• Admin.du Site

  • Archives

Les impasses du « vote utile » selon Hollande et Valls

Posté par jacques LAUPIES le 13 mars 2015

DSC_0709-1 

UN SCANDALE CE JEUDI 12/03

Alors que va se dérouler une consultation nationale, en pleine campagne électorale, le gouvernement s’offre une émission à une heure de grande écoute.

Malgré les difficultés à répondre sur les questions des salaires et retraites, de la santé, soulevées par Philippe Martinez (CGT) et une gène évidente pour justifier la situation économique et la politique conduite par le gouvernement en ce domaine, Macron ne s’en tire pas trop mal.

Philippot fait les frais de son pseudo protectionnisme que le ministre dénonce !

 

Reste à savoir d’où viennent les satisfaits de la prestation télévisée de l’ancien banquier !

 

 

sébastien crépel
Jeudi, 12 Mars, 2015
L’Humanité

 

Photo :  Pierre Pytkowicz

Les Français n’ont pas attendu Manuel Valls pour se mobiliser : ici à Arcueil (Val-de-Marne), le 18 janvier 2014, Les habitants manifestaient contre la diffusion des idées d’extrême droite.
Photo :  Pierre Pytkowicz
En appelant au « vote utile », l’exécutif semble moins préoccupé de lutter contre le FN que d’affaiblir les autres formations de gauche 
en phagocytant leurs électeurs. Une stratégie à haut risque qui pourrait faire le jeu de l’extrême droite.

L’exécutif fait feu de tout bois pour enrayer la défaite annoncée aux départementales. La stratégie du pouvoir, rodée par un Manuel Valls en campagne, est désormais calée : le « vote utile » serait l’unique rempart d’une gauche divisée contre un FN « aux portes du pouvoir ». Après les déclarations en ce sens que le premier ministre a multipliées ces dernières semaines, François Hollande ajoute sa note au refrain dans le magazine Challenges. « Nous devons nous rassembler face à l’adversité et à la tragédie qui menace le pays, car le FN est en situation d’accéder au pouvoir », a déclaré hier le président de la République. « Ces prophéties du malheur qui s’enchaînent ont-elles pour objectif de mobiliser les électrices et électeurs ? » s’interrogeait, hier, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, pour qui « elles ne répondent ni aux enjeux des élections départementales ni à la situation à gauche ». Et le responsable communiste d’ajouter : « La situation est préoccupante car la politique gouvernementale tourne le dos au changement annoncé en 2012. »

Enrayer la dynamique 
à gauche

Mais l’antienne du pouvoir a désormais pris le pas sur tout le reste, y compris sur les enjeux propres aux compétences des départements ou encore sur la bataille contre la droite qui menace d’emporter une majorité de conseils généraux au soir du 29 mars. Hier, le ministre du Travail, François Rebsamen, a repris à son compte le procédé, dénonçant la stratégie « suicidaire » de la « division de la gauche », voulue, selon lui, « par le Front de gauche, par les élus communistes, par des écologistes ». Une manière d’éviter de poser la question de la responsabilité du pouvoir dans cette division, et même de masquer celle de sa propre famille politique, le PS apparaissant de plus en plus travaillé par de puissantes forces centrifuges à l’approche du congrès de Poitiers, en juin.

Les propos récents de Cécile Duflot dans Libération le confirment : si le parti dominant à gauche reste pour le moment le PS, la dynamique d’union et de rassemblement s’est déplacée sur sa gauche. Dans 45 % des cantons où ils se présentent, les candidats EELV ont ainsi choisi l’alliance avec tout ou partie du Front de gauche, contre 16 % avec le PS. Et dans certains départements, des socialistes viennent apporter leur pierre à ce rassemblement en construction, à force de ne plus se reconnaître dans la politique de leur parti, plus divisé que jamais par l’action conduite par l’exécutif après le passage en force sur la loi Macron. Le président (PS) de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, ne le cache pas, pointant « un risque de détérioration au lendemain des départementales qui pourrait envenimer le débat jusqu’au congrès ». Dans ces conditions, Manuel Valls tente de jouer l’ultime carte du « vote utile » pour tenter de réduire l’espace de rassemblement qui pourrait apparaître sur sa gauche. La hantise de Hollande et Valls est en effet de voir se constituer « un vrai pôle fort à la gauche du PS », confiait la semaine dernière un dirigeant du PS au Monde. Le moyen de Manuel Valls pour tenter de réduire les dissensions à la gauche du PS mais aussi en son sein avant le congrès de Poitiers : la dramatisation, en agitant la « peur » du FN.

