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Sommes nous en guerre ou préparons nous la vraie !

Posté par jacques LAUPIES le 23 août 2015

 

Certains commentateurs, et pas des moindres puisqu’en l’occurrence il s’agit de responsables de services chargés de la lutte anti terroriste, affirment que nous sommes en guerre et appellent à un déploiement de moyens, dont pour l’instant ils prétendent que l’on ne les utilise pas. A savoir par exemple intervenir de manière plus radicale, y compris par des déploiements de troupes au sol dans les pays ou opèrent les islamistes. Concluez : si vous ne frappez pas un grand coup chez eux ils continueront à opérer chez nous.

Bien que les données soient incomparablement différentes cela me rappelle ceux qui voulaient  mettre a feu et à sang l’Algérie et le Viet Nam pour stopper la lutte de libération nationale, ne se rendant même pas compte parfois qu’ils servaient ainsi les intérêts d’un capitalisme dominant plus préoccupé des richesses sahariennes et indochinoise que du bien être des autochtones.

Et si les islamistes n’ont rien à voir avec ce qui serait de leur part un combat pour l’indépendance nationale (encore qu’il faudrait aller y voir de plus près) ils se positionnent aux yeux d’une grande partie des peuples victimes de déstabilisation de leurs états, en combattants anticolonialistes, comme un relais des régimes nationalistes dictatoriaux que nous avons contribué à démolir après les avoir encensés (Irak, Lybie et maintenant Syrie après avoir durant des décades diabolisé l’Iran, plus indulgents avec l’Arabie Saoudite et bien d’autres !)

Que ceux qui tirent un profit idéologique (mais qui poursuivent probablement des ambitions moins louables en matière économique et sociale) soient habités de méthodes fascistes au sens ou ils  assassinent tout opposant, s’en prennent à tout ce qui n’émane pas de leur vision dogmatique et extrémiste d’une religion, personne ne le contestera.

Mais le problème est-il là ? La guerre ne règle rien et quand elle nous est imposée il faut se hâter d’y mettre un terme. Surtout quand, à l’origine, nous savons parfaitement que nous avons une grande responsabilité dans son existence ! Certains diront : il est trop tard, quand le vin est versé il faut le boire !

Autrement dit jouons aux héros de la liberté, des droits de l’homme, pour la gloire de ceux qui ont mis le feu (genre Bush) ! Et si comme les quatre intervenants dans le Thalys, qui évidemment méritent notre respect, nous arrêtons un terroriste, nous aurons droit à une distribution de médaille réalisée à qui mieux mieux par des chef d’états qui ne sont pas innocents totalement du merdier existant et qui risque bien effectivement de s’appeler un jour : une vraie guerre.

Serais je défaitiste, devenu un pacifiste traitre à son pays ? Quelqu’un qui bavasse et ne propose rien ?

Je vous dirai ça demain !

 

 

PS – Curieux qu’en la circonstance de cet attentat du Thalys on ait tenté de faire passer des Cheminots pour des pleutres abandonnant les voyageurs. Que les Chefs d’états (Etats-Unis, France et Angleterre ait si promptement glorifié leurs ressortissants qui n’en demandaient surement pas tant en risquant leur vie. Que la télé inonde les informations au risque (sur la 2) de nous priver d’une interview plus explicite de Varoufakis !

 

Le Tireur du Thalys identifié

l’Humanité.fr avec AFP
Samedi, 22 Août, 2015
Humanite.fr

 

