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Soutenez l’action des communistes et du FDG

Posté par jacques LAUPIES le 9 mars 2015

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ELECTIONS DEPARTEMENTALES DES 22 ET 29 MARS 2015

REUNION PUBLIQUE

LES CANDIDATS DU 7ème CANTON DE CHATEAURENARD (INCLUANT TARASCON) SERONT PRESENTS

 SALLE RICHELIEU 1ER ETAGE

Boulevard Victor Hugo – TARASCON

CE VENDREDI 13 MARS 2015 A 18 H 30

 

POUR UN DEPARTEMENT PLUS SOLIDAIRE

CONTRE LA POLITIQUE D’AUSTERITE

POUR UNE ALTERNATIVE VRAIMENT A GAUCHE

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Voter communiste, voter Front de Gauche, pourquoi au fond ?

Posté par jacques LAUPIES le 8 mars 2015

Une des raisons de voter pour les candidats du PCF/FRONT DE GAUCHE sur le nouveau canton de Chateaurenard, globalement constitué sur la base du regroupement des anciens cantons de Chateaurenard et Tarascon est, entre autre, la contestation des restrictions budgétaires qui mettent en cause les politiques sociales, visant à protéger les plus démunis, souvent sans emploi et sans ressources.

D’autant qu’il serait possible à l’inverse d’améliorer les ressources des collectivités locales, si l’état s’en donnait fiscalement les moyens en réformant l’impôt, en luttant efficacement contre la fraude fiscale, en renégociant la dette (fondamentalement indue et produit de la spéculation bancaire et financière)

Les élections à quelque niveau que ce soit : municipal, départemental, régional, national, européen constituent un moyen de choisir, non pas pour défendre des intérêts seulement catégoriels mais aussi pour satisfaire l’intérêt général contre celui d’une minorité qui exploite.

Les dirigeants de la droite se gardent bien de porter le débats à ce niveau et préfèrent opposer les catégories les unes aux autre : actifs et retraités, jeunes et moins jeunes, immigrés et population (souvent d’origine immigrée) établie depuis plusieurs générations, commerçants et artisans aux salariés, etc.

Alors que la seule opposition source des difficultés que nous connaissons se situe, comme cela est dit et répété par les plus grands économistes du monde entier, dans le fait que un pour cent de la population mondiale possède la moitié de la richesse de la planète. Et que donc ils peuvent ainsi décider du sort de milliards d’individus, depuis l’africain ou l’indien qui est écrasé par la misère jusqu’aux travailleurs français et européens qui ,par la lutte a obtenu quelque garantie sociale.

Car posséder la richesse c’est pourvoir exploiter, pouvoir gouverner, pouvoir tromper, pouvoir juger parfois, pouvoir manipuler avec les idéologies barbares, raciales, empreintes, comme on l’a constaté dans le passé et comme cela se constate aujourd’hui, du dogmatisme religieux.

Et même lorsque des expériences fondées sur la solidarité, la coopération entre les individus, parfois pour certains d’entre eux sur une foi religieuse basée sur l’amour du prochain idéalisé, sont mise en échec, ce n’est pas tant elles qu’il faut seulement critiquer ou rejeter, mais c’est plutôt l’égoïsme  destructeur d’une poignée d’exploiteurs  qui freine la construction de la véritable humanité. C’est tout un système de rapports sociaux qu’il faut changer !

Quand la production atteint sur la planète un tel degré de socialisation du travail mettant en interdépendance des milliards d’individus il ne peut y avoir de réponse valable que dans la socialisation des moyens de production. C’est à dire d’en finir avec la minorité possédante et décidant quasiment seule des choix stratégiques en matière économique ou seul le profit financier est en définitive le moteur de développement (1)

Un vote, quel qu’il soit est un exercice de droit de citoyen qui ne peut valablement s’exercer, si ce citoyen n’a pas CONSCIENCE DE CETTE REALITE !

