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N’importe quoi !

Posté par jacques LAUPIES le 13 août 2015

 

Je n’ai pas l’habitude d’aller chercher les articles à commenter sur des sites très visionnés qui, comme la grande majorité d’entre eux, font dans ce que l’on appelle la presse people; a défaut d’attirer leurs lecteurs sur des sujets sérieux les concernant dans leur vie de tous les jours.

Je suis donc tombé par hasard sur l’article ci dessous qui peut fort bien traduire la réalité tout autant que la falsifier. Gageons qu’à quatre vingt pour cent des lecteurs j’affaire sera entendue : Bernadette est une salope revancharde, épouse frustrée et qu’il en restera quelques uns pour penser que le sensationnel même s’il est étayé par des réalités a parfois quelque chose de nauséabond.

En témoigne les quelques réactions dont on peut prendre connaissance à la suite de l’article.

Pour ma part je dirai que l’auteur contribue à donner dans la diversion et qu’il alimente ainsi un peu plus le dégout qui nait, dans une bonne partie de l’opinion, à l’égard des hommes politiques. Ce qui vous en conviendrez n’est pas très à son honneur, à lui !

Peut-on espérer un jour avoir droit (puisque souvent nous sommes des usagers payeurs, contribuables ou consommateurs pour ces médias du « n’importe quoi » ?

Quand Bernadette Chirac humilie l’ancien Président

L’épouse de l’ancien chef de l’Etat n’est pas tendre dans ses mots et ses attitudes. VSD rapporte que Bernadette Chirac peut même se montrer très dure.
Retiré de la vie politique depuis la fin de ses mandats à l’Elysée en 2007, Jacques Chirac vit sa retraite dans l’ombre de son épouse Bernadette, qui demeure elle très active. Le quotidien de l’ex-président de la République, dont les apparitions publiques se font de plus en plus rares, serait contrôlé par l’ancienne Première dame, à en croire les informations de VSD.

L’hebdomadaire rapporte une scène illustrant les rapports difficiles entre les époux Chirac. Le 21 juin, tous deux déjeunent dans un restaurant du XVIe arrondissement de Paris en compagnie d’une troisième personne. « Le Président est entré en traînant les pieds, comme un petit vieux », a confié un client à VSD. Alors que Jacques Chirac mange, Bernadette lance une phrase assassine aux hommes chargés de leur sécurité : « Vous irez acheter un bavoir, parce qu’il me salope quatre costumes par semaine ! ».
Les proches du couple scandalisés
Cette scène ne serait pas un exemple isolé dans les rapports qu’entretiennent Jacques et Bernadette Chirac. Les proches du couple seraient très choqués du comportement de la présidente de la Fondation Claude-Pompidou envers son mari âgé de 82 ans, diminué physiquement et atteint d’anosognosie, un trouble neuropsychologique ayant des effets sur la mémoire notamment. Les petites phrases acerbes seraient courantes de la part de Bernadette Chirac.
Nicolas Bamba – 6Medias

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Les censeurs honteux

Posté par jacques LAUPIES le 13 août 2015

 

Isabele Huppert et Marie Trintignant dans Une affaire de femmes

 

Ce qui m’époustoufle dans les censeurs qui condamnent facilement tout accès, par des personnes considérées par ailleurs majeures sexuellement , à des œuvres qui traitent de la sexualité, c’est cette hypocrisie qui les habite et bien entendu les laisse tout à fait indifférents concernant des pratiques bien plus répréhensibles comme par exemple d’autres violences exercée avec le mariage forcé, la maltraitance des enfants au nom d’une éducation rigoureuse, et toutes sortes de faits relevant de guerres meurtrières contre lesquelles ils n’élèvent pas la moindre protestation.

Cela me ramène à ce film diffusé sur Arte cet après midi : « une affaire de femme » (de Chabrol) qui nous démontre;  à partir d’un fait réel arrivé sous le gouvernement de Vichy, comment le pouvoir politique d’extrême droite fascisante de l’époque condamne à mort une femme, pratiquant l’avortement, en complicité avec l’occupant sur fond de silence réprobateur d’institutions religieuses.

On élude les faits criminels qui de surcroit concernent des masses de victimes innocentes (notamment des centaines de milliers d’enfants juifs assassinés dans les camps de la mort) pour concentrer l’attention d’une société en déliquescence sur une pseudo criminalité, ici l’avortement clandestin.