Cette stratégie, commode, présente toutefois un inconvénient : au lieu de la dissimuler, elle dévoile en fait l’extrême faiblesse du pouvoir, incapable de rassembler sur sa politique. Elle apparaît ainsi comme une diversion, pour éviter toute remise en cause du cap libéral choisi. Manuel Valls continue en effet d’exclure toute inflexion au lendemain des départementales : « Le plus important est de garder la cohérence de la ligne du gouvernement. » « Il n’y aura pas de changement, ni de ligne ni de premier ministre », confirme François Hollande, qui fait mine de s’interroger : « Pourquoi changerais-je de ligne politique, alors qu’elle est claire, qu’elle commence à porter ses fruits ? Les Français ne le comprendraient pas ! » C’est en réalité cette position qui pose problème à la gauche et au pays. « Il n’y a pas de majorité à gauche pour voter la poursuite de l’engagement social libéral », constatait ainsi le député PS frondeur Laurent Baumel après l’utilisation du 49-3 par Manuel Valls sur la loi Macron. « Il faut que l’acteur majeur de la gauche veuille le rassemblement, estimait quant à lui l’ex-ministre Benoît Hamon. Manuel Valls, par la politique qu’il défend et les alliances qu’il recherche, n’exprime pas ce désir. »

Une stratégie qui pourrait 
se retourner contre le PS

De même que cette politique ne peut rassembler la gauche, il y a une incompatibilité entre la poursuite d’une politique qui déçoit des millions d’électeurs, et la volonté de combattre la montée du FN. « Manuel Valls est un élément qui favorise l’essor du FN », juge Alexis Corbières, responsable national du Parti de gauche. Le premier ministre fait une « erreur », soulignait de son côté Benoît Hamon, celle de « croire qu’en maintenant un cap qui manifestement ne réussit pas (…), on parviendra à lutter efficacement contre le FN ». Mais il y a pire : la stratégie choisie pourrait produire l’effet exactement inverse à celui recherché. Pour Gérard Le Gall, ancien responsable d’études au PS au sujet du FN, cité récemment par le Monde, il reste « très dangereux de bipolariser le champ politique entre un FN en force et une gauche divisée ». Le FN pourrait ainsi tirer les fruits d’une stratégie qui le « reconnaît enfin comme un acteur structurel de la politique actuelle », comme l’avoue crûment Sarah Proust, secrétaire nationale à la communication du PS.

En première ligne, les socialistes ont pourtant tout à craindre d’un FN fort qui les empêcherait de se qualifier au second tour dans de nombreux cantons. Les spécialistes des élections au PS estiment eux-mêmes qu’il pourrait être éliminé dès le 22 mars dans 500 cantons sur 2 000. Mais certains raisonnent d’une autre manière : puisque le FN peut arriver en tête du premier tour, autant être prêt à l’affronter au second avec le plus de chances de succès, prenant pour référence la législative partielle du Doubs, le 1er février. Une situation qui pourrait « se répéter », se convainc-t-on dans l’entourage de François Hollande. Sans compter que quitte à perdre les élections – les socialistes anticipent une perte comprise entre un tiers et deux tiers des quelque 60 conseils généraux qu’ils dirigent –, certains pourraient cyniquement se satisfaire du pouvoir de nuisance d’élus FN venant gâcher la victoire espérée de la droite. Impossible de savoir, à ce stade, si cela fait partie des calculs de Manuel Valls…

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

FN : frapper où le bat blesse !

Posté par jacques LAUPIES le 12 mars 2015

Ce serait très vilain si des élus du Front National se payaient des collaborateurs pour développer leur action politique. Et bien entendu cela ferait un peu désordre pour eux.

Mais cette pratique qui n’est pas anodine ne constituerait surement pas un argument suffisant pour décourager les électeurs de ce parti, entraînés dans la vague contestataire de la politique du gouvernement actuel.

Il en faut un peu plus que cela car le mécontentement exprimé par le vote FN peut craindre d’autres écueils que celui d’une condamnation de pratiques frauduleuses, qu’il ne serait probablement pas le seul à mettre en œuvre.

La vraie réponse à la poussée dangereuse de ce parti est de changer de politique et de répondre aux inquiétudes des français.

