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Tsipras : comme De Gaulle ?

Posté par jacques LAUPIES le 11 avril 2015

Tsipras : comme De Gaulle ? dans POLITIQUE de-gaulles-urss

 

 

Quand les anglo-saxons  cherchaient des poux à De Gaulle dans les années 60, si mes souvenirs sont exacts, celui-ci décidait de rendre visite aux chinois et aux soviétiques (en 1966). La France fut le premier pays occidental à reconnaître la Chine.

Réaction élémentaire contre ceux qui ne voulaient pas entendre la voix déjà forte à Londres et qui se surcroit, l’histoire l’a prouvé, mettaient des bâtons dans les roues d’une politique d’indépendance nationale (1), même si les intentions de la bourgeoisie française étaient peu suspectes de patriotisme absolu.

Le nationalisme de l’un des plus grands chefs d’état que nous ayons eu n’était évidemment pas dénué d’attaches avec la finance et les monopoles français. A défaut de devoir supporter une gauche au sein de laquelle les communistes exerçaient une forte influence, ces monopoles ont préféré avoir recours au Général. Jusqu’au moment ils ont jugé bon de s’en débarrasser

Il faut reconnaître que celui-ci avait quelque peine à voir la France en dépendance.

Les basculages politiques suivirent son départ notamment quand la droite libérale giscardisée pointa le nez et nous mit, déjà à l’heure des abandons, entre les mains d’une finance internationale et celle des ultra libéraux. Le règne des marchés financiers, auxquels  Mitterrand et ses successeurs n’opposèrent pas la moindre résistance, naissait avec la suite que l’on connaît.

Alors que les grecs soient les premiers à les contester concrètement aujourd’hui et « jouent », en quelque sorte avec les contradictions, comme on disait à l’époque « inter impérialistes », ne peut nous déplaire, surtout si cela pouvait ramener Bruxelles à un peu plus de raison. Si tant est que l’on puisse raisonner les adeptes du tout libéral !

 

(*) Je rappelle souvent la visite de ce journaliste des Izvestia que j’avais reçu et qui, préparant un voyage de De Gaulle en URSS, m’avait surpris avec son positionnement très favorable à De Gaulle, à une époque où communistes et gaullistes s’affrontaient  sur le terrain des luttes sociales et qui, entre autre, trouvait dans le Président français un allié conséquent en pleine guerre froide.

http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/de-gaulle-et-le-monde/de-gaulle-et-lrsquourss/documents/de-gaulle-allocution–radio-et-television-sovietiques–30-juin-1966.php

En même temps il m’avait fait part d’un certain mépris pour Nikita Khrouchtchev , lequel devait-être écarté en 1964, ce qui m’avait également étonné tant le voyais en la personne du premier ministre de l’URSS, celui qui avait dénoncé le stalinisme dont à l’époque je n’avais pas encore mesuré les dégâts.

 

Tsipras respecte Bruxelles et gagne du crédit à Moscou

Stéphane Aubouard
Vendredi, 10 Avril, 2015
Humanite.fr

 

Photo : Alexander Zemlianichenko/Pool/Reuters

Le spectre d’une aide financière russe à la Grèce hante tous les esprits à Bruxelles.
Photo : Alexander Zemlianichenko/Pool/Reuters
Le gouvernement grec a comme convenu tenu ses engagements auprès de ses partenaires européens en remboursant le FMI. La réouverture du dialogue diplomatique entre la Grèce et la Russie offre également de nouvelles perspectives à Athènes.

Alors que les Cassandre libérales de Bruxelles annoncent chaque jour la faillite de la Grèce, Athènes continue à tracer son sillon. Jeudi, le gouvernement Tsipras a remboursé comme prévu la tranche de 459 millions d’euros qu’elle devait au FMI (Fonds monétaire international) pour le mois d’avril. Mercredi, l’Agence grecque de la dette (PDMA) a réussi à renouveler 1,14 milliard d’euros de bons à six mois, majoritairement auprès de banques et d’investisseurs grecs. Cela devrait permettre de rembourser également un peu moins de 400 millions d’euros de paiements d’intérêts, et d’enclencher le renouvellement de 2,4 milliards d’euros de bons du Trésor à six et trois mois arrivant à échéance les 14 et 17 avril.

Depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir, la Grèce subit régulièrement des pressions des forces réactionnaires bruxelloises prêtes à tout pour voir la gauche radicale échouée. Les ressources financières d’Athènes sont en effet fragilisées et l’avenir du pays dépend d’un versement de 7,2 milliards d’euros que les créanciers (Union européenne et FMI) conditionnent à la mise en place d’un plan de réformes encore en débat à Bruxelles. «  Les discussions n’avancent qu’à petits pas, voire  à pas de bébé », expliquait mercredi un expert techniques de la zone euro. Des petits pas, peut-être, mais des pas qui permettent à Alexis Tsipras d’avancer – tout en gardant du crédit auprès de son peuple – et d’obliger l’Europe à le considérer comme un partenaire sérieux. C’est valable sur le plan de la dette. Depuis mercredi et la visite du chef de l’exécutif grec à Moscou, ça l’est tout autant sur la plan diplomatique.

