• Admin.du Site

  • Archives

Canton de Chateaurenard (et Tarascon) : à gauche le vote FRONT DE GAUCHE/PCF s’impose

Posté par jacques LAUPIES le 2 mars 2015

 

 

 

DSC_0646-1

La gauche alternative doit se rassembler autour des candidats FDG/PCF

Notre photo : Jacques ROUSSET (Conseiller Municipal de Cabanes) et Yvette LOUIS (Adjointe au Maire de Noves)

Ce VENDREDI 6 MARS à 18 H00 REUNION PUBLIQUE à CHATEAURENARD

 

 

Élections départementales : la gauche alternative élargit son rassemblement

Julia Hamlaoui
Lundi, 2 Mars, 2015
L’Humanité
Photo :  Pierre Pytkowicz

À Paris, le 15 novembre dernier. Manifestation à l’appel du Collectif 3A (Alternative à l’Austérité).
Photo :  Pierre Pytkowicz
Alors que le scrutin des 22 et 29 mars s’annonce difficile pour la gauche, entre abstention et montée de la droite et de l’extrême droite, des alliances nouvelles au sein de la gauche alternative se traduisent par des candidatures communes. À la fois concrétisation et mise à l’épreuve pour un rassemblement déjà engagé.

Les élections départementales des 22 et 29 mars s’annoncent tendues pour la gauche. Des estimations prédisent jusqu’à 40 départements qui pourraient basculer à droite, sur les 56 que la gauche dirige aujourd’hui (50 pré- sidés par le PS, 2 par le PCF et 4 par le PRG). « C’est une campagne qui va être diffi cile, reconnaît Robert Injey, membre de la direction du Parti communiste. Tout va être fait pour en minimiser la portée. Tout est fait pour écrire à l’avance le scénario d’une “poussée” du Front national. » Mais au PCF, qui au sein de son Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr) compte 220 conseillers généraux sortants, comme dans l’ensemble du Front de gauche, on entend se saisir de ces élections pour faire vivre aussi bien localement que nationalement une alternative à la politique libérale que conduit le gouvernement socialiste.

Avec la première étape de la campagne, le dépôt des candidatures, un constat émerge : le spectre du rassemblement pour une alternative à gauche s’est élargi. Au-delà des forces qui composent le Front de gauche, les 1 517 binômes qu’il présente ou soutient (soit une présence sur 76 % du territoire) comptent des candidats communs avec Europe Écologie-les Verts (EELV) pour 12,5 % d’entre eux, mais aussi avec Nouvelle Donne, le Mouvement républicain et citoyen, des socialistes frondeurs ou encore des citoyens issus du mouvement social. « On va faire en sorte que cette élection soit un peu moins difficile pour nous que pour les partis du gouvernement, auxquels on refuse d’être assimilés puisqu’ils font une politique de droite », espère Éric Coquerel, coordinateur du Parti de gauche (PG). Avec une abstention qui pourrait s’élever à 55 % dans les rangs de la gauche (contre 45 % à droite), selon le dernier sondage Ifop paru dans le Journal du dimanche, le défi est d’ampleur. « Si on veut retrouver les électeurs de gauche en proie à la colère, à la déception et au dé- sarroi, il faut que la gauche retrouve ses valeurs », estime Pascal Savoldelli, en charge des élections au PCF, alors que nombre de ces électeurs déçus par la politique gouvernementale se sont réfugiés dans l’abstention lors des derniers scrutins. Et de décliner les trois raisons qui fondent, selon lui, ce choix largement majoritaire dans la gauche alternative de candidatures de rassemblement pour « une vraie politique de gauche » : « Éviter la surenchère libérale en empêchant la droite et l’extrême droite de faire main basse sur des dizaines de départements », « pré- senter des élus de proximité qui défendent le département et ses services publics pour amplifier les politiques de solidarité et d’égalité », « s’unir contre l’austérité qui frappe les collectivités, les services publics, mais aussi les associations ».