Mais voilà, hormis sa démagogie anti immigration et sociale, et les fondements idéologiques sur lesquels s’appuie ce parti, ce qui est déjà suffisant pour le rejeter, il y a sa vision libérale sur le plan économique, doublée du repli sur un nationalisme enrobé du voile patriotique.

Son libéralisme affiché n’est évidemment pas combattu, puisque ce libéralisme est défendu, accepté et au mieux toléré par tous les autres partis excepté par une gauche baptisée récemment « d’alternative ».

La question d’une société nouvelle libérée de la main mise du privé sur l’économie et la production des biens essentiels à la vie des populations (soins, éducation et culture, protection sociale en général, énergie, eau, transports, télécommunications, etc.) ne trouvent de véritables échos que dans les propositions communistes.

Au risque de fâcher nombre de personnes, y compris des militants de mon propre parti, je crois que nous n’insistons pas sur suffisamment sur cet aspect, laissant ainsi planer l’illusion que l’aménagement du système, finalement préconisé par les autres partis serait compatible avec l’égalité sociale, la liberté, voire la fraternité dont se gargarisent  ceux qui en sont les fossoyeurs !

Qu’il faille une stratégie d’union, de rassemblement, de solidarité  pour atteindre le bien-être, il ne serait pas raisonnable de le nier mais, de grâce, ne cachons pas l’étendard !

 

ELECTIONS DEPARTEMENTALES DES 22 ET 29 MARS 2015

REUNION PUBLIQUE

LES CANDIDATS DU 7ème CANTON DE CHATEAURENARD (INCLUANT TARASCON)

SERONT PRESENTS

 CE VENDREDI 13 MARS 2015 A 18 H 30

SALLE RICHELIEU 1ER ETAGE

Boulevard Victor Hugo – TARASCON

 

POUR UN DEPARTEMENT PLUS SOLIDAIRE

CONTRE LA POLITIQUE D’AUSTERITE

POUR UNE ALTERNATIVE VRAIMENT A GAUCHE

Le FN, la main dans la poche des Européens

Grégory Marin
Mercredi, 11 Mars, 2015
L’Humanité

 

Photo : Frédércik Florin/AFP
Photo : Frédércik Florin/AFP
Le Parlement européen soupçonne le parti de Marine 
Le Pen de financer ses activités nationales sur son budget.

Suggestion de nouveau slogan pour le Front national : « Tête haute, main dans les poches des citoyens ». Le parti d’extrême droite est soupçonné de frauder sur les salaires accordés aux assistants parlementaires de ses députés européens, pour un montant de 7,5 millions d’euros sur l’ensemble de la législature, selon le Monde. Depuis lundi soir, le Parlement européen a saisi l’Office de lutte antifraude, une obligation réglementaire « dès lors qu’il existe des soupçons étayés de fraudes éventuelles », explique l’assemblée. Et Martin Schulz, son président, a écrit à la ministre de la Justice française, Christiane Taubira, pour lui faire part de ses soupçons.

Les « éventuelles irrégularités financières » dont le parti de Marine Le Pen devrait rendre compte si elles étaient avérées portent sur le versement de salaires de vingt assistants (le groupe compte 23 députés à Strasbourg). Une dizaine d’entre eux ont inscrit comme adresse sur leur contrat de travail la rue des Suisses, à Nanterre… celle du siège du FN ! Et une majorité d’entre eux apparaissent dans l’organigramme du Front national comme ayant des fonctions au parti (de conseil de Marine ou Jean-Marie Le Pen par exemple), quand le règlement du Parlement européen stipule qu’ils « doivent nécessairement et directement travailler à l’exercice du mandat parlementaire des députés européens ». Le même document précise que « seuls peuvent être pris en charge (par le budget européen – NDLR) les frais correspondant à l’assistance nécessaire et directement liée à l’exercice du mandat parlementaire des députés ». Or, dans son communiqué, le Parlement explique que la description de la « fonction contractuelle » des assistants avec le député « diffère en tout point de la nature des fonctions détaillées dans l’organigramme du Front national ou sur le site Internet du parti ». De là à penser que les instances européennes financent le parti d’extrême droite à leur corps défendant, il n’y a qu’un pas.

