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A Arles : place de la République jeudi à 10 h 30

Posté par jacques LAUPIES le 8 avril 2015

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Le 9 avril peut et doit constituer une étape forte de mobilisation des salariés, des retraités et des privés d’emplois. Elle doit être une journée pour se faire entendre sur les lieux de travail et dans la rue pour construire collectivement un autre avenir social et économique pour la réponse aux besoins sociaux.

 

Retrouvons nombreuses et nombreux, le jeudi 9 avril 2015, Place de la République à Arles à 10H30 

 

 

Loi Macron: après le coup de force, la surenchère des libéraux

Adrien Rouchaleou
Mardi, 7 Avril, 2015
L’Humanité

 

A Arles : place de la République jeudi à 10 h 30 dans POLITIQUE loimacron_0
Photo Martin Bureau / AFP
Le projet de loi sur la croissance porté par le ministre de l’Économie est examiné par les sénateurs à partir d’aujourd’hui. 
En commission, les parlementaires UMP-UDI ont aggravé un texte déjà très libéral. Seul le Front de gauche s’y oppose vraiment.

En temps normal, quand le paysage politique est clair et lisible, un projet de loi créé par un gouvernement socialiste devrait être adopté par l’Assemblée nationale à majorité de gauche, et ne pas emporter la majorité d’un Sénat de droite. La première moitié du quinquennat, marquée par l’échec de François Hollande et de ses gouvernements à convaincre l’ensemble des forces de gauche (en particulier communistes et parfois écologistes), avait déjà démontré qu’un texte d’un gouvernement socialiste pouvait être rejeté par un Sénat où la gauche tenait la majorité des fauteuils. La loi Macron, qui y est débattue en séance publique à partir d’aujourd’hui, fera la démonstration que la majorité de gauche de l’Assemblée peut aussi faire défaut au gouvernement qui a eu recours au passage en force du 49-3, mais que le Sénat reconquis par la droite peut soutenir le projet du ministre de l’Économie du gouvernement de Manuel Valls.

Pourtant, la droite sénatoriale s’agite autour de ce texte. Comme l’ancienne majorité de gauche avant l’élection de François Hollande, elle a bien compris le rôle tribunicien d’un Sénat d’opposition : a. cher des positions fortes dans l’optique de la reconquête de l’Élysée et du Palais-Bourbon. Mais ni UMP, ni UDI ne dénoncent la philosophie du projet de loi. Le reproche le plus dur que lui fait l’UDI Vincent Capo- Canellas, président de la commission spéciale qui a achevé le 25 mars l’examen préparatoire du texte, c’est d’être « protéiforme, maladroit, un peu balourd » . Avec une opposition pareille, plus besoin de majorité…

D’ailleurs, contrairement à ce que tente de faire croire la majorité sénatoriale, le projet d’Emmanuel Macron satisfait largement la droite sur de nombreux points. Le ministre n’aura pas à batailler pour convaincre la Haute Assemblée d’adopter la libéralisation des transports par autocar au détriment du rail, le soutien au logement intermédiaire, les « zones touristiques » créées pour y permettre l’ouverture des commerces tous les dimanches de l’année, le développement de l’actionnariat salarié, ou encore la suppression de la peine d’emprisonnement pour les patrons se rendant coupables de délit d’entrave aux instances représentatives du personnel. Sur les 254 articles du texte résultant des travaux de la commission, 124 ont été adoptés sans être amendés. Pour le reste, la philosophie « probusiness » reste la toile de fond du texte. Échaudés par le pied posé par le gouvernement socialiste sur leur pré carré propatronal, UMP et UDI cherchent juste à aller encore plus loin. « Ce texte est entièrement tourné vers la défense des intérêts privés et ignore la justice sociale et l’intérêt général », ont quant à eux dénoncé les sénateurs communistes.   

Dans sa stratégie de « main tendue exigeante », la droite sénatoriale exige beaucoup. « Le sursis qui nous est accordé par Bruxelles doit être mis à profit pour engager de vraies réformes, pas des semblants de réformes », estime Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs UMP. Et ils ne font tellement pas semblant que le projet de loi issu de la commission ressemble à un catalogue des fantasmes du Medef.

