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La qualité ne suffit pas il faut le nombre…

Posté par jacques LAUPIES le 10 février 2015

 

Je reproduis dans mon blog l’article paru ce jour dans l’Humanité au sujet de l’élection du Doubs  dont je recommande la lecture à mes lecteurs.

Les deux commentaires qui suivent, traduisent les préoccupations d’électeurs de gauche dont un se dit devenu abstentionniste. Je pense que ses remarques sont fondées et le seul reproche que je pourrai lui faire est de ne pas militer au sein du Parti qui aurait d’évidence a  intérêt à échanger avec lui.

Ces deux commentaires critiquent le Parti mais ne le renient pas. Ils attirent l’attention sur le fait que le FN, en pourcentages du moins recueille une bonne partie de l’électorat populaire (j’ajouterai ouvrier)

Comme je l’ai souvent indiqué dans mon blog, le FN, sociologiquement parlant, mord sur l’électorat communiste même si les anciens électeurs communistes peuvent rester fidèles à ce parti (sans voter pour lui ?) De plus il y a un phénomène tout de même inquiétant quand le FN réussit cet exploit de récupérer des militants et soutiens dans des générations issues de famille de gauche et même parfois communistes.

Ce dernier phénomène est suffisamment fréquent pour que je n’en fasse pas une affaire personnelle.

Alors je n’irai pas jusqu’à contester que la progression du FN est aussi due à un glissement des voix de l’électorat socialiste ou UMP. C’est aussi une réalité.

Mais tout cela ne serait, tout le monde s’accorde a peu près à le dire, sans la situation de crise exacerbée qui met des millions de familles en difficultés et dont  sont responsables les partis qui exercent le pouvoir depuis des années en soutenant, ou en ne remettant pas en cause, le classique comportement du monde de la finance et des puissantes sociétés et cartels de l’industrie et du commerce mondial et national.

Un monde capitaliste qui maitrise la vie politique et médiatique et tout ce qui contribue à formater (ou ne pas former, ce qui revient au même) les citoyens.

La question  essentielle étant de savoir comment combattre cela, avec quelle stratégie et quels outils. On parle de rassemblement indispensable. mais rassemblement de qui et de quoi, sur quels contenus, sur quelles « étiquettes ».

Les regroupements de partis à quelque niveau que ce soit nécessitent des discussions entre partenaires, des compromis qui n’impliquent qu’une poignée de responsables basant, au mieux leur alliance et ces compromis sur des résultats électoraux antérieurs et laissent donc subsister les oppositions et les divergences qui couvent d’en bas jusqu’en haut.

Cela n’est pas attrayant pour les  jeunes qui s’interrogent et hésitent à s’engager

L’attrait opportuniste que peut trouver une partie réduite de la jeunesse vers des formations politiques issues de la droite et de la social démocratie, rafraichies pour la circonstance par les médias, reste limité.

D’autant qu’il faut faire preuve de bonne volonté pour donner l’image de ce rajeunissement car restent souvent de vieilles barbes pour animer ces formations et tirer les ficelles électorales. Des vieux routards de la politique, ou ressentis comme tels qui font ombre aux jeunes loups, même lorsque ces derniers sont rapidement promus.

On comprend mieux pourquoi  »Syrisa » et « Podemos » dont la plupart des dirigeants ne sont cependant pas nés de la dernière pluie ont de ce point de vue eu un effet catalyseur mais qu’en serait il s’ils n’avaient pas eu ce terreau terrible bâti sur une paupérisation effrayante de tout un peuple ?

Il n’y a donc pas de solution toute simple et toute faite, en France, pour mobiliser contre la droite, le social libéralisme et un nationalisme extrême droitier.

Mais une chose est sûre il y a urgence de redonner, en attendant des jours meilleurs, une autre dimension au Parti Communiste car il est à a connaissance et selon mes conviction urgent de se préoccuper avant toute chose de cela.

