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Darroussin et ces « intellectuels » qui nous parlent !

Posté par jacques LAUPIES le 20 avril 2015

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Le capitalisme peut il être « réformé » et  »corrigé » et donc suffit-il de le comprendre de l’analyser tel qu’il est pour ce faire (vision médiatisée de Thomas Piketty) ou doit-on penser le capital comme rapport social de domination (vision Frédéric Lordon) et le dépasser en s’en prenant à la propriété privée des moyens de production.

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http://pluzz.francetv.fr/videos/ce_soir_ou_jamais_,121019586.html  

(dispo encore 4 jours)

REVENONS A DARROUSSIN ET A SON LIVRE

Si je mets « intellectuel » entre guillemets, n’allez pas croire que cela a un sens péjoratif, surtout concernant Jean Pierre Darroussin. Cet acteur, que j’ai eu la chance de découvrir au théâtre où je me rendais cependant assez rarement, je ne sais plus exactement quand, dans cette pièce où il interprétait un rôle de garçon de café (« La terrasse », je crois, portée par des acteurs que j’affectionne particulièrement : Jean Pierre Bacri et Catherine Frot) , fait partie de ceux dont le jeu m’a séduit le premier jour ou je les ai découverts.

Je ne lis plus guère, sauf l’Huma et quelques bribes de livres pour moi incontournables, mais je regrette, aussi parce que cela a un cout, de ne pas enrichir ma bibliothèque de tous ces « auteurs » (encore un guillemet) qui témoignent d’une époque que j’ai pleinement vécue et qui fut marquée de grands espoirs et évidemment de déceptions aussi importantes par la suite.

Evidemment l’interprétation par Darroussin de l’ouvrier proche du FN dans « Marius et Jeannette » de Guédiguian m’avait interpellé. Pas très surpris car le phénomène d’ascension de ce parti prenait corps, déjà à cette époque,  alimenté de ce glissement vers l’extrême droite d’une classe ouvrière privée de « son » parti communiste, déjà maltraité par des directions dépassées. D’où déclare l’acteur :

  »Le FN progresse depuis 1983. Tout est dit. C’est le résultat d’un abandon et d’une gauche qui n’est plus la gauche. Il devient difficile pour les travailleurs de se situer. Le FN a beau jeu de faire l amalgame PS-UMP, de se faire passer pour les pourfendeurs de l’union sacrée du grand capital. La gauche n a jamais été au pouvoir. Jamais  depuis  depuis le Front populaire (sourire). Jamais il n y a eu de politique de gauche. Et chaque fois que le PCF ou les Verts se sont alliés à cette soi-disant gauche, la désillusion pour le peuple a été plus grande encore. »

Point de vue qui mériterait approfondissement ?

Bien que Darroussin fut d’une génération postérieure à la mienne, et aussi à cause de cela, je trouve déjà en lui, qu’il me pardonne, un certain abandon, une fuite pour être à côté de la politique. Une fuite, certes marquée par l’excellence du combat mené au travers du théâtre, de la culture. Une fuite que j’admire mais, comme en  témoigne son besoin d’écrire, le besoin d’un retour comme si quelque chose manquait à sa brillante carrière. Et il n’est pas le seul dans ce milieu à se comporter ainsi !

Mais nous même, militant d’en bas, n’avons nous pas souvent commis cette erreur d’appréciation, d’autant plus grave que nous en étions conscients, en nous abandonnant à des missions moins essentielles que le combat politique direct. Un peu par égoïsme, un peu pour échapper à cette non reconnaissance qui dans une certaine mesure frappe ceux qui choisissent plus le politique que le professionnel ou encore une vocation artistique avec laquelle l’accomplissement de soi est probablement encore moins garanti.

Rien ne  sert d’avoir des regrets car, si nous n’avons pas été à la hauteur pour trouver cet accomplissement dans ce que nous avons toujours considéré essentiel, c’est probablement parce que nous n’avons pas fait les bonnes rencontres qui l’auraient permis et avons été largement dépassé par les pouvoirs qui nous ont entouré, souvent freiné quand ce n’est pas soumis ou brimé !

D’autres ont été, dans leur modeste microcosme éloignés de toute notoriété et même d’une reconnaissance. Enfermés  dans l’anonymat, occupant cette proximité indispensable à tout parti. Simplement parce que la nécessité d’avoir une vie professionnelle s’imposait à eux.

On s’étonne du peu d’engouement, des jeunes en particulier, mais peut-être encore plus des personnes en activité, pour l’engagement politique, mais mesure t-on ce que cela représente  de temps et de moyens pour qui veut mener son combat en connaissance de cause, affronter les débats internes autant qu’externes.

La retraite de ce point de vue est une opportunité extraordinaire pour le militantisme car elle permet de prolonger nos ébauches, dans des esprits, surtout parmi les jeunes. Et peut-être, comme cela m’arrive parfois, de réfléchir sur ce monde intellectuel  qui a pris et prend encore ses distances avec le mouvement ouvrier et plus généralement celui des couches populaires.