Le champ de la contestation à gauche s’est élargi à de nouvelles forces

« Pour le Front de gauche, il s’agit de résister le plus possible aux méfaits des politiques de droite comme dites de gauche, et de préparer le terrain pour la reconstruction à gauche d’une force de transformation sociale et écologique », estime Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble, qui rappelle que « ces élections vont peser dans la vie concrète des citoyens car les départements sont en charge des dépenses sociales ». Une occasion de poursuivre le travail de rassemblement des forces anti-austérité engagé aussi bien au sein du collectif 3A (Alternative à l’austérité), qui a été à l’initiative de différentes manifestations, dans les Chantiers de l’espoir, dont la vocation est d’élaborer des propositions communes, ou encore dans la solidarité avec le peuple grec. « Le Front de gauche ne pourra pas être l’alternative à lui seul, donc il fallait, à ces élections, commencer à élargir le camp de tous ceux qui contestent le libéralisme, la politique du gouvernement, le productivisme », explique Éric Coquerel. Cependant, le coordinateur du PG envisage cette « réussite » comme, au mieux, un « redémarrage », car il restera, selon lui, « très compliqué d’inverser le signal global de cette élection, qui sera caractérisée par un fort vote pour le FN et une forte abstention ». D’autant que, selon Clémentine Autain, « l’entrée en campagne des militants est difficile ». Outre la démobilisation des électeurs de gauche, ils auront à faire face au nouveau mode de scrutin binominal et paritaire, au redécoupage des cantons et aux incertitudes quant aux compétences des futurs conseils départementaux (qui remplacent les conseils généraux), encore en discussion au Parlement. Mais, en contrepoint, depuis les élections de 2014, le champ de la contestation à gauche s’est élargi à de nouvelles forces, notamment Europe Écologie-les Verts.

Et c’est avec EELV que les candidatures communes aux élections de mars sont les plus nombreuses. Elles représentent 12,5 % des 1 517 binômes qui ont l’investiture du Front de gauche et se répartissent dans 57 départements. Les écologistes, eux, seront présents dans un peu moins de 1 000 cantons, selon David Cormand, en charge des élections à EELV. « Dans 45 % des cas avec au moins une composante du Front de gauche, dans 36 % en autonomie, dans 16 % en alliance avec le PS et, dans le reste des cas, à la fois avec le PS et le PC », détaille-t-il. De quoi sans doute susciter l’agacement d’une partie des écologistes. À l’instar du chef de file des sénateurs, Jean-Vincent Placé, qui, favorable à un retour au gouvernement, dénonçait à la mi-février « un déplacement vers l’extrême gauche des Verts ». « Le choix a été fait au niveau local par les militants. Cela permet de relativiser l’argument selon lequel EELV serait très divisé entre les partisans du Parti socialiste et les autres », rétorque David Cormand, soulignant « une volonté assez homogène de construire un projet de façon autonome du PS ».

Le PS isolé, sauf en cas d’extrêmes nécessités

Le Parti socialiste se trouve ainsi plutôt isolé. Les nombreux appels à l’unité de son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, n’ont pas convaincu. « Quand le PS parle d’union, il parle de ralliement à sa politique », estime Pascal Savoldelli. « Toutes les partielles ont montré que si l’union de la gauche est efficace (contre la droite et l’extrême droite – NDLR), c’est au deuxième tour », ajoute-t-il. Pas plus de succès lorsque c’est le patron du PS qui appelle à l’unité avec cet argument : « Ce n’est pas la politique gouvernementale qui est en jeu, c’est la politique départementale », a-t-il tenté sur BFMTV, il y a encore quinze jours. En l’occurrence, « il y a aussi des positions locales qui divergent, notamment sur la réduction des dépenses publiques », rappelle Pascal Savoldelli. Du côté du PG, on s’en félicite, estimant que c’est « une page de tournée sur les municipales », où les débats stratégiques avaient créé de vives tensions au sein du Front de gauche.

Deux exceptions subsistent toutefois à cet isolement du Parti socialiste. D’abord, dans 39 cantons concernés par des alliances PS-PCF, « où il y a un danger majeur d’élimination de la gauche au premier tour par la droite et le FN, et de victoire de celui-ci », explique-t-on au PCF. Mais aussi du fait d’alliances avec des socialistes dits « frondeurs ». C’est le cas notamment dans le département de l’Essonne, aujourd’hui présidé par Jérôme Guedj, l’un des animateurs de l’aile gauche du PS.