Finalement le tabou sexuel joue le même rôle pour spéculer à coup stigmatisations sur les mœurs en évolution. Cela en s’inspirant d’une morale douteuse que l’on voudrait imposer à tout le monde alors qu’en parallèle éclate au grand jour, à grande échelle la pornographie, le culte de la violence dont tout le monde s’accommode et qui alimente des profits financiers.

C’est la négation pure et simple d’un processus d’humanisation qui passe par la remise en cause des obscurantismes, ces derniers cultivant une vision idéalisée  et figée de l’humain, s’opposant à ce qui détermine son évolution : l’emprise de plus en plus conséquente de la pensée, de la science, de la connaissance du monde et de soi, pour leur substituer le concept de la nature immuable de laquelle il faudrait s’inspirer pour établir nos règles de vies.

 

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À propos de Love,  et de l’extrême droite

censure
Maurice Ulrich
Mercredi, 12 Août, 2015
L’Humanité

 

L’interdiction aux moins de 18 ans du film de Gaspar Noé, au-delà des questions de la représentation 
du sexe et de l’amour au cinéma, est bien une question politique et idéologique.

Le 31 juillet dernier, le tribunal administratif de Paris prenait la décision d’interdire aux moins de 18 ans le film de Gaspar Noé Love. La ministre de la Culture a introduit un recours devant le Conseil d’État pour faire annuler cette décision assez surprenante. Car on peut en premier lieu s’étonner d’une décision de justice accédant aussi facilement à la requête d’une seule association, Promouvoir, et de son avocat et cofondateur, André Bonnet, ancien responsable du MNR de Bruno Mégret dans le Vaucluse et se définissant lui-même, en jouant lourdement sur les mots, comme un « avocat d’extrême droiture ». Promouvoir a déjà mené campagne contre les films Baise-moi de Virginie Despentes, Ken Park de Larry Clark, Nymphomaniac de Lars von Trier, mais aussi la Fnac d’Avignon au motif qu’elle diffusait des BD pornographiques. C’est aussi à Avignon que des intégristes s’en étaient pris en 2011 à une photo de l’artiste Andres Serrano, Immersion (Piss Christ). Il ne s’agit donc pas ici de juger de la qualité du film de Gaspar Noé. On se contentera d’indiquer que sans doute le réalisateur a tenté d’évoquer, d’une façon à la fois crue et minimaliste, une histoire d’amour dans toute sa réalité, y compris physique. Quand la pornographie, la vraie, qui ne se limite pas au sexe, est partout, la tentative est louable. Plus largement, la question posée par ce nouvel épisode est peut-être celle-ci. Pourquoi retrouve-t-on toujours dans ces sortes « d’affaires » l’extrême droite ou la droite de la droite ? Dans quel bouillon de culture idéologique mijotent ces fausses indignations morales qui se recoupent à l’évidence avec les thèmes de la Manif pour tous, ou encore les batailles judiciaires contre certaines expositions comme « Présumés innocents » à Bordeaux, qui évoquait la sexualité infantile, etc.

 

Le corps fantasmé de l’identité 
de la race

La pensée de l’extrême droite, dans toutes ses versions, dont le fascisme, s’est fondée largement sur une conception du corps. Non pas le corps réel, mais le corps fantasmé de la race, de l’identité, de la souche, du sang. Il est menacé de corruption par l’autre, l’étranger. Il doit, pour rester ce qu’il est, se perpétuer dans la normalité absolue. Le mariage, c’est un homme et une femme. Un enfant, c’est un papa et une maman. Les enfants (jusqu’à 18 ans) sont innocents et doivent être protégés contre la corruption et les tentations du sexe. Ceci, bien sûr, en toute hypocrisie car il y a gros à parier que l’on ne compte pas moins de perversions, d’incestes, de pédophilie et autres dans ces milieux que dans d’autres. Mais il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’un combat idéologique et politique visant à définir comme menace tout ce qui peut s’introduire comme espace de liberté dans cette définition du corps identitaire rivé à lui-même. C’est la justification des théories raciales, hygiénistes et eugénistes, mais c’est du même coup la justification des inégalités et des hiérarchies puisqu’il n’y a pas d’espace dans le devenir social pour autre chose que la reproduction du déjà existant, du déjà hiérarchisé par l’identité, la souche, l’appartenance, le sang, on y revient. On ne touche pas au corps, on ne montre pas le corps amoureux, on ne montre pas le sexe. La liberté du regard porté sur la sexualité, l’amour, le partage entre deux êtres vient comme fissurer le corps identitaire. Il ne faut pas dans le même temps s’étonner si cette fermeture à l’autre et à la liberté a toujours fait bon ménage dans l’histoire avec la violence et l’oppression. Ma place au soleil, le lieu de mon être-là (lequel est donc intangible), écrivait le philosophe Emmanuel Levinas dans un petit texte de 1933, en Allemagne, est aussi ce lieu usurpé à l’autre que par ailleurs j’opprime. Ce n’est pas fortuit si dans les débats de la Manif pour tous un intervenant pouvait dire ceci : « Aujourd’hui, être homophobe c’est s’opposer au projet de loi Taubira, comme demain être raciste ce sera s’opposer au droit de vote des étrangers. » C’est dire que si l’on a pu croire que ce rapport au corps des intégrismes (tous) et des extrêmes droites était un fantasme du corps pur et immaculé (le Christ, le martyr), il s’agit bien en fait d’une biopolitique et d’une volonté de puissance.

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Allocation ou salaire pour les étudiants ?

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2015

 

Depuis très longtemps la question de la rémunération des étudiants se pose avec acuité. Une absence qui nuit à leur autonomie tant par rapport à la famille qu’à la société en général. Et qui, de surcroit ne fait que maintenir une ségrégation sociale considérable qui s’accentue de plus en plus et prive de la possibilité de suivre des études dans bonnes conditions pour les jeunes issus de milieux défavorisés.

Car la dépendance économique a des effets dans de nombreux domaines notamment dans la vie affective, dans les rapports familiaux et les adaptations sociétales.

Cela évidemment pose le besoin de trouver les ressources nécessaires. Mais pour tous ! Individus, famille et collectivité doivent nécessairement être impliqués et, comme pour la sécurité sociale la contribution en fonction des moyens de chacun s’impose avec en contre partie l’universalisation de la prestation qui revient à l’étudiant quelle que soit ses origines sociales et familiale, issu de milieu aisé ou modeste ou privilégié (un principe stupidement mis en cause par nos sociaux libéraux au pouvoir avec les atteintes au droit aux allocations familiales!)

Notre économie peut elle supporter cela ? Oui et bien d’autres choses il suffit d’avoir la volonté politique pour mieux distribuer la richesse. Car la richesse existe et de surcroit elle ne pourra perdurer que si elle est mieux distribuée, partagée et investie !

Existe actuellement un dangereux discours qui au prétexte de trouver de nouvelles ressources, voudrait marchandiser tout ce qui est essentiel à l’épanouissement humain : en premier lieu la santé et l’éducation, les protections sociales en général mais aussi l’énergie, l’eau, le logement, etc. Ces besoins essentiels ne peuvent être soumis, pour être satisfaits à une quelconque commercialisation des prestations qu’ils nécessitent. Certes ce n’est parfois que par des détours que cette néfaste démarche est entreprise mais peu à peu le cancer de la privatisation et du passage au secteur lucratif fait que les soins, l’instruction par exemple sont dispensés à plusieurs niveaux : pour les  plus en difficulté d’une part pour les plus aisés ou les riches d’autre part (développement des formations payantes, des soins avec dépassement d’honoraires, etc. de l’étouffement du logement social, de la tentative d’éclatement des politiques énergétiques, souvent en prenant prétexte sur la démarche écologique.

Il est grand temps  que le peuple devienne conscient d’un retour à politique plus sociale mais cela ne se fera pas sans une relance forte du combat idéologique et donc par un rôle renforcé du parti communiste. Cela n’exclut en rien un certain pragmatisme et la prise en compte des réalités économiques mais la société ne peut se satisfaire d’une adaptation au système actuel sous influence libérale. Il faut ouvrir d’autres perspectives…

 

 

 

Allocation ou salaire pour les étudiants ? dans POLITIQUE manif2-189x150

 

Pour nourrir la recherche et le progrès scientifique, le salaire étudiant s’impose! Nicolas Malaquin*

Contractualisation, précarité, appel à projets… Le quotidien des étudiants et des chercheurs est particulièrement sombre et incertain. Face à ce chaos, une sécurité d’emploi et de formation est à construire. 

*Nicolas Malaquin est trésorier de l’UEC (Union des Étudiants Communistes).

La situation des étudiants en filières scientifiques n’a rien à envier à celle des filières dites « humaines et sociales ». Les mêmes réalités structurantes marquent la vie et les études des biologistes, des chimistes et des ingénieurs de demain, et ce au-delà des conditions d’enseignement à proprement parler : un étudiant sur deux est contraint de se salarier pour financer ses études, un étudiant sur deux abandonne avant l’obtention du diplôme qu’il a choisi de préparer. Le parallèle peut paraître simple, mais il recouvre des quotidiens difficiles : Comment réviser ses cours quand chaque soir on est à la caisse d’un fast-food ? Comment préparer ses TD quand on doit impérativement se focaliser sur les centaines d’euros pour payer son loyer ? Comment réussir ses examens quand la veille on a du faire du baby-sitting ?

Ainsi, un potentiel chercheur sur deux mettra avant l’heure un terme à ses études… Au lieu de travailler sur des traitements nouveaux pour des pathologies rares, d’optimiser la construction aéronautique ou d’améliorer les techniques de productions agricoles, il préparera des hamburgers pendant des années afin de suffisamment alimenter son curriculum vitae dans l’espoir d’un jour décrocher un CDI dans un domaine d’activité qui a peu à voir avec sa formation.

Cette question de la précarité de vie ne s’arrête malheureusement pas au premier cycle. Les doctorants contraints de laisser tomber leur thèse faute d’un financement sont également une réalité sensible.

La logique mortifère des financements sur projets, déjà dénoncée à plusieurs reprises pour leur inefficacité¹, en plus de corseter la recherche dans des domaines trop restreints pour être efficiente porte en elle la précarité organisée, la soumission organisée des doctorants qui ont, au contraire, besoin des moyens matériels et sociaux de pleinement se consacrer à leurs travaux.

Le salaire étudiant permettrait enfin de considérer « l’étudiant comme un travailleur, qu’il est en réalité, et de lui allouer un salaire en rapport avec les services qu’il rend et qu’il est appelé à rendre à la collectivit黲.

Il s’agit de reconnaître la formation initiale pour ce qu’elle est : la période de la vie où l’on apprend l’ensemble des savoirs, savoir-faire et gestes techniques nécessaires pour assurer pleinement une activité professionnelle. Et, dans le cas qui nous intéresse, qu’elle soit directement appliquée pour les ingénieurs et techniciens ou qu’elle serve le progrès scientifique, technologique, humain pour les futurs chercheurs. 

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Diplômés, désireux d’entreprendre, indépendants : ce qu’on ne dit pas des migrants

Posté par jacques LAUPIES le 11 août 2015

 

 

Alix Vinégla
Vendredi, 7 Août, 2015

 

À l’heure où une Europe xénophobe se barricade contre les migrants, retour sur la situation d’hommes et de femmes qui ont des compétences professionnelles et des ambitions fortes.

La surenchère médiatique autour des expulsions de migrants sur le site du tunnel de Calais fait oublier les situations individuelles de ces réfugiés qui ont parcouru des kilomètres pour se retrouver face à des barbelés. Si tous sont actuellement en situation de détresse, ils sont aussi prêts à tout pour trouver une vie ordinaire avec un logement et un travail. Contrairement à l’idée véhiculée par la droite selon laquelle les migrants viendraient augmenter le chômage en France, nombre d’entre eux arrivent avec l’espoir de travailler. Ils en ont d’ailleurs largement les moyens. Issus de la classe moyenne voire aisée, les migrants sont majoritairement diplômés, entrepreneurs et indépendants. Certains sont même hautement qualifiés. Ainsi, l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) estime que « le nombre d’immigrés diplômés du supérieur a connu une croissance de 70 % au cours de la décennie précédente ».

À Calais, plus de la moitié des migrants sont diplômés

Selon une enquête du Secours catholique, 21% des migrants de Calais sont hautement qualifiés et 35% ont un niveau d’étude intermédiaire :

Les migrants sont désireux d’entreprendre

À l’échelle mondiale, 20 % des migrants du Sud vers le Nord envisagent de créer une entreprise. Ils sont aussi entreprenants que leurs homologues restés dans un pays du Sud (21 %) et plus entreprenants que les migrants qui viennent des pays du Nord (14 %) :

 

intentions entrepreneuriales des migrants

La « fuite des cerveaux » concerne aussi les migrants

Dans le monde, 21 % des migrants sont hautement qualifiés. Autant des personnes qui sont susceptibles d’apporter de l’emploi dans leur pays d’accueil.

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les coopératives sont des radeaux perdus dans l’océan libéral bousculées par les vagues des grands paquebots de la finance et de l’industrie

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2015

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Rue de la République en Avignon un jour de festival

La première chose que j’ai apprise en adhérant au PCF dans les années soixante est que ces ilots du « socialisme », comme on les appelait, sont très vulnérables. Je mets socialisme entre guillemet car point n’est besoin d’avoir fait des étude en sémantique (1) pour savoir que ce terme est de nos jours très galvaudé et perd un peu de sa crédibilité populaire. Tout en restant pour beaucoup la meilleure forme de société que l’on peut souhaiter. Donc un terme, comme celui de communisme, auquel nous devons donner son véritable sens.

Une société qui finalement reprendrait le concept d »économie sociale – associations, mutuelles et coopératives -  qui est une économie qui se différencie de celle du capitalisme en ce sens qu’elle prend appui sur des valeurs de démocratie et exclut la notion de profit puisqu’il n’y a que des adhérents ou sociétaires, propriétaires collectifs, et déléguant par élection les cadres qui sont ainsi mandatés pour gérer.  Une économie jugée par certains comme une démarche s’inscrivant dans la perspective de trouver une place au sein  d’une société socialiste. Ce qui me semble t il est à considérer sérieusement dans ce cadre là.

Cependant on oublie très souvent que pour fonctionner et se développer  dans notre société capitaliste l’immense majorité des entreprises dépend du financement et de la récupération, pour investir, de l’accumulation des profits et du capital que détiennent des banques et autres institutions de financement.

Pour atteindre un niveau de rentabilité il faut, pour beaucoup d’entre elles des concours financiers à risque dont seules les entreprises capitalistes bénéficient. Des années de mise en place sont nécessaires, surtout s’il s’agit de nouvelles entreprises, et non de reprises comme celles évoquées dans l’article ci dessous, ne disposant d’aucun portefeuille commercial soumises parfois au aléas de la conjoncture économique et sociale générale.

S’y ajoute forcément l’inexpérience, l’absence de la culture d’entrepreneur, la difficulté pour les salariés de se soumettre à un encadrement parfois de même origine que le personnel d’exécution, autant d’inconvénients qu’il faut savoir surmonter.

Tant et si bien que les rares entreprises qui réussissent sont plutôt issue du secteur des services et tentées de reproduire les mécanismes du système capitaliste. Surtout quand elles sont animées par des dirigeants s’inspirant d’idées réformistes, de droite ou de gauche (notamment dans le secteur des assurances mutualiste)

Il n’empêche que le fondement essentiel de l’économie sociale, l’absence d’actionnariat, une certaine forme de démocratie subsistent, leur donne une certaine efficacité mais ne peuvent de ce fait manquer de convoitises libérales dont elles doivent se prémunir.

Il existe de ce point de vue de nombreux exemples dans le secteur de l’économie sociale ou le maintien des valeurs de solidarité, le statut des personnels, les stratégies de développement sont discutables. Quant au Secteur bancaire, drainant en particulier l’épargne populaire, il y aurait beaucoup à dire sur leur caractère mutualiste et coopératif !

On peut comprendre ainsi  que la vie soit difficile pour les entreprises coopérative à taille de PME.

 

 

(1) Etude du langage et des signes linguistiques( motsexpressionsphrases)  du point de vue du sens( du grec « semantikos », « qui signifie »). Il s‘agit de savoir comment un signe tel que « X » se charge de sens, comment il est utilisé par l‘ énonciateur, puis perçu et interprété par le co-énonciateur. La sémantique analyse le sens des mots et le processus par lequel ils se chargent de ce sens. Létude de la sémantique peut être philosophique( sémantique pureou linguistique( sémantique descriptive ou théorique).  On y ajoute généralement une troisième approche,  la sémantique générative.

Scop: des vaisseaux fragiles dans une mer agitée

ELSA SABADO
Vendredi, 7 Août, 2015
Humanité Dimanche

 

Fonder une coopérative, prendre les rênes de la production dans une économie de marché, qui plus est en crise, n’est pas chose aisée. Sur les quelques sociétés coopératives et participatives bâties sur les cendres d’entreprises industrielles, peu en ont réchappé. Que sont devenues les plus médiatiques d’entre elles ?
Les Atelières corsetées par le cash Un an après la fermeture de l’usine Lejaby d’Yssingeaux, Murielle Pernin, chef d’entreprise, fonde, avec 27 couturières, Les Atelières, une Scic (société coopérative d’intérêt collectif) dont l’actionnariat est ouvert aux salariés et à des investisseurs extérieurs, et dont les bénéfices sont majoritairement affectés aux réserves de l’entreprise. En janvier 2013, Les Atelières relancent la production de lingerie. « Nous avons choisi de nous orienter vers des petites séries. Mais aucune littérature industrielle n’existait sur une telle production. Une école d’ingénieurs nous a aidées à trouver un nouveau process de travail. Le temps de la recherche, nous avions mangé tout notre cash », explique Murielle Pernin. Les principaux clients des Atelières étaient positionnés sur le marché russe, qui a connu une crise terrible en 2014. « Nous nous sommes lancées dans une collection de création, pour janvier 2015 … Or, après les attentats de janvier dernier, les gens n’avaient pas vraiment la tête à acheter des culottes », se souvient l’entrepreneuse, qui a mis la clé sous la porte en février 2015. Sea France au bord du naufrage ? En janvier 2012, SeaFrance, une société exploitant les bateaux reliant Calais à Douvres, est liquidée. « Nous avons fait pression sur les candidats à la présidentielle pour pouvoir reprendre l’entreprise en coopérative. Tout le monde a payé deux parts à 50 euros. C’était très responsabilisant, c’était devenu “ nos ” bateaux », raconte Morgan, 32 ans, matelot. « À 600, on ne peut pas se réunir pour décider de tout, mais passer de Pierre Fa (ex-président du directoire, qui avait été le bras droit de Le Floch-Prigent notamment dans la compagnie pétrolière Elf et à la SNCF – ndlr) à l’élection de notre président, c’est une sacrée avancée », poursuit Morgan. D’autant qu’ils font usage de leur pouvoir: le directoire élu est révoqué en avril 2015, après s’être octroyé une augmentation sans l’avoir soumise aux associés … Mais ce n’est pas pour cette raison que la Scop tangue. En janvier 2015, Eurotunnel est condamné par le Royaume-Uni pour concurrence déloyale. La société décide donc de se débarrasser de ses bateaux. À l’équilibre, la Scop SeaFrance fait une offre pour les lui racheter. Mais Eurotunnel préfère les céder à leur pire concurrent. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer vient de prononcer la liquidation de la SCOP. Des négociations sont en cours entre les acteurs du dossier pour sauver le maximum d’emplois. Le gouvernement envisage la création d’une nouvelle SCOP qui n’exploiterait plus qu’un navire. Fralib infuse lentement Parmi les entreprises sinistrées reprises en Scop, ils sont les premiers à avoir fermé, en 2010, et les derniers à relancer leur production, cet été. Et pour cause: les Fralib ont poussé le plus loin possible la négociation avec leur ancien dirigeant, le géant américain Unilever, et ont fini par arracher à la firme 2,850 millions d’euros, plus 7 millions en machines. La communauté urbaine de Marseille a préempté les locaux, qu’elle leur loue le temps qu’ils puissent leur racheter. « Il est inenvisageable pour nous que le capital soit rémunéré. 50 % des bénéfices seront alloués aux salariés sous forme d’intéressement, 35 % iront à l’investissement, et 15 % seront versés aux fonds propres », assure Olivier Leberquier, membre du comité de pilotage de la Scop. Les salaires s’échelonnent de 1 600 à 2 000 euros net. « Comme ce que nous revendiquons avec la CGT: un SMIC à 1 850 euros brut. » Pour ce qui est du marché, ils comptent sur la qualité de leurs plantes aromatiques et sur la responsabilité des « consomm’acteurs». Compagnie alpine d’aluminium: la petite nouvelle Les salariés de la Compagnie alpine d’aluminium viennent de voir validée leur demande de reprise par le tribunal de commerce d’Annecy. L’entreprise bicentenaire, qui produit des casseroles pour Tefal, devrait repartir avec 65 salariés et 10 millions d’euros de capital.

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