Encore faut-il vaincre ce décalage  générationnel qui donne au plus expérimentés des certitudes trop souvent immuables et à ceux qui le sont moins des certitudes fondées sur des expériences limitées, et parfois l’ignorance de l’histoire, idée retrouvée dans l’interview :

«  L individu cherche souvent l’anonymat dans les grandes villes. Cet anonymat passe pour une garantie de liberté. La ville peut être grisante quand on est jeune. Mais, reste que plus personne ne sait qui a construit la maison qui vous abrite, l’arbre qui a fait les charpentes, l’homme qui a posé les fenêtres. Il existait une généalogie dans toute chose. Dès lors on se sentait moins comme une quantité négligeable. »

Il faut que le Parti communistes renoue le lien entre l’intellectuel collectif, si puissant et divers qu’il constitue, avec le monde intellectuel en général et pas seulement – ce qui déjà ne serait pas si mal – avec ceux qui conçoivent  la culture comme un indispensable moyen d’éducation populaire, aidant à la compréhension du monde pour mieux le transformer et non, comme seulement un divertissement, un supplément d’âme détaché de la réalité de l’éducation, de l’enseignement scientifique et du travail.

 

Jean-Pierre Darroussin : « La gauche  n’a jamais été  au pouvoir »

Entretien réalisé par  Lionel Decottignies
Vendredi, 17 Avril, 2015
Humanité Dimanche

 

Mercredi 8 avril. 9 h 54. Siège de « l’Huma ». Saint-Denis. À l’accueil, Jean-Pierre Darroussin. Veste en tweed  et casquette vissée sur la tête. Un étage plus haut, la rédaction  de « l Humanité Dimanche », il ôte son couvre-chef et glisse : « Je suis ému. »  Se convoquent  en lui les souvenirs : faubourg Poissonnière, André Carrel, son père communiste… Il observe.

A 10 heures, le comité de rédaction débute. Stéphane Sahuc, rédacteur en chef, se fait maître de cérémonie. Prennent forme les idées  pour composer  la une. L homme  est visiblement à l aise.  Il écoute, réfléchit, intervient.  En trois heures, il aura fait montre d une connaissance aiguisée de l actualité,  « le système Google », « l’Équateur », « le droit aux jeunes à faire des conneries », « la peur qui muselle la société ». Tout y passe. Avec modestie  pour partage. Place  à l entretien. Il vient  de publier un livre.  Un livre, certes réussi, mais un prétexte  aussi pour se retrouver chez lui, entre amis  et camarades.
HD. Jean-Pierre Darroussin… Jean-Pierre Darroussin. (Il coupe). Je tenais d abord à vous remercier. Cette réunion m est d une grande expérience. Je retiens la prise de décision collective, le goût de chacun à s’intéresser et faire des recherches. Je rêve d une société de production cinématographique fonctionnant sur le même modèle. Avoir une autonomie de regard sur le monde et transmettre ses connaissances à d autres pour les amener vers la liberté sont des passerelles contre l isolement.

HD. Merci. Cette nécessité de transmettre, de mettre en commun est le fil rouge de votre livre ? J.-P. D. Raconter ma façon de voir fut ma première motivation. À l heure où les hommes sont de plus en plus interchangeables, à l identité de plus en plus virtuelle, j ai eu envie de fixer ma propre histoire, raconter le terreau qui m a fait pousser. Le sens de la communauté et de la solidarité m a été transmis par mes parents et grands- parents, tour à tour paysans et ouvriers. Donc, des travailleurs. Ils ont vécu une époque où l individualisme et la concurrence n étaient pas « fondamentaux » dans l organisation de la société. L esprit de concurrence n existait que chez les grands patrons prompts à élaborer des guerres. Paraît que cet esprit allait sauver le monde… L’émulation allait rendre l homme plus fort, plus conquérant et meilleur. Dans ma famille, de par son milieu, tout ce qui relevait du domaine du nouveau, de l étranger, était le bienvenu. Il y régnait une forme d enrichissement dans la découverte du nouveau.

HD. En établissant une photographie du début du XXe siècle jusqu’aux années 1980 et par vos propos,  ne craignez-vous pas qu’il vous  soit reproché une forme d idéal nostalgique à l instar de l immeuble de libre circulation de vos grands-parents ? J.-P. D. Quand les portes sont ouvertes et que les gens vivent ensemble, il n y a pas de place pour la nostalgie. Mes grands-parents, arrivés de la campagne, se sont établis à Paris. Dans une ferme, on circule. Ces gens-là reproduisaient cette vie à l intérieur d un immeuble parisien. Il existait une clé pour toutes les serrures. Jusqu’aux années 1960, ce système a perduré. Je l ai moi-même connu. Peu à peu, les nouveaux arrivants ont changé les serrures

HD. L’un des thèmes est l’exil.  Les pauvres seraient contraints de partir sous peine d être condamnés à l échec. Faut-il y voir une incitation à partir pour réussir ?