Des candidats Front de gauche issus du milieu associatif et syndical

Dans l’élargissement du rassemblement de la gauche alternative pour ces élections, le Front de gauche veut voir la prolongation de l’appel des Chantiers de l’espoir, lancé en janvier par 500 personnalités de gauche et dont la première initiative nationale devrait se tenir le 11 avril. En attendant, « nos candidats vont concrètement les mettre en œuvre en traduisant les attentes et les besoins des populations », explique Pascal Savoldelli. D’ailleurs, la dynamique se caractérise également par des candidatures citoyennes ou issues du mouvement social, dans des dizaines de cantons. C’est le cas dans la Nièvre ou encore dans le Loiret, où le Front de gauche se félicite d’avoir parmi les candidats qu’il soutient « de nombreux militants associatifs et syndicaux qui se battent chaque jour contre les conséquences de l’austérité ». Mais le scrutin constituera aussi une sorte de « test » de la stratégie mise en œuvre, selon Éric Coquerel. « J’espère que les alliances nouées avec EELV porteront leurs fruits, abonde Clémentine Autain, car il y a là potentiellement une perspective qui peut être porteuse d’avenir. »

Abstention massive et fort vote FN se profilent. Les sondages se suivent et ne s’améliorent malheureusement pas. Le dernier 
en date, réalisé par l’Ifop et paru hier dans le Journal du dimanche, prédit 
une forte abstention pour le scrutin de mars avec seulement 43 % de votants. 
L’enquête place également en tête des « souhaits » exprimés par les sondés (29 %) celui d’une victoire du Front national (FN), à égalité avec celui d’un 
succès des candidats UMP et UDI. À gauche, le Parti socialiste recueille 23 %, 
Europe Écologie-les Verts 10 % et le Front de gauche 9 %. Les sondages de 
ce type sont cependant à prendre avec précaution, car ils ne tiennent pas 
compte des particularités locales.

 

 

Élections départementales : la gauche alternative élargit son rassemblement

Julia Hamlaoui
Lundi, 2 Mars, 2015
L’Humanité
Photo :  Pierre Pytkowicz

À Paris, le 15 novembre dernier. Manifestation à l’appel du Collectif 3A (Alternative à l’Austérité).
Photo :  Pierre Pytkowicz
Alors que le scrutin des 22 et 29 mars s’annonce difficile pour la gauche, entre abstention et montée de la droite et de l’extrême droite, des alliances nouvelles au sein de la gauche alternative se traduisent par des candidatures communes. À la fois concrétisation et mise à l’épreuve pour un rassemblement déjà engagé.

Les élections départementales des 22 et 29 mars s’annoncent tendues pour la gauche. Des estimations prédisent jusqu’à 40 départements qui pourraient basculer à droite, sur les 56 que la gauche dirige aujourd’hui (50 pré- sidés par le PS, 2 par le PCF et 4 par le PRG). « C’est une campagne qui va être diffi cile, reconnaît Robert Injey, membre de la direction du Parti communiste. Tout va être fait pour en minimiser la portée. Tout est fait pour écrire à l’avance le scénario d’une “poussée” du Front national. » Mais au PCF, qui au sein de son Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr) compte 220 conseillers généraux sortants, comme dans l’ensemble du Front de gauche, on entend se saisir de ces élections pour faire vivre aussi bien localement que nationalement une alternative à la politique libérale que conduit le gouvernement socialiste.

