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Ou se fait la vraie politique gouvernementale ?

Posté par jacques LAUPIES le 29 septembre 2015

 

Hier soir je regardais l’émission consacrée à l’Elysée et mettant en scène l’entourage du Président de la République présenté sous sa facette pépère.

Certains ont trouvé cela très sympathique et réaliste ! Bigre ce n’est pas mon cas même si la bonhomie des uns et des unes et les grimaces des autres, parfois l’air soucieux du chargé de communication,  pouvaient faire bon effet d’une ruche en plein travail pour notre devenir de français.

Il faut des talents et surtout des soutiens « extérieurs » pour accéder à la fonction présidentielle : un groupe d’amis politiques proche, un parti bien en main mais aussi celui (le plus important) de ceux que l’on ne voit guère, les milieux occultes de l’industrie, de la finance, qu’évidemment on n’affiche pas pendant les campagnes électorales. Après évidemment on peut se permettre quelques révélations par ministres interposés !

Si les électeurs socialistes étaient un peu perspicaces, ce dont je doute vraiment parfois, ils se poseraient des questions. Pour ne prendre que l’exemple de la Syrie, affaire dans laquelle la France se fait truander, qui peut imaginer que les positions prises ne relèvent pas d’intérêts économiques et financiers. Comment oser se permettre une intervention militaire hors des décisions de l’ONU. Comment oser jouer les vierges effarouchées face au délinquant Bachar El Assad et lui faire endosser la responsabilité du merdier moyen oriental ? Car ce sont bien les américains qui ont déclenché la guerre en Irak et le malotru Sarkosy qui a foutu le bordel en Lybie.

Mon langage est cru direz vous et j’épargne le Président actuel, bien que son attitude et celles de ceux qui le conseillent nous ridiculisent.

Les bateaux sont invendus à celui qui semble être le seul à défendre une solution soutenable et l’on refile des rafales à ceux qui ne sont pas étrangers à la situation désastreuse en Syrie et puis on nous explique que celui qui pour l’instant est le premier confronté à des fous de Dieu bien armés par d’autres fous de Dieu, mais sans doute pas seulement, serait l’ennemi numéro un !

Monsieur le Président, faut m’expliquer, je ne comprends pas et vos allées et venues manches retroussées (ou presque) comme un modeste dirigeant de PME dans les couloirs du Palais hérité des Princes ne me convainquent pas.

Ce n’est pas là que se fait votre vraie politique. Et si tant est que cela soit le cas elle n’est pas dictée par le souci de redonner à la France un prestige qu’elle est en train de perdre. Certains à droite, Villepin notamment,  ne se privent pas de vous le rappeler ce qui ne les exonère d’être à l’origine du désastre.

 

 

Syrie : Obama ouvre des pistes, Hollande à nouveau pris à contre-pied

Pierre Barbancey
Mardi, 29 Septembre, 2015
L’Humanité

 

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Ou se fait la vraie politique gouvernementale ? dans POLITIQUE

photo : Alain Jocard/AFP
Barack Obama s’est dit hier prêt à coopérer avec la Russie et l’Iran pour résoudre la crise syrienne. Vladimir Poutine propose une résolution pour combattre Daech. François Hollande tente depuis deux jours de trouver une place pour la France mais reste collé à la stratégie internationale de l’Otan.

Nations unies (New York), 
envoyé spécial.

L’Assemblée générale des Nations unies qui s’est ouverte hier, à New York, est peut-être l’une des plus importantes de ces dernières années. Pas seulement parce qu’elle a été précédée d’une conférence sur les objectifs du développement durable. L’instabilité du monde, les confl its en cours, le développement de la pauvreté, l’affl ux de migrants sur le continent européen et la fi xation du confl it en Syrie, où se développe le cancer Daech parti d’Irak, sont lourds d’inquiétude pour l’avenir. Barack Obama, qui a pris la parole hier, savait qu’il lui fallait tout à la fois conforter la position des États-Unis sur la scène internationale et montrer son rôle constructif. Un exercice pas toujours facile ! Il a néanmoins adopté le ton docte qui est le sien généralement, presque donneur de leçons, parsemant son discours d’annonces importantes qui montrent dans le même temps que la puissance américaine doit aujourd’hui composer avec les pays en développement, une Russie qui fait son retour sur la scène internationale et un pays, l’Iran, qui joue un rôle de plus en plus majeur au Moyen-Orient et incontournable pour le règlement de la crise syrienne. Enfin, Barack Obama a été applaudi par l’Assemblée générale lorsqu’il a appelé à lever l’embargo qui frappe Cuba. Raul Castro a alors souri.