Le FN taxe
 les contribuables

Aussitôt prévenu, le Front national a réagi. La présidente du parti a menacé de porter plainte pour « dénonciation calomnieuse ». La députée Marion Maréchal-Le Pen a dénoncé un « acharnement politique », accusant Martin Schulz d’appliquer « à la lettre les ordres de M. Valls » appelant à combattre le FN. Quant au vice-président du parti, Florian Philippot, il estime que « dans le fond, Schulz a raison. Nos assistants ne travaillent pas pour l’Union européenne mais contre elle ». Et si possible avec l’argent des contribuables

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Départementales : rencontres édifiantes sur le marché

Posté par jacques LAUPIES le 11 mars 2015

Aller distribuer des tracts comme nous le faisons intensément  actuellement (période électorale oblige) nous amène à réfléchir sur nos objectifs et notre stratégie mais également à mesurer combien ils sont à la fois justes et difficiles à faire admettre. Sinon comment expliquer le niveau de l’abstention, l’inquiétude et le manque de confiance généralisé qui les accompagne ?

Nous rencontrons la droite et son candidat, le Maire de Tarascon, soutenu par l’UMP et l’UDI. Echange de tract poli, chacun sait à quoi s’en tenir.

Même les militants du Front National (et pour cause) acceptent l’échange et nous saluent. Bref se dire bonjour n’est pas se compromettre.

Par contre il y a un « léger accrochage » avec le candidat labellisé par le PS (Dufour), soutenu par génération Ecologie (les verts qui se tortillent à droite) et le Mdp et le MRC (qui se tortillent à « gauche ») Ce candidat (ancien député communiste : un comble mais tout arrive en ce monde) nous apostrophe et nous accuse de faire le jeu du Front National en ayant refusé de l’accompagner (ou d’être accompagné par lui dans cette élection).

Oubliant tout simplement que ses principaux soutiens actuels (un certain Robert Hue* et le PS) cautionnent les politiques gouvernementales qui « jettent’ les électeurs dans l’abstention et la voie de garage FN. Du blocage des salaires et des retraites à l’hôpital sacrifié en passant par les cadeaux au patronat et la soumission au mythe de la dette et à la politique libérale de l’Europe qui sont sources essentielles de l’aggravation du chômage et de la pauvreté. Voilà le camp choisi par ce candidat !

Un pseudo champion de l’unité à gauche qu’il veut rassembler pour une politique de droite.

Merci cher Monsieur de m’accuser d’écrire des insanités (ce sont ses mots), venant de vous ce serait presque un compliment ! Et je vous en remercie volontiers car si je n’ai à aucun moment cessé de combattre la droite et la politique social libérale du PS.

Vous me donnez l’occasion de dénoncer les opportunistes de votre genre qui mettent le feu et puis voudraient l’éteindre en faisant de nous les pompiers de service. Et vous n’êtes pas seul rejoignant ainsi ce que l’on a coutume de qualifier de pensée unique !

Si ce sont là mes insanités je les trouve très saines, car on n’a pas le droit de taire une conviction. 

 Mais qu’importe ces états d’âmes ! Les électeurs socialistes de Tarascon, tout comme les électeurs communistes et plus généralement du Front de Gauche apprécieront car c’est surtout à eux que nous, communistes, nous adressons !

Il faudra un peu de temps et les quelques jours d’une campagne électorale n’y suffiront peut être pas mais il est des signes intéressants tel celui que traduit cet autre ancien candidat du PS, au parcours semblable au nouveau (un certain Soler) qui estime devoir soutenir le Front de Gauche. En un temps on lui a fait jouer le même rôle qu’à vous à ce jour.

Décidément nous avons fait un marché édifiant. Preuve que l’alternative à gauche que nous sommes les seuls à préconiser ici bas passe d’abord par une clarification sur les intentions affichées des uns et des autres. Le rassemblement est possible et il repose sur le vote en faveur de ceux qui en fixent le contenu et mettent en accord les paroles et les actes.

NOTA :Tout Ce qui est avancé dans ce texte peut-être assorti de témoignages

DSC_0225-1

 

 

Départementales. « Les Français sont privés du débat »

Clotilde Mathieu
Lundi, 9 Mars, 2015
L’Humanité

 

Photo : Stéphane Mahé

Comme à Angers, le 6 mars, le secrétaire national du PCF a multiplié les rencontres afin de « renouer un dialogue direct avec les Français.
Photo : Stéphane Mahé
Pierre Laurent a passé trois jours en Pays de la Loire pour débattre avec les électeurs de leurs attentes, escamotées du débat public.