Le rassemblement est évidemment nécessaire à chaque étape mais il ne doit pas occulter la nécessité du Parti révolutionnaire de masse. La qualité ne suffit pas, il faut le nombre !

 

Vendredi  13 février à 18 h 30

SALLE RICHELIEU A TARASCON

CONFERENCE DE PRESSE

PRESENTATION DES CANDIDATS PCF/FRONT DE GAUCHE

Le FN vit au (dis)crédit du gouvernement

Sébastien Crépel 
et Grégory Marin
Mardi, 10 Février, 2015
L’Humanité

 

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AFP
D’élection en élection, le Front national s’enracine dans le rejet que provoquent les politiques d’austérité conduites par le PS et par la droite.

Avec une régularité qui confine au malaise, c’est encore vers le vaincu qu’on oriente les yeux des Français. Dimanche, à l’occasion de la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs, le Front national, avec 48,57 % des suffrages à sa candidate Sophie Montel, n’a pas réussi à envoyer un quatrième député d’extrême droite à l’Assemblée nationale, mais valide une « immense dynamique qui porte aujourd’hui le FN », fanfaronne Marine Le Pen.

Entre les deux tours, le FN a mobilisé 6 259 voix supplémentaires (14 641 voix contre 8 382), et améliore de 5 060 voix son score de 2012 (de 24,47 % à 48,57 %), doublant ainsi son audience.

De son côté, le nouveau député socialiste du Doubs, Frédéric Barbier, ne « pavoise pas », disait-il dimanche soir. Il n’y a pas de quoi en effet : 49,07 % de participation (neuf points de plus qu’au premier tour, mais dix de moins qu’en 2012), un score serré (51,43 %) malgré un gain de 8 088 voix entre les deux tours, et 3 800 voix de moins que lors de la législative de 2012 qui avait envoyé son prédécesseur, Pierre Moscovici, au Palais-Bourbon. Certes, en totalisant 5 800 voix de plus que le total des candidats de gauche au premier tour (9 687), il a mordu sur l’abstention et sans doute récupéré une partie des voix de droite (un sondage Ifop de la semaine dernière pour I-Télé et Sud Radio faisait état d’un report de 26 % des voix UMP vers le PS, 24 % pour le FN, et 50 % vers l’abstention).

Mais c’est pourtant le FN qui semble récolter les fruits de la séquence électorale. Comme les fois précédentes. En mars 2013, la deuxième circonscription de l’Oise voyait s’affronter au second tour le sortant UMP Jean-François Mancel et la FN Florence Italiani, une parfaite inconnue.

Pour la première fois de la mandature de François Hollande, le candidat du PS était éliminé dès le premier tour. Trois mois plus tard, dans la troisième circonscription du Lot-et-Garonne, le nouvel espoir du FN Étienne Bousquet-Cassagne, vingt-trois ans alors, tenait la dragée haute (46,24 %) à un baron local de l’UMP, Jean-Louis Costes (53,76 %), après la démission de Jérôme Cahuzac (PS).

Un an plus tard, le 22 juin 2014, la situation se répétait dans la vingt et unième circonscription du Nord. Plus près de nous, début décembre dernier, la troisième circonscription de l’Aube vivait le même événement, le FN améliorant de 1 605 voix son score (5 960 voix, 36,15 % des suffrages).

Essoufflement des stratégies d’entre deux tours

Le résultat du FN dans le Doubs n’a donc rien d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Élection après élection, se confirme ainsi l’essoufflement des stratégies d’entre deux tours visant à empêcher l’élection de candidats FN.

Ni la culpabilisation des électeurs de droite en faisant appel à leur sens « républicain » de la part du PS ni a fortiori leur déculpabilisation qu’encourage la stratégie du « ni PS ni FN » à l’UMP ne permettent d’empêcher leur ascension. Car les causes de celle-ci sont plus profondes.

