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Je dois le dire…

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2015

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Une société qui se pare de grilles

Je dois le dire, parfois je ne reconnais plus nombre de gens qui m’entourent. L’âge n’y est certes pas pour rien et il est bien connu qu’il tend à nous éloigner des réalités présentes. Phénomène naturel puisque tout change, tout bouge, dans l’espace et dans le temps.

L’examen du passé est la seule chose concrète que l’on peut faire pour l’avoir connu. Et encore, chacun le fait selon l’évolution d’une vie. Il ne retient pas nécessairement les mêmes faits, il interprète à sa manière les attitudes qu’il a pu avoir et, à fortiori, celles des autres face aux évènements qui ont marqué sa vie : affective, familiale, au sein de groupes (de catégorie ou de classe) en évolution et en transformation. L’examen du passé ne garantit pas nos facultés d’analyse.

Les déceptions et les joies vécues, dans le travail, dans la vie la plus intimes (amour et sexe) nous bousculent, avec cependant un évident constat de banalité, comme pour la plupart des gens.

Notre vision du monde, et bien souvent la traduction politique que nous avons pu lui donner, nous ont enfermé dans des discours sans cesse répétés, malgré les doutes et les ignorances que nous refoulons par commodité. Les milieux intellectuels dès lors que nous les « interrogeons » par les livres, le cinéma et parfois la télévision, confirment cette ignorance. En compensation nous nous gargarisons d’un savoir que nous opposons à de flagrantes imbécilités qui nous entourent et que nous impose la plupart des interlocuteurs possibles. Piètre compensation !

Tout cela nous conduit à une certaine schizophrénie qui, même contrôlée, nous catégorise, nous enfonce dans le nombrilisme, et pire nous fait taxer de ringard par les plus ringards à nos yeux.

Nous avons beau espérer en un soutien de la jeunesse, celle qui émerge de l’adolescence et parfois de l’adolescence elle-même, à peine polluée par le débordement des idées reçues où les manipulations médiatiques, son indifférence, peut-être même ses peurs, nous blessent malgré les lueurs de réalisme que l’âge leur accorde.

Il faut bien le dire, cette jeunesse a toutes les raisons de sombrer dans l’inquiétude et elle doit à son état « naturel » d’espérance de ne pas se révolter contre le sort collectif que lui réservent les pouvoirs en place.

Voilà une vision bien pessimiste penserez-vous sauf que je crois encore qu’un pas en arrière peut-être suivi de deux pas en avant. Car au fond c’est à ce prix que se construisent les sociétés et l’humanité. A condition tout de même de ne pas renoncer à marcher. Et tant pis s’il en est que l’on ne reconnaît pas dans nos parcours, dans nos stratégies…

 

 PARU DANS L’HUMA

 

Le coeur, le droit et la paix
Je dois le dire... dans POLITIQUE 497r_migrants_3
La crise est d’ampleur. Les images sont impressionnantes et poignantes. Il convient, en même temps, de replacer ces mouvements à leur juste mesure. Les réfugiés sur le continent européen ne représentent que 0,1% de la population totale. Les pays qui accueillent le plus de réfugiés syriens et irakiens sont le Liban, la Jordanie et la Turquie. Quant aux migrations africaines, c’est vers l’Afrique qu’elles se tournent. On est loin des fantasmes d’invasion véhiculés par une partie de la droite et de l’extrême-droite. L’Union européenne a largement les moyens de faire face à cette crise. Notre France a, par le passé, su accueillir des populations massives contraintes à l’exil. Son prestige, son économie et sa place dans le concert des nations s’en sont trouvés renforcés.
Aujourd’hui, la petite musique xénophobe servie par une partie des dirigeants européens et de la droite française cherche à séduire une opinion très fragilisée par la crise économique et sociale. Alors que chaque être humain   devrait être l’égal de l’autre, l’organisation de leur division est un moyen d’asseoir la domination des puissants. Comment pourrait-il y avoir des « étrangers » sur notre terre commune ? Comment concevoir que l’Union européenne, qui se réclame des droits de l’homme et de la protection des minorités, laisse en son sein des gouvernements et des hommes d’Etat proférer des discours de haine, appelant ici à trier les réfugiés en fonction de leur religion, ou là, à partir de leur niveau de qualification, pour renvoyer les autres dans l’enfer des guerres ?
 

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