Pays de la Loire, envoyée spéciale. « Dans quelle société voulons-nous vivre ? » C’est la question qui a rythmé la troisième étape du tour de France entrepris en janvier par le secrétaire national du PCF. Après les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Normandie, Pierre Laurent a fait escale en Pays de la Loire, avec un arrêt dans chaque département. Syndicalistes, acteurs culturels, étudiants, agriculteurs, acteurs de la vie associative ou simple citoyen… le responsable politique a multiplié les rencontres afin de « renouer un dialogue direct avec les Français et de sortir du spectacle médiatique et politique si éloigné de leurs préoccupations quotidiennes ». « À chaque fois, je constate une très grande disponibilité des citoyens », explique Pierre Laurent devant la presse, vendredi, au terme de trois journées ­intenses. « Trop souvent, ils ont l’impression de ne pas être écoutés et de vivre dans un mensonge politique permanent. Prenez l’exemple de la ministre de la Santé, cite le secrétaire national du PCF, devant les ­étudiants de la faculté d’Angers. Elle nous annonce trois milliards d’économies sur les dépenses de santé et nous promet qu’il n’y aura aucune conséquence. Les Français ne sont pas des idiots. Il y a là une hypocrisie qu’ils ne peuvent plus supporter. »

Des jeunes qui ont le sentiment d’être exclus de la société

Des étudiants sensibles à ce constat sur l’austérité, eux qui, en janvier, ont passé leur partiel « avec des moufles ». Une faculté dans laquelle il manque 300 postes, selon le ministère, rappelle Alain Pagano, enseignant-chercheur et secrétaire de la fédération de Maine-et-Loire du PCF. Des jeunes qui ont le sentiment d’être exclus de la société. « Nous ne sommes pas une sous-population, nous avons besoin d’un statut social, d’une Sécurité sociale spécifique », lance un syndicaliste étudiant. Une proposition qu’approuve Pierre Laurent, dont le parti propose une allocation d’autonomie avec une partie universelle et un complément prenant en compte les revenus des parents. Étudiante en psycho, une jeune candidate aux départementales travaille dans une maison de retraite. Sa collègue de soixante-huit ans est toujours là. Ses emprunts la contraignent à continuer son activité. « À mes collègues, je leur explique qu’il faut augmenter nos salaires, ma collègue pourra partir à la retraite avant de mourir. Et des jeunes pourront prendre sa place », propose l’étudiante. Quelques heures plus tard, dans un cadre plus intimiste, Pierre Laurent est attendu par les syndicalistes de ThyssenKrupp, le groupe d’ascensoriste qui, à Angers, va supprimer la chaîne de fabrication et mettre dehors 258 personnes. Un groupe dont les profits progressent chaque année, avec une rentabilité à deux chiffres grâce aux contrats de maintenance et d’entretien. La fabrication d’ascenseurs, avec la crise du logement en France et en Europe, se porte moins bien. Pour sauver l’usine, Pascal Bouer, secrétaire du CE et du syndicat CGT, propose de « chercher de nouveaux segments dans la fabrication de tôle, en attendant que le logement reparte ». Un plan qui, selon l’expertise, permettrait de conserver 200 emplois. Hier, le ministère du Travail a homologué le plan social. « Nous n’avons pas réussi à les faire reculer. Il nous reste quatre mois pour sauver nos emplois, estime le syndicaliste. Même si les salariés ont de la fatalité dans la tête. » Pierre Laurent pointe l’ensemble des lois mises en place depuis 2012, et plus récemment la loi Macron qui « désarment les salariés ». Et s’insurge contre la politique du gouvernement qui va récompenser ces groupes en leur attribuant du CICE pour des emplois qui seront liquidés. Face à ce nouveau gâchis, le sénateur communiste met en avant la proposition de loi contre les licenciements boursiers, tout en rappelant qu’il y a besoin aussi d’une loi permettant de « se battre sur le soutien au projet industriel ».