« En manifestant leur volonté de ne rien changer à une politique d’austérité qui démoralise et écœure les Français, François Hollande et Manuel Valls ont déjà dilapidé une grande partie de “l’esprit du 11 janvier” (jour des marches républicaines en France après les attentats – NDLR), écrit ainsi Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire et responsable du Front de gauche.

De leur côté, en se refusant à s’opposer franchement à l’extrême droite et en reprenant même à leur compte bon nombre des thématiques de cette dernière, Nicolas Sarkozy et les dirigeants de l’UMP ont fait le lit d’un parti qui menace la République en ses fondements. »

« L’extrême droite est heureusement battue, mais personne ne doit se rassurer à bon compte », a mis en garde Raquel Garrido, du Parti de gauche, pour qui « ce naufrage démocratique souligne l’urgence de refonder totalement notre système politique ».

Au final, reste « le désaveu que cette partielle représente pour le gouvernement et pour sa politique », souligne le PCF, qui rappelle que le résultat de dimanche « n’est pas un chèque en blanc ou encore moins une adhésion aux choix économiques et sociaux du député socialiste ».

 

 

Commentaires

Vercingétorix
Lundi, 9 Février, 2015 – 22:36
Je ne voterai jamais FN. Je revoterai PCF le jour où il redeviendra communiste et diera By By à Mélenchon et à ses groupuscules bobos. Mais c’est l’ancien électorat populaire PCF qui vote aujourd’hui FN, et plus il y a de votants et donc moins d’abstention plus il ya de votes FN.
La montée du FN n’est donc pas due au fait que les électeurs de gauche s’abstiennent comme l’explique les médias, Mélenchon, le PS et même le PCF, mais l’ascension due est due au contraire au fait que l’électorat populaire de gauche vote FN e non FDG, et on le voit avec l’augmentation de la participation, qui contrairement à ce que raconte les médias et l’UMP, profite au FN.
C’est trés inquiétant pour les départementales, régionales et les présidentielles/législatives de 2017 où le FN va encore monter avec la montée du chômage générée par la politique de droite ultralibrale du PS soutenue par l’UMP.
estepeyo
Lundi, 9 Février, 2015 – 23:40
Bonjour Je reste persuadé que ce résultat ne fera rien bouger bien au contraire. Le ps reste dans sa stratégie se retrouver au second tour des présidentielles face à Marine il compte sur la désunion au sein de l’UMP pour remporter l’élection car il ne faut pas perdre de vue que depuis Jospin la seule élection importante du pays c’est bien la présidentielle.
Ils jouent avec le feu mais pour ses bandits seul le pouvoir compte.
Je suis un gars qui a toujours voté à gauche mais jamais socialiste et depuis 5 ans je ne vote plus du tout,je ne voterai jamais FN ni UMP ni PS mais si le PC révise sa copie alors peut-être que  je retournerai aux urnes je suis pour une véritable alternative à gauche et je ne suis pas prêt de vendre mon âme pour quelques calculs politiciens

 

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Encore une vilénie que l’on ne veut pas évoquer

Posté par jacques LAUPIES le 9 février 2015

Il y a plus de 54 ans le 29 octobre 1965 disparaissait le leader démocrate, opposant au gouvernement marocain, Medhi Ben Barka, Des policiers français furent à l’époque soupçonnés d’avoir été complices de commanditaires marocains (services secrets). Le mystère demeure d’autant que me corps de la victime n’a jamais été retrouvé. La famille de Ben Barka estime que des archives de l’état et des témoignages de témoins encore vivant devraient permettre d’établir la vérité. Mais on leur refuse cette possibilité..

Cette affaire image ce que fut la politique néo coloniale qui a consisté à soudoyer les régimes pourris d’Afrique qui ont fait tant de dégâts parmi les populations africaines notamment. Sous une autre forme et sous d’autres prétextes cette politique se poursuit ce qui permet aux pires extrémistes de manipuler ces populations et de faire ainsi le lit des  terroristes islamistes.