Avec la première étape de la campagne, le dépôt des candidatures, un constat émerge : le spectre du rassemblement pour une alternative à gauche s’est élargi. Au-delà des forces qui composent le Front de gauche, les 1 517 binômes qu’il présente ou soutient (soit une présence sur 76 % du territoire) comptent des candidats communs avec Europe Écologie-les Verts (EELV) pour 12,5 % d’entre eux, mais aussi avec Nouvelle Donne, le Mouvement républicain et citoyen, des socialistes frondeurs ou encore des citoyens issus du mouvement social. « On va faire en sorte que cette élection soit un peu moins difficile pour nous que pour les partis du gouvernement, auxquels on refuse d’être assimilés puisqu’ils font une politique de droite », espère Éric Coquerel, coordinateur du Parti de gauche (PG). Avec une abstention qui pourrait s’élever à 55 % dans les rangs de la gauche (contre 45 % à droite), selon le dernier sondage Ifop paru dans le Journal du dimanche, le défi est d’ampleur. « Si on veut retrouver les électeurs de gauche en proie à la colère, à la déception et au dé- sarroi, il faut que la gauche retrouve ses valeurs », estime Pascal Savoldelli, en charge des élections au PCF, alors que nombre de ces électeurs déçus par la politique gouvernementale se sont réfugiés dans l’abstention lors des derniers scrutins. Et de décliner les trois raisons qui fondent, selon lui, ce choix largement majoritaire dans la gauche alternative de candidatures de rassemblement pour « une vraie politique de gauche » : « Éviter la surenchère libérale en empêchant la droite et l’extrême droite de faire main basse sur des dizaines de départements », « pré- senter des élus de proximité qui défendent le département et ses services publics pour amplifier les politiques de solidarité et d’égalité », « s’unir contre l’austérité qui frappe les collectivités, les services publics, mais aussi les associations ».

Le champ de la contestation à gauche s’est élargi à de nouvelles forces

« Pour le Front de gauche, il s’agit de résister le plus possible aux méfaits des politiques de droite comme dites de gauche, et de préparer le terrain pour la reconstruction à gauche d’une force de transformation sociale et écologique », estime Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble, qui rappelle que « ces élections vont peser dans la vie concrète des citoyens car les départements sont en charge des dépenses sociales ». Une occasion de poursuivre le travail de rassemblement des forces anti-austérité engagé aussi bien au sein du collectif 3A (Alternative à l’austérité), qui a été à l’initiative de différentes manifestations, dans les Chantiers de l’espoir, dont la vocation est d’élaborer des propositions communes, ou encore dans la solidarité avec le peuple grec. « Le Front de gauche ne pourra pas être l’alternative à lui seul, donc il fallait, à ces élections, commencer à élargir le camp de tous ceux qui contestent le libéralisme, la politique du gouvernement, le productivisme », explique Éric Coquerel. Cependant, le coordinateur du PG envisage cette « réussite » comme, au mieux, un « redémarrage », car il restera, selon lui, « très compliqué d’inverser le signal global de cette élection, qui sera caractérisée par un fort vote pour le FN et une forte abstention ». D’autant que, selon Clémentine Autain, « l’entrée en campagne des militants est difficile ». Outre la démobilisation des électeurs de gauche, ils auront à faire face au nouveau mode de scrutin binominal et paritaire, au redécoupage des cantons et aux incertitudes quant aux compétences des futurs conseils départementaux (qui remplacent les conseils généraux), encore en discussion au Parlement. Mais, en contrepoint, depuis les élections de 2014, le champ de la contestation à gauche s’est élargi à de nouvelles forces, notamment Europe Écologie-les Verts.

Et c’est avec EELV que les candidatures communes aux élections de mars sont les plus nombreuses. Elles représentent 12,5 % des 1 517 binômes qui ont l’investiture du Front de gauche et se répartissent dans 57 départements. Les écologistes, eux, seront présents dans un peu moins de 1 000 cantons, selon David Cormand, en charge des élections à EELV. « Dans 45 % des cas avec au moins une composante du Front de gauche, dans 36 % en autonomie, dans 16 % en alliance avec le PS et, dans le reste des cas, à la fois avec le PS et le PC », détaille-t-il. De quoi sans doute susciter l’agacement d’une partie des écologistes. À l’instar du chef de file des sénateurs, Jean-Vincent Placé, qui, favorable à un retour au gouvernement, dénonçait à la mi-février « un déplacement vers l’extrême gauche des Verts ». « Le choix a été fait au niveau local par les militants. Cela permet de relativiser l’argument selon lequel EELV serait très divisé entre les partisans du Parti socialiste et les autres », rétorque David Cormand, soulignant « une volonté assez homogène de construire un projet de façon autonome du PS ».

Le PS isolé, sauf en cas d’extrêmes nécessités

Le Parti socialiste se trouve ainsi plutôt isolé. Les nombreux appels à l’unité de son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, n’ont pas convaincu. « Quand le PS parle d’union, il parle de ralliement à sa politique », estime Pascal Savoldelli. « Toutes les partielles ont montré que si l’union de la gauche est efficace (contre la droite et l’extrême droite – NDLR), c’est au deuxième tour », ajoute-t-il. Pas plus de succès lorsque c’est le patron du PS qui appelle à l’unité avec cet argument : « Ce n’est pas la politique gouvernementale qui est en jeu, c’est la politique départementale », a-t-il tenté sur BFMTV, il y a encore quinze jours. En l’occurrence, « il y a aussi des positions locales qui divergent, notamment sur la réduction des dépenses publiques », rappelle Pascal Savoldelli. Du côté du PG, on s’en félicite, estimant que c’est « une page de tournée sur les municipales », où les débats stratégiques avaient créé de vives tensions au sein du Front de gauche.

Deux exceptions subsistent toutefois à cet isolement du Parti socialiste. D’abord, dans 39 cantons concernés par des alliances PS-PCF, « où il y a un danger majeur d’élimination de la gauche au premier tour par la droite et le FN, et de victoire de celui-ci », explique-t-on au PCF. Mais aussi du fait d’alliances avec des socialistes dits « frondeurs ». C’est le cas notamment dans le département de l’Essonne, aujourd’hui présidé par Jérôme Guedj, l’un des animateurs de l’aile gauche du PS.

Des candidats Front de gauche issus du milieu associatif et syndical

Dans l’élargissement du rassemblement de la gauche alternative pour ces élections, le Front de gauche veut voir la prolongation de l’appel des Chantiers de l’espoir, lancé en janvier par 500 personnalités de gauche et dont la première initiative nationale devrait se tenir le 11 avril. En attendant, « nos candidats vont concrètement les mettre en œuvre en traduisant les attentes et les besoins des populations », explique Pascal Savoldelli. D’ailleurs, la dynamique se caractérise également par des candidatures citoyennes ou issues du mouvement social, dans des dizaines de cantons. C’est le cas dans la Nièvre ou encore dans le Loiret, où le Front de gauche se félicite d’avoir parmi les candidats qu’il soutient « de nombreux militants associatifs et syndicaux qui se battent chaque jour contre les conséquences de l’austérité ». Mais le scrutin constituera aussi une sorte de « test » de la stratégie mise en œuvre, selon Éric Coquerel. « J’espère que les alliances nouées avec EELV porteront leurs fruits, abonde Clémentine Autain, car il y a là potentiellement une perspective qui peut être porteuse d’avenir. »

Abstention massive et fort vote FN se profilent. Les sondages se suivent et ne s’améliorent malheureusement pas. Le dernier 
en date, réalisé par l’Ifop et paru hier dans le Journal du dimanche, prédit 
une forte abstention pour le scrutin de mars avec seulement 43 % de votants. 
L’enquête place également en tête des « souhaits » exprimés par les sondés (29 %) celui d’une victoire du Front national (FN), à égalité avec celui d’un 
succès des candidats UMP et UDI. À gauche, le Parti socialiste recueille 23 %, 
Europe Écologie-les Verts 10 % et le Front de gauche 9 %. Les sondages de 
ce type sont cependant à prendre avec précaution, car ils ne tiennent pas 
compte des particularités locales.

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

A qui profite le crime…

Posté par jacques LAUPIES le 1 mars 2015

Ce n’est pas moi qui vous le dirai ! 

A Poutine : peu probable !

A ses adversaires de l’intérieur ou de l’extérieur : possible !

A vous de voir, et ne regardez pas trop la télé et méfiez vous des commentateurs télécommandés.