J.-P. D. Il faut dire que l exil est souvent lié à des contraintes économiques. Mais l exil fait de vous un immigré à vie. En exil, on est un déraciné. Ô combien le migrant rentrerait chez lui, il le demeurerait. De retour chez lui, le monde a changé et si ce n’est pas le cas, ce monde lui rappelle les motifs de son départ. Il s agit au moins de l’expérience de mes grands-parents. Mais il me semble que ce mouvement perdure. Il est concentrique. Tout amène vers le centre et crée des villes énormes. Ces villes importantes le sont au détriment de l identité de l individu et de sa mémoire.

HD. Feriez-vous une critique de l’urbanisme ?

J.-P. D. L individu cherche souvent l anonymat dans les grandes villes. Cet anonymat passe pour une garantie de liberté. La ville peut être grisante quand on est jeune. Mais, reste que plus personne ne sait qui a construit la maison qui vous abrite, l arbre qui a fait les charpentes, l homme qui a posé les fenêtres. Il existait une généalogie dans toute chose. Dès lors on se sentait moins comme une quantité négligeable.

HD. À ce titre, vous écrivez qu’il est nécessaire que « l on se rappelle hier pour espérer demain »

J.-P. D. Je voudrais être ministre de l Éducation nationale. Je veux supprimer l étude des mathématiques comme base d’évaluation « objective » des élèves. Cette matière est devenue principale. Or, elle ne l est pas moins que le français, l histoire ou le latin. Elle classe les bons et soi-disant mauvais élèves. Derrière l instrumentalisation de cette matière, il y a les chiffres, la concurrence, la rentabilité. Elle permet l évaluation, donc la hiérarchisation. En d autres termes, maintenir l ordre et un ordre. Peut-être est-ce peu important pour certains de savoir qu Henri II a été transpercé à Paris, rue Saint-Antoine. Pour moi, cela montre qu il y a du lien et une généalogie. Que rien n est innocent. Connaître l histoire permet de comprendre où est sa place dans la communauté et savoir pourquoi nous sommes là. Nous ne pouvons nous satisfaire d être de la chair à canon en temps de guerre et de la chair à consommation en temps de paix.

HD. Abordons ce thème de l identité. Pour la doxa médiatique, l’identité est signe de rejet et de repli.  Quelle définition en avez-vous ?

J.-P. D. L’identité n est qu’un pas vers l autre. L identité est toujours en mouvement. Elle ne peut donc être repli sur soi. Mieux nous avons conscience et connaissance de qui nous sommes, mieux nous sommes éveillés vers l extérieur et l autre. Quand le parcours est obscur, plus grande est la tentation de se réfugier dans les religions, qui apportent une explication simpliste, à savoir que nous sommes des créatures de Dieu. Pour ma part, j ai besoin d être alerté par ce qui surprend. Me contenter de ce que j ai et ce que je sais est anxiogène.

HD. Votre livre se place sous  le sceau de la figure paternelle.  Il s’agit d une figure tutélaire qui rejaillit y compris sur vos rapports aux autres hommes.

J.-P. D. Nos pères ont montré leur monde, leur travail. Inconsciemment peut-être savaient-ils que leur univers allait disparaître et qu il fallait en rendre compte. Chez moi, c est passé par l imitation et la restitution en devenant acteur. Il me fallait m incarner dans différents métiers ou couches sociales. À leur époque finissante, ces gens qui ont atteint un degré tel de conscience et de maîtrise de leur travail et de leur environnement ont engendré des artistes. Je retrouve chez Robert (Guédiguian   NDLR) ce parcours. Lui et moi sommes frères. Nous avons le même goût pour raconter des histoires et faire fonctionner notre petit artisanat. Nous avons le souci de connaître les causes pour ne plus qu elles reproduisent les mêmes effets.

HD. Est-il vrai que votre père aurait prédit la société de spectacle et de divertissement ?

J.-P. D. Tout à fait. J’ai travaillé avec lui jusqu en 1974. Dès la fin des années 1960, il savait que son monde allait être remplacé par des machines. Il faudra dès lors occuper les hommes, disait-il, avec de nombreuses chaînes de radio et de télévision, de nombreux spectacles et cinémas. Ma génération devait pourvoyer à cela. Dès mes premières velléités de théâtre, il m a encouragé.

HD. Peut-on établir une passerelle entre l artisanat de votre père et votre métier d artiste  

J.-P. D. Le point commun est l amour et l admiration du travail. Le travail ne se galvaude pas. Il ne se néglige pas. J ai la chance de faire un métier où l on apprend toujours. Chaque rôle est une énigme nouvelle à résoudre. Un artiste doit rendre compte d une réalité et d une époque. Il faut ainsi être assimilable et décodable par le peuple et non par une élite. Nous sommes des intermédiaires.

HD. En 1997, dans « Marius et Jeannette » ; vous campiez le rôle de Dédé, ouvrier électeur FN. 7

Comment expliquez-vous la percée du FN   J.-P. D. Le FN progresse depuis 1983. Tout est dit. C est le résultat d un abandon et d une gauche qui n est plus la gauche. Il devient difficile pour les travailleurs de se situer. Le FN a beau jeu de faire l amalgame PS-UMP, de se faire passer pour les pourfendeurs de l union sacrée du grand capital. La gauche n a jamais été au pouvoir. Jamais  depuis  depuis le Front populaire (sourire). Jamais il n y a eu de politique de gauche. Et chaque fois que le PCF ou les Verts se sont alliés à cette soi-disant gauche, la désillusion pour le peuple a été plus grande encore.

