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La violence et la guerre cela se combat par la justice et le partage

Posté par jacques LAUPIES le 2 août 2015

 

La guerre est évidemment source de violence extrême. L’horreur atteint son paroxysme quand ce sont des enfants qui en sont victimes. Et l’on sait bien que peu de conflit et peu de leurs protagonistes sont exempts d’être coupables de tels faits. Là ou l’insupportable est atteint c’est quand le crime sur des enfants trouve des personnages, ou de simples personnes, pour les justifier, les taire. Mais pour autant il peut arriver que les victimes en fassent une exploitation politique choquante.

Cette dernière conséquence quasi obligatoire et souvent légitime est certes compréhensible mais elle n’apaise certainement pas la souffrance des familles et des proches, ni celle de ceux qui de loin compatissent.

Mais qui peut croire que cela ne se reproduira pas tant que nos sociétés n’arriveront pas à se doter d’hommes et de femmes impitoyablement dressés contre les auteurs de violence. Non pas en exerçant sur eux une autre forme de violence mais en s’en prenant aux causes profondes qui rendent nuisible des individus dès lors qu’ils entrent en situation conflictuelle. Et nous savons tous qu’il y a derrière chaque violent(e) toutes sortes de frustrations et d’incapacité à les expliquer et les maitriser.

Quant à l’indifférence elle n’est pas moins coupable et fait partie de l’arsenal de la violence. Ce refus de s’impliquer contre cette dernière que l’on distingue massivement présent. Avec parfois ce peu ragoutant réflexe en parallèle de cultiver un intérêt distractif  pour le fait divers porteur de violence ou encore le spectacle, notamment télévisé, ou elle est exposée sans la moindre précaution.

Il est bien possible que ce soit là un moyen pour exorciser la violence comme le prétendent nombre de psychologues. Je n’ai pas qualité pour en juger. Une chose est sure, selon moi, l’affection et l’amour donné à un enfant mais aussi le dialogue, l’échange  avec lui sur des valeurs humanistes d’égalité et de partage, de liberté, de respect de l’autre, peuvent en faire demain un être qui rejettera la violence.

Mais cela n’est pas acquis d’avance (il en faut le temps et donc les moyens) Encore heureux que dans une société qui tend à prôner l’individualisme, la pseudo réussite par le combat contre les autres, ou le partage est ridiculisé, subsistent des multitudes de personnes qui pratiquent la solidarité fut elle limitée à un champ restreint de groupe ou de famille. Mais cela ne saurait suffire et bien des lois, des contraintes sont nécessaires avant que cela ne s’universalise.

Dommage que cet objectif paraisse lointain !

 

 

Cisjordanie : la violence de la colonisation prend le visage d’un enfant assassiné

Eugénie Barbezat
Samedi, 1 Août, 2015
Humanite.fr

 

Un bébé palestinien a été brûlé vif ce vendredi par des colons israéliens près de Naplouse. Un acte condamné par B.Netanyahu alors même qu’il  a ordonné mercredi la construction « immédiate »… et illégale, de 300 logements dans les colonies en Cisjordanie, une décision condamnée comme un « crime de guerre par les Palestiniens et dénoncée par l’Union européenne et l’ONU.

Vendredi à l’aube quatre hommes masqués, des colons israéliens, ont lancé des cocktails Molotov par la fenêtre de la maison de la famille Dawabcheh, à Doma près de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Aussitôt, la petite habitation a été réduite à un tas de cendres, de même qu’une maison voisine –vide au moment de l’attaque. Ali, 18 mois, est mort brûlé vif, et aujourd’hui ses deux parents, Saad et Riham, ainsi que son frère, Ahmed, quatre ans, se débattent entre la vie et la mort.

Saad Dawabcheh, brûlé au troisième degré sur 90% de son corps, est dans « un état critique », a indiqué à l’AFP l’hôpital de Beer-Sheva, dans le sud d’Israël. Quant à son épouse et à son fils, ils sont « dans un état très grave et leurs vies sont en danger », selon l’hôpital Tel Hashomer de Tel-Aviv.

Les terroristes, tels qu’ils ont été qualifiés par le premier ministre israélien lui-même, ont inscrit des slogans sur un mur du village avant de s’enfuir en direction d’une colonie voisine.

Un porte-parole militaire a précisé que des graffitis en hébreu avaient été retrouvés sur les murs de la maison et que l’armée «opérait dans le secteur de l’incendie pour localiser les auteurs de l’attaque».

