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Modérer notre individualisme

Posté par jacques LAUPIES le 16 avril 2015

 

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Jardins de la Fontaine

 

Dans l’émission politique du matin présentée par Patrick Chaine sur LCP l’affaire Le Paon est évoquée et tout ce petit monde, qui se trouve autour de la table, soudain s’émeut de constater que l’on va un peu vite en besogne pour condamner les hommes politiques ou autres dirigeants syndicaux, comme dans le cas présent.

Bien voilà que des journalistes et pas des moindres puisque tous sont pour la plupart des éditorialistes de la « grande » presse écrite font amende honorable. A croire qu’ils n’auraient aucune responsabilité lors de ces massacres organisés pour descendre tel ou tel homme politique soumis du jour au lendemain à des procédures judiciaires.

Evidemment tous vous parleront la main sur le cœur de non respect de la présomption d’innocence. Sauf que dans l’affaire Le Paon, il ne s’agissait en fait que d’une affaire interne et que la justice jusqu’à ce jour n’avait pas été saisie par les victimes du préjudice qui, si l’on approfondit un peu les choses, ne ont ni plus ni moins que les cotisants syndiqués.

Il y a donc dans cette affaire qui se termine par le blanchiment de l’ancien Secrétaire Général deux aspects qui ont retenu mon attention.

Le règlement de compte externe tout à fait de bonne guerre puisque c’est hélas à la mode et que depuis des lustres les adversaires (de classe) ne se privent pas d’y recourir cela vaut d’ailleurs dans les deux sens.

Le règlement de compte interne plus difficile à digérer, pour ce qui me concerne, car on peut de pas partager les orientations défendues par certains cégétiste sans pour autant utiliser les méthodes indignes et dont l’usage ne devrait être l’apanage que des adversaires par nature habitués à ce genre de tripotage.

Mais voila, les hommes (et les femmes car la parité en ce domaine ne saurait épargner nos consœurs) sont ainsi faits qu’ils ont tendance à décréter les condamnations hors de toute connaissance des dossiers et avant même que les juges, si vulnérables soient-ils, ne se soient prononcés.

Ces champions de l’anticipation du jugement porté sur leurs pairs ne font généralement qu’agir en fonction de pâles jalousies ou de pure connerie et, au mieux, d’un emballement prématuré pour argumenter la défense de leur cause. Ils contribuent à pourrir la vie d’un innocent mais ils peuvent afficher tranquillement une gentille compassion lorsque l’accusé est acquitté. La plus discrète possible bien entendu ! Car après tout, pourquoi le doute semé ne continuerait-il pas à leur profiter.

Mais tous ces comportements peuvent cependant s’expliquer et le meilleur moyen de les combattre n’est-il pas de mettre en évidence qu’ils sont liés à des rapports sociaux conflictuels, à des situations d’échecs mal vécus qui aboutissent au repli sur l’individualisme, même lorsque celui-ci est soumis à des effets de solidarité de groupe, de catégorie ou classe.

Un individualisme qui ne sait pas reconnaître les limites que lui dicte l’individualisme des autres.

La première des dispositions pour éviter un mal qui va de l’indifférence à la délation à l’égard de l’autre serait de réaliser une égalité de moyens de vie mais parallèlement de mettre en place une égalité de moyens d’éducation. Les seconds ne pouvant s’exercer vraiment sans les premiers.

On voit bien que cela n’existe pas, même si une tendance égalitaire est envisageable dans le merdier des concurrences réelles, suggérées ou mises en place.

Il n’empêche que des êtres humains sont soumis à ce mépris, à cette atteinte à la liberté individuelle. Une bagatelle diront certains à côté des misère de ce monde que sont les génocides, les massacres sans nom, les bateaux des pauvres qui sombrent sans biens mais avec des corps. Un bagatelle pourquoi pas ? Mais qui fait mal !

Thierry Lepaon blanchi par une enquête interne de la CGT

Eugénie Barbezat avec AFP
Mardi, 14 Avril, 2015

 

Modérer notre individualisme dans POLITIQUE le-numero-un-de-la-cgt-accepte-de-laisser-son-sort-

AFP
Les conclusions du document présenté mardi par Philippe Martinez pointent une surfacturation et mettent totalement hors de cause l’ex secrétaire général.
Dans un document publié mardi 14 avril, la CGT dédouane de toute responsabilité dans l’affaire de la rénovation de son ancien appartement, Thierry Le paon, son ancien secrétaire général qui a démissionné en janvier après cette polémique.
Selon des révélations du Canard enchaîné en octobre 2014, ces travaux avaient coûté 130 000 euros à la centrale syndicale.
 Les travaux « ont été réalisés en dehors de la responsabilité du secrétaire général », qui n’a « notamment pas eu connaissance des devis » et « a découvert les travaux une fois ceux-ci achevés », a déclaré M. Martinez devant la direction élargie de la centrale, selon la CGT. Il a en revanche estimé que la facture des travaux était « en décalage par rapport à la réalité des prestations effectuées » et n’a pas exclu « un recours juridique ».
 

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