 

Lire aussi : Dans « Et le souvenir que je garde au cœur », Darroussin se raconte. Prétexte 
pour aller une fois de plus vers l’autre. Et au travers 
de son parcours, il témoigne d’une France disparue.

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Surveillés ? On l’est déjà mais cela va-il devenir légal ?

Posté par jacques LAUPIES le 19 avril 2015

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En voilà un qui nous a mis dans le pétrin, nous a menti et bien que d’un autre continent, il peut à tout moment, au prétexte d’un terrorisme dont il a usé et en même temps créé les conditions de son développement, nous espionner tout à son aise, parce que finalement il a des relais politiques dans notre pays !

 

 

Ma voisine me disait un jour qu’être surveillée, cela ne la dérangeait pas car elle n’avait rien à cacher. Quelle imprudence ! Et quand bien même ce serait le cas, elle oubliait que l’une des  premières armes de la  manipulation est bien de connaître celui que l’on veut manipuler.

A moins de considérer que nous n’aurions aucune raison d’être manipulés.

Personne ne peut croire qu’il n’y a pas avantage à connaître l’intime d’une personne, ses gouts, ses centres d’intérêt, sa situation matérielle, ses amitiés et ses inimités, ses convictions religieuses, politiques voire philosophiques, etc. Ne serait-ce que pour commercer avec lui dans tous les domaines, y compris affectivement.

Donc exposer chacun de nous au risque de mettre en des mains malfaisantes cette intimité est d’une extrême gravité.

Pour nous protéger, nous dit-on,  et cela en donnant aux institutions protectrices (justice, police, armée) le moyen de repérer, de mettre hors de nuire nos adversaires, nos ennemis avant qu’ils ne puissent agir contre nous ! Un tel argument parait imparable.

Nous sommes donc confrontés à un sacré dilemme : perdre officiellement, de manière légale la protection de notre vie privée et  accroitre l’efficacité des services régaliens qui nous sont dus ou interdire toute intrusion dont nous ne serions pas informés (hors les cas extrêmes  ayant fait l’objet de procédures judiciaires constatant notre implication effective dans une transgression)   

Il y a donc là bien deux risques à prendre ! Quel est le plus grand ?            

C’est un peu  la même question qui s’est posés concernant la récidive des condamnés et la réponse est de même nature. Plus forte même car exposer toute une population est socialement, institutionnellement à devoir se soumettre à une surveillance, hors la décision de justice, est un risque bien plus grand que de s’interdire de le faire.      

Nous vivons dans une société au sein de laquelle les législateurs sont en permanence sous la pression du fait divers, du cas particulier, pour faire la loi. Cette manière d’utiliser l’émotionnel au détriment de la raison n’est pas digne d’une république démocratique, même s’agissant de questions relatives à une sorte de défense nationale, alors même que les origines et les fondements du conflit, sont basés sur des stratégies politiques (et économiques) que l’on se garde bien d’évoquer.       

 

Une surveillance inacceptable des Français bientôt adoptée à l’Assemblée !

Communiqué de la Quadrature du Net
Vendredi, 17 Avril, 2015

 

L’examen du projet de loi sur le Renseignement a pris fin ce jeudi. Au terme de quatre jours de discussions, très peu d’améliorations ont été faites sur un texte qui recueille un nombre inédit de condamnations sur son caractère dangereux, intrusif, attentatoire aux libertés et dont les dispositifs de contrôles sont totalement insuffisants. La Quadrature du Net appelle les députés à écouter les appels des citoyens et à rejeter ce texte lors du vote solennel du 5 mai. Le 5 mai, le texte final du projet de loi relatif au Renseignement sera soumis à l’adoption de l’Assemblée nationale en vote solennel, avant d’être envoyé au Sénat pour une lecture unique, dans le cadre de la procédure d’urgence. Alors que de nombreuses questions soulevées lors de la discussion en séance n’ont pas reçu de réponse satisfaisante du gouvernement et du parlement, les principaux points noirs du texte ont été votés :

  • légalisation massive des pratiques illégales des services de renseignement, permettant une surveillance large et très intrusive pour la vie privée des citoyens, ainsi que des conservations très longues des données collectées
  • extension des champs d’action du renseignement intérieur et extérieur, avec des finalités extrêmement vastes et dangereuses pour la démocratie
  • dispositions permettant la collecte généralisée des données des citoyens sur Internet afin de permettre le tri par algorithmes des comportements « suspects »
  • mise en place d’un régime de « surveillance internationale » pour les communications « émises ou reçu à l’étranger », qui concernera donc massivement les résidents français tout contournant les maigres protections prévues pour la surveillance nationale.
  • installation d’une commission de contrôle n’ayant qu’un avis consultatif sur les demandes d’interceptions, celles-ci demeurant dans la main du pouvoir politique (Premier ministre).
  • Les trop rares députés qui se sont opposés au rapporteur Urvoas et aux ministres de l’Intérieur, de la Justice et de la Défense se sont vus opposer des réponses fuyantes ou elliptiques à leurs questionnements pourtant très précis du point de vue technique et juridique.

Le gouvernement, devant les oppositions persistantes à l’intérieur et à l’extérieur du Parlement, a tenté plusieurs fois pendant la semaine de vote de reprendre la main. Il a ainsi étendu le nombre de parlementaires présents dans la future CNCTR, accepté de protéger de la procédure d’urgence les professions protégées, et a reçu des hébergeurs pour ensuite prétendre corriger la rédaction de l’article installant des mouchards sur les réseaux. Ces modifications cosmétiques et opportunistes ne peuvent en aucun cas satisfaire les défenseurs des libertés publiques. L’équilibre général du texte n’est pas modifié, il reste inacceptable pour une démocratie.

« Lors du vote du 5 mai prochain, les députés doivent rejeter ce texte. Le gouvernement les a forcés à examiner au pas de charge une loi censée donner le cadre général des services de renseignement français, et impactant fortement les libertés publiques. Nous invitons les citoyens à contacter un à un leurs députés pendant les deux semaines qui précèdent ce vote solennel afin de les convaincre de voter contre cette loi » déclare Philippe Aigrain, co-fondateur de La Quadrature du Net.

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De Abû-Nawâs à Verlaine

Posté par jacques LAUPIES le 18 avril 2015

 

Des gros cons il y en plus que l’on ne pense et Ian Brossat a bien raison de porter plainte mais on ne combat l’homophobie qu’avec des actions juridiques sauf quand, comme c’est le cas ici, elles sont médiatisées.

Des « pédés » comme ils disent, il y en a dans tous les partis et dans tous les milieux sociaux. Il est bien regrettable que des abrutis, qui pour la plupart se perdent dans les méandres d’une sexualité non assumée où qui lorsqu’elle l’est, n’est pas nécessairement respectueuse de l’autre, de sa liberté, se portent tout de même en champions d’une hétérosexualité dont beaucoup doutent qu’elle puisse être absolue.

Mais qu’importe, nous n’allons pas disserter sur un sujet qui occupe bien trop de monde, les « pour » qui n’ont de cesse de discourir et de provoquer parfois, les « contre » qui, subtiles ou pas, font souvent dans la grossièreté. Car comment en arriver à être de l’un ou l’autre de ces deux camps quand on se réclame d’une espèce « évoluée » dont précisément la faculté est de penser (plus que les plus évoluées parmi les autres) son sexe et donc son plaisir.

Quelle qu’en soit la forme ! Même s’ils doivent s’entourer de la précaution de limiter la satisfaction de leurs fantasmes au respect de l’autre, ce que leur impose la loi, dans une société comme la nôtre qui a le mérite de penser aussi la liberté de chacun s’arrêtant ou commence celle de l’autre. Ce qui génère des frontières souvent discutables. Mais bon il en faut bien parfois !

Même si de ce point de vue les débordements et les restrictions sont nombreux !

Alors pas de panique ! Quant aux gros cons, à défaut de leur conseiller le divan du psychanalyste, nous nous mettrons à leur niveau, une fois n’est pas coutume, en citant Verlaine s’adressant à ceux de son époque et en évoquant l’échange passionnel qu’il eut avec Rimbaud :

« Dans ce café bondé d’imbéciles, nous deux,
Seuls, nous représentions le soi disant hideux
Vice d’être « pour homme » et sans qu’ils s’en doutassent
Nous encagnions ces cons avec leur air bonasse
Leurs normales amours et leur morale en toc. »
(œuvres héroïques – 1891)
 
Bien avant lui, un certain Abü-Nuwâs disait : « L’homme est un continent. La femme c’est la mer. Moi, j’aime mieux la terre ferme ». A chacun ses goûts !
 
Pour ne citer que ces deux là. Il y en eu d’autres avant et beaucoup après. Ce n’est la qu’un constat pas un argument.
 
Description de cette image, également commentée ci-aprèsAl-Hasan Ibn Hâni al –Hakamî, alias Abû-Nawâs, poète, né entre 747 et 762 en Perse, décès vers 815 à Bagdad, califat abbasside de BagdadDe Abû-Nawâs à Verlaine

Paul Verlaine, poète français, né le 30 mars 1844 et mort le 8 janvier 1896

 

Le «petit pédé» et les gros cons…

 

Pierre Duquesne
Jeudi, 16 Avril, 2015
L’Humanité

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Photo : Joël Saget/AFP

Photo : Joël Saget/AFP
«Enculé», «sale clebs», «traînée»… Chaque jour, 
Ian Brossat reçoit des bordées d’injures homophobes. 
L’élu parisien 
a décidé de porter plainte.

Il reçoit des insultes homophobes depuis des jours, des semaines, et même des mois. Une déferlante d’insultes, adressées sur Twitter ou directement par courrier. Ian Brossat n’avait, jusqu’ici, jamais répliqué. « Il faut répondre par le mépris et l’ignorance suffisait », se disait l’adjoint PCF à la maire de Paris. Mais le 5 avril dernier, en ouvrant son courrier, l’élu communiste s’est dit « trop c’est trop ».

Un petit message manuscrit, accompagné d’une photographie de la présidente du FN. « Vite Marine ! La seule à vous enculer, toi le petit pédé. » Idem sur Twitter. Même en 140 signes, l’ignominie semble sans limites. « Tu te fais enfiler comme un clebs, tu te crois normal, sale misogyne ? » « Pas de respect pour ces choses indiformes (sic), non humaines, 2 cerveaux dans le calbard.. jlaisse pas le pouvoir aux chiens. » « Le jour où je te plie ta sale gueule de petite traînée, c’est avec mes mains. » Ian Brossat portera plainte d’ici la fin de la semaine. « Je ne le fais pas pour moi, tient à préciser l’élu, mais pour tous ceux qui hésitent à le faire, ou ceux, surtout, qui n’ont pas les moyens de se défendre. »

Une démarche saluée par Yohann Roszéwitch, de SOS Homophobie : « Les plaintes pour des agressions sur Internet sont encore trop rares. » Les manifs d’opposants au mariage pour tous ont décuplé le déferlement de haine, en particulier sur les réseaux sociaux. L’association a enregistré l’année dernière une explosion des agressions homophobes (+ 78 %). Elles ont également triplé sur la Toile. « Beaucoup ignorent encore qu’une injure homophobe, y compris sur Internet, est condamnable », ajoute Yohann Roszéwitch. Tout auteur d’un tel acte encourt 45 000 euros d’amende et un an de prison. « Mais c’est surtout par l’éducation, à l’école, dès le plus jeune âge, insiste Ian Brossat, que l’on pourra prévenir et lutter contre l’homophobie qui relève des mêmes logiques que le racisme, qui s’exprime aujourd’hui dans notre société. »

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Charité ou droit ?

Posté par jacques LAUPIES le 17 avril 2015

 

 

On a coutume de dire que, de nos jours, les valeurs humanitaires, je devrais dire humanistes, se perdent. Qu’il existait dans notre pays un courant  incarné par les chrétiens, un autre par les communistes, qui œuvraient pour défendre les plus pauvres, les plus vulnérables, contre le racisme, contre la xénophobie.

Ce n’est sans doute que partiellement vrai car en y regardant de plus près on constate que l’homogénéité de chacun d’eux dans ce combat n’était pas aussi évidente, et même égale, qu’on le dit.

Le colonialisme et le combat de classe séparait souvent ces deux camps et ce sont pas les tendances idéologiques issues de la résistance qui, politiquement, oscillaient entre gaullistes et communistes avec à l’intermédiaire les chrétiens démocrates et les sociaux démocrates qui pourraient démentir l’inexistence de cette homogénéité !

Les communistes, bien que très marqués par un soutien quasi inconditionnel à l’Union Soviétique qui pour eux constituait le meilleur exemple de la lutte contre la pauvreté et l’injustice sociale, avaient sur le territoire national une attitude plus axée sur le droit. Mais cela n’était pas que des mots et partout où ils exerçaient un certain pouvoir, qu’il soit étatique ou local,  le principe de l’égalité institutionnalisée était défendu alors, il faut bien le dire que parmi la plupart des autres courants politiques prévalaient les notions d’assistanat, voire de charité. Et les courants d’inspiration chrétienne autant que social démocrate en étaient les porteurs.

Le principe d’universalité que je résumerai, arbitrairement certes, à la formule de « à chacun selon ses besoins en fonction des moyens dont il dispose » , ce principe prévalait. Il conduisait à faire payer une contribution hiérarchisée sur les revenus (individuels ou le l’entreprise) pour satisfaire, sans distinction de revenus, les besoins de tous.

Ce principe « imposé » par le Ministre communiste Ambroise Croizat, non sans compromis, ne convenait pas aux autres sensibilités politiques qui, preuve en a été donnée, n’ont cessé de le remettre en cause, tentant en permanence de transférer notamment les financement de la protection sociale sur des systèmes de contributions, fiscaux ou paritaires, injustes et non indexés sur les revenus.

Si je rappelle cela c’est parce que nous avons, en l’absence d’un Parti Communiste fort, une forte remise en cause d’une solidarité amputée de ces grandes valeurs qui ont permis d’aboutir à un système de santé et de sécurité sociale des plus enviés au monde. Mais que l’on détruit malgré quelques sursauts qu’évidemment nous reconnaissons malgré leur insuffisance. Dont l’instauration du tiers payant généralisé…A ce propos il est scandaleux que des médecins, au plus près de la misère de ce monde, sa fasse récupérer pour une cause particulièrement égoïste et indigne : le paiement cash de leurs honoraires !

L’exemple de nos chers médecins ?

Ils feraient bien de réfléchir, car en plus  ce sont des gens sensés être de culture plus élevée que la moyenne, sur l’impact désastreux pour leur propre économie ce que représentent les insuffisances de prises en charge de certains soins, de certains médicaments, de certaines prothèses. Et en conclure que les pseudos soucis administratifs qui semble devoir être réglés d’ici 2017, les conduisent à se comporter en mauvais épiciers !

Car c’est bien la que le bat blesse ? Comment avec une retraite (et pas la moins importante, certains retraités ont à peine un peu plus de la moitié) de 1500 € par mois peut on assumer la prise en charge de 3000 € de prothèse dentaire, d’autant pour des prothèses auditives, sans compter les problèmes de vision auquel la plupart d’entre eux sont soumis. Et à cela il convient d’ajouter « l’institution » des dépassements d’honoraires à laquelle sont soumis des malades en situation de fragilité devant des professions de santé qui n’ont ce cesse de régler leurs problèmes d’investissement mais aussi de gains personnels sur le dos de leurs patients.

Autrement dit nous sommes entrés dans des pratiques médicales à deux vitesses qui rendent le système de soins injuste et inapproprié aux évolutions scientifiques et techniques.

Loin de moi cependant l’idée que ces comportements sont dominants dans les professions de santé, mais force est de constater qu’ils sont peu contestés et finissent par nous laisser penser que :  »qui ne dit mot consent »

Mais ce qui est le plus regrettable est que se conforte la division entre soignants et soignés dont évidemment les partisans de l’austérité tirent parti dans leur discours sur le manque de moyens pour assurer le financement de la Sécurité Sociale.

Une réalité que fait naitre la mise en avant d’une dette quasiment fabriquée pour les profits des banques, des compagnies d’assurances et des actionnaires de sociétés en général.

Charité ou droit ? dans POLITIQUE ml48_09_croizat2

Ministre communiste du Gouvernement provisoire à la libération

  1. Ambroise Croizat
  2. Ambroise Croizat est un homme politique français, né le 28 janvier 1901 à Notre-Dame-de-Briançon et mort le 11 février 1951 à l’hôpital Foch de Suresnes. Il fut l’un des fondateurs de la Sécurité sociale et du système des retraites en France.Wikipédia
  3. Date de naissance : 28 janvier 1901 (114 ans)
    pierre-laroque dans POLITIQUE
    1. Pierre Laroque
       
    2. Pierre Laroque, né le 2 novembre 1907 à Paris et mort le 21 janvier 1997 également à Paris, est un haut fonctionnaire français chargé de mettre en œuvre le projet de Sécurité Sociale
    3. Né le 2 novembre 1907,
    4. Décès le 21 janvier 1997

 

400 migrants portés disparus en Méditerranée

Mercredi, 15 Avril, 2015
Humanite.fr

 

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Mario Laporta/Afp
Les drames humains en Méditerranée se multiplient. Des survivants d’un naufrage survenu dimanche en pleine mer rapportent qu’environ 400 migrants sont encore disparus.

Le bateau transportant 550 migrants a chaviré 24 heures après être parti de Libye. Les garde-côtes italiens ont annoncé avoir sauvé 144 personnes et récupéré neuf corps après le naufrage. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’ONG « Save the children », qui interrogent les survivants débarqués au port de Reggio de Calabre, à la pointe sud de l’Italie en face de la Sicile, estiment ainsi qu’il reste jusque 400 portés disparus en mer. « Parmi les victimes se trouveraient de nombreux jeunes garçons, probablement mineurs », a ajouté l’ONG Save the Children. « Nous sommes encore en train d’enquêter pour comprendre la dynamique du naufrage « , a expliqué Flavio Di Giacomo, porte-parole de l’OIM, selon lequel les premiers éléments laissent penser que le bateau a chaviré sous l’effet du mouvement des passagers quand ils ont aperçu les secours.

Alors qu’un temps calme et printanier s’est installé sur la zone depuis quelques jours, les garde-côtes italiens ont annoncé mardi avoir secouru près de 8000 migrants en Méditerranée depuis vendredi. Parmi les plus de 5000 débarqués entre samedi et lundi, « Save the children » a recensé environ 450 mineurs, dont 317 non accompagnés. L’organisation rapporte aussi le récit de plusieurs d’entre eux racontant être restés séquestrés et battus pendant des mois dans des conditions épouvantables à Tripoli, le temps que les passeurs soutirent autant d’argent que possible à leurs proches.

Un jeune Erythréen de 17 ans. « Nous avons vécu pendant quatre mois dans une usine de sardine. Nous étions plus de 1000, à ne manger qu’une fois par jours. Nous n’avions le droit de rien faire. Si quelqu’un parlait à un ami ou un proche, ils étaient battus. Tout cela dans le but de nous extorquer de l’argent. Ils nous forçaient à appeler la maison, pour demander de l’argent à la famille en leur disant que nous étions en train de mourir et pendant ce temps, ils nous battaient pour que nos parents entendent les cris. »

Le naufrage de dimanche porte à plus de 900 le nombre de morts enregistrés par l’OIM en Méditerranée depuis le début de l’année, contre 47 pendant la même période en 2014. Originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne (Erythrée, Mali…) et du Moyen-Orient, en particulier de Syrie et d’Irak, ces migrants s’efforcent de gagner l’Europe à la faveur du chaos régnant en Libye. Entre-temps, la vaste opération italienne de secours « Mare Nostrum » a cédé la place à « Triton », un programme européen de contrôle des frontières nettement moins ambitieux. A tel point d’ailleurs que les passeurs n’hésitent plus à ouvrir le feu sur les navires des garde côtes ou patrouilleurs…

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Modérer notre individualisme

Posté par jacques LAUPIES le 16 avril 2015

 

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Jardins de la Fontaine

 

Dans l’émission politique du matin présentée par Patrick Chaine sur LCP l’affaire Le Paon est évoquée et tout ce petit monde, qui se trouve autour de la table, soudain s’émeut de constater que l’on va un peu vite en besogne pour condamner les hommes politiques ou autres dirigeants syndicaux, comme dans le cas présent.