Le suspect de l’attaque vendredi contre le Thalys Amsterdam-Paris a été formellement identifié comme étant Ayoub El Khazzani, le ressortissant marocain signalé par les services de renseignement espagnols comme appartenant à la mouvance islamiste radicale.c
« Il convient de rester prudent quant à son identité qui n’est pas encore établie avec certitude à l’heure où je vous parle », a déclaré Bernard Cazeneuve lors d’un point presse.  »Si l’identité qu’il déclare était toutefois confirmée, elle correspondrait à celle d’un individu de nationalité marocaine âgé de 26 ans, signalé par les autorités espagnoles aux services de renseignement français en février 2014 du fait de son appartenance à la mouvance islamiste radicale », a-t-il ajouté.
Son signalement a « aussitôt » conduit la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à émettre à son encontre une fiche de surveillance « S », afin de pouvoir le repérer en cas de passage sur le territoire, a précisé le ministre français de l’Intérieur.
Il est par ailleurs prouvé, si son profil est confirmé, qu’il a résidé en 2014 en Espagne puis en 2015 en Belgique, a dit le ministre. « L’enquête (…) devra établir très précisément la traçabilité du parcours et les déplacements de ce terroriste », a-t-il poursuivi.
L’individu avait dans un premier temps décliné une autre identité auprès des enquêteurs, qui était « inconnue des services », d’où la prudence de Bernard Cazeneuve, a-t-on expliqué à Reuters de source proche du dossier. L’homme a été transféré tôt dans la matinée à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), siège de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et de la DGSI, où se poursuit sa garde à vue. Elle peut durer jusqu’à 96 heures.
Le parquet antiterroriste a été chargé de l’enquête côté français. Le parquet fédéral belge a par ailleurs fait savoir samedi qu’il avait lui aussi ouvert une enquête, le suspect étant monté dans le train reliant Amsterdam à Paris en gare de Bruxelles.
SÉCURITÉ DANS LES TRANSPORTS
Le suspect, qui a blessé deux personnes quand le train était à hauteur d’Oignies, l’une par balle et l’autre au cutter, a été maîtrisé par plusieurs passagers. D’après les premiers témoignages, un voyageur français, qui s’est trouvé face à lui en allant aux toilettes, a d’abord tenté de l’arrêter avant qu’il ne tire plusieurs coups de feu, a indiqué Bernard Cazeneuve. Puis deux passagers de nationalité américaine l’ont immobilisé au sol et ont écarté son armement.
C’est dans cet affrontement qu’un des deux Américains a été blessé à coups de cutter. Un tir a par ailleurs atteint un passager franco-américain installé sur son siège, a précisé le ministre de l’Intérieur. Les deux hommes sont hospitalisés à Lille et à Arras, où le train a été arrêté et le suspect interpellé. Leur pronostic vital n’est pas engagé. François Hollande s’est entretenu samedi matin par téléphone avec ces passagers dont le « courage » et le « sang-froid » a été salué par l’exécutif et a permis « d’éviter un drame », a fait savoir la présidence dans un communiqué. Il les recevra « dans les prochains jours » à l’Elysée afin de leur « témoigner la gratitude de la France ».
« Cela aurait pu être un véritable carnage », a témoigné le Britannique Chris Norman, qui a également contribué à neutraliser le suspect. L’homme portait en effet un fusil d’assaut de type kalachnikov en bandoulière et disposait de neuf chargeurs garnis, d’un pistolet automatique et d’un cutter, comme l’a précisé Bernard Cazeneuve. Ce dernier a adressé dans la nuit un télégramme à tous les préfets de France pour leur « rappeler les principes de vigilance et de surveillance » nécessaires à l’abord des trains.
« Ces instructions de vigilance valent également pour l’ensemble des transports, aérogares, stations de métro et de RER, tramways, dans le cadre de la posture vigipirate actuellement en vigueur », a-t-il dit, rappelant que la menace était « très élevée ». Bernard Cazeneuve a assuré être « en contact permanent » avec ses homologues des pays voisins ayant des liaisons ferroviaires avec la France « afin de renforcer les dispositions déjà prises relatives à la sécurité dans ces trains. »
Depuis les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts en janvier, un dispositif de sécurité renforcée a été mis en place en France et plusieurs attentats ont été déjoués.

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La crise politique : comment s’en sortir ?

Posté par jacques LAUPIES le 22 août 2015

La crise politique : comment s'en sortir ?  dans POLITIQUE logo_pcf_fdg_largeur2_rvb

 

 

Lorsqu’il s’agit de gouverner il faut une majorité cohérente sur les objectifs et sur les stratégies. Il faut que ces forces majoritaires soient vraiment unie dans un parti qui ait clairement exposé son programme. Mais comme il  n’existe pas dans notre pays un parti assez fort pour réaliser cette condition (et franchement je ne pense pas que cela existe hors d’un parti de type  révolutionnaire), nait l’obligation de réaliser des rassemblements capables de porter une politique, de la mettre en œuvre.

D’où ma gabegie politique que connaît actuellement notre nation. Et s’il n’était pas dans un camp, une constitution qui permet à un parti pseudo majoritaire, d’abord en éliminant toutes les sensibilités minoritaires qui l’entourent, ensuite en se confrontant à une opposition dont le parti majoritaire est  confronté aux même aléas, on peut légitimement se demander comment nous pourrions être gouvernés. D’aucuns disent que les élections à la proportionnelle  serait une réponse puisque chacun se trouvant doté de sa véritable représentation, les alliances pourraient se faire (et se défaire) avec plus de démocratie ! Ce  qui n’est pas faux mais laisse perplexe tout de même lorsque l’on examine les parlements qui fonctionnent de la sorte.

Même si j’accorde ma préférence à cette dernière formule je dois dire honnêtement qu’elle ne nous guérit pas du mal propre aux systèmes politiques de représentation « démocratique » : le non respect par les élus du mandat qu’ils ont reçu ! Sans omettre leur vulnérabilité face aux éléments extérieurs qui en déterminent la vie : l’économie, la finance, les idéologie s(sous toutes leurs formes : culturelles religieuses et issue même des coalitions ententes réalisées)

Alors , dans ces conditions les blocages s’avèrent inévitables face aux manœuvres issue de ces derniers éléments qui  instrumentalisent ou sont instrumentalisés. L’exemple de la Grèce est édifiant où l’on voit l’utilisation  de l’atout économique et financièr pour déstabiliser le politique et cela grâce à l’extériorité des créanciers (FMI, BCE et système bancaire privé).

Et, si l’on fait appel à la notion de lutte des classes, on comprend la difficulté  d’autant que la contradiction essentielle du moment, entre les intérêts du peuple et ceux des forces capitalistes nationales et internationales exigent un degré de conscience très élevé pour être bien comprise et admise par les populations concernées. D’une part parce que chacun des deux termes de la contradiction (capital/travail) n’est pas homogènes et subissent eux-mêmes d’autres contradictions internes de type économique, politique et social alimentées par les idées reçues qui ne s’estompent pas du jour au lendemain.

Comme les peuples réagissent avant tout à l’aune des difficultés qui les frappent, mais pas seulement bien sur, les spéculations idéologiques de toutes origines ne manquent pas et sèment le trouble sauf qu’elles sont plus difficiles  à utiliser quand la démocratie donne le pouvoir à des forces de changement  et donc, que même relatif, ce pouvoir rend  compte de son action et fait appel à l’expression populaire.

C’est en cela que l’expérience grecque est importante. C’est en cela qu’elle nous apportera des enseignements qu’elle qu’en soit l’issue sur un usage permanent de la démocratie.

Car notre propre histoire qui ne dément pas nos inquiétudes comme nos espoirs ne peut suffire à nous guider en l’état du monde actuel. Nous avons besoin à la fois d’en comprendre la réalité mais aussi de l’enrichir d’un présent qui pour une bonne part ne met pas en cause nos principes de luttes fondamentaux.

Mais pour cela il faut une organisation politique, prenant appui sur les classes « laborieuses » productrices de richesses, laquelle sans se substituer aux  pouvoirs institutionnels mettent ces derniers en condition de se réformer pour servir le peuple dans sa diversité et entamer le processus de  disparition de tout mécanisme d’exploitation, de spoliation.

Une force qui place au premier plan de ses préoccupations les questions de formation interne et d’éducation populaire, ce qui implique un considérable effort intellectuel et une action de « terrain » permanents !

Une force cohérente et structurée et non un amalgame  de groupements divers, eux même soumis à des diversités souvent contradictoires. Une force pratiquant une large démocratie mais capable de centraliser de manière claire ses orientations, ses propositions, de façon à rassembler efficacement toutes les forces populaires, y compris sur la base de compromis imposés par les circonstances du moment, aux différentes échéances électorales notamment. Une force bien identifiée.

Si je choisis le Parti Communiste, c’est que nulle autre organisation si respectable et utile soit elle ne me parait pas pouvoir offrir ces garanties.

Ce qui évidemment ne signifie qu’il faille idéaliser un parti, fait d’hommes et de femmes « formés » dans une société soumise à ses contradictions de classe, à ses héritages culturels ! Mais le considérer comme un lieu de rencontre d’élaboration et de discussions d’idées et d’action ou précisément existe un fil conducteur reconnu et sans cesse consolidé !

 

Ensemble  « Nous devons montrer  le chemin de l’unité »

gauche
Julia Hamlaoui
Vendredi, 21 Août, 2015
L’Humanité

 

Lors de ses journées d’été, la plus jeune formation du Front de gauche veut envoyer un message de rassemblement.

«Crises… Répliques… Ripostes ! » Le mot d’ordre qui chapeaute la deuxième université d’été d’Ensemble donne le ton de ce qui attend ses militants à Bordeaux, de samedi à mercredi prochain, entre formation, analyse et établissement d’une feuille de route pour les mois à venir. Austérité imposée à la Grèce, mobilisation en berne, politique gouvernementale, élections régionales… Le contexte n’est pas des plus favorables mais le mouvement, membre du Front de gauche, entend saisir l’occasion pour renouveler son appel à l’unité des forces de gauche qui ne partagent pas l’orientation libérale du couple Valls-Hollande.

 

Une porte-parole 
« inquiète et en colère »

« La rentrée va s’effectuer à l’aune de ce qui s’est passé en Grèce, où la situation s’est détériorée pour le peuple et Syriza avec un rapport de forces pour l’instant favorable aux institutions européennes au service du capital », explique sa porte-parole, Myriam Martin, « inquiète et en colère » puisque Syriza « était un modèle de ce qui pouvait se passer dans d’autres pays européens : l’arrivée de la gauche radicale au pouvoir et la démonstration qu’une autre politique est possible ». Comment construire l’espoir et le rapport de forces nécessaire à l’émergence d’une politique alternative sur le continent ? Voilà de quoi alimenter le premier temps fort du rendez-vous girondin qui réunira notamment le Front de gauche, Sinn Fein, Podemos et Syriza pour un meeting, samedi soir.

De quoi également rendre d’autant plus urgente, pour Ensemble, « le rassemblement en France, de manière large et unitaire, d’une gauche de combat qui doit affronter les politiques libérales et d’austérité », estime Myriam Martin, qui interviendra au nom de sa formation lors du deuxième temps fort de l’université, un débat avec le Parti de gauche, le PCF, Europe Écologie-les Verts, Nouvelle Donne et le NPA autour du thème « Quels projets pour la gauche ». Dans une période « un peu trouble », il est de la « responsabilité du Front de gauche de montrer le chemin de l’unité », ajoute la dirigeante d’Ensemble. Le mouvement compte d’ailleurs profiter du week-end pour faire savoir qu’il appelle à ce que ce rassemblement devienne réalité dès les prochaines élections régionales. Comme le Parti de gauche (voir ci-dessous), la formation souhaite la tenue d’un « rendez-vous (avec les forces de gauche non gouvernementales) pour définir une ligne de conduite commune au niveau national », avec l’ambition d’aboutir à des accords avant la fin septembre. Pour l’heure, le débat patine dans certaines régions, parfois même entre formations du Front de gauche, mais est en bonne voie ailleurs, comme en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

 

 

 

 

 

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Grèce. Tsipras démissionne et appelle à des élections

Posté par jacques LAUPIES le 20 août 2015

Il y en a qui vont critiquer Tsipras ! Mais l’homme semble déterminé et que pouvait-il faire d’autre sans le soutien de son parti ? L’adversaire on le connaît ! Il est constitué par les oligarques, et les bourgeoisies nationales et internationales. Cela devrait faire réfléchir pour une entente des forces populaires ?

l’Humanité.fr avec agences
Jeudi, 20 Août, 2015
Humanite.fr

 

Des élections législatives anticipées vont se tenir en Grèce le 20 septembre. Alexis Tsipras a annoncé sa démission ce jeudi lors d’une allocution télévisée et a fait savoir par la même occasion qu’il souhaitait rester au pouvoir.

« Dans peu de temps je vais me rendre chez le président de la République et présenter ma démission et la démission de mon gouvernement », a indiqué Alexis Tsipras, ajoutant qu’il voulait « soumettre au peuple grec tout ce que j’ai fait (depuis son arrivée au pouvoir le 25 janvier, ndlr), afin qu’il décide de nouveau ». Ces élections devraient avoir lieu le 20 septembre.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras « doit proposer des élections (anticipées) pour le 20 septembre », avait annoncé en fin d’après midi l’agence de presse grecque Ana (semi-officielle), citant des sources gouvernementales, à l’issue d’une réunion. 

La Constitution grecque prévoit une procédure relativement complexe pour l’organisation d’élections anticipées lorsque celles-ci doivent se tenir moins de douze mois après le scrutin précédent.
 
Lorsque le Premier ministre remettra sa démission, le chef de l’Etat, Prokopis Pavlopoulos, ne pourra pas convoquer immédiatement un nouveau scrutin mais d’abord consulter les dirigeants des autres partis pour voir s’ils sont en mesure de former un gouvernement.
Ce n’est qu’en cas d’échec de ces consultations — plus que probable compte tenu de la composition du Parlement — que des élections seront organisées.
 
La perspective d’élections anticipées à l’automne était connue depuis plusieurs semaines mais Tsipras a dû précipiter son calendrier après le refus d’un tiers des élus de son parti de soutenir le nouveau programme gouvernemental, le privant virtuellement d’une majorité dont il dispose au parlement.
Cette accélération s’explique également par la volonté de Tsipras de retourner devant les électeurs avant que se fassent sentir les effets des nouvelles mesures d’austérité.
Le chef du gouvernement peut en outre compter sur une solide popularité. Syriza était crédité par un sondage le 24 juillet de 33,6% des intentions de vote. Ce bon chiffre en fait le parti le plus puissant de Grèce mais n’est pas suffisant pour envisager de gouverner sans des partenaires de coalition.