Washington a également «condamné avec la plus grande force» la «brutale attaque terroriste». Dans son communiqué, la diplomatie américaine a également «pressé toutes les parties de maintenir le calme et d’éviter de faire monter les tensions à la suite de cet incident tragique». François Hollande de son côté a dénoncé «un acte terrible», qualifiant également de «terroristes» les auteurs des faits, et estimant que le Premier ministre israélien avait «prononcé les mots qu’il fallait».

Mercredi, Israël détruisait deux maisons en construction dans la colonie de Bet-El, près de Ramallah –mais annonçait en construire « immédiatement » 300 autres. Deux jours plus tard, la maison des Dawabcheh était attaquée et les assaillants recouvraient les murs d’une étoile de David et de slogans évoquant la « vengeance » et le « prix à payer », le label utilisé par ces activistes.

A chaque mesure qu’ils estiment les léser, ils s’en prennent à des Palestiniens et des Arabes israéliens, ainsi qu’à des lieux de culte chrétiens et musulmans et parfois même à l’armée israélienne dans les Territoires occupés.

La plupart de ces attaques sont restées impunies et c’est là la raison pour laquelle elles se poursuivent, assurent, unanimes, militants des droits de l’Homme, Palestiniens et communauté internationale.

Mais vendredi, face à la consternation devant les images du petit corps emmailloté dans un drapeau palestinien pour cacher des brûlures insoutenables, les dirigeants israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu en tête, ont tous dénoncé un acte « terroriste ».

M. Netanyahu ainsi que le président Reuven Rivlin ont, fait exceptionnel, rendu visite à Riham et Ahmed Dawabcheh. Le Premier ministre a même appelé le président palestinien Mahmoud Abbas pour lui assurer que justice serait faite.

« Je doute, a répondu M. Abbas, qu’Israël mette en œuvre une véritable justice », et c’est pour cela que les Palestiniens doivent remettre samedi un dossier à la Cour pénale internationale (CPI) contenant les éléments sur ce nouveau « crime de guerre » d’Israël, selon eux.

Vendredi, lors de l’enterrement de l’enfant,  le cortège funéraire s’est transformé en manifestation  en hommage au bébé devenu pour les Palestiniens le nouveau symbole de la violence des colons –responsables selon l’Autorité palestinienne de 11.000 attaques ces 10 dernières années. Ces défilés ont ensuite dégénéré en affrontements avec les forces israéliennes.

Un adolescent palestinien, touché par une balle de l’armée dans le camp de réfugiés de Jalazoune, qui borde Ramallah, a succombé dans la nuit. Un autre adolescent a été fauché par une balle de l’armée israélienne, cette fois à Gaza, l’armée expliquant qu’il s’était approché trop près du mur séparant Israël de l’enclave palestinienne.

Dans la nuit de samedi, une dizaine de Palestiniens ont été légèrement blessés lors d’échauffourées à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, selon l’agence palestinienne. Et samedi à la mi-journée, colons et Palestiniens s’affrontaient dans un village du nord de la Cisjordanie.

L’émotion est  vive parmi les Israéliens, car cette journée de violences a succédé à un autre événement sanglant : jeudi soir, un orthodoxe juif a blessé à coups de couteau six personnes, dont une adolescente, lors de la Gay pride à Jérusalem. L’homme venait de purger 10 années de prison pour une attaque similaire qui avait fait trois blessés lors de la Gay pride en 2005.

Dès vendredi matin, de nombreux appels étaient lancés sur les réseaux sociaux pour un rassemblement prévu samedi soir à Tel-Aviv sous le mot d’ordre « Stop à la haine ». « Il faut que nous disions haut et fort que les incitations à la haine de l’extrême droite tue », assurent les organisateurs sur leur page Facebook.

De leur côté les dirigeants palestiniens affirment  tenir le gouvernement israélien pour «entièrement responsable» de la mort du bébé palestinien brûlé vif par des colons israéliens, y voyant la «conséquence directe» de l’«impunité» accordée selon eux par les autorités israéliennes aux colons. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a prévenu qu’il entendait s’adresser à la Cour pénale internationale (CPI). «Nous préparons immédiatement le dossier qui sera soumis à la CPI et rien ne nous arrêtera dans notre volonté de porter plainte», a-t-il affirmé depuis le siège de la présidence à Ramallah, en Cisjordanie occupée. Il a dénoncé «les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis chaque jour par des Israéliens contre le peuple palestinien».

 

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