Bien voilà que des journalistes et pas des moindres puisque tous sont pour la plupart des éditorialistes de la « grande » presse écrite font amende honorable. A croire qu’ils n’auraient aucune responsabilité lors de ces massacres organisés pour descendre tel ou tel homme politique soumis du jour au lendemain à des procédures judiciaires.

Evidemment tous vous parleront la main sur le cœur de non respect de la présomption d’innocence. Sauf que dans l’affaire Le Paon, il ne s’agissait en fait que d’une affaire interne et que la justice jusqu’à ce jour n’avait pas été saisie par les victimes du préjudice qui, si l’on approfondit un peu les choses, ne ont ni plus ni moins que les cotisants syndiqués.

Il y a donc dans cette affaire qui se termine par le blanchiment de l’ancien Secrétaire Général deux aspects qui ont retenu mon attention.

Le règlement de compte externe tout à fait de bonne guerre puisque c’est hélas à la mode et que depuis des lustres les adversaires (de classe) ne se privent pas d’y recourir cela vaut d’ailleurs dans les deux sens.

Le règlement de compte interne plus difficile à digérer, pour ce qui me concerne, car on peut de pas partager les orientations défendues par certains cégétiste sans pour autant utiliser les méthodes indignes et dont l’usage ne devrait être l’apanage que des adversaires par nature habitués à ce genre de tripotage.

Mais voila, les hommes (et les femmes car la parité en ce domaine ne saurait épargner nos consœurs) sont ainsi faits qu’ils ont tendance à décréter les condamnations hors de toute connaissance des dossiers et avant même que les juges, si vulnérables soient-ils, ne se soient prononcés.

Ces champions de l’anticipation du jugement porté sur leurs pairs ne font généralement qu’agir en fonction de pâles jalousies ou de pure connerie et, au mieux, d’un emballement prématuré pour argumenter la défense de leur cause. Ils contribuent à pourrir la vie d’un innocent mais ils peuvent afficher tranquillement une gentille compassion lorsque l’accusé est acquitté. La plus discrète possible bien entendu ! Car après tout, pourquoi le doute semé ne continuerait-il pas à leur profiter.

Mais tous ces comportements peuvent cependant s’expliquer et le meilleur moyen de les combattre n’est-il pas de mettre en évidence qu’ils sont liés à des rapports sociaux conflictuels, à des situations d’échecs mal vécus qui aboutissent au repli sur l’individualisme, même lorsque celui-ci est soumis à des effets de solidarité de groupe, de catégorie ou classe.

Un individualisme qui ne sait pas reconnaître les limites que lui dicte l’individualisme des autres.

La première des dispositions pour éviter un mal qui va de l’indifférence à la délation à l’égard de l’autre serait de réaliser une égalité de moyens de vie mais parallèlement de mettre en place une égalité de moyens d’éducation. Les seconds ne pouvant s’exercer vraiment sans les premiers.

On voit bien que cela n’existe pas, même si une tendance égalitaire est envisageable dans le merdier des concurrences réelles, suggérées ou mises en place.

Il n’empêche que des êtres humains sont soumis à ce mépris, à cette atteinte à la liberté individuelle. Une bagatelle diront certains à côté des misère de ce monde que sont les génocides, les massacres sans nom, les bateaux des pauvres qui sombrent sans biens mais avec des corps. Un bagatelle pourquoi pas ? Mais qui fait mal !

Thierry Lepaon blanchi par une enquête interne de la CGT

Eugénie Barbezat avec AFP
Mardi, 14 Avril, 2015

 

Modérer notre individualisme dans POLITIQUE le-numero-un-de-la-cgt-accepte-de-laisser-son-sort-

AFP
Les conclusions du document présenté mardi par Philippe Martinez pointent une surfacturation et mettent totalement hors de cause l’ex secrétaire général.
Dans un document publié mardi 14 avril, la CGT dédouane de toute responsabilité dans l’affaire de la rénovation de son ancien appartement, Thierry Le paon, son ancien secrétaire général qui a démissionné en janvier après cette polémique.
Selon des révélations du Canard enchaîné en octobre 2014, ces travaux avaient coûté 130 000 euros à la centrale syndicale.
 Les travaux « ont été réalisés en dehors de la responsabilité du secrétaire général », qui n’a « notamment pas eu connaissance des devis » et « a découvert les travaux une fois ceux-ci achevés », a déclaré M. Martinez devant la direction élargie de la centrale, selon la CGT. Il a en revanche estimé que la facture des travaux était « en décalage par rapport à la réalité des prestations effectuées » et n’a pas exclu « un recours juridique ».

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