Mais en retour la conscience acquise implique l’action pour convaincre et rassembler et cela passe par une organisation politique qui campe bien sa tête sur ses pieds !

Qui, par delà des principes fondés sur une  théorie et des valeurs établies, reconnues par tous, y compris par certains adversaires, peut le faire ?

Vous voyez ce que je veux dire !

Et vous comprendrez peut-être mieux pourquoi plutôt que de fuir le mot communiste, l’expression  Parti Communiste, il faut les faire émerger car ils portent en eux l’avenir d’une société sans classe ou les hommes coopéreront dans la répartition du fruit du travail au lieu de s’affronter dans un mécanisme d’exploitation.

Mais surtout ne me dite pas que c’est une utopie quand dans notre société il y a des gens, et peut-être vous même sans le savoir, qui ont déjà une pratique communiste !

Et n’allez pas croire que je refuse les transitions et les compromis. Simplement je considère que si l’on transite il faut savoir vers quoi !

 

 

(1)  Quand j’entends comme ce soir une chanteuse, Françoise Hardy, qui semble mal vivre sa retraite et reprocher aux autres de prétendre faussement la vivre bien, citée par Ruquier  dans l’émission « on n’est pas couché », à l’instant ou je rédige ce commentaire, qu’elle présente dans son livre les milliardaires en généreux donateurs méritants et travailleurs, je me dis qu’un grand chemin reste à faire car hélas cette brave dame, qu’un temps j’ai cru intelligente, n’est ni plus ni moins dans le propos le plus réactionnaire qui soit. Vous me direz un réactionnaire peut-être intelligent. Bof !

En plus elle nous a fait un numéro de puritanisme face à Jean Teulé…Passons sur le reste ! Une vraie catastrophe ? Bigre la « pensée FN » n’est pas loin, pour le moins  Sarkozy y trouverait son compte. Mais soyons réaliste c’est d’elle et de ses intérêts de petite bourgeoise issue du show business qu’il s’agit dans son discours d’opposition à la gauche.

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ECONOMIE

Aucune mesure pour contraindre les banques à soutenir la production industrielle et non les circuits financiers les plus occultes

Loi Macron

Par Eliane Assassi / 5 mars 2015

Version provisoire

Le texte ci-dessous est une version résumée de l’intervention prononcée.
La version définitive et intégrale sera très prochainement en ligne.

Le 11 décembre dernier, mon ami Pierre Laurent vous avait interrogé de manière très précise sur le texte que votre gouvernement a imposé à l’Assemblée nationale par le 49-3 sans parvenir à le faire voter stricto sensu.

En réponse vous lui aviez déclaré avec violence et mépris : « Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je ne sais d’ailleurs pas si vous avez lu le texte qui a été déposé depuis hier en conseil des ministres ».

Peut-être allez-vous avoir l’occasion aujourd’hui de reconnaître le bien-fondé des propos de Monsieur Laurent. Et peut-être que, finalement, c’est vous, Monsieur le Ministre, qui n’aviez pas bien lu alors votre projet de loi.

Monsieur Laurent a dénoncé une généralisation du travail de nuit et du dimanche. Vrai ou faux Monsieur le Ministre ?

Il avait révélé la libéralisation des transports en autocar. Vrai ou faux ?

Il avait alerté sur la privatisation des aéroports de Nice et de Lyon. Avait-il mal lu comme les 35 000 Niçois qui ont signé contre cette mesure ?

Vendrez-vous oui ou non du capital de nos entreprises de défense ?

Réfutez-vous toute remise en cause des droits des salariés ? Ne vous attaquez-vous pas au droit du licenciement ?

Vous régularisez, sans doute, mais ne validez-vous pas le principe européen scandaleux du travail détaché ?

Ces mesures, parmi d’autres, ont coûté votre majorité à l’Assemblée, car beaucoup sont conscients de leur caractère dévastateur pour la société française.
Votre projet de loi a une colonne vertébrale, une cohérence : accroître les marges des profits des actionnaires.

