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Maroc ?

Posté par jacques LAUPIES le 2 septembre 2015

 

En contact fréquent avec des personnes d’origine marocaine, j’ai pu constater que les avis sont partagés sur la politique conduite par ce monarque qui pour les uns serait une bonne politique conduisant à l’amélioration des conditions de vie des marocains, pour d’autres, sans doute les plus conscients, que cette politique n’est pas du tout favorable à un peuple, pour une grande part démuni et soumis aux bas salaires, à l’absence de protection sociale, au chômage massif pour les jeunes.

Comme dans nombre de pays, dont d’ailleurs le nôtre n’est pas à exclure, subsistent des inégalités criantes avec toutefois des différences qu’explique le niveau de développement économique incomparable entre les deux pays. De plus au Maroc les libertés sont mises en cause par un régime autoritaire. Une collusion criante existe en le pouvoir politique et religieux dont le roi est le chef. La religion, là comme ailleurs est parfois instrumentalisée et contient et freine la contestation populaire. Le « si Dieu le veut » y fait des ravages. Une sorte de surveillance contraignante des non pratiquants par les plus respectueux des préceptes du coran frappe une partie de la population dans un pays cependant traversé historiquement par une certaine tolérance à l’égard des autres religions.

Mais évidemment cela élude les conflits de classe; l’exploitation que pratique la  « bourgeoisie » de ce pays, les liens entretenus avec le monde des affaires national et international.

Les notions de justice sociale, de solidarité, de partage qui ne sont évidemment, là comme ailleurs, pas inexistantes, laissent souvent la place au chacun pour soi que compensent souvent la tradition de solidarité familiale avec les limites qu’impose une pauvreté installée dans une importante partie de la population.

C’est hélas de tout cela que souffrent nombre de pays du Maghreb et de ce point de vue le Maroc n’est pas le moins épargné contrairement à ce que peuvent penser encore en France une bonne partie des ressortissants de ce pays qui, trop souvent, font preuve de beaucoup d’indulgence vis à vis d’une famille royale dont on peut considérer qu’elle ne la mérite pas.

Alors bien entendu que la publication un livre qui peut-être nous éclairerait à ce sujet dérange, n’étonnera  personne. Mais journalistes corrompus ou pas , le pavé semble voler sur la mare des corruptions, institutionnalisées ou pas, que porte le libéralisme à la sauce marocaine !

 

Livre sur le roi du Maroc: chantage ou corruption ?

Lundi, 31 Août, 2015
Humanite.fr

 

Qui a proposé l’abandon du livre sur la famille royale du Maroc contre de l’argent ? Le royaume se dit victime de chantage, les deux journalistes reconnaissent avoir cédé à la « tentation » mais n’en démorde pas: selon eux, Rabat était l’initiateur de la transaction, a voulu les corrompre et les a piégés.

C’est un fait, les deux journalistes ont accepté de ne pas publier leur enquête sur les turpitudes et le train de vie de la famille royale du Maroc, contre deux millions d’euros. Une faiblesse, une faute déontologique impardonnable… Mais du chantage, de l’extorsion, ils le nient. « Je ne suis pas celui qui amène, qui propose ce deal financier », a martelé lundi matin Eric Laurent sur RTL. Propos que confirme avec fermeté Catherine Graciet dans Le Parisien : « C’est le Palais qui propose », « qui corrompt », qui met en place un « traquenard », une « manipulation ». Les deux journalistes mis en examen samedi pour chantage et extorsion de fonds, et placés sous contrôle judiciaire, sont soupçonnés d’avoir négocié l’abandon d’un projet de livre sur le roi du Maroc Mohammed VI en échange de trois, puis deux millions d’euros.  A l’origine, une plainte du Palais, qui assure à la police française que les journalistes font chanter le roi. Ils s’appuient sur un enregistrement audio d’un échange qui aurait eu lieu entre Eric Laurent et l’ avocat du monarque, dans lequel une phrase apparait accablante : « Je veux trois (…) trois millions d’euros ».

« Le traquenard est gigantesque ! »

Mais cet enregistrement ne serait pas complet, explique le journaliste incriminé au Monde , puisque ce serait son interlocuteur qui a émis l’idée d’une transaction. « Et là, je dis, mais sans y croire, si vraiment on arrête de faire le livre, étant donné le sujet, écoutez… trois (millions d’euros) », a-t-il raconté à sa collègue, comme au Monde. Une nouvelle rencontre est organisée, mais cette fois-ci sous surveillance policière. Après de longues négociations, les deux journalistes indépendants s’engagent jeudi dernier par écrit à « ne plus rien écrire sur le roi du Maroc », en échange de deux millions d’euros. Selon Catherine Graciet, l’émissaire du roi insiste ensuite pour leur donner à chacun une enveloppe en liquide contenant cette avance de 40.000 euros, puis s’en va. C’est là que les deux journalistes se font interpeller, flagrant délit de chantage avec comme preuve : l’enveloppe. C’est pourquoi les journalistes et avocats crient à la manipulation. « Sonoriser des journalistes et les inciter à commettre des infractions, le traquenard est gigantesque ! » explique Maître Moutet, avocat de Catherine Graciet. « Je sais que, déontologiquement, moralement, ce n’est pas génial, mais je n’y vois rien de mal pénalement », avance la journaliste. L’enjeu est là : professionnellement la faute semble inusrmontable, mais les deux auteurs veulent échapper à la prison. « Je n’ai pas de leçon de déontologie à recevoir » lance avec virulence Eric Laurent  « c’est mon ouvrage, ça me regarde, j’en fais ce que je veux, j’ai le droit de publier ou de ne pas publier ».

Avec cette impression d’avoir été piégés, les deux journalistes, sans se concerter du fait du strict contrôle judiciaire dont ils font l’objet, ont exprimé leur volonté de voir leur enquête publiée. Sauf que l’éditeur, le Seuil, ne l’entend pas de cette oreille. « Dans ces conditions, la publication envisagée ne saurait avoir lieu ». « La relation de confiance » entre l’éditeur et les auteurs est « de facto dissoute ».

Que sait-on du livre ? « Il était apocalyptique » explique au Parisien Catherine Graciet. « Nous avions décidé de travailler sur la famille royale, ses querelles, son train de vie… » La journaliste assure avoir découvert des affaires lourdes, y compris sur le plan pénal. Eric Laurent laisse entendre au Monde que le livre avait de quoi «déstabiliser le Maroc», notamment « certains éléments sensibles concernant la succession d’Hassan II ».  « Déstabiliser un régime à travers un ouvrage dans un contexte géopolitique très particulier, cela ne me paraissait pas une bonne idée » explique t-il pour justifier en partie son geste.

 

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