Comme la question ukrainienne évoqué sur ce bulletin toute politique néocoloniales africaine ou au moyen orient nous conduit droit dans une impasse. Une  impasse dramatique qui peut, du fait de notre appartenance à l’OTAN nous entrainer dans des guerres.

 

 

 

 

L’Etat français refuse la vérité sur la disparition de Mehdi ben Barka

Eugénie Barbezat
Dimanche, 8 Février, 2015

 

Encore une vilénie que l'on ne veut pas évoquer dans POLITIQUE belaid

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Depuis plus de 50 ans, le fils de l’opposant marocain Mehdi ben Barka réclame la vérité sur la disparition de son père, fondateur de l’UNPF, qui lors de son enlèvement préparait la rencontre Tri-continentale de la Havane.

Lors de la troisième édition du Colonial Tour qui proposait la visite des lieux des crimes restés impunis à Paris, le fils de l’opposant marocain a exprimé sa détermination a obtenir la vérité sur la disparition de son père, enlevé le 29 octobre 1965 par des policiers français, devant la brasserie Lipp à Paris.

 

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Poutine

Posté par jacques LAUPIES le 8 février 2015

 

Poutine est présenté par les médias comme un tyran, un ogre russe trempé de stalinisme et produit absolu d’un KGB impitoyable. Voila maintenant que d’éminents spécialistes de la Russie (genre Alexandre Adler) viennent nous expliquer, parfois avec pertinence, la complexité des relations existant entre le peuple russes et ukrainiens, mais se livrent à une analyse pseudo freudienne, du Président de cette Russie, faisant appel à de la psychologie de bazar.

Poutine serait en quelque sorte un homme fermé au dialogue, un peu schizophrène un peu parano, expansionniste au besoin, et tout ça à cause d’une enfance perturbée, etc.

Je ne suis pas de ceux qui évacuent les aspects psychologiques pouvant transformer le comportement des individus, fussent-ils chefs d’Etat, ni même les liens que leur caractère peut avoir avec leur physique. Sans cependant aller jusqu’à des considérations farfelues du genre : les grands sont naturellement  assimilés a des séducteurs, les petits à des méchants agressifs, les gros débonnaires a des soumis, les maigres chétifs et vulnérables et tout ce que votre imagination voudra bien produire : les impuissants, les mal baisé(e)s répercuteraient leur frustration sur leurs choix politiques deviendraient de dangereux guerriers

Vous allez me dire que j’exagère en évoquant de telles énormités, mais j’ai le regret de vous dire qu’ils en sont là ces doctes universitaires qui commentent les évènements politiques de ce monde. DSK, qui se comporte comme bon nombre de petits bourgeois de province organisant leurs parties fines – ou grotesques – bien moins coûteuses, devient (le pauvre) le centre du monde le temps d’un procès mouillant pas mal de personnages douteux, procès qui n’aurait jamais eu lieu, si lui star fabriquée de la politique ne s’était pas fait piéger !

Je n’oserai pas évoquer tous ces arguments déployés pour démolir ou mettre en valeur (comme on voudra) nos chefs d’état successifs, quelque ministre morts politiquement et sur lequel les copains continuent à tirer d’inutiles coups de grâce.

Cela nous vaut des séries télévisées, des reportages et documentaires « fictionnés » et « frictionnés », histoire de dérouter un peu plus un spectateur  qui n’a rien vu venir et s’enfonce un peu plus dans le tous pourris. Alors que la prétention est de le protéger et le mettre en garde contre une certaine  déliquescence des pouvoirs dont les origines ont à voir avec le système.

Poutine pour en revenir à lui incarne un camp qui se sent menacé et défend les intérêts de son pays et certainement d’une caste pour ne pas dire classe, doit donc apparaître comme l’homme à abattre face à des gentils qui, blancs comme neige, ne seraient en rien responsables de la déstabilisation de l’Ukraine, sans arrières pensées économiques et géopolitique. Bref des anges.