En pleine campagne des départementales, le responsable communiste va également à la rencontre des candidats qui « travaillent et vivent les difficultés au quotidien », à l’image de ceux rencontrés en Mayenne, la veille. Sous un soleil printanier, ils s’étaient donné rendez-vous dans une ferme coopérative, gérée par deux agriculteurs, dont Colette Debieu, candidate sans parti. En vingt ans, l’exploitation totalement autonome s’est fortement développée, sans jamais renier l’engagement de qualité. « La question est de savoir ce que nous souhaitons manger et comment, estime l’agricultrice. Les politiques sont absorbés par l’agrobusiness, qui crée 
des systèmes empêchant les jeunes de s’installer et visant à augmenter la taille des exploitations. »

Leader de la lutte des Technicolor, Odile Coquereau se présente en Maine-et-Loire. « Une candidate pour représenter le monde du travail, car pour faire des lois qui nous protègent, il faut des salariés et pas seulement des professionnels de la politique, revendique la syndicaliste. D’autant que le spectacle donné depuis 2012 a renforcé la défiance. C’est très difficile de motiver les salariés pour aller ­voter », confirme-t-elle. Une élection où « les enjeux même du scrutin sont occultés », poursuit Pierre Laurent. Avec des responsables politiques qui « jouent avec le feu, en faisant du FN un repoussoir utile. Et un monde médiatique qui, de son côté, banalise et promeut son discours, poursuit-il. J’ai poussé un coup de gueule en début de semaine pour demander l’égalité de traitement afin que la voix de nos candidats porte les solutions et les alternatives qui manquent aux électeurs. Les Français ont besoin de reprendre confiance dans notre force collective. Le pays fourmille d’idées ».

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Tiers payant : une absolue nécessité pour toute la population

Posté par jacques LAUPIES le 10 mars 2015

 

 

Faire chaque jour un modeste commentaire d’un évènement, à partir d’un article avec lequel généralement je suis d’accord sur le fond, est souvent pour moi l’occasion de faire part d’une appréciation personnelle et parfois nuancée.

Mais c’est aussi l’occasion de rappeler une expérience par rapport aux propos tenus par les médias pour étayer précisément cette appréciation.

Aujourd’hui il les deux sujets évoqués : la généralisation du tiers payant, refusée par des médecins (pas tous) et certainement pas toujours pour le même motif et les disfonctionnement du système de protection sociale des travailleurs indépendants.

Concernant le tiers-payant je suis de ceux qui durant toute une vie de militance mutualiste en ont réclamé la généralisation et ont effectivement contribué à ce qu’il soit étendu autant que pouvait se faire dans le contexte des années soixante dix et quatre vingt.

Mais là n’est pas la question. Nous sommes confrontés trente ans après à une multiplication du nombre de chômeurs et plus généralement de personnes placées   véritablement en situation de pauvreté.

Je ne comprends pas pourquoi des médecins ou autres praticiens OSENT prétendre que payer est un acte de responsabilité, comparant un malade à la personne qui va acheter ses provisions dans un super marché et qui arrivé à la caisse ne paierait pas.

Il est évident, et les médecins le savent bien pour y être confrontés chaque jour, que la maladie mal soignée, le recours à leur intervention par une simple consultation,  est pour une personne a faibles ressources  un réel problème sur le plan financier.

Quant aux catégories mieux pourvues en quoi devraient-elles être exclues du système ? Ce système doit-être universalisé et s’il pose, lui comme tant d’autres réformes progressistes à faire, la question du coût de la gestion, celle-ci doit reposer sur la contribution de chacun en fonction de ses revenus. La cotisation à la sécurité sociale est faite pour cela. Patrons comme salariés doivent s’adapter !

Les médecins sont faits pour soigner mais il faut aussi qu’ils assument leur choix libéral pour ceux qui exercent en tant que tels et en finir avec les dépassements d’honoraires qui sont ni plus ni moins qu’une spéculation camouflée dans la profession.

Je reviendrai plus tard sur la protection sociale des indépendants et sur le RSI dont j’ai pu expérimenter les pratiques aberrantes en tant que gérant de SARL bénévole, comme j’ai pu être administrateur de Mutuelle et d’Association au même titre.

Le tiers payant sera généralisé en  2017

Eugénie barbezat avec AFP
Lundi, 9 Mars, 2015
Humanite.fr

 

Tiers payant : une absolue nécessité pour toute la population dans POLITIQUE vitale

AFP
La dispense d’avance de frais (tiers payant) lors d’une consultation dans un cabinet médical sera bien généralisée « à tous les Français » d’ici à 2017, a assuré lundi la ministre de la Santé, précisant qu’une « garantie de paiement » pour les médecins sera inscrite dans la loi

Une semaine avant l’examen du projet de loi santé à l’Assemblée nationale, la ministre a tenu une conférence de presse pour présenter le texte. Il s’agissait aussi d’exposer les arbitrages décidés après la remise en cause, par des collectifs de médecins en colère, des conclusions des groupes de travail sollicités pour préparer le texte.

