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Les idées au service de l’émancipation

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2015

Lorsqu’on est engagé en politique  à un niveau modeste, on en vient parfois à se demander si nos choix, nos prises de position personnelles, ne sont pas, quelque part, inconséquentes et même irresponsables. L’énorme puissance des institutions économiques et sociales, des médias, la puissance de l’état, et les millions de citoyens qui normalement disposent de tous les pouvoirs, par la voix du suffrage universel (même tronqué) et par les délégations données à leurs élus, pèsent lourdement sur chacun de nous.

Un sentiment d’impuissance peut naître comme si devant un tel rouleau compresseur toute résistance semblait impossible. Pire même cela peut conduire à ne plus croire en notre propre capacité à juger des évènements d’autant qu’ils sont souvent interprétés, déformés dans le cadre d’une lutte idéologique impitoyable.

Le doute peut s’installer s’il n’y a de prise de conscience des enjeux, pas de capacité d’analyse, pas de recul sur des situations dont on risque de ne retenir que les apparences. Bref si nous n’avons plus de fil conducteur, de valeurs et de théorie pour comprendre, si nous sommes sous la tutelle des interprétations, des falsifications des réalités présentes et historiques par nos adversaires ! Nous devons apprendre à regarder le monde et la place que nous occupons.

Et cela ne peut être le seul privilège de classes ou de catégorie plus favorisées dans l’accès aux savoirs et aux postes clefs dans une société hiérarchisée car chacun sait bien que ce qui détermine les humains ce sont leurs intérêts matériels qu’ils peuvent avant tout retirer de leur connaissance. Et ce ne sont pas ce qui disposent d’un grand potentiel en ce domaine qui démentiront cette thèses souvent énoncée : « c’est l’être qui détermine la conscience et non l’inverse »

Mais pour autant la conscience ne peut échapper aux idées qui viennent confirmer le sens de notre existence et expliquent précisément notre capacité à en changer le cours.

Il ne peut donc suffire de subir, d’accéder à la soumission ou à la révolte, encore faut-il savoir ce qui en est la cause, ce qui peut nous conduire à nous en émanciper. Ainsi doit on comprendre que les souffrances humaines qu’il est aisé de constater, naissent de l’exploitation de la force de travail des uns par les autres, que c’est  une donnée fondamentale pour les atténuer ou les faire disparaître.

Comment ignorer que les victimes des guerres, des massacres et des génocides, des déplacements et émigrations de population, les victimes même de catastrophes naturelles doivent leur sort à des systèmes d’exploitation qu’engendre cette lutte impitoyable et bien réelle qu’est la lutte des classes. Les institutions fussent-elles aménagées par des considérations éthiques ou morales, d’inspiration religieuse ou non en sont le reflet.

On peut aisément en déduire que l’histoire va se faire à partir d’un rapport de force et que donc vont s’établir entre les classes, dans leur complexité catégorielle, des stratégies qui ne peuvent déboucher qu’accompagnées de rassemblements très larges.

A tout moment les spéculations sont possibles sur des faits bien réels qui nous touchent de près et c’est ainsi que le comportement d’un individu, d’un groupe, d’une communauté que nous côtoyons, pour peu qu’il soit contraire à notre vision de liberté, d’égalité, de solidarité, devient rapidement source de généralisation et nous éloigne de la prise de conscience des vrais responsabilités.

Le chômage offre un exemple de plusieurs interprétations possibles car il nous est expliqué par les nécessités de la concurrence, le cout du travail sur un marché mondialisé, jamais à partir de l’exploitation capitaliste et de son moteur essentiel le profit des actionnaires. Rien n’est dit sur l’évolutions considérable de la productivité qui devrait engendrer un meilleur partage du travail par la réduction de sa durée et un l’amélioration de sa rémunération, gage de la consommation  facteur de développement de l’emploi.

Quand un parti, des journalistes (pas tous heureusement) occultent ces faits ils trompent et entretiennent les divisions, les développent. Et s’il n’ y avait qu’eux !

Et c’est là que le danger des conflits apparaît !

 

 

 

15 400 personnes de plus au chômage en mars

Eugénie Barbezat
Lundi, 27 Avril, 2015

 

Le nombre de demandeurs d’emploi a de nouveau augmenté en mars, en France, une hausse moyenne de 0.4 % qui a touché plus particulièrement les jeunes. Tandis que le chômage de longue durée explose le mouvement ATD quart monde réclame une loi d’expérimentation pour des « Territoires zéro chômeur ».
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,4% le mois dernier, soit de 15.400 personnes, portant le total à 3.509.800.
En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi est en hausse de 0,5%, soit 28.000 personnes, pour atteindre un total de 5.290.500 en métropole, et 5.590.600 en incluant les départements d’outre-mer.
Il s’agit du deuxième mois de hausse consécutif après une légère baisse en janvier. En février, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A avait déjà augmenté de 0,4%.
Sur un an à fin mars, la métropole compte 4,9% de demandeurs d’emploi de catégorie A en plus, et 6,7% en incluant les catégories B et C.
 
