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les coopératives sont des radeaux perdus dans l’océan libéral bousculées par les vagues des grands paquebots de la finance et de l’industrie

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2015

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Rue de la République en Avignon un jour de festival

La première chose que j’ai apprise en adhérant au PCF dans les années soixante est que ces ilots du « socialisme », comme on les appelait, sont très vulnérables. Je mets socialisme entre guillemet car point n’est besoin d’avoir fait des étude en sémantique (1) pour savoir que ce terme est de nos jours très galvaudé et perd un peu de sa crédibilité populaire. Tout en restant pour beaucoup la meilleure forme de société que l’on peut souhaiter. Donc un terme, comme celui de communisme, auquel nous devons donner son véritable sens.

Une société qui finalement reprendrait le concept d »économie sociale – associations, mutuelles et coopératives -  qui est une économie qui se différencie de celle du capitalisme en ce sens qu’elle prend appui sur des valeurs de démocratie et exclut la notion de profit puisqu’il n’y a que des adhérents ou sociétaires, propriétaires collectifs, et déléguant par élection les cadres qui sont ainsi mandatés pour gérer.  Une économie jugée par certains comme une démarche s’inscrivant dans la perspective de trouver une place au sein  d’une société socialiste. Ce qui me semble t il est à considérer sérieusement dans ce cadre là.

Cependant on oublie très souvent que pour fonctionner et se développer  dans notre société capitaliste l’immense majorité des entreprises dépend du financement et de la récupération, pour investir, de l’accumulation des profits et du capital que détiennent des banques et autres institutions de financement.

Pour atteindre un niveau de rentabilité il faut, pour beaucoup d’entre elles des concours financiers à risque dont seules les entreprises capitalistes bénéficient. Des années de mise en place sont nécessaires, surtout s’il s’agit de nouvelles entreprises, et non de reprises comme celles évoquées dans l’article ci dessous, ne disposant d’aucun portefeuille commercial soumises parfois au aléas de la conjoncture économique et sociale générale.

S’y ajoute forcément l’inexpérience, l’absence de la culture d’entrepreneur, la difficulté pour les salariés de se soumettre à un encadrement parfois de même origine que le personnel d’exécution, autant d’inconvénients qu’il faut savoir surmonter.

Tant et si bien que les rares entreprises qui réussissent sont plutôt issue du secteur des services et tentées de reproduire les mécanismes du système capitaliste. Surtout quand elles sont animées par des dirigeants s’inspirant d’idées réformistes, de droite ou de gauche (notamment dans le secteur des assurances mutualiste)

Il n’empêche que le fondement essentiel de l’économie sociale, l’absence d’actionnariat, une certaine forme de démocratie subsistent, leur donne une certaine efficacité mais ne peuvent de ce fait manquer de convoitises libérales dont elles doivent se prémunir.

Il existe de ce point de vue de nombreux exemples dans le secteur de l’économie sociale ou le maintien des valeurs de solidarité, le statut des personnels, les stratégies de développement sont discutables. Quant au Secteur bancaire, drainant en particulier l’épargne populaire, il y aurait beaucoup à dire sur leur caractère mutualiste et coopératif !

On peut comprendre ainsi  que la vie soit difficile pour les entreprises coopérative à taille de PME.

 

 

(1) Etude du langage et des signes linguistiques( motsexpressionsphrases)  du point de vue du sens( du grec « semantikos », « qui signifie »). Il s‘agit de savoir comment un signe tel que « X » se charge de sens, comment il est utilisé par l‘ énonciateur, puis perçu et interprété par le co-énonciateur. La sémantique analyse le sens des mots et le processus par lequel ils se chargent de ce sens. Létude de la sémantique peut être philosophique( sémantique pureou linguistique( sémantique descriptive ou théorique).  On y ajoute généralement une troisième approche,  la sémantique générative.