Mais arrêtez de nous prendre pour des cons. Nous avons suffisamment à faire pour nous débarrasser de la connerie qui nous habite naturellement sans que l’on vienne tenter de nous imposer celle de quelques pantins qui osent nous parler de risque de guerre au lieu de nous parler d’obligation de paix !

 

Emir Kusturica : « L’Ukraine, un remake de la Yougoslavie »

 

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR VADIM KAMENKA ET MICHAËL MÉLINARD DE l’HUMANITE DIMANCHE
Jeudi, 5 Février, 2015

 

Poutine dans POLITIQUE emir

Andrei Amarikov
Rencontrer le cinéaste franco-serbe, c’est l’assurance d’un entretien nourri par l’actualité, les questions de géopolitique internationale et les méfaits de la mondialisation capitaliste. Emir Kusturica, auteur d’un recueil de nouvelles paru le 7 janvier, « Étranger dans le mariage », n’est jamais avare de lumineuses digressions.
D’ordinaire, Emir Kusturica exploite sa fibre artistique dans la musique et le cinéma : le guitariste du No Smoking Orchestra est aussi le lauréat de deux palmes d’or pour « Papa est en voyage d’affaires » et « Underground ». Le cinéaste franco- serbe s’était déjà essayé à la littérature dans une autobiographie, « Où suis-je dans cette histoire ? ». Il tente aujourd’hui une incursion dans la fiction avec « Étranger dans le mariage », un recueil de six nouvelles autour de la famille, de la guerre et de l’absurdité du quotidien dans la Yougoslavie des années 1970. Certes, les récits apparaissent très inégaux et la truculence de Kusturica, pourtant très cinématographique, peine à provoquer les mêmes émotions qu’à l’écran. Reste que s’il ne réussit pas tout à fait son passage à l’écrit, il demeure une voix singulière incontournable face au formatage des choses de l’esprit.
 
HD. Pourquoi avez-vous choisi de vous exprimer par le biais de la littérature ?
EMIR KUSTURICA. J’ai compris que je pouvais être créatif en réalisant mon film « Guernica » pendant mes études à l’école de cinéma de Prague. Depuis, ma créativité n’a jamais cessé. J’ai eu la chance de me trouver. Je peux mettre en place ma vie en rapport avec mes différents projets. Depuis mes premiers films, j’ai une bonne relation avec le public. C’est probablement parce que je ne cherchais pas à communiquer mais à faire mes films. J’explore au plus profond mon histoire familiale. J’essaie d’aller vers l’obscurité. Mais cela tient d’abord à un désir. L’art est certes l’aboutissement d’une communication mais l’artiste ne communique pas avec le public mais avec son propre besoin de créer.
 
HD. Pour quelles raisons vos histoires sont elles si personnelles ?
E. K. Je suis très lié au langage cinématographique du début des années 1970. Ce sont des années dorées pour le cinéma et l’art en général. Les États-Unis, qui façonnent le monde militairement et artistiquement, étaient dans les années 1970 beaucoup plus libres qu’aujourd’hui. Après le Vietnam, il y a eu beaucoup de films sur la guerre perdue des Américains. Depuis, l’expression libre est devenue une expression contrôlée. Aujourd’hui, la NSA (Agence nationale de sécurité – NDLR) écoute tous les citoyens américains. C’est effrayant. Dans les années 1970, l’Amérique parlait du fascisme, du nazisme. Souvenez-vous de « Cabaret », le film de Bob Fosse, de « Macadam Cowboy », de « Cinq pièces faciles ». Il y avait presque une philosophie existentialiste, parlant librement de la vie, de la défaite au Vietnam, écrivant des livres. Et puis patatras, au cinéma, George Lucas a commencé à recréer l’univers, Spielberg a fait ses « ET ». La conception de Ronald Reagan de divertir l’esprit, en particulier des Américains pour les éloigner d’une position critique, et de transformer les films en pur divertissement l’a emporté. Les gens qui ont continué à faire ce qu’ils voulaient ont été marginalisés, leurs films peu ou mal diffusés. Aujourd’hui, nous en subissons toujours les conséquences. En Europe, le cinéma est davantage tourné vers le cinéma d’auteur. Mais la pression économique rend les auteurs de plus en plus politiquement corrects.
« L’UKRAINE MARQUE UN TOURNANT. LA RUSSIE N’ACCEPTE PLUS SON ENCERCLEMENT AVEC L’ÉLARGISSEMENT CONTINU DE L’OTAN. »
 
