraineté des peuples. Dès dimanche soir, le président du Parti de la gauche européenne (PGE), Pierre Laurent, appelait à « prendre le relais ».

 

« Les intérêts des plus pauvres 
au centre des politiques de Syriza »

« Face aux créditeurs, Tsipras (…) a mis les intérêts des plus pauvres et plus vulnérables au centre des politiques de Syriza. Le résultat de l’élection montre clairement que le peuple grec lui fait confiance pour faire face aux défis à venir. Ensemble avec Syriza, nous continuerons à nous battre pour une Union européenne sociale et démocratique. Une UE par et pour le peuple, non pour les banques », a réagi Gabi Zimmer, présidente du groupe de la Gauche unitaire européenne au Parlement européen. Le coprésident de die Linke Bernd Riexinger, lui, a rappelé que « Tsipras l’a emporté contre les élites et les faiseurs d’opinion de l’UE ». « Syriza a gagné amplement en Grèce (…) Nous travaillons pour qu’en Espagne nous aidions à changer l’Europe », a salué Alberto Garzon, dirigeant d’Izquierda Unida en Espagne, où l’on s’attend à une progression des forces de gauche lors du scrutin de décembre.

En début d’année, Syriza avait déjà signifié que le meilleur moyen d’être « solidaire avec les Grecs » était de bousculer les rapports de forces chez soi. Pas si simple, même si les choses évoluent. « Plutôt que de fuir (le chef du gouvernement) Mariano Rajoy, nous pouvons l’éjecter du pouvoir. De la même manière, plutôt que de fuir la troïka, nous pouvons mettre en échec ses vice-rois pays par pays, et construire une nouvelle Europe. C’est ce que signifie Podemos en Espagne, Jeremy Corbin au Royaume-Uni ou Alexis Tsipras en Grèce. La conviction est que seuls, nous ne pouvons pas mais avec des amis, oui », a réagi Pablo Echenique, parlementaire européen de Podemos, formation en troisième position dans les sondages, mais qui fait cavalier seul, refusant encore de s’allier à une partie des forces de gauche. En Irlande, Gerry Adams, leader du Sinn Féin positionné en troisième position dans les sondages avec plus de 16 %, a salué un succès « remarquable, vu le traitement du gouvernement par l’Union européenne et la Banque centrale européenne ». Au Royaume-Uni, l’élection à la tête du Parti travailliste de Jeremy Corbyn, qui a dit tout le bien qu’il pensait de Syriza ou de Podemos, change la donne : sa formation pourrait être un débouché aux fortes mobilisations sociales contre l’austérité, et faire taire le dicton selon lequel on gagne les élections au centre en mobilisant les abstentionnistes déçus du Nouveau Labour de Tony Blair. En Europe, une partie des Verts a salué la victoire, à l’instar de l’un des dirigeants des Verts allemands, Omid Nouripour, qui voit dans la victoire grecque « une chance ».

Il reste que la victoire de Syriza, Tsipras ne règle pas tous les débats stratégiques au sein des forces de gauche et que toutes ne se reconnaissent plus en cette expérience. Le mémorandum du 13 juillet, accepté par le gouvernement grec alors que les comptes des Grecs étaient menacés par la fermeture des banques du pays orchestrée par la BCE a laissé des traces. Au nom du Parti communiste portugais, principale force à la gauche du PS de son pays, où sont organisées des élections début octobre Joao Ferreira se montre dur avec les « abdications » du gouvernement grec et « exige une libération du pays des contraintes et des instruments de domination de l’Union européenne, de l’euro, du traité budgétaire, de la gouvernance économique, des politiques communes ». En France, le Parti de gauche, qui a soutenu Unité populaire, a vu dans ce résultat le fait que Tsipras « bénéficiait d’une assise populaire forte pour une politique de rupture » et « appelle à la nécessité de travailler à un plan B pour l’autre gauche ».