Scop: des vaisseaux fragiles dans une mer agitée

ELSA SABADO
Vendredi, 7 Août, 2015
Humanité Dimanche

 

Fonder une coopérative, prendre les rênes de la production dans une économie de marché, qui plus est en crise, n’est pas chose aisée. Sur les quelques sociétés coopératives et participatives bâties sur les cendres d’entreprises industrielles, peu en ont réchappé. Que sont devenues les plus médiatiques d’entre elles ?
Les Atelières corsetées par le cash Un an après la fermeture de l’usine Lejaby d’Yssingeaux, Murielle Pernin, chef d’entreprise, fonde, avec 27 couturières, Les Atelières, une Scic (société coopérative d’intérêt collectif) dont l’actionnariat est ouvert aux salariés et à des investisseurs extérieurs, et dont les bénéfices sont majoritairement affectés aux réserves de l’entreprise. En janvier 2013, Les Atelières relancent la production de lingerie. « Nous avons choisi de nous orienter vers des petites séries. Mais aucune littérature industrielle n’existait sur une telle production. Une école d’ingénieurs nous a aidées à trouver un nouveau process de travail. Le temps de la recherche, nous avions mangé tout notre cash », explique Murielle Pernin. Les principaux clients des Atelières étaient positionnés sur le marché russe, qui a connu une crise terrible en 2014. « Nous nous sommes lancées dans une collection de création, pour janvier 2015 … Or, après les attentats de janvier dernier, les gens n’avaient pas vraiment la tête à acheter des culottes », se souvient l’entrepreneuse, qui a mis la clé sous la porte en février 2015. Sea France au bord du naufrage ? En janvier 2012, SeaFrance, une société exploitant les bateaux reliant Calais à Douvres, est liquidée. « Nous avons fait pression sur les candidats à la présidentielle pour pouvoir reprendre l’entreprise en coopérative. Tout le monde a payé deux parts à 50 euros. C’était très responsabilisant, c’était devenu “ nos ” bateaux », raconte Morgan, 32 ans, matelot. « À 600, on ne peut pas se réunir pour décider de tout, mais passer de Pierre Fa (ex-président du directoire, qui avait été le bras droit de Le Floch-Prigent notamment dans la compagnie pétrolière Elf et à la SNCF – ndlr) à l’élection de notre président, c’est une sacrée avancée », poursuit Morgan. D’autant qu’ils font usage de leur pouvoir: le directoire élu est révoqué en avril 2015, après s’être octroyé une augmentation sans l’avoir soumise aux associés … Mais ce n’est pas pour cette raison que la Scop tangue. En janvier 2015, Eurotunnel est condamné par le Royaume-Uni pour concurrence déloyale. La société décide donc de se débarrasser de ses bateaux. À l’équilibre, la Scop SeaFrance fait une offre pour les lui racheter. Mais Eurotunnel préfère les céder à leur pire concurrent. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer vient de prononcer la liquidation de la SCOP. Des négociations sont en cours entre les acteurs du dossier pour sauver le maximum d’emplois. Le gouvernement envisage la création d’une nouvelle SCOP qui n’exploiterait plus qu’un navire. Fralib infuse lentement Parmi les entreprises sinistrées reprises en Scop, ils sont les premiers à avoir fermé, en 2010, et les derniers à relancer leur production, cet été. Et pour cause: les Fralib ont poussé le plus loin possible la négociation avec leur ancien dirigeant, le géant américain Unilever, et ont fini par arracher à la firme 2,850 millions d’euros, plus 7 millions en machines. La communauté urbaine de Marseille a préempté les locaux, qu’elle leur loue le temps qu’ils puissent leur racheter. « Il est inenvisageable pour nous que le capital soit rémunéré. 50 % des bénéfices seront alloués aux salariés sous forme d’intéressement, 35 % iront à l’investissement, et 15 % seront versés aux fonds propres », assure Olivier Leberquier, membre du comité de pilotage de la Scop. Les salaires s’échelonnent de 1 600 à 2 000 euros net. « Comme ce que nous revendiquons avec la CGT: un SMIC à 1 850 euros brut. » Pour ce qui est du marché, ils comptent sur la qualité de leurs plantes aromatiques et sur la responsabilité des « consomm’acteurs». Compagnie alpine d’aluminium: la petite nouvelle Les salariés de la Compagnie alpine d’aluminium viennent de voir validée leur demande de reprise par le tribunal de commerce d’Annecy. L’entreprise bicentenaire, qui produit des casseroles pour Tefal, devrait repartir avec 65 salariés et 10 millions d’euros de capital.
 

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