HD. que vous inspirent les événements en Ukraine ?
E. K. La guerre humanitaire est en))) fait une légalisation de la guerre. Wall Street dépend de la guerre. La valeur psychologique d’une action dépend de la manière dont vous êtes agressif dans certaines parties du monde. Plusieurs guerres, de tailles réduites, se déroulent un peu partout à travers la planète. Désormais, l’option des conflits de basse intensité apparaît épuisée. Et l’Ukraine marque un tournant. La Russie n’accepte plus son encerclement avec l’élargissement continu de l’OTAN. L’idéologue américain Zbigniew Brzezinski a largement écrit sur « l’enjeu eurasien », capital à ses yeux, à savoir la maîtrise et la colonisation de la Russie et de l’espace ex-soviétique. L’Ukraine est donc une première étape vers ce démantèlement imaginé par Brzezinski.
 
HD. Ne vous rappelle-t-il pas ce qui s’est produit en ex-Yougoslavie ?
E. K. À Kiev, l’histoire des snipers qui ont ouvert le feu sur la place Maïdan ressemble de manière troublante aux événements de Sarajevo en 1992. Durant le siège de la ville, des tireurs isolés ont terrorisé les habitants et personne à Sarajevo ne savait d’où venaient ces snipers. Exactement comme à Kiev. On ne sait toujours pas qui a ouvert le feu sur les manifestants et les forces de l’ordre (1). Aujourd’hui, une autre vérité que celle imposée par les médias apparaît. C’est ce que tentait de décrire mon film « Underground » : une autre réalité. Il a été réalisé en 1995. La vérité sur ces deux événements, les dirigeants la connaissent. Ils en sont même parties prenantes et essaient de nous abuser en feignant d’être des imbéciles. Les grandes puissances jouent sur un échiquier où l’Ukraine et l’ex-Yougoslavie apparaissent comme des pions. Il s’agit d’une répétition d’un scénario qui s’est produit en Yougoslavie et a mené à son éclatement pour des enjeux similaires : l’extension de l’OTAN et de l’UE. La construction de l’UE est responsable des deux drames. Afin de s’agrandir et accroître son influence, elle divise les États pour imposer sa loi à de petits territoires. Pour moi, ce qui est inacceptable, c’est que les gens s’en accommodent. Heureusement, il y a des instants d’espoir.
 
« LES ÉTATS-UNIS ET LE CAMP ATLANTISTE IMPOSENT LEUR VÉRITÉ ET SE COMPORTENT EN VAINQUEURS DE LA GUERRE FROIDE. »
 
L’arrivée au pouvoir des communistes en Grèce en fait partie. Leur victoire est historique et peut, comme en Amérique latine, porter un véritable élan. Ce phénomène se répétera dans les années qui viennent. La montée de l’extrême droite et des partis fascistes, voire nazis comme en Ukraine où ils sont au pouvoir, créera en face une résistance. Le clash est inévitable.
 