« Le tiers payant sera étendu à l’ensemble des Français parce que c’est juste, parce que c’est une mesure de progrès, parce que ça favorise l’accès aux soins », a-t-elle défendu. Je suis absolument convaincue que le tiers payant s’imposera comme une évidence », a-t-elle ajouté, alors que le monde médical s’oppose à la généralisation de ce dispositif, craignant de se retrouver pour les remboursements à la solde de l’assurance maladie et des centaines de complémentaires santé.

Afin de rassurer les médecins, qui prévoient de manifester le 15 mars pour dire leur opposition au texte, la ministre a annoncé lundi qu’une « garantie de paiement » serait inscrite dans la loi.

« Le paiement pour les feuilles de soins devra être effectué dans un délai de sept jours. Si ce délai est dépassé l’assurance maladie devra payer des pénalités au médecin », a-t-elle précisé. « Le tiers payant n’entraînera aucune charge supplémentaire pour les médecins », a-t-elle assuré.

Actuellement, le tiers payant est réservé aux bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et de l’aide médicale d’Etat (AME). En juillet 2015, il doit s’étendre à ceux de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé.

Depuis la présentation du texte en octobre, la ministre promet aux professionnels un dispositif simple. Le mois dernier, François Hollande enfonçait le clou, faisant de la simplicité du tiers payant généralisé la condition sine qua non à sa mise en oeuvre.La ministre a réitéré ce point lundi: « L’assurance maladie et les organismes complémentaires devront proposer un dispositif coordonné fiable et simple » en 2017.

Puis bénéficier du tiers payant chez le médecin sera possible pour tous les assurés sociaux à partir du 1er janvier 2017. Les médecins auront alors « du temps pour s’appropier le dispositif » avant que le tiers payant ne devienne « un droit pour tous les Français ».

Pour rassurer les médecins, opposés à cette mesure phare de la loi santé, la ministre a en outre promis qu’une « garantie de paiement » serait inscrite dans le texte: « Le paiement pour les feuilles de soins devra être effectué dans un delai de sept jours, si ce délai est dépassé l’assurance maladie devra payer des pénalités au médecin ».

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Rappel de la déclaration (importante) de Pierre Laurent

Posté par jacques LAUPIES le 9 mars 2015

Contre le FN et les politiques libérales saisissons nous du vote le 22 mars.

 DECLARATION DE PIERRE LAURENT SECRETAIRE NATIONAL DU PCF

 « Ce qui se passe, c’est du jamais vu dans une élection nationale dans notre pays. Le 1er tour se tient dans 20 jours. Tous les Français sont appelés aux urnes. Or la plupart d’entre eux n’ont pour le moment accès à aucune information sérieuse sur le sens de ces élections. A quoi assistons-nous ?

 Une occultation totale des enjeux de ces élections départementales

 Ces élections concernent pour la première fois tous les départements en même temps ; le mode de scrutin a changé, entraînant un important renouvellement des candidats et la présentation de milliers de femmes ; les cantons ont été redécoupés sans information des électeurs ; la réforme territoriale met en jeu le rôle et l’avenir, pourtant essentiels, des départements. Malgré ces enjeux, les Français sont privés de toute information et débat sérieux pour forger leur opinion. (…) Nous demandons que soit corrigé ce déni démocratique sur toutes les antennes d’information

 Une incroyable promotion et banalisation du Front national au mépris du danger que cela fait courir à la démocratie et à l’unité nationale.

(…) Il faut que cesse la banalisation organisé du FN au prétexte du visage prétendument fréquentable dont il s’est affublé. Car, à travers lui c’est la banalisation d’une parole raciste libérée qui prospère. Les déclarations

ouvertement racistes relevées sur les blogs, Face book de candidats FN sont trop nombreuses pour qu’on avalise leur caractère anecdotique. C’est le fond raciste du parti de Marine Le Pen qui remonte.

J’en appelle à la responsabilité de tous pour éclairer les Français et cesser de relayer la parole du FN qui minimise systématiquement tous ces faits gravissimes pour en fait les justifier. Je m’adresse aux Français pour les alerter sur la tromperie qui s’organise contre leurs intérêts.