Ainsi, la majorité UMP-UDI souhaite autoriser les entreprises à négocier des « accords offensifs » pour leur permettre de s’affranchir de la durée légale du travail. Le mot « dérogation » est utilisé, mais dans les faits, ce serait bel et bien la fin des 35 heures. La question d’une modification des seuils sociaux, vieux serpent de mer du patronat qui lui permettrait de se délester d’obligations de représentation des salariés, est posée. La majorité sénatoriale compte aussi proposer un allégement de plus de la fiscalité des entreprises dans le but de favoriser les entreprises familiales… Certaines de ces mesures sont d’ailleurs annoncées dans le prochain projet de loi sur le travail du ministre François Rebsamen. Entre UMP et gouvernement, c’est à qui ira le plus loin en premier.

Parmi les mesures emblématiques du texte rédigé par Bercy, la droite apprécie particulièrement celles portant sur le travail dominical, un de ses fétiches. Elle propose simplement de pousser un peu plus loin (lire le point de vue de Karl Ghazi, ci-contre), ce à quoi ne s’oppose pas franchement la socialiste Nicole Bricq, ex-ministre du Commerce extérieur de Jean-Marc Ayrault, pour laquelle « il y a là un véritable gisement d’emplois ». Tout juste estime-t-elle qu’« encore une fois, pour les socialistes, c’est la négociation qui compte ».

 

Le Front de gauche a déposé 
480 amendements

En commission, seul le communiste Jean-Pierre Bosino a rappelé que « le travail du dimanche est imposé ». « En raison du lien de subordination entre l’employeur et le salarié, la notion de volontariat n’a aucun sens dans le monde du travail », a argumenté le sénateur de l’Oise. Sur ce point est résumé le profil du débat qui se tiendra cette semaine dans l’Hémicycle : le Front de gauche en seul opposant au projet de loi (ils ont déposé 480 amendements), tandis que droite et socialistes joueront leur partition à deux voix, les premiers en réclamant toujours plus (« Nous attendons de voir si le gouvernement est prêt à faire un pas », déclare François Zocchetto, chef de file des centristes), les seconds en profitant pour se donner une image de modérés combattant les outrances libérales de la droite (« Quand il y aura des amendements trop à droite, nous déposerons des amendements de suppression », annonce Nicole Bricq, comme s’il n’était pas naturel que des parlementaires de « gauche » combattent les amendements de la droite). Restera le symbole d’un texte libéral, écrit par un ministre socialiste, voté largement par un Sénat de droite, alors que, faute d’une majorité assurée à l’Assemblée nationale, Manuel Valls avait renoncé à le faire voter en engageant la responsabilité du gouvernement par l’article 49-3 de la Constitution. Bruno Retailleau l’a compris et en joue pour faire monter la pression tout en piquant l’adversaire : « Nous voulons faire sauter les verrous dès maintenant. Nous proposons au gouvernement d’intégrer (nos) dispositions dans ce texte puisqu’il n’aura plus d’autre occasion d’engager sa responsabilité pendant cette législature. Quitte à utiliser le 49-3, autant le faire pour quelque chose qui ait du sens. »

Pour dire « non à la loi macron ! »  
Le collectif 3A (Alternative à l’austérité), qui regroupe des syndicats, des associations et des partis de gauche, organise un meeting unitaire, ce soir, à 19 heures, au gymnase Japy à Paris 11e (2, rue Japy, métro Charonne ou Voltaire), pour dire « non à la loi Macron ». Une vingtaine d’orateurs y prendront la parole, parmi lesquels Olivier Dartigolles (PCF), Éric Coquerel (PG), Olivier Besancenot (NPA), Jérôme Gleizes (EELV), Gérard Filoche (PS), Willy Pelletier (Copernic), Liêm Hoang-Ngoc, Clémentine Autain et Karl Ghazi (voir ci-contre)…

 

 

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