HD. L’hystérie de la presse à l’égard de la Russie et de Poutine vous rappelle le traitement médiatique à l’égard des Serbes durant la guerre de Yougoslavie ?
E. K. Cela a été le point de départ. En 1992, les divers acteurs ont mis en avant certains aspects pour créer une atmosphère favorisant un conflit. Ils ont ensuite légalisé une intervention au nom de l’aide humanitaire (2). Toute possibilité de paix a été écartée et la Yougoslavie a été démembrée à leur guise, laissant Slobodan Milosevic pour seul responsable. Le Kosovo est un bel exemple de leur mensonge et de leur justice aléatoire. Ils ont soutenu la séparation de cette région au nom du droit des peuples mais la refusent à la Crimée ! Les États-Unis et le camp atlantiste imposent leur vérité car ils se comportent en vainqueurs de la guerre froide. Ils estiment avoir triomphé du marxisme et tué le communisme.
Tous les événements qui ont suivi la chute du mur de Berlin révèlent les fausses promesses faites à Mikhaïl Gorbatchev sur la non-extension de l’OTAN. Cela résume leur conception de la diplomatie pour assurer leur suprématie. L’extension de l’orbite euro-atlantique est impérative. Le siècle qui vient pour les États-Unis sera un tournant. L’accroissement de leur richesse et de leur influence dépend de leur domination du modèle libéral. Ce modèle qu’ils ont imposé au reste de la planète à travers la mondialisation est fondé sur la compétition, l’exploitation et les inégalités. Cette compétition, les États-Unis ne pourront plus la remporter indéfiniment avec la montée de puissances émergentes. Devant cette phase de déclin, ils trichent. Mais ils n’avaient pas prévu que l’Eurasie se dresserait contre la domination de l’euro-atlantisme. La proximité géographique compte et la Russie et la Chine finiront par coopérer.
 
HD. Vous critiquez beaucoup le capitalisme, pourquoi alors avoir participé à une fête à Davos ?
E. K. J’étais à Davos pour une banque russe. J’avais besoin d’argent pour payer les musiciens de mon festival de Kunstendorf. On m’a donné beaucoup d’argent, avec lequel j’ai pu financer ce festival.
 
KUSTURICA EN CINQ FILMS
 
1985. « PaPa est en voyage D’affaires ». Pour son deuxième long métrage, le réalisateur, alors yougoslave, décroche sa première palme d’or, à seulement 31 ans.
1989. « Le temps Des gitans ». il reçoit le prix de la mise en scène à Cannes.
1993. « arizona Dream ». Pour sa première expérience américaine, Emir Kusturica s’offre un casting de rêve (Johnny Depp, Jerry Lewis, faye Dunaway) et fait voler des poissons sur une chanson d’iggy Pop. il est récompensé par un ours d’argent à Berlin.
1995. « UnDergroUnD ». il obtient sa deuxième palme d’or avec cette fresque historico-familiale de la yougoslavie sur 50 ans, des années
1940 jusqu’à son éclatement dans les années 1990. Le film déclenche une polémique autour du caractère supposé proserbe de l’oeuvre.
1998. « CHat noir, CHat BLanC ». après avoir un temps songé à arrêter de tourner, Kusturica revient à la réalisation avec un film apaisé et décroche le lion d’argent du meilleur réalisateur à venise.

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Drogue : légaliser ?

Posté par jacques LAUPIES le 7 février 2015

 

J’ai déjà donné mon opinion sur ce que représente la consommation de drogue notamment du cannabis (à trouver dans la page « drogue »)

Il est vrai que je ne suis pas particulièrement favorable à la dépénalisation mais effectivement comme le proposent les élus communistes (au sénat) je pense qu’il serait plus judicieux de légaliser  »de la production à la vente » et de continuer à interdire tout en se donnant les moyens de la prévention et en dépénalisant la consommation.

Je reste  convaincu que la consommation de cannabis, comme le soulignent médecins et psychologues, est un véritable fléau qui a fait des dégâts dans les générations qui ont succédé à celle à laquelle j’appartiens. Et il est particulièrement pénible d’avoir eu à supporter cela. Pire même d’avoir du affronter des partis politiques qui se sont réveillés bien tardivement pour condamner fermement et combattre l’extension du phénomène.