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Perspectives de rentrée et bavardages médiatiques

Posté par jacques LAUPIES le 20 août 2015

 

Mon analyse un peu rude et dépourvue de subtilité pourra choquer mais partant du principe qu’elle se réfère à des comportements qui ne sont pas historiquement nouveaux je ne vois pas la nécessité de faire dans la dentelle et de m’emberlificoter dans les constants et vaseux propos de ces politologues et autres commentateurs de la vie politique française.

Comme cela m’arrive souvent je tente de voir un peu clair dans les situations en prenant pour base de réflexion les échanges auxquels se livrent les participants à telle ou telle  émission.  C DANS L’AIR est souvent choisie parce qu’elle qui a le mérite de traiter à chaud de l’actualité et de révéler les tourments des perroquets de la bourgeoisie françaises. Et si ce ne sont pas des bourgeois eux mêmes, ces perroquets sont généralement le reflet des courants politiques que cette bourgeoisie manipule à des degrés divers et avec des variantes qui n’ont rien de bien nouveau ni d’original.

A force de les voir et de les entendre j’ai presque l’impression qu’ils me sont familiers. Au point de deviner quel est leur jeu. Généralement avec un discours de droite ou social démocrate ils basent leurs interventions sur une vision unique de la situation économique, sociale et politique servant l’argument qui semble les distinguer de leur voisin de table.

Ce mercredi, jour de réunion du Conseil des Ministres, il n’y a guère que « c dans l’air » qui offre les premières réactions. Cela atteste de la domination du monde journalistique qui s’exprime avant même toute réaction des représentant des partis qui au mieux sont sollicités dans des « sujets » (courts reportages vite fait) ainsi le téléspectateur peut avoir l’impression de l’objectivité, de la neutralité et donc donne une certaine crédibilité aux propos qui vont dans le sens que l’on se propose donner.

Depuis des mois ce genre d’émissions se suivent et se ressemblent : l’impuissance  des politiques dites d’austérité se traduit de la part des médias à se rendre complice des justifications et des diversions nécessaires pour tenir en haleine ce volant d’électeurs qui représente majorité et opposition confondues, à peine la moitié du corps électoral et acceptent les variantes réformistes qu’n leur offre en alternance. Les journaux télévisés, la grande presse font de même : toujours la priorité à la diversion avec le fait divers, la météo, la cuisine et la culpabilisation du consommateur, pour que soit digérée la politique de collaboration de classe !

Alors que retenir de l’émission de ce soir. Que conclure des propos d’un Christophe BARBIER de l’Express veut un Ministre des affaires sociales derrière MACCRON, estimant comme certains de ses confrères qu’un Ministre du travail ça sert à rien, d’Hélène PILICHOWSKY une habituée de l’émission comme les autres qui trouve que le pacte de compétitivité n’est pas assez fort, autrement dit : on n’a passez donné aux patrons (les impôts et les charges sont trop élevés) et qui semble rouler pour SARKOSY, de Ghislaine OTTEINHEIMER  qui a l’hypocrisie de critiquer le chef de l’état et le gouvernement mais affiche un libéralisme sans fard dans la plupart de ses propos trouve Juppé trop mou et évoque « la peur du vide des français », Jérôme FOURQUET de l’IFOP trouve que « Sarkosy serait trop modéré à droite ? »

« C’est la rentrée de la dernière chance » dit un Frondeur du PS dans le sujet présenté. Quelqu’un suppose qu’Hollande va devoir après les régionales, envisagées comme un échec pour la majorité, constituer « un gouvernement de guerre en janvier ». Ce qu’il ne pourra faire s’il ne change pas ses orientations politiques, ce que visiblement ses commanditaires de la Bourgeoisie lui déconseilleront !

 

 

 

François Hollande :  la dernière ligne à droite

 

gouvernement

 

Frédéric Durand

 

Mercredi, 19 Août, 2015

 

L’Humanité

 

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REUTERS
Alors que le compte à rebours est désormais enclenché pour 2017, l’exécutif, qui fait aujourd’hui sa rentrée politique, n’a pas prévu de modifier sa feuille de route libérale. Les arbitrages budgétaires attendus en fin d’année pourraient ouvrir une nouvelle crise dans la majorité.

Une rentrée politique de plus… La quatrième depuis l’accession de François Hollande à l’Élysée, en mai 2012, sans qu’aucune remise en question des orientations ne soit envisagée par l’exécutif. L’envolée du chômage, 650 000 demandeurs supplémentaires depuis 2012, pas plus que celle de la dette publique, 2 089 milliards d’euros au premier trimestre 2015 (+ 4,5 % sur un an), ne semblent perturber la trajectoire libérale tracée contre vents et marées par François Hollande et Manuel Valls. Le tout accompagné d’une croissance nulle et de prévisions plus que modestes : + 1,5 % de PIB en 2016.