 Je dis aux ouvriers, aux employés, aux salariés de conditions modestes, aux familles populaires qui souffrent durement de la crise et ne supportent plus d’être pris pour des imbéciles par ceux qui ont le pouvoir et l’argent : le FN n’est pas votre nouvel ami, c’est votre meilleur ennemi. Le FN a trois cibles prioritaires : les familles populaires, les services publics, les dépenses sociales des collectivités locales. Tarifs sociaux dans les cantines, aides sociales et solidarité, logements sociaux, culture et éducation, voilà où il frappe d’abord notamment dans les municipalités qu’il dirige.

 Son discours anti-immigrés est un cheval de Troie contre les droits de tous les salariés. Quant à la sécurité, son discours ce n’est pas l’ordre et la tranquillité publique, c’est la division, la haine, la guerre, c’est la fin du vivre ensemble. (…)

Le Parti communiste appellera clairement et toujours à faire barrage à toute élection d’un candidat Front national.

 Je sais que beaucoup de Français disent : « alors que faire ? »

 La solution n’est évidemment pas la droite qui cherche en espérant récupérer les voix du FN au second tour à conquérir le maximum de départements pour détruire les politiques publiques qu’il s’agit au contraire de défendre et de promouvoir dans l’intérêt du plus grand nombre.

 Quant au gouvernement Valls il s’acharne à trahir les intérêts populaires, à imposer la loi Macron et l’austérité à tous les étages.

Ceux qui comme Nicolas Sarkozy ce matin continuent d’instrumentaliser dans un sens ou dans l’autre la montée du FN pour qui les débats de fond sont irresponsables.

 Malgré ces obstacles, je le dis haut et fort aux Français, la voie n’est pas bouchée, le vote n’est pas bouclé. Il y a quelque chose d’utile à faire pour votre vie, pour l’avenir de nos départements et du pays dans ces élections.

Une gauche nouvelle est en train d’émerger dans le pays, une gauche qui dit non à l’austérité, à la précarité et à l’insécurité de nos vies, qui dit oui à la solidarité, au vivre-ensemble, aux politiques publiques de justice sociale que peuvent mettre en œuvre les départements.

Cette gauche nouvelle, celle qui voit désormais converger les communistes et le Front de gauche, des écologistes d’EE-LV, des forces comme Nouvelle donne, des socialistes qui refusent maintenant clairement les politiques Valls-Macron. Elle présente des candidats dans presque tous les cantons de France.

 C’est à cette force nouvelle qu’il faut donner de la force et des élus dans les départements. En la faisant grandir dans les urnes le 22 mars, vous aiderez le pays à sortir de l’impasse. Vous vous donnerez de la force pour résister aux politiques d’austérité, pour conforter les politiques publiques de solidarité dont vous et vos enfants avez besoin, pour refuser tous les chemins de haine, pour construire la France du vivre-ensemble qui reste plus que jamais nécessaire.

 Dans près de 200 cantons, elle peut être présente au second tour.

J’invite les Français très nombreux qui n’ont pas fait leur choix, qui s’apprêtent à s’abstenir, à se poser cette question le 22 mars : à qui donner de la force ce jour là ?, des candidats soutenus par le PCF, le Front de gauche et toutes les forces qui travaillent désormais avec nous à construire une voie nouvelle à gauche, sera, pour tous et le pays, la meilleure nouvelle qui puisse advenir.

 Ce progrès est possible. J’appelle à déployer toutes les efforts nécessaires pour la court-circuiter dans les urnes le 22 mars.

           

 

ELECTIONS DEPARTEMENTALES DES 22 ET 29 MARS 2015

 

REUNION PUBLIQUE

 

LES CANDIDATS DU 7ème CANTON DE CHATEAURENARD (INCLUANT TARASCON)

 

SERONT PRESENTS

 

 

 

CE VENDREDI 13 MARS 2015 A 18 H 30

SALLE RICHELIEU 1ER ETAGE

Boulevard Victor Hugo – TARASCON

 

 

 

POUR UN DEPARTEMENT PLUS SOLIDAIRE

 

CONTRE LA POLITIQUE D’AUSTERITE

 

POUR UNE ALTERNATIVE VRAIMENT A GAUCHE

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

1...345678
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...