République quel est ton nom ?
Posté par jacques LAUPIES le 28 avril 2015
Mon grand-père (encore lui) fervent admirateur de Jaurès me disait en substance : les socialistes de ma jeunesse étaient les vrais républicains d’hier, les communistes sont les vrais socialistes d’hier. J’en concluais un peu hâtivement que n’étaient vraiment républicains que les communistes. Pardonnez moi mais…
Mais quand je vois comment – l’article ci dessous l’évoque – les royalistes et ensuite les bonapartistes ont usurpé la notion de république et que de nos jours ces conservateurs osent s’en réclamer en prenant toutes sortes d’appellation, y compris parfois celle de populaire, de national, de démocrates et pour finir de républicain (ce qui n’est pas nouveau car le Parti Républicain de Chirac n’est pas si loin) Il y en même que l’appellation socialiste répugne et qui se voient placés dans une concurrence déloyale !
En définitive, si je suis les traces de mon grand-père dans son raisonnement, nous communistes, vrais héritiers des grands idéaux de la révolution française, serions les seuls à ne pas utiliser la référence au mot républicain tout en portant haut et fort les idéaux de Rousseau de Voltaire et de tous les autres.
Oh que me voila exposé à être traité de sectaire en énonçant ce raisonnement qui n’est cependant pas dénué de logique. La réalité le prouve : Napoléon et ses guerres ont été placée sous l’égide du drapeau républicain, la monarchie constitutionnelle s’est vite parée du républicanisme pour ses entreprises coloniales, la défaite du second empire s’est vite muée en République pour poursuivre cette tâche, sur tous les continents. Après les trahisons de l’Empereur et puis de Thiers, les nouveaux républicains sous appellation de radicaux, de socialistes et radicaux socialistes ont sombré dans l’union nationale de la première guerre mondiale et poursuivi les conquêtes coloniales (MAROC notamment) pour céder finalement devant le pétainisme et la collaboration. Ce fut ensuite la guerre d’Indochine (VIET NAM) et d’Algérie auxquelles ont contribué moult hommes politiques répartis dans ces partis accrochés comme des morpions au poils de la république cinquième de nom.
Alors excusez moi, démocrates, indépendants, centristes, radicaux, pseudos socialistes et autres petits nouveaux sarkoziste ou clémenceautistes, vos républiques je m’en méfie (je suis très modéré en vous disant cela) et je préfère la mienne même si je la conçois sans classe, ce qu’un certain Babeuf évoquait déjà au lendemain de 1789.
Bien entendu les valeurs essentielles de la République ont été instituées par des républicains d’origines diverses dont personne n’ose contester le bien fondé de leurs démarches : lois sur les syndicats, lois sur la laïcité, lois sur les associations, lois de la séparation, lois sur le suffrage universel, lois sur la sécurité sociale, etc. Mais il ne faudrait pas oublier les luttes sociales (et patriotiques) qui les ont soutenues et accompagnées, cesc
Relisez ces articles de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui, entre autres, vous renverront vers les contradictions de certains de ces politiques qui se targuent d’être les meilleurs républicains du monde !
Article 22.
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.
- Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
- Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
- Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
- Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes
- Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
- La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
« Les républicains », ce hold-up qui se prépare