Sur les différentes questions que le président américain a abordées, celle concernant la Syrie a été particulièrement écoutée. De fait, la stratégie occidentale s’est avérée un échec. Non seulement le pouvoir syrien n’a pas été déstabilisé mais de plus les djihadistes ne cessent de progresser. Alors que les positions semblaient bloquées, l’accord trouvé sur le dossier du nucléaire iranien a justement permis de nouvelles discussions entre toutes les parties engagées d’une manière ou d’une autre dans le volet syrien. Obama a accusé Bachar Al Assad d’être un « tyran » qui « massacre des enfants innocents » et a dénoncé, dans une référence implicite à Moscou, la logique consistant à soutenir « des tyrans comme Bachar Al Assad » sous prétexte que l’alternative « serait pire ». Il a néanmoins dit, à la tribune de l’ONU, que « les États-Unis sont prêts à travailler avec tous les pays, y compris la Russie et l’Iran, pour résoudre le conflit » en Syrie. « Mais nous devons reconnaître qu’après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d’avant la guerre. » Cependant, il est resté évasif sur un point, que certains voudraient central dans les discussions à venir : la place qui pourrait être accordée au président syrien dans un éventuel processus de transition politique.

 

Priorité : lutter contre les djihadistes du groupe « État islamique »

La Russie et l’Iran affirment que la priorité à l’heure actuelle est de lutter contre les djihadistes du groupe « État islamique » qui contrôlent la moitié de la Syrie, et non à un changement de régime à Damas. Alors qu’hier après-midi se tenait un sommet de lutte contre le terrorisme se pose aujourd’hui le type de coopération qui pourrait être mis en place pour combattre l’organisation de l’« État islamique » (Daech). Comme l’a rappelé Vladimir Poutine à cette même tribune quelque temps plus tard, « il serait irresponsable de dénoncer le terrorisme international sans tenir compte des réseaux financiers qui les alimentent ». La Russie qui a d’ores et déjà proposé la mise sur pied d’une coalition pour combattre les djihadistes sans, pour le moment, avoir obtenu de véritables réponses de la part des occidentaux. Barack Obama peut bien dire que les États-Unis « ne souhaitent pas un retour à la guerre froide » avec la Russie, malgré les sanctions imposées à Moscou pour son intervention en Ukraine, les positionnements de part et d’autre y ressemblent étrangement. Vladimir Poutine a proposé l’adoption d’une résolution des Nations unies pour combattre Daech.

La France pourrait, dans ce cadre, faire entendre une autre voix et approuver une telle résolution qui redonnerait tout son sens aux Nations unies. Mais cela ne semble pas être le cas. Deux jours après avoir annoncé que des frappes avaient eu lieu en Syrie, François Hollande espérait bien être au centre de toutes les attentions diplomatiques. Il est clair en tout cas qu’il entendait profiter de cette occasion pour tenter de rallier le peloton des pays incontournables pour résoudre la crise syrienne. Il n’est pas certain qu’il y parvienne. D’abord parce que la politique internationale de Hollande est basée sur un paramètre essentiel : l’appartenance à l’Otan, instrument s’il en est de la guerre froide.

 

Les contorsions 
du président Hollande

Le président français s’est exprimé hier après-midi, trop tard pour cette édition. Mais les déclarations faites les jours précédents à New York laissaient peu de doutes sur l’orientation française. Empêtrée dans ces relations régionales notamment avec la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, soucieuse de prendre une place, au Proche et Moyen-Orient, qu’elle n’a plus, elle s’est, jusque-là, comportée non pas comme une puissance constructive mais, au contraire, comme une opposante à toute solution pacifique. D’où les contorsions actuelles du président français, en partie isolé, qui dit : « Nous sommes prêts à discuter avec toutes les parties concernées » mais se dit d’accord avec une transition « au terme de laquelle il n’y aura plus Bachar Al Assad ». En oubliant au passage, que les combattants kurdes, notamment à Kobané, sont restés bien isolés dans leur combat contre Daech, certainement pour ne pas déplaire à Ankara (qui par ailleurs réprime les Kurdes de Turquie), alors que la France arme les peshmergas d’Irak. Comprenne qui pourra ! Une France qui a également abdiqué toute initiative concernant le « conflit » israélo-palestinien, visiblement à cause du manque de soutien des États-Unis. Barack Obama n’a d’ailleurs eu que des phrases banales concernant le drame des Palestiniens qui vivent sous occupation. Laurent Fabius a laissé échapper son désarroi en évoquant un « processus de paix. Mais je ne vois pas de processus et je ne vois pas de paix ».

Sans passer en revue toutes les régions du monde, on s’aperçoit cependant qu’en faisant vivre une politique indépendante des États-Unis, en étant à l’initiative sur des questions clés dans un respect des équilibres et non pas en jouant un camp contre l’autre, la France retrouve la place historique qui est la sienne. Paris devrait ainsi faire partie des voix mondiales pour la levée au plus vite du blocus américain contre Cuba. Après tout, même Obama le demande !

 

Corbyn craint « une guerre par procuration » en Syrie

Le chef de l’opposition britannique, Jeremy Corbyn, a appelé dimanche à une « solution politique » impliquant l’Iran. « Le danger est que nous nous retrouvions avec une guerre par procuration entre la Russie et d’autres », a dit le nouveau patron du Labour. « Il doit y avoir une solution politique qui doit impliquer l’Iran 
et tous les pays voisins », a-t-il ajouté. Le sujet de frappes en Syrie fait débat 
au sein du Parti travailliste, dont certains membres influents seraient prêts 
à défier leur leader en votant pour de telles frappes, si l’actuel premier ministre conservateur, David Cameron, ramenait le sujet devant la Chambre des communes.
 

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