 

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Grèce : bonne stratégie, il faut s’en inspirer…

Posté par jacques LAUPIES le 22 septembre 2015

 

Tsipras et ses compagnons viennent de faire preuve d’une grande finesse politique et stratégique.

Une stratégie qui réussit mais qui n’en serait pas moins bonne si la victoire électorale n’était pas là. Une victoire qui bien sur laisse présager des moments difficiles et des luttes importantes à mener par ce gouvernement futur qui doit appliquer – mais n’en a guère le désir – des réformes contraires à sa manière de voir et à l’intérêt du peuple grec !

Comment les contournera t  il face à ce Bruxelles entre les mains des libéraux donc des banques et des marchés financiers ? Comment pourra t il garder la confiance des grecs qui viennent de démontrer qu’ils avaient bien compris de quoi il retourne ? Si l’on en juge ce qui vient de se passer bien que la partie soit difficile ce gouvernement va disposer d’un majorité déterminée à défendre l’intérêt national et à s’appuyer sur la démocratie.

D’autres l’ont fait de par le monde et ont souvent été déstabilisé, comme en Amérique latine. Mais nous sommes en Europe et les grecs ne sont pas seuls à défendre des orientations qui gagnent certains pays et pas des moindres, des orientations qui consistent à dénoncer l’inanité des dettes et des politiques d’austérités dont elles sont le prétexte.

Sans vouloir calquer des situations très différentes, nous sommes en France confrontés aux mêmes logiques engendrées par ces politiques d’austérité et avons affaire à des forces quasi identiques pour les encenser ou les combattre :  réformismes de droite et de gauche pour les faire perdurer de les aggraver mais aussi extrême droite pour faire diversion avec garantie de les  aggraver aussi et puis ces petites entraves des « plus royalistes que le roi » à l’extrême gauche qui ne se guérissent pas de la maladie infantile bien connue !

C’est à cet effet qu’il faut construire, voire réhabiliter une grande force politique cohérente, capable d’intégrer, DANS LEUR DIVERSITE, tous ceux qui à la base, hors des circuits médiatiques, des coups d’annonce, des spéculations sur les égos, seront capables de réflexion, de propositions et d’action pour qu’enfin les français retrouvent cette UNION POPULAIRE sans laquelle rien ne peut se faire, où règnera une démocratie vivante élargie, non pour troubler, spéculer mais bien pour décider en connaissance de cause.

Ce ne sera pas sans difficultés intérieures dans un contexte de conscience de classe élevée parmi les exploités, les laissés pour compte, face à ce noyau de  possédants qui dicte sa loi et formate des dirigeants politiques (des Sarkozy, des Juppé, des Valls, des Maccron, des Philippot, des Placé et que sais-je encore pour ce qui concerne la France…La liste serait bien trop longue à publier !)

Quant aux difficultés extérieures, venant du monde et de l’Europe, il nous faudra aussi les vaincre mais ce qui vient de se passer en Grèce et ce qui  se déroule ailleurs sur notre planète, prouve que le monde ne cesse de se frayer des chemins prometteurs de progrès. Non sans luttes opiniâtres bien entendu !

 

 

 

 

 

La leçon d’Athènes

Jean-Paul Piérot
Lundi, 21 Septembre, 2015
L’Humanité

 

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Photo : Louisa Gouliamaki/AFP

Alexis Tsipras après sa victoire aux législatives, dimanche 20 septembre.
Photo : Louisa Gouliamaki/AFP
L’éditorial par Jean-Paul Piérot. « Le peuple grec n’en finit donc pas de donner à l’Europe une leçon de maturité politique. »

Le peuple grec n’en finit donc pas de donner à l’Europe une leçon de maturité politique. En renouvelant sa confiance à Syriza, il a douché les espoirs de la droite et des dirigeants de l’UE d’assister à la fin de ce qu’ils appelaient la « parenthèse Tsipras ». Une victoire de Nea Demokratia, même obtenue par défaut, sur fond de désespérance, aurait été interprétée comme un triomphe d’Angela Merkel et de Wolfgang Schäuble, et de tous ceux qui s’étaient acharnés à humilier le peuple grec. Une défaite d’Alexis Tsipras, c’eût été, quelles que fussent les raisons du mécontentement dans l’électorat de gauche, une sorte de légitimation du coup d’État financier aux yeux de ceux qui l’avaient fomenté. Imaginait-on l’asphyxie organisée par la BCE, la fermeture des banques a posteriori approuvée par les électeurs précisément parce qu’ils voulaient sanctionner leur gouvernement pour n’avoir pu s’opposer au diktat du sommet des pays de la zone euro du 13 juillet ? C’était faire peu de cas de l’expérience de la dévastation humanitaire et sociale vécue par les familles modestes, les retraités, des jeunes privés d’emploi sous la tutelle de la troïka avant 
le 25 janvier, qui vit la victoire de la gauche anti-austérité.

Alexis Tsipras s’est heurté pendant cinq mois de négociations avec les dirigeants européens à une réalité impitoyable : l’aversion pour les consultations démocratiques. Non seulement ils ne tinrent pas compte du référendum du 5 juillet, mais ils se sont livrés à une politique de représailles. Syriza lui-même n’est pas sorti indemne du traumatisme subi par le pays. Dès lors, le retour vers les électeurs s’avérait le meilleur moyen de clarifier la situation, de mesurer la volonté du peuple grec de continuer sa résistance. Ce fut un choix courageux, honnête, apprécié par les électeurs qui ont compris que derrière leur acharnement à propos de la dette, les dirigeants de l’UE n’avaient finalement qu’un objectif : provoquer la chute du gouvernement. Et ont déjoué leurs manœuvres.

Commentaires

 

jagle

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 10:37
Ils ont voulu renouveler le coup de Chypre qui a mis la droite au pouvoir. Ils ont perdu !!! Le ton piteux de Hollande qui essaie de récupérer à son profit cette victoire fait de lui ce qu’il est: le coucou de l’ Elysée. Lui qui a ignoré Tsipras se précipite vers lui maintenant. Comique !!!!! Cette victoire conforte les espoirs en Irlande, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne pour Corbyn et peut-être en France. Qui sait ?

Empedocle

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 12:30
Vous avez raison: la victoire de la social-démocratie et la défaite de la gauche démago sont une bonne nouvelle pour l’Europe.

 

oxy

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:16
Une victoire certes mais avec combien de personnes qui ne sont pas allées voter ? ce qui fait que seulement 15 % environ des inscrits ce sont exprimés en faveur de A. Tsipras. Les autres, les abstentionnistes, vont surement donner du fil à retordre à Tsipras car l’austérité qu’il va faire subir au peuple grec en contradiction énorme avec sa position initiale ne sera pas acceptée sans broncher. De plus il donne, par la signature du mémorandum qu’on lui a imposé et qu’il semble vouloir appliquer à la lettre, quelque part raison à tous ces sociaux démocrates et tenant du libéralisme qu’il n’y a pas d’autre alternative que leur politique et donc que Tsipras fait sien le « réalisme » politique. Alors je suis bien pessimiste sur la suite, ils n’ont pas réussi à remettre la droite au pouvoir en Grèce mais ils ont réussi à mettre au gouvernement de Tsipras le cadeau empoisonné des milliards d’euros en échange de ce mémorandum assassin.

 

NAVETEUR

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:16
A JAGLE : En mai 2017 tu pourras dire :  »Ils ont voulu renouveler le coup de Sarkozy … Ils ont perdu ! La victoire de Hollande conforte les espoirs en Grêce, Espagne etc…etc…

 

rody

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:26
Grèce : des miettes et des pleurs De fait, c’est la ligne ordolibérale (la commission européenne) et européisme ( l’euro comme fin en soi) qui vient de remporter les élections en Grèce. La gauche radicale  emmenée par la présidente du parlement Zoé Konstantopoulou, qui prônait de ne pas rembourser la dette du pays est laminée avec 2,85 % des voix. Cette gauche qui avait su faire front en allant jusqu’au bout de son engagement ne sera plus représentée au parlement. C’est en ce sens que Tsipras avec plus de 35 % des voix a gagné son pari : éliminer cette gauche-là. Avec près de 40 % abstention dans un pays ou le vote est pourtant obligataire, les Grecs ont décidé bon gré mal gré de rester dans l’euro et les contraintes qui vont avec, c’est-à-dire de l’austérité pour les décennies à venir. C’est aussi et surtout la victoire de la troïka qui a obtenu ce qu’elle voulait, un blanc-seing pour continuer sa politique de pillage de l’économie grecque. Hollande et les principaux responsables européens ne s’y sont pas trompés puisqu’ils ont tous chaleureusement félicité le vainqueur. Hollande s’est même permis un raccourci saisissant en commentant cette victoire de Syriza comme la défaite de la gauche radicale en France qui n’aurait d’autre alternative que de rallier le camp de l’austérité. Le nouveau parlement élu n’aura n’aura qu’un pouvoir celui d’ apposer sa signature sur la totalité des projets de lois fabriqués par la Commission européenne, c’est-à-dire ailleurs qu’en Grèce. De fait, le pays est sous tutelle de l’ordolibéralisme. Les autorités ne sont utiles que pour mettre en œuvre les décisions contenues dans les divers mémorandums qui ce sont succédé. Tout le reste n’est que fumisterie. On veut nous faire croire que tant en France qu’en Grèce que les marges de manœuvre existent, qu’il serait possible de faire une politique de gauche alors que toutes les futures décisions à venir iront dans le sens contraire : privatisation, augmentation de la TVA, réduction des retraites, augmentation des prix, licenciement encore plus facile… C’est un jeu de dupes. La Grèce ne pourra que s’enfoncer un peu plus dans la récession, le chômage de masse, l’austérité renforcée, la misère pour de nombreux salariés et retraités. La gauche transformatrice sait que rien ne se fera avec le carcan de l’Euro. L’Allemagne veille, le capital aussi. Tout reste à faire en Grèce comme dans le reste de l’Europe.

Clau

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:55
Vous êtes trop pessimiste ! Le KKE a obtenu 14 sièges et montre qu’il n’y avait pas volonté de Tsipras de supprimer plus « radical » que lui. Par ailleurs, Die Linke en Allemagne était prêt à gouverner à la place de Merkel si des alliances inattendues ne s’étaient pas portées au secours du CDU. C’est le comportement de certains leaders qu’il faut arriver à changer en Europe (je pense à la France surtout) par une plus grande mobilisation à la base, quitte à leur faire prendre une claque lorsque leurs magouilles de couloir est contre nature !

Empedocle

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 12:34
Mais ça n’est pas avec le très réactionnaire KKE que Tsipras va gouverner . Il préfère le parti de droite des Grecs indépendants.

 

jgueret

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 12:55
Très bonne analyse, je suis tout à fait d’accord avec toi, les allemands ont déjà racheter les aérodromes, les chinois les ports maritimes et maintenant a qui le tour???.

 

Clau

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 11:39
Bien d’accord avec Jagle ! Tout le monde en Europe sait que Tsipras a agi compte tenu d’un rapport de forces très défavorable et un revolver braqué sur la tempe. Syrisa a bataillé durant 7 mois alors que Hollande, avec le poids que représente la France, a baissé sa culotte en moins de 24 heures ! L’article montre bien les marges de manœuvre dont Tsipras dispose qui, sans être une victoire anti-austéritaire, permettent aux grecs de souffler. Cependant, je reste très pessimiste en ce qui concerne la France dans le futur des gauches où nos notables persistent dans leur stratégie du strapontin et de l’égo destructrice d’espoir : j’ai envie de crier mon désespoir quand je vois la manière de faire les listes pour les régionales !

Empedocle

Lundi, 21 Septembre, 2015 – 12:36
Sur que les mélanchonnistes de tout poil ont du souci à se faire: les électeurs n’en veulent pas.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

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