La hausse sur un mois a été particulièrement forte chez les moins de 25 ans en catégorie A (+1,0%), alors que, principaux bénéficiaires des contrats aidés, ils sont moins affectés sur un an (+1,5%).
Quelques heures avant la publication de ces chiffres, François Hollande a annoncé, à Alençon (Orne) la création de sept centres de « service militaire volontaire » (SMV) d’ici à l’an prochain. Ce dispositif d’insertion professionnelle de jeunes en grande difficulté est largement inspiré d’un modèle développé outre-mer.  »Il y aura trois centres de service militaire volontaire dès cette année qui accueilleront 1 000 jeunes », à Montigny-lès-Metz (Moselle), Brétigny-sur-Orge (Essonne) et « dans le sud de la France dès janvier 2016″, a déclaré le chef de l’Etat.
Ces centres, qui relèveront du ministère de la Défense, recevront des jeunes de 18 à 25 ans pour leur offrir des formations professionnelles liées aux besoins des bassins d’emplois locaux ou des « secteurs en tension » à l’échelle nationale, comme l’hôtellerie et le BTP. Nourris et blanchis, les jeunes porteront l’uniforme, encadrés par des militaires.
Le dispositif trouve son origine dans le service militaire adapté (SMA), un dispositif d’insertion professionnelle de jeunes en grande difficulté développé en outre-mer. Créé en 1961, il a accueilli en 2014 quelque 5 660 jeunes.
 
Dans la même catégorie, le nombre d’inscrits de 25 à 49 ans a progressé de 0,3% sur un mois (+4,4% sur un an), et celui des 50 ans ou plus de 0,4% (+8,6% sur un an).
En catégories A, B et C, le nombre de chômeurs a augmenté en mars dans toutes les tranches d’âge : 0,6% chez les moins de 25 ans (+3,7% sur un an), 0,5% chez les 25-49 ans (+6,5% sur un an) et de 0,6% pour les 50 ans et plus (+9,5% sur un an).
 
Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, continue d’augmenter, de 1,1% en mars et 10,1% sur un an.
Leur part dans le nombre total de demandeurs d’emploi inscrits est de 43,6% (+0,2 point en un mois, +1,3 point sur un an).
A l’occasion de cette annonce des chiffres du chômage le mouvement ADT Quart monde organisait ce lundi une manifestation devant l’assemblée nationele afin de sensibiliser les répresentants du peuple à l’initiative « Territoires zéro chômeurs de longue durée » initiée par ATD depuis 2011. L’idée part d’un calcul assez simple : un chômeur de longue durée coûte à la collectivité environ 15 000 € par an en prestations diverses. Ce montant est relativement proche des 22 000 € annuels d’un smic à plein-temps. Les réaffecter pourrait permettre de financer des emplois en CDI à temps choisi pour les 2,2 millions de personnes en France touchée par le fléau du chômage de longue durée.
 
Problème : la réaffectation des 15 000 € d’aides sociales pour le financement d’un emploi conventionné n’est pas autorisée par les textes. Voilà pourquoi ATD et ses soutiens demandent « une loi d’expérimentation » de manière à observer « la viabilité économique » et les « bénéfices au plan humain et social » du projet. Le mouvement a déjà convaincu quatre territoires volontaires en Ille-et-Vilaine, en Meurthe-et-Moselle, dans les Deux-Sèvres et dans le Nivernais. Les élus de ces collectivités ont été reçus par les présidents de groupes politiques siégeant au Palais-Bourbon.
 
S’ils parviennent à se faire entendre, la méthode d’ATD sera éprouvée sur un premier échantillon de 200 personnes, en identifiant des savoir-faire qui coïncident avec les besoins de travail ou de services non solvables qui pourraient être rempli par les ex chômeurs de longue durée, sans les faire entrer en concurrence avec les entreprises locales
 

Seul signe d’espoir, le nombre d’offres d’emploi collectées par Pôle emploi a quant à lui augmenté de 1,8% en France métropolitaine après un recul de 5,6% en février, mais cela concerne les emplois temporaires (+4,8%) alors que les offres pour les emplois durables ont restées quasi stables (+0,1%).

 

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