 

 

Boris Nemtsov, tué par balles en plein centre de Moscou

Eugénie Barbezat avec AFP
Samedi, 28 Février, 2015

 

A qui profite le crime... dans POLITIQUE boris_nemtsov

reuters
L’opposant russe a été tué de 4 coups de feu en pleine rue, la nuit dernière. Un attentat condamné par le président Poutine qui le qualifie de « provocation ». Une marche en son honneur est organisée ce dimanche à Moscou.
Boris Nemtsov a été abattu, vendredi 27 février, dans le centre de Moscou. Ancien vice-Premier ministre de Boris Eltsine, et organisateur de marches pacifiques contre la guerre en Ukraine, Il était l’une des figures de l’opposition à Vladimir Poutine.  En septembre, il avait co-organisé la « Marche pour la paix », la première grande campagne pacifiste en Russie depuis le début du conflit avec l’ukraineil devait participer, dimanche, à l’une des plus importantes manifestation de protestation depuis des mois dans la capitale russe.
Boris Nemtsov se promenait avec une jeune femme venant d’Ukraine sur le Grand Pont de pierre, quand « une voiture s’est approché d’eux, un passager a alors tiré des coups de feu, dont quatre l’ont touché dans le dos, causant sa mort », a déclaré une porte-parole du ministère russe de l’Intérieur, Elena Alexeeva, à la chaîne de télévision Rossia 24. Un journaliste présent sur place rapporte que Boris Nemtsov a été tué à environ 200 mètres du Kremlin, la résidence officielle du président russe.
Le président  Poutine a rapidement condamné ce meurtre. « Poutine a déclaré que cet assassinat brutal portait les marques d’un meurtre commandité et avait tout d’une provocation« , a indiqué son porte-parole, ajoutant que le président avait demandé au Comité d’enquête, au ministère de l’Intérieur et au FSB d’enquêter sur cet assassinat.
De nombreux observateurs écartent la responsabilité directe de Vladimir Poutine dans cet assassinat. « La présidence n’a aucun intérêt à ça, explique Alban Mickozy. Ça ridiculise totalement le pouvoir, parce que ça s’est déroulé dans l’endroit le plus sécurisé et le plus filmé du pays. » L’analyste politique Stanislav Belkovsky estime également que Poutine n’avait aucune raison de s’en prendre à Boris Nemtsov dont la mort « ne sert pas les intérêts du Kremlin ». « Mais l’atmosphère de haine envers les idées alternatives qui est née ces derniers mois, depuis l’annexion de la Crimée, doit avoir joué un rôle » dans la mort de l’opposant russe, a-t-il expliqué à la radio Ekho Moskvy.
François Hollande a dénoncé un « odieux assassinat » et salué le « défenseur » de la démocratie qu’était Boris Nemtsov.
Une marche dans le centre de Moscou en hommage à Boris Nemtsov, est organisée ce dimanche, tandis que l’enquête se poursuit pour retrouver le ou les auteurs du meurtre.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Ce que j’en pense : et si et si…

Posté par jacques LAUPIES le 1 mars 2015

 

Parfois je me pose des questions :

Et si les américains après avoir soutenu les opposants afghans (les mêmes qu’ils combattent actuellement) contre les soviétiques n’étaient pas intervenus pour imposer leurs vues dans ce pays.

Et si les français et les américains n’étaient pas intervenus dans la guerre du Golfe et ensuite les américains « busché » n’étaient pas intervenus en Irak sous des faux prétextes qui devraient valoir au Président américain une condamnation pour crime de guerre.

Et si les occidentaux  n’étaient pas intervenus pour abattre Kadhafi en mettant la Syrie dans un pétrin innommable. En contribuant ainsi à l’implantation des islamistes dans le nord et le centre de l’Afrique

Et si les français, les anglais et les américains exigeaient le respect du peuple palestinien colonisé par la droite israélienne. 

Et si les « trafiquants officiels de vente d’armes » ne refilaient pas à des régimes dictatoriaux des chars ou des avions. Utilisés contre les peuples en lutte pour leur émancipation.

Et si cela ne nous avait conduit à faire la guerre au Mali pour éteindre tous ces feux allumés au nom de la liberté et des droits de l’homme, l’arbre qui cache la forêt des puits de pétrole.

Avec des si on fait beaucoup de choses. Oui sans doute ! Mais on peut penser qu’avec ces si là on aurait pu éviter d’être dans le pétrin et d’envoyer des porte-avion (et 3 députés sous-marins) en Syrie !

On ne traite pas avec les Dictateurs dit Hollande : tiens tiens, première nouvelle. On va désormais surveiller ça de près, car jusqu’à présent, ce n’était pas la règle.

On peut cependant s’interroger de quel droit on se substitue aux peuples pour leur imposer des démocraties qui aboutissent dans notre pays (et pas seulement lui) à ce qu’un Président ne représente plus qu’un cinquième de l’opinion.

Mais bon nous acceptons gentiment cette règle. Même si elle aboutit à des guerres en chantier et déjà à des centaines de milliers de morts ! Franchement jusqu’où ira notre tolérance ?

Au passage je rappellerai à la jeunesse, généralement victime d’une interprétation orientée de l’histoire par la plupart des programmes scolaires et soumise à des pressions médiatiques relatant l’actualité, qu’il existe en France un Parti Communiste et qu’à chacun des épisodes ci dessus relatés il s’est clairement prononcés contre ces actes de guerre.

Mais j’avoue que c’est une maigre consolation d’avoir raison avant les autres. Et pire, de devoir assumer demain l’extinction des incendies que ces derniers ont provoqués.

 

Al Assad rencontre des parlementaires français

Pierre Barbancey
Jeudi, 26 Février, 2015
L’Humanité

 

Photo : France 2/Télévision officielle syrienne

Seule la télévision officielle syrienne en a diffusé des images de la rencontre, sans le son.
Photo : France 2/Télévision officielle syrienne
Le chaos régional pourrait expliquer cette initiative, alors que Paris dit refuser tout contact avec le président syrien.

Le ministère français des Affaires étrangères peut bien continuer à asséner que « la position de la France est constante : nous ne discutons pas avec Assad », il n’en reste pas moins qu’hier quatre parlementaires français en « mission personnelle » en Syrie ont rencontré à Damas le président syrien, Bachar Al Assad. La visite de cette délégation française (PS, UMP et UDI, tous membres de l’association d’amitiés parlementaires France-Syrie) est une première depuis la fermeture de l’ambassade de France en 2012. En privé, de nombreux diplomates européens estiment d’ailleurs que le moment est venu de rouvrir des canaux de communication avec Damas. D’après l’agence de presse syrienne Sana, Assad a déclaré que la Syrie « encourage la coopération entre les États, manière la plus efficace de contrer l’expansion du terrorisme et de l’éliminer ». Chose impossible si, comme le fait Paris, aucun canal de communication ne se rouvre avec Damas. Ce qui semble indiquer en tout cas que la situation tant en Syrie et en Irak qu’au Yémen, à Bahreïn, en Égypte, au Nigeria, voire au Mali et surtout en Libye n’est pas étrangère à ce nouveau développement. L’« État islamique » représente aujourd’hui un danger encore plus grand qu’al-Qaida. Or, jusqu’à présent, les résultats de la coalition officiellement mise en place pour éradiquer cet « État islamique » restent faibles. Comme le fait remarquer Pierre-Jean Luizard (le Piège Daech. L’État islamique ou le retour de l’Histoire, La Découverte, février 2015), « la faiblesse majeure de cette coalition reste l’absence de projet politique pour une région en pleine recomposition. Et il semble évident que la force militaire ne pourra, à elle seule, venir à bout d’un ennemi déterminé
et aux ressources importantes ».

Sur BFM TV, Jacques Myard (UMP, mem-bre de la délégation) a souligné qu’il ne pensait pas qu’il soit possible de combattre l’organisation « État islamique » sans la Syrie. C’est sans doute, de manière officieuse, ce qui commence à se faire. Reste à savoir qui a donné un feu vert (ou orange) à ces parlementaires, dont l’initiative survient après quelques tentatives plus officieuses des services de renseignement français. Le même jour, on apprenait par ailleurs la libération à Damas de l’opposant démocrate et laïque Louaï Hussein, connu pour sa recherche d’une solution pacifique à la crise qui agite la
 Syrie.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

1...45678
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...