Monsieur le Ministre, c’est là ma question fondamentale. Comment osez-vous présenter un projet destiné à la relance économique sans présenter la moindre mesure contraignant l’investissement de l’argent des immenses richesses produites, vers l’emploi, vers la lutte contre la précarité ?

Monsieur le ministre, pourquoi n’avez-vous pas proposé la moindre mesure pour contraindre les banques à diriger leurs moyens phénoménaux vers la production industrielle et non pas vers les circuits financiers les plus occultes ?

Et, s’il vous plait, ne brandissez pas un discours agressif selon lequel il y aurait d’un côté des modernistes et, de l’autre, des passéistes.

Acceptez que nous puissions ne pas partager vos recettes libérales et que nous ayons à y opposer de vraies solutions de gauche que nous verserons au débat, ici au Sénat.

 

Les départements n’arrivent plus à s’en sortir avec le RSA

Sébastien Crépel
Jeudi, 5 Mars, 2015
L’Humanité

 

Infographie : Idé

Infographie : Idé
Des présidents de conseils généraux lancent un nouveau cri d’alarme. Leurs recettes, plombées par le ralentissement de l’activité et l’austérité imposée par l’État, ne suivent plus du tout le rythme des dépenses de solidarité, qui ne cessent d’augmenter avec les besoins sociaux.

Les conseils départementaux, nouveau nom donné aux conseils généraux à l’occasion des élections appelées à renouveler leurs assemblées les 22 et 29 mars, vont-ils succomber sous le poids des dépenses de solidarité ? Menacés par les projets gouvernementaux qui leur réservent un sort toujours incertain à l’horizon 2020, les départements doivent faire face à un danger plus immédiat : l’asphyxie financière.

S’ils divergent sur les remèdes à apporter, les élus sortants, de droite comme de gauche, sont au moins d’accord sur le diagnostic. L’occasion de le répéter a été d’ailleurs fournie par un débat sur le sujet organisé mardi par la majorité de droite du Sénat, campagne électorale oblige. « Si rien n’est fait, certains départements se trouveront bientôt en situation de cessation de paiement », tempête ainsi Jean-Léonce Dupont, président (UDI) du conseil général du Calvados. Pilier de la mise en œuvre dans les territoires des politiques sociales, le département s’est vu confier à partir de 2003-2004, la gestion et le versement pour le compte de l’État des principales allocations nationales de solidarité : RSA, allocation handicapés, aide à l’autonomie. Un transfert que le gouvernement de l’époque, dirigé par Jean-Pierre Raffarin, avait promis sans douleur pour les finances départementales, l’État s’engageant à compenser « à l’euro près » le montant des prestations distribuées.

Sauf que « l’euro près » avait pour référence « la somme dépensée par l’État à la date du transfert, a souligné la Cour des comptes dans son rapport public annuel en 2013. La compensation s’effectue ainsi au “coût historique” et non sur une base évolutive en fonction du montant de la dépense supportée chaque année ». La “crise” passant par là, le piège s’est refermé sur les départements. Les recettes, plombées par le ralentissement de l’activité et l’austérité imposée par l’État, ne suivent plus du tout le rythme des dépenses, qui ne cessent d’augmenter sous l’effet des besoins sociaux et des transferts de compétences opérés depuis dix ans. « Le reste à charge lié aux dépenses de solidarité s’est stabilisé à 7 milliards d’euros », calcule Thierry Carcenac, président (PS) du conseil général du Tarn. « Depuis des années, l’Assemblée des départements de France (ADF) dénonce l’effet de ciseaux entre recettes et dépenses locales, rappelle Christian Favier, président (PCF) du conseil général du Val-de-Marne. Cette tendance plonge les départements dans l’impasse financière. C’est insoutenable à court terme », sauf à réduire les services à la population. « La dotation globale de fonctionnement doit cesser de baisser, estime de son côté René-Paul Savary, président (UMP) du conseil général de la Marne. Les départements contribuent déjà à la solidarité, les allocations n’étant pas vraiment compensées. »

L’impossible statu quo

Mais même ce « statu quo n’est pas possible », relève encore la Cour des comptes. « La hausse des dépenses de solidarité va se poursuivre en 2015 », explique Thierry Carcenac, pour qui il faut donc « une réponse d’urgence ». C’est ici que le débat politique reprend ses droits. Piégée par la proposition de ses dirigeants de réaliser jusqu’à 150 milliards de coupes dans les dépenses publiques, la droite cherche la parade. « Certes, il convient de faire des économies », tempère Bruno Sido, président (UMP) du conseil général de la Haute-Marne, mais il faut « distinguer les bonnes économies des mauvaises. Il eût mieux valu maintenir la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux et ne pas sacrifier les investissements ». Au PS, on n’est guère plus à l’aise. « Dès 2012, l’ADF a obtenu la mise en place d’un mécanisme de sauvetage des départements et d’un fonds de compensation », se félicite ainsi Vincent Eblé, le président (PS) du conseil général de Seine-et-Marne, qui ajoute aussitôt : « Mais cela ne suffira pas. Les départements vont tous se retrouver dans l’impasse dans les années à venir. Les choses ne sont pas réglées. Réfléchissons à un mécanisme de financement plus proche des réalités. » Les communistes ont justement des idées sur le sujet : « Pourquoi l’État ne reprendrait-il pas intégralement la gestion du RSA ? Il faudrait aussi définir un impôt plus juste, modulé selon la masse salariale et la valeur ajoutée des entreprises, suggère Christian Favier. Une taxation des flux financiers à hauteur de 0,5 % apporterait des ressources indispensables. »

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Pour rassembler sur des objectifs de solidarité : voter PCF/FDG

Posté par jacques LAUPIES le 7 mars 2015

 

 

Les réunions publiques organisées par les candidats FGG/PCF mettent en évidence la nécessité de leur accorder dès le premier tour de cette élection départementale une influence allant bien au delà de celle qu’ils ont précédemment obtenue lors des précédents scrutins.

Outre les interrogations sur les objectifs et programmes avancés et que défendent Communistes et d’une manière générale les autres composantes du Front de Gauche, surgissent celles concernant la stratégie à adopter, notamment face à la poussée du Front National annoncée par les médias.

Ainsi apparaît la question, tellement évidente pour les participants, de faire passer notre message politique plus en adéquation avec les besoins de la population que celui des autres partis, message qui peine à être entendu et compris, comme en témoigne les rapports de force actuels.

Cette réalité nous vaut souvent les sarcasmes de nos adversaires qui ainsi décrédibilisent nos propositions au prétexte qu’elles n’ont pas l’assentiment de la majorité de la population !

C’est aller un peu vite en besogne que de nous faire ce reproche et cela mérite d’être nuancé. Car si nos propositions restent encore incomprises cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas les vraies réponses aux préoccupations des citoyens :

Plusieurs arguments peuvent-être avancés de ce point de vue :

Le taux de plus en plus élevé d’abstention traduit l’opposition aux politiques pratiquées par les gouvernements précédents et même le vote FN relève de la même démarche. Ce sont des attitudes de protestations qui font peu de cas des graves conséquences qu’elles peuvent avoir, non seulement en tant que refus global d’une politique nouvelle mais sur l’exercice de la démocratie, d’où s’excluent ainsi des électeurs qui s’enferment dans la contestation « passive et marginale »

Mais à ce comportement s’ajoute celui des électeurs qui soutiennent encore le libéralisme de la droite (UMP) et le libéralisme accepté et non combattu de la social démocratie (majorité PS) Ces électeurs soit par conviction, mais aussi parce que leur position sociale les maintient encore au sein d’une fraction importante de la population dont la situation reste stable. Une situation  »rassurante » malgré le climat général d’accentuation du chômage et de la précarité, de la perte de droits sociaux et de son corollaire: la réduction du pouvoir d’achat !

Tous ces électeurs sont sous l’effet d’une pression idéologique qui ne trouve pas une opposition dans les médias :

- explication du phénomène de l’immigration dont on ne retient que les épiphénomènes résultant de l’appauvrissement réel de ces catégories de français.

- explication des origines de la dette occultée ou incomplète (limitée aux seuls aspects de financiarisation de l’économie mais ne mettant pas en cause le système d’exploitation capitaliste lui-même)

- mise en exergue des affaires et leur amalgame avec le comportement général des élus qui deviennent victimes du slogan abusif du « tous pourris » !

Il n’empêche, comme l’a souligné l’un des participants  à la réunion de Chateaurenard hier soir, que le peuple partage nombre de vos points de vue ce qui l’a conduit à nous poser la question : « Pourquoi vous ne vous rassemblez pas toute la gauche, la population n’attend que cela » ?

Remarque parfaitement juste mais qui appelle en préalable pour les partis incarnant cette gauche  à fixer les contenus de cette nouvelle politique, ce qui n’est pas aussi simple, et en l’absence desquels pourraient se développer les phénomènes ci dessus évoqués de l’abstention ou du vote protestataire FN.

Par contre, les élections départementales sont une possibilité de se prononcer car ce peuple de gauche (et bien au delà) peut manifester son engagement et soutenir nos propositions : il lui suffit, précisément dans ce canton d’œuvrer à ce rassemblement – pour une alternative anti austérité de gauche – en votant pour les candidats FDG – PCF.

 

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Des candidats déterminés à défendre une politique alternative à gauche. Sur la photo : Sabine GASULL, infirmière, candidate remplaçante; Yvette LOUIS Professeure Adjointe au Maire de Noves, candidate titulaire; Jacques ROUSSET, Cadre de Santé et conseiller municipal de  Cabanes, candidat titulaire; Jean Pierre DAUDET, Retraité de la poste, candidat remplaçant

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Une assistance qui a largement débattu avec les candidats

 

 

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Le PCF met au défi le ministère de l’Intérieur de publier le listing des candidats avec leur étiquette (Olivier Dartigolles)

Posté par jacques LAUPIES le 6 mars 2015

 

 

 

Libération fait vraiment trop confiance dans les statistiques très politiques du ministère de l’Intérieur pour les prochaines élections départementales. Une confiance aveugle. Transformé le temps d’un « Désintox » truffé d’erreurs en organe central du ministère de l’Intérieur, Libé écrit « Le Front de gauche et le Parti communiste ne couvrent que 1 196 cantons ; soit 58,2 % du total national ». Vrai/Faux ? Faux : nous sommes présents dans 1 515 cantons de France métropolitaine (soit 75,93% des 1995 cantons de l’hexagone). La liste nominative de nos candidates et candidats peut être consultée sur le site du PCF (http://www.pcf.fr/67567 et en PJ).

Poursuivons. Emporté par son élan et suivant docilement la place Beauvau dans son acrobatique nomenclature « divers gauche », Libé croit tenir un scoop : « Les listes Front de gauche et communistes soutenues par Pierre Laurent seront absentes dans l’Oise, l’Yonne et la Drôme ». Vrai/faux ? Faux : le PCF et le Front de gauche en alliance avec EELV présentent des binômes dans 100% des cantons de l’Oise, dans 80,95% des cantons de l’Yonne et dans 89,47% de ceux de la Drôme.

Si Libération avait vraiment voulu faire un travail « désintox », il aurait du commencer par se poser la question suivante : Pourquoi le ministère a-t-il rendu public la liste des candidats avec leur date de naissance, leur profession mais sans l’étiquette politique individuelle alors que cette information a été donnée par l’ensemble de nos candidates et candidats ?

La vérité est que l’étiquetage des binômes a été fait arbitrairement par le ministère sans l’accord des candidats et sans que les préfectures ne puissent rien y faire. Le problème dépasse très largement le cas des binômes Front de gauche/EELV. Et c’est pourquoi, pour ne pas être pris la main dans le sac, le ministère a publié des listings faisant disparaître l’étiquetage individuel des candidates et candidats.

Le PCF met au défi le ministère de publier le listing des candidats avec leur étiquette. Alors que tout est fait pour occulter les enjeux réels de cette élection, que tout tourne autour du FN (le « désintox » de Libé se conclut par « Le FN peut pavaner »…), il est encore temps de réagir en commençant par donner des informations sur la réalité du paysage politique.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Olivier Dartigolles

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Garder le nucléaire sous contrôle de la nation

Posté par jacques LAUPIES le 6 mars 2015

 

Bien que profane en la matière, j’ai une certitude, c’est que la nation doit se saisir pleinement de la maitrise de l’industrie du nucléaire et qu’en aucun cas ce secteur ne doit-être abandonné au secteur privé. Tout ce qui relève de la production et de la distribution de l’énergie ne peut être sacrifié au prétexte que les gestions actuelles sont défectueuses.

Dans un pays comme le nôtre et en particulier dans ce domaine il est établi que les savoirs scientifiques, technologiques et stratégiques  existent pour garantir notre autonomie.

Reste à affirmer une volonté politique de les protéger, et à mettre en œuvre cette volonté !

 

 

Areva, victime d’une fusion nucléaire ?

Kevin Boucaud et Éric Serres
Jeudi, 5 Mars, 2015
L’Humanité

 

Photo : Éric Piermont/AFP

Philippe Knoche, le directeur général du groupe, a présenté hier, au siège d’Areva à la défense, les résultats pour l’année 2014.
Photo : Éric Piermont/AFP
Le groupe public a confirmé hier des pertes record de 4,8 milliards d’euros. Aussitôt, ses dirigeants et les responsables du gouvernement avancent l’hypothèse de « rapprochements » avec EDF pour rétablir sa « compétitivité ». Pour quel prix social et quelle cohérence 
d’une filière des plus sensibles ? Décryptage.

Où va Areva ?

Le géant public du nucléaire a annoncé hier une perte nette, pour la quatrième année consécutive, d’au moins 4,8 milliards d’euros, tandis que sa dette progresse de 1,3 milliard d’euros (soit 5,8 milliards). Sa direction générale envisage de réduire ses investissements d’un tiers dans les trois prochaines années, obérant ainsi ses capacités de développement. Le groupe paye autant la chute du cours de l’uranium que les errements de ses chantiers d’EPR, signes de la guerre entre groupes publics de l’énergie livrés au privé sous la droite. La CGT dénonce « l’absence totale de vision à long terme et un désengagement de l’État depuis une quinzaine d’années ». Alors que le gouvernement actuel n’a pas hésité à oˆ rir la branche énergie d’Alstom à General Electric, le premier ministre minimise l’impact de la suite : sa ministre de l’Écologie parle de « départs volontaires », tandis que son collègue à l’Économie évoque l’hypothèse de rapprochements, « y compris capitalistiques », avec EDF. La question est posée de la nature de la maîtrise publique et du développement cohérent d’une filière stratégique

Le géant de l’énergie Areva, détenu à 87 % par des capitaux publics, a confirmé hier matin une perte record de 4,8 milliards d’euros pour l’année 2014, ainsi qu’un recul de 8 % du chiffre d’affaires (8,3 milliards d’euros). Dans la foulée, la direction a dévoilé un plan de redressement économique d’un milliard d’euros à l’horizon 2017 et envisage des cessions d’actifs qui pourraient atteindre le milliard d’euros. Sur le plan social, le directeur général du groupe, Philippe Knoche, écarte tout licenciement mais n’exclut pas pour autant de supprimer des emplois, déclarant : « Nous ferons tout pour que, s’il doit y avoir des départs, ils se fassent sur la base du volontariat. » Pourtant ce plan ne suffira vraisemblablement pas à tirer d’affaire Areva. Pire, il pourrait même aggraver ses problèmes. Bruno Blanchon, responsable de la branche énergie atomique de la CGT dans le groupe, explique qu’« un emploi perdu pour l’entreprise, c’est également un emploi de perdu dans une de ses filières ». Le syndicaliste évoque l’exemple d’ACPP, chaudronnerie industrielle située près de La Hague, « actuellement en difficulté, parce que Bouygues et Areva ne la payent pas ». Selon lui, « la recherche de la compétitivité va entraîner une perte de compétences ». Or le nucléaire « demande de sérieuses compétences ». Bruno Blanchon s’inquiète également du gel des salaires, qui risque de « ne pas encourager les jeunes à choisir ce secteur ». Le danger que le remède soit nocif est donc réel.

1.Les raisons d’un échec annoncé

Les pertes d’Areva ont plusieurs origines. Le groupe fait notamment face à de nouvelles provisions et à la dépréciation de certains actifs. Il est également plombé par le retard du chantier de l’EPR (réacteur nucléaire de troisième génération) en Finlande, un marché des services aux installations existantes peu dynamique, le décalage dans le redémarrage du nucléaire au Japon, UraMin – start-up canadienne d’exploration des mines rachetée en 2007 –, ou encore les difficultés de son secteur d’énergies renouvelables.

Pour Bruno Blanchon, tout cela reflète avant tout « des erreurs stratégiques de la direction et de l’État ». Bien qu’Areva soit une entreprise à vocation publique, sa gestion suit les dogmes libéraux. Aveuglés par la volonté d’en faire un groupe à dimension mondiale, les dirigeants se sont écartés du cœur de métier d’Areva, pour le pire.

Bruno Blanchon explique : « L’EPR était un projet trop ambitieux pour l’entreprise, qui n’est à l’origine ni architecte ni pilote nucléaire comme EDF. » Mais, selon lui, ce choix reflète la volonté de l’État « de mettre en concurrence ses entreprises », ainsi que son « manque de vision à long terme ». C’est ce dernier aspect qui explique le démantèlement des activités orchestré par les gouvernements au cours de ces quatorze dernières années.

Le représentant CGT évoque « la cession des activités de transmission et de distribution », qui ont, dans un premier temps, été rachetées en 2004 à Alstom sous l’impulsion du ministre de l’Économie de l’époque, Nicolas Sarkozy, avant d’être cédées, à partir de 2007, par le président de la République, Nicolas Sarkozy, « pour les appétits de Bouygues ».

Un échec finalement, puisque les duos d’acheteurs, Alstom – détenu par Bouygues à l’époque – et Schneider Electric – devenu, depuis, propriétaire de sa branche énergie… – « n’avaient pas la capacité d’assurer ces activités ».

D’après Bruno Blanchon, la solution pourrait passer par « un rapprochement d’Areva et EDF ». Une solution qui semble être privilégiée par le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, qui a déclaré, dans un entretien au Figaro, vouloir une « réorganisation profonde, une refonte, du partenariat historique de ces deux groupes, au bénéfice de chacun d’eux », qui pourrait passer pas une alliance capitalistique, notamment pour « toute l’activité réacteurs, de l’ingénierie à la maintenance ». Le cégétiste écarte cependant cette piste et préfère « une réorganisation du travail où chaque entreprise garderait ses compétences spécifiques ».

2. Areva-EDF : fusion 
ou coopération ?

Le directeur général d’Areva, en affirmant hier qu’« un rapprochement capitalistique avec EDF, n’est pas exclu, mais des discussions sur ce point n’interviendront que dans un second temps », a jeté un trouble quant à l’avenir de l’entreprise. Mais que se cache-t-il derrière ce mot, rapprochement ? Marie-Claire Cailletaud, porte-parole mine énergie CGT, s’interrogeait : « N’a-t-il pas un arrière-goût de fusion ? Si c’est le cas, nous y sommes totalement opposés. Une fusion, cela veut dire forcément des économies sur la masse salariale. Nous souhaitons une coopération, qui est plus à même d’offrir une complémentarité des compétences sur toute la filière nucléaire, qui a besoin d’être remise dans le sens de la marche. Or tout cela a été désagrégé. Au lieu de miser sur cette complémentarité, l’État a monté, notamment, ces deux entreprises l’une contre l’autre, au nom de la sacro-sainte compétitivité qui renforce soi-disant les entreprises. » Fait d’arme le plus marquant, cette fameuse construction de l’EPR finlandais où Areva accumule un retard qui, aujourd’hui, est à mettre dans la case perte et non profit.

3. Réorganiser la filière : 
oui, mais comment ?

Mais alors, comment, au-delà même d’Areva, réorganiser une filière nucléaire qui, selon Bruno Blanchon, « a été abandonnée dès la fin des années 1990 et jusqu’à 2000 » ? L’État, qui est sorti peu à peu de la partie, doit y jouer de nouveau tout son rôle : « C’est un secteur essentiel, continue le responsable CGT, y compris du point de vue financier. Il faut avoir une filière industrielle efficace et profitable à la collectivité. Il faut mettre en cohérence les acteurs majeurs de ce secteur (EDF et Areva en premier lieu, mais sans oublier le CEA et les organismes de sûreté nucléaire, experts compris) ; recréer les compétences humaines (ingénierie, recherche, formation) ; investir pour atteindre les niveaux de maîtrise nécessaires des évolutions technologiques (contrôle-commande). »

Amar Bellal, de la commission écologie du PCF, met aussi en avant un point non négligeable : « Outre le fait de tirer un trait sur l’entreprise et ses dizaines de milliers d’emplois en France, comme certains se réjouissent. Il ne faut pas oublier que nous assistons à la renaissance du nucléaire dans le monde.

Les Chinois et les Indiens ont prévu de construire des centaines de centrales d’ici à 2050. L’Australie, l’Égypte, la Bolivie, plus près de nous, l’Angleterre ou les Pays-Bas veulent se doter de nouvelles installations. » Même du côté des Verts, on s’inquiète de l’avenir de ce fleuron du nucléaire « made in France ».

Pour Michèle Rivasi, députée européenne, cette filière doit avoir un avenir, surtout si elle garde ses activités de démantèlement : « L’ensemble des réacteurs – en France et dans le monde – construits dans les années 1970 vont bientôt devoir être démantelés, l’essentiel des investissements doit se concentrer dans ce secteur d’avenir : il y a trente ans de commandes en perspective, de quoi rassurer les actionnaires. »

Toutes ces solutions ont-elles été réellement envisagées par un gouvernement qui, certes, plaide pour la création d’une véritable filière française du nucléaire autour d’Areva, EDF et du CEA (Commissariat à l’énergie atomique), martèle aussi que ce secteur est gage « de souveraineté et d’indépendance énergétique », mais n’imagine à aucun moment de reprendre les choses en main financièrement : « Une recapitalisation publique est en revanche prématurée », tranche ainsi le ministre de l’Économie.

Les énergies renouvelables, grandes perdantes ? Les syndicats redoutent une cession complète de l’activité énergies renouvelables d’Areva, la direction du groupe, elle, maintient le flou sur le sort de la branche. Tout en confirmant la poursuite des projets d’éoliennes maritimes engagés en coentreprise avec l’espagnol Gamesa, en concurrence avec EDF, alliée de son côté à Alstom, la direction d’Areva n’a pas apporté de précision quant à l’avenir de ses activités en matière de bioénergie, de solaire thermique à concentration (CSP) et de stockage d’énergie. Mais dans la feuille de route stratégique d’Areva, le « recentrage sur le coeur des procédés nucléaires » fait figure de mauvais présage…

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