La crise grecque « se résoudrait dans le cadre de la famille européenne »

Alexis Tsipras a en effet répondu de manière ferme mais diplomate à ses partenaires européens inquiets de cette entrevue Athènes-Moscou au moment même où les négociations autour de la dette grecque sont plus délicates que prévues y compris pour Bruxelles: « L’objectif de cette visite, c’est que nous prenions un nouveau départ dans nos relations, dans la recherche de la paix et de la sécurité en Europe », avait-il déclaré mardi soir jouant habilement sur les peurs européennes.

Le spectre d’une aide financière russe à la Grèce hante en effet tous les esprits à Bruxelles. Une peur que le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, a tenu à dissiper en répétant depuis les Etats-Unis où il était en visite, que la crise grecque « se résoudrait dans le cadre de la famille européenne ».

Ce que Vladimr Poutine a plus ou moins confirmé mercredi soir avec force circonvolution : « La Grèce ne nous a pas adressé de demande d’aide financière. Il n’est d’ailleurs pas question d’aide mais de coopération, y compris dans le domaine financier, en lien avec de grands projets concrets », a-t-il précisé.

Une phrase ambiguë qui offre au gouvernement de la gauche radicale grecque un atout supplémentaire dans sa manche. Les Européens le savent, Athènes est désormais moins isolé qu’il n’y parait dans le cadre des négociations. Et rien ne serait plus ennuyeux pour Bruxelles qu’Athènes puisse désormais se passer de la dernière tranche des 7,2 milliards d’euros d’aide du dernier mémorandum.

alinisme.

 

Tsipras respecte Bruxelles et gagne du crédit à Moscou

Stéphane Aubouard
Vendredi, 10 Avril, 2015
Humanite.fr

 

Photo : Alexander Zemlianichenko/Pool/Reuters

Le spectre d’une aide financière russe à la Grèce hante tous les esprits à Bruxelles.
Photo : Alexander Zemlianichenko/Pool/Reuters
Le gouvernement grec a comme convenu tenu ses engagements auprès de ses partenaires européens en remboursant le FMI. La réouverture du dialogue diplomatique entre la Grèce et la Russie offre également de nouvelles perspectives à Athènes.

Alors que les Cassandre libérales de Bruxelles annoncent chaque jour la faillite de la Grèce, Athènes continue à tracer son sillon. Jeudi, le gouvernement Tsipras a remboursé comme prévu la tranche de 459 millions d’euros qu’elle devait au FMI (Fonds monétaire international) pour le mois d’avril. Mercredi, l’Agence grecque de la dette (PDMA) a réussi à renouveler 1,14 milliard d’euros de bons à six mois, majoritairement auprès de banques et d’investisseurs grecs. Cela devrait permettre de rembourser également un peu moins de 400 millions d’euros de paiements d’intérêts, et d’enclencher le renouvellement de 2,4 milliards d’euros de bons du Trésor à six et trois mois arrivant à échéance les 14 et 17 avril.

Depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir, la Grèce subit régulièrement des pressions des forces réactionnaires bruxelloises prêtes à tout pour voir la gauche radicale échouée. Les ressources financières d’Athènes sont en effet fragilisées et l’avenir du pays dépend d’un versement de 7,2 milliards d’euros que les créanciers (Union européenne et FMI) conditionnent à la mise en place d’un plan de réformes encore en débat à Bruxelles. «  Les discussions n’avancent qu’à petits pas, voire  à pas de bébé », expliquait mercredi un expert techniques de la zone euro. Des petits pas, peut-être, mais des pas qui permettent à Alexis Tsipras d’avancer – tout en gardant du crédit auprès de son peuple – et d’obliger l’Europe à le considérer comme un partenaire sérieux. C’est valable sur le plan de la dette. Depuis mercredi et la visite du chef de l’exécutif grec à Moscou, ça l’est tout autant sur la plan diplomatique.

La crise grecque « se résoudrait dans le cadre de la famille européenne »

Alexis Tsipras a en effet répondu de manière ferme mais diplomate à ses partenaires européens inquiets de cette entrevue Athènes-Moscou au moment même où les négociations autour de la dette grecque sont plus délicates que prévues y compris pour Bruxelles: « L’objectif de cette visite, c’est que nous prenions un nouveau départ dans nos relations, dans la recherche de la paix et de la sécurité en Europe », avait-il déclaré mardi soir jouant habilement sur les peurs européennes.

Le spectre d’une aide financière russe à la Grèce hante en effet tous les esprits à Bruxelles. Une peur que le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, a tenu à dissiper en répétant depuis les Etats-Unis où il était en visite, que la crise grecque « se résoudrait dans le cadre de la famille européenne ».

Ce que Vladimr Poutine a plus ou moins confirmé mercredi soir avec force circonvolution : « La Grèce ne nous a pas adressé de demande d’aide financière. Il n’est d’ailleurs pas question d’aide mais de coopération, y compris dans le domaine financier, en lien avec de grands projets concrets », a-t-il précisé.

Une phrase ambiguë qui offre au gouvernement de la gauche radicale grecque un atout supplémentaire dans sa manche. Les Européens le savent, Athènes est désormais moins isolé qu’il n’y parait dans le cadre des négociations. Et rien ne serait plus ennuyeux pour Bruxelles qu’Athènes puisse désormais se passer de la dernière tranche des 7,2 milliards d’euros d’aide du dernier mémorandum.

 

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