C’est dans ce contexte que se tient aujourd’hui le Conseil des ministres de rentrée, qui devrait, entre autres, entériner la démission du ministre du Travail, François Rebsamen, lequel retrouve son siège de maire de Dijon. Un départ symbolique, puisque c’est sur le front de l’emploi que le président de la République devait relever le défi : il s’agit de « faire diminuer le chômage suffisamment longtemps pour que ce soit suffisamment crédible », expliquait encore récemment le chef de l’État, allant jusqu’à conditionner une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2017 à sa capacité d’« inverser la courbe du chômage ». Plus grand monde n’y croit.

 

François Hollande peine à convaincre dans son propre camp

Surtout, c’est dans son propre camp que François Hollande peine, depuis plus d’un an, à convaincre. Si l’essentiel de son électorat se partage désormais entre mécontents et résignés, dans sa majorité, la victoire du congrès de Poitiers n’aura pas suffi à faire taire les contestations. Signe des bousculades internes qui perdurent, l’aile gauche organise ses propres journées, jeudi prochain, en marge de l’officielle université d’été du Parti socialiste, rituel politique planifié chaque année à la fin du mois d’août à La Rochelle. Avec, au menu des frondeurs, « les idées de la prochaine gauche ». Pour parachever le désordre ambiant, c’est Arnaud Montebourg, exclu du gouvernement depuis un an et prétendument éloigné de toute activité politique, qui devrait faire l’événement dès ce week-end en invitant à sa Fête de la rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), l’ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.

La crise des éleveurs et les questions migratoires, qui ont mis dès l’été le gouvernement en difficulté, pourraient n’être qu’une mise en bouche au regard des tensions qui se profilent. Avec, au premier rang, les orientations budgétaires qui seront présentées fin septembre et qui pourraient bien sonner la fin de la trêve à l’intérieur de la majorité.

En se soumettant aux injonctions libérales après avoir été élu par le peuple de gauche, en privilégiant la gestion à toute tentative, même modeste, de transformation, François Hollande semble aujourd’hui dans l’impasse. Ses partenaires habituels s’éloignent, et une énième débâcle aux élections régionales de décembre prochain est programmée. Jugé médiocre sur les questions environnementales, alors que s’ouvrira à ce moment la conférence mondiale sur les changements climatiques (COP21) à Paris, le bilan de François Hollande agit comme un repoussoir pour les écologistes qui ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne voulaient pas d’une union avec le PS au premier tour de cette échéance. Pas plus que le Front de gauche, opposé aux orientations économiques et sociales du gouvernement. Au sein même de la majorité, les frondeurs, légitimés sur cette question par la direction du PS, vont mener bataille pour tenter de réorienter les vingt milliards restants du pacte de croissance et de responsabilité vers l’investissement plutôt que d’accepter de nouveaux cadeaux fiscaux faits au patronat. « Majorité d’idées au BN du PS (bureau national –NDLR) pour réorienter le pacte de responsabilité dans le budget 2016. C’est un début, face au chômage de masse ! », se félicitait, fin juillet, le député socialiste et chef de file des contestataires à Poitiers, Christian Paul, sur son compte Twitter. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et les frondeurs pourraient définitivement faire figure d’idiots utiles du Hollandisme pour une partie de la gauche, s’ils n’obtenaient rien du bras de fer qui se profile. Dans ce contexte, il n’y aura rien d’étonnant à ce que 
l’explication que devra avoir François Hollande avec les Français en 2017 tourne en sa défaveur. Au profit de qui, si aucune alternative à gauche n’a su se construire d’ici là ? Agiter l’épouvantail du FN ne sera probablement plus de taille à masquer les échecs du gouvernement.

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Comment pourrit-on la situation politique ? Suivi d’une lettre de Pierre Laurent au Directeur de « Libé » (sur la Grèce)

Posté par jacques LAUPIES le 19 août 2015

 

 j’ai comme tous les mardis (ou presque) « fait le marché » J’y ai rencontré des touristes belges flamands qui achetaient de beaux raisins que l’on peut trouver chez un sympathique marchand ambulant chez qui je me sers assez souvent. Pas nécessairement moins cher que ses confrères mais nettement plus chaleureux. Ce qui de nos jours est un plus que l’on se doit de prendre en compte. D’autant que la qualité de sa marchandise est irréprochable.

Il est évident qu’il est nettement plus agréable que cet autre vendeur de fruits et légumes de moins bonne  qualité qui pratique des prix plus bas mais m’agace un peu avec ses interpellations qui fustigent sans distinction les hommes politiques, qui s’en prend assez régulièrement à ces gens qui vivent selon lui d’assistanat, la plupart ciblés parce que très semblables à la communauté à laquelle il appartient. Il n’est pas seul dans ce style « commerçant issus de générations venu d’ailleurs » dont je veux bien reconnaître le mérite parce qu’ils travaillent « dur » tour à tour cueillant des fruits  et légumes dans des exploitations de la région (ou les achetant à bas prix) et venant tôt les vendre sur le marché.

Evidemment en « citoyens » semi ou totalement « déprolétarisés », ils optent pour  une nouvelle mouture de poujadisme qui se distingue d’un poujadisme plus traditionnel, plus installé, dont évidemment ils ont hérité en stigmatisant tout ce qui dans la société est un exemple de « socialement protégé » et de « solidarité » et s’en prennent, un tantinet « jaloux » en premier lieu, à ceux qui, plus proches d’eux, peuvent  bénéficier d’un emploi dans les services publics ou de droit à quelque prestation sociale.

Cette situation est évidente parmi certaines catégories, notamment d’origine immigrée, qui ne se retrouvent pas dans les valeurs de gauche de solidarité (un peu édulcorée par les sociaux libéraux qui nous gouvernent), où l’on voit se développer des contradictions entre la position occupée dans une activité salariée d’une part et des activités artisanales ou de petit boutiquier, lesquelles conduisent aux comportements politiques que l’on retrouve depuis fort longtemps plus  généralement (abstentions votre contestataires à risque). S’y ajoutent les méfaits d’un clientélisme que pratiquent les familles politiques réformistes ainsi que le populisme de  !a droite extrême.

D’où cette déliquescence généralisée concernant la vision de la politique, entretenue par des médias qui n’expliquent rien et  bien au contraire alimentent les contradictions entre classes et catégories. Chacun se replie sur ses intérêts immédiats dans le cercle étroit de sa vie quotidienne. Il s’oppose à son voisin immédiats dans la mesure ou il est en difficulté.

Aller expliquer à ces personnes qu’ils sont victimes de l’accumulation  des richesses par une poignée de 10 % qui possèdent 90 % de la richesse mondiale parait simple mais ne les sensibilise pas vraiment. C’est trop loin !

Le mal est profond et il ne frappe pas que, comme nous l’évoquons des catégories en situation de « paupérisation culturelle » (qui ne l’est pas ?) mais tous les milieux même ceux qui sont prétendument dans des couches « moyennes » et « supérieures ». Parmi ces catégories, les oppositions interne d’intérêts, les corporatismes, font des ravages et les détournent de toute idée de remise en cause du système, pourtant  destructeur des équilibres économiques financiers et sociaux.

 

 

Sur Arte ce mardi, un Théma fort intéressant, même si tout n’est pas dit et que nos marchands évoqués ci-dessus feraient bien de consulter sur pluzz 7 : « Mammon ou la religion de l’argent »

 

 

 

 

Révisez vos leçons

Pierre Laurent interpelle Laurent Joffrin à propos de son analyse de la crise grecque.

En annonçant à la une de Libération du 11 août un grand dossier sur «les leçons de la crise grecque», votre journal a fait une promesse à ses lecteurs qu’il n’a absolument pas tenue. Votre dossier et l’analyse introductive que vous signez ne tirent aucune leçon de l’expérience grecque de ces huit derniers mois. En tout cas aucune de celles que devrait logiquement tirer quiconque se réclame de la gauche.

Une fois de plus, vous faites totalement fi de la position réelle et maintes fois exprimée d’Aléxis Tsípras. Cherchant en fait à justifier la politique d’austérité menée en France par François Hollande, vous présentez sa décision de signer l’accord qui lui a été imposé comme un reniement à ses promesses démagogiques, la reconnaissance par lui-même que rester dans l’euro vaut bien «une certaine dose d’austérité» et qu’il aurait mieux valu l’admettre tout de suite plutôt que de «jouer au poker avec l’avenir de la Grèce».

 Ainsi, selon vous, Aléxis Tsípras pourrait maintenant être soutenu parce qu’il s’est converti au réalisme d’une austérité qu’il combattait hier. Cette position est l’exact contraire de celle qu’a exprimée le Premier ministre grec, le 29 juillet dans une longue interview à la radio hellénique Sto Kokkino, dont seule l’Humanité a publié la traduction intégrale. Je cite : «Nous avons tenté, dans des conditions défavorables, avec un rapport de forces difficile en Europe et dans le monde, de faire valoir la raison d’un peuple et la possibilité d’une voie alternative. Au bout du compte, même si les puissants ont imposé leur volonté, ce qui reste c’est l’absolue confirmation, au niveau international, de l’impasse qu’est l’austérité.»

Si réalisme il y a, on le voit, c’est celui de la lucidité face au rapport de forces et aux conditions draconiennes de l’accord qui a été imposé à la Grèce. La transparence avec laquelle Aléxis Tsípras conduit son combat est d’ailleurs une belle leçon de démocratie.

Alors, pourquoi avoir signé, quand vous nous dites, monsieur Joffrin, qu’il ne tenait qu’à Aléxis Tsípras d’écarter ce chantage «en négociant un Grexit temporaire et ordonné que lui proposaient ses interlocuteurs allemands» ? Précisément, parce que le Grexit, souhaité de bout en bout par le gouvernement allemand, aurait signifié une faillite catastrophique pour les couches populaires en Grèce.

La décision revancharde de contraindre à la fermeture des banques, prise par l’Eurogroupe à la veille du référendum, préparait le terrain au Grexit et à la liquidation politique du gouvernement Tsípras. Sait-on suffisamment que les Allemands ont été les plus zélés à proposer un Grexit dit «ordonné» de la Grèce, en gros un accompagnement musclé vers la sortie ?

Ceci dit, Aléxis Tsípras reconnaît lui-même que la Grèce a dès lors été enfermée dans un «dilemme coercitif». En acceptant, contraint, les conditions draconiennes de l’accord, c’est donc en quelque sorte maintenu dans la prison de l’austérité que Tsípras a décidé de continuer à mener le combat, parce que le choix alternatif du Grexit n’était pas celui de la liberté mais celui du condamné à mort. Reconnaissant le caractère douloureux de ce compromis, il a souligné combien il s’agissait «d’une victoire à la Pyrrhus de nos partenaires européens et de nos créanciers». Nous sommes donc loin, convenez-en, d’un ralliement à l’austérité.

Dans ce combat inégal, la Grèce a également marqué des points. Au plan politique, en élevant le niveau du débat sur la viabilité des politiques d’austérité et la soutenabilité de la dette dans toute l’Europe. Le gouvernement grec a ouvert une voie vers laquelle nous devrions désormais tous pousser. Au plan économique, en obtenant 83 milliards de financement sur trois ans là où le compromis d’avant-référendum avec les mêmes mesures d’austérité n’assurait que 10 milliards sur cinq mois. Il y a quelques jours encore, les Allemands plaidaient plutôt pour un «prêt relais» qu’un accord de financement durable en échange du plan d’austérité.

Dans ces conditions, le devoir d’une gauche digne de ce nom n’est pas de prétendre soutenir Tsípras en vantant son imaginaire ralliement à l’austérité, ce qui reviendrait à le soutenir comme la corde soutient le pendu, mais de le soutenir vraiment en élargissant le front de lutte européen contre l’austérité, pour des financements allant à la création d’emplois et de richesses, aux services publics et non plus à l’enrichissement des créanciers, pour la restructuration européenne de la dette.

L’engagement de la France dans ce combat s’avérerait immédiatement décisif, quand on voit ce que celui de la Grèce, seule et isolée, a déjà fait bouger dans les consciences.

C’est là que votre responsabilité, cher Laurent Joffrin, et celle du gouvernement français sont gravement engagées. Jusqu’à quand allez-vous plaider des vieilles lunes qui condamnent chaque jour un peu plus l’idée européenne dans la tête de millions d’Européens plutôt que de regarder vers l’avenir d’une nécessaire refondation démocratique et sociale en Europe ?

Le débat sur la fédéralisation accrue de la zone euro est une fausse fenêtre car elle esquive encore une fois le fond du problème : la nature des politiques mises en œuvre. La voie ouverte par les Grecs place la barre plus haut : reconquérir le pouvoir confisqué en Europe par les marchés financiers avec la complicité des gouvernements de la zone euro pour le rendre aux peuples et à leurs choix souverains. Nations et Europe ne s’opposent pas si la règle démocratique d’une Europe à géométrie choisie remplace celle d’une Europe régie par la loi du plus fort.

Tout votre dossier est traversé une nouvelle fois par cette fausse opposition qui expliquerait tout : les pro-Européens d’un côté, les souverainistes de l’autre. Votre analyse date, cher Laurent Joffrin. Aujourd’hui, les tenants de l’ordre libéral en Europe et les partisans du retour au choc des nationalismes sont les deux protagonistes d’une même impasse mortifère. L’avenir appartient à ceux qui feront le choix d’une refondation sociale et démocratique de l’Europe. Aléxis Tsípras et les siens, avec les forces de la Gauche européenne que je préside, mènent ce combat. C’est le seul combat d’avenir pour les forces de gauche en Europe.

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