Je me rappelle toujours, voyant survenir les conséquences de ce laxisme, quand ce n’est pas un soutien ouvert au nom d’une certaine libéralisation de la consommation du cannabis, que certains médias n’hésitaient pas à accuser et moquer des élus ou militants communistes qui autrefois dénonçaient et mettaient en garde contre l’usage  de cette drogue.

Tout était bon, comme à l’habitude, pour dénigrer cette attitude et la caricaturer. On se souvient de l’histoire faite sur le thème du racisme contre les communistes qui cependant étaient bien loin d’avoir tort, comme le rappelle le deuxième texte que je publie ci dessous. Texte qui évoque l’affaire du bulldozer de Vitry et celle des dealers de Montigny les Cormeilles, en 1981.

Citoyens qui usaient et abusaient du mot « citoyen », souvenez vous ou, si vous n’étiez pas nés, informez vous. Ceux qui aujourd’hui pleurnichent sur racisme et drogue, n’ont pas toujours été conséquents face à la question de la drogue, tout comme à celle de l’immigration.

Mais voilà quand le feu a été mis tout le monde veut l’éteindre même ceux qui l’ont laissé se propager.

 

http://jacqueslaupies.fr/rions-un-peu/

 

La consommation de cannabis, chez les adolescents et les jeunes adultes, est un vrai problème de santé publique

Usage contrôlé du cannabis

Par Laurence Cohen / 5 février 2015

Version provisoire

Le texte ci-dessous est une version résumée de l’intervention prononcée.
La version définitive et intégrale sera très prochainement en ligne.

Rapporteur pour avis des crédits de la Mildt, j’ai pu constater l’inefficacité de la politique dite de zéro drogue. Élue de terrain, je puis témoigner des dégâts que celles-ci causent dans nos quartiers. Il faut en finir avec les dérives sécuritaires. J’aurais préféré une approche plus globale des addictions. Mais ne nions pas la réalité. La consommation de cannabis, chez les adolescents et les jeunes adultes, est un vrai problème de santé publique.

La France a pourtant l’une des législations les plus répressives en Europe. La consommation des jeunes relève de l’expérimentation, de la socialisation. Résultat, les trafiquants se multiplient aux abords des lycées… La seule réponse des pouvoirs publics a été de renforcer les sanctions. L’usage est pénalisé, ce qui n’est pas le cas partout. Cette criminalisation coûte 1 milliard d’euros par an et freine l’accès aux soins. (M. Jean Desessard, rapporteur, approuve) Les quartiers sont gangrénés par ce phénomène, les maires sont impuissants et laissés à eux-mêmes.

Les pays qui se sont livrés à une guerre contre la drogue, comme les États-Unis, en reviennent. Il faut un véritable programme national de prévention, notamment dans les établissements scolaires. Encore faut-il s’en donner les moyens, or ceux-ci diminuent.

Légaliser n’est pas dépénaliser, c’est substituer à la prohibition un système de monopole d’État, de la production à la vente. Mon groupe préconise plutôt la dépénalisation de la consommation, avec un maintien de l’interdit. C’est la politique menée par le Portugal depuis quinze ans et la consommation y a diminué. Faisons appel à l’intelligence collective, poursuivons le travail pluridisciplinaire afin d’aboutir à un grand débat public. Nous nous abstiendrons sur cette proposition de loi, qui ne se dote pas du bon outil.

Bulldozer de Vitry : et si le PCF avait raison ?

Trente ans après, les passions retombent, les problèmes demeurent

Publié le 15 octobre 2012 à 17:30 dans Politique

Mots-clés : 

PCF Vitry Hue Marchais

Le 24 décembre 1980 au matin, 300 travailleurs maliens quittