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Perspectives de rentrée et bavardages médiatiques

Posté par jacques LAUPIES le 20 août 2015

 

Mon analyse un peu rude et dépourvue de subtilité pourra choquer mais partant du principe qu’elle se réfère à des comportements qui ne sont pas historiquement nouveaux je ne vois pas la nécessité de faire dans la dentelle et de m’emberlificoter dans les constants et vaseux propos de ces politologues et autres commentateurs de la vie politique française.

Comme cela m’arrive souvent je tente de voir un peu clair dans les situations en prenant pour base de réflexion les échanges auxquels se livrent les participants à telle ou telle  émission.  C DANS L’AIR est souvent choisie parce qu’elle qui a le mérite de traiter à chaud de l’actualité et de révéler les tourments des perroquets de la bourgeoisie françaises. Et si ce ne sont pas des bourgeois eux mêmes, ces perroquets sont généralement le reflet des courants politiques que cette bourgeoisie manipule à des degrés divers et avec des variantes qui n’ont rien de bien nouveau ni d’original.

A force de les voir et de les entendre j’ai presque l’impression qu’ils me sont familiers. Au point de deviner quel est leur jeu. Généralement avec un discours de droite ou social démocrate ils basent leurs interventions sur une vision unique de la situation économique, sociale et politique servant l’argument qui semble les distinguer de leur voisin de table.

Ce mercredi, jour de réunion du Conseil des Ministres, il n’y a guère que « c dans l’air » qui offre les premières réactions. Cela atteste de la domination du monde journalistique qui s’exprime avant même toute réaction des représentant des partis qui au mieux sont sollicités dans des « sujets » (courts reportages vite fait) ainsi le téléspectateur peut avoir l’impression de l’objectivité, de la neutralité et donc donne une certaine crédibilité aux propos qui vont dans le sens que l’on se propose donner.

Depuis des mois ce genre d’émissions se suivent et se ressemblent : l’impuissance  des politiques dites d’austérité se traduit de la part des médias à se rendre complice des justifications et des diversions nécessaires pour tenir en haleine ce volant d’électeurs qui représente majorité et opposition confondues, à peine la moitié du corps électoral et acceptent les variantes réformistes qu’n leur offre en alternance. Les journaux télévisés, la grande presse font de même : toujours la priorité à la diversion avec le fait divers, la météo, la cuisine et la culpabilisation du consommateur, pour que soit digérée la politique de collaboration de classe !

Alors que retenir de l’émission de ce soir. Que conclure des propos d’un Christophe BARBIER de l’Express veut un Ministre des affaires sociales derrière MACCRON, estimant comme certains de ses confrères qu’un Ministre du travail ça sert à rien, d’Hélène PILICHOWSKY une habituée de l’émission comme les autres qui trouve que le pacte de compétitivité n’est pas assez fort, autrement dit : on n’a passez donné aux patrons (les impôts et les charges sont trop élevés) et qui semble rouler pour SARKOSY, de Ghislaine OTTEINHEIMER  qui a l’hypocrisie de critiquer le chef de l’état et le gouvernement mais affiche un libéralisme sans fard dans la plupart de ses propos trouve Juppé trop mou et évoque « la peur du vide des français », Jérôme FOURQUET de l’IFOP trouve que « Sarkosy serait trop modéré à droite ? »

« C’est la rentrée de la dernière chance » dit un Frondeur du PS dans le sujet présenté. Quelqu’un suppose qu’Hollande va devoir après les régionales, envisagées comme un échec pour la majorité, constituer « un gouvernement de guerre en janvier ». Ce qu’il ne pourra faire s’il ne change pas ses orientations politiques, ce que visiblement ses commanditaires de la Bourgeoisie lui déconseilleront !

 

 

 

François Hollande :  la dernière ligne à droite

 

gouvernement

 

Frédéric Durand

 

Mercredi, 19 Août, 2015

 

L’Humanité

 

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REUTERS
Alors que le compte à rebours est désormais enclenché pour 2017, l’exécutif, qui fait aujourd’hui sa rentrée politique, n’a pas prévu de modifier sa feuille de route libérale. Les arbitrages budgétaires attendus en fin d’année pourraient ouvrir une nouvelle crise dans la majorité.

Une rentrée politique de plus… La quatrième depuis l’accession de François Hollande à l’Élysée, en mai 2012, sans qu’aucune remise en question des orientations ne soit envisagée par l’exécutif. L’envolée du chômage, 650 000 demandeurs supplémentaires depuis 2012, pas plus que celle de la dette publique, 2 089 milliards d’euros au premier trimestre 2015 (+ 4,5 % sur un an), ne semblent perturber la trajectoire libérale tracée contre vents et marées par François Hollande et Manuel Valls. Le tout accompagné d’une croissance nulle et de prévisions plus que modestes : + 1,5 % de PIB en 2016.

C’est dans ce contexte que se tient aujourd’hui le Conseil des ministres de rentrée, qui devrait, entre autres, entériner la démission du ministre du Travail, François Rebsamen, lequel retrouve son siège de maire de Dijon. Un départ symbolique, puisque c’est sur le front de l’emploi que le président de la République devait relever le défi : il s’agit de « faire diminuer le chômage suffisamment longtemps pour que ce soit suffisamment crédible », expliquait encore récemment le chef de l’État, allant jusqu’à conditionner une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2017 à sa capacité d’« inverser la courbe du chômage ». Plus grand monde n’y croit.

 

François Hollande peine à convaincre dans son propre camp

Surtout, c’est dans son propre camp que François Hollande peine, depuis plus d’un an, à convaincre. Si l’essentiel de son électorat se partage désormais entre mécontents et résignés, dans sa majorité, la victoire du congrès de Poitiers n’aura pas suffi à faire taire les contestations. Signe des bousculades internes qui perdurent, l’aile gauche organise ses propres journées, jeudi prochain, en marge de l’officielle université d’été du Parti socialiste, rituel politique planifié chaque année à la fin du mois d’août à La Rochelle. Avec, au menu des frondeurs, « les idées de la prochaine gauche ». Pour parachever le désordre ambiant, c’est Arnaud Montebourg, exclu du gouvernement depuis un an et prétendument éloigné de toute activité politique, qui devrait faire l’événement dès ce week-end en invitant à sa Fête de la rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), l’ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.

La crise des éleveurs et les questions migratoires, qui ont mis dès l’été le gouvernement en difficulté, pourraient n’être qu’une mise en bouche au regard des tensions qui se profilent. Avec, au premier rang, les orientations budgétaires qui seront présentées fin septembre et qui pourraient bien sonner la fin de la trêve à l’intérieur de la majorité.

En se soumettant aux injonctions libérales après avoir été élu par le peuple de gauche, en privilégiant la gestion à toute tentative, même modeste, de transformation, François Hollande semble aujourd’hui dans l’impasse. Ses partenaires habituels s’éloignent, et une énième débâcle aux élections régionales de décembre prochain est programmée. Jugé médiocre sur les questions environnementales, alors que s’ouvrira à ce moment la conférence mondiale sur les changements climatiques (COP21) à Paris, le bilan de François Hollande agit comme un repoussoir pour les écologistes qui ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne voulaient pas d’une union avec le PS au premier tour de cette échéance. Pas plus que le Front de gauche, opposé aux orientations économiques et sociales du gouvernement. Au sein même de la majorité, les frondeurs, légitimés sur cette question par la direction du PS, vont mener bataille pour tenter de réorienter les vingt milliards restants du pacte de croissance et de responsabilité vers l’investissement plutôt que d’accepter de nouveaux cadeaux fiscaux faits au patronat. « Majorité d’idées au BN du PS (bureau national –NDLR) pour réorienter le pacte de responsabilité dans le budget 2016. C’est un début, face au chômage de masse ! », se félicitait, fin juillet, le député socialiste et chef de file des contestataires à Poitiers, Christian Paul, sur son compte Twitter. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et les frondeurs pourraient définitivement faire figure d’idiots utiles du Hollandisme pour une partie de la gauche, s’ils n’obtenaient rien du bras de fer qui se profile. Dans ce contexte, il n’y aura rien d’étonnant à ce que 
l’explication que devra avoir François Hollande avec les Français en 2017 tourne en sa défaveur. Au profit de qui, si aucune alternative à gauche n’a su se construire d’ici là ? Agiter l’épouvantail du FN ne sera probablement plus de taille à masquer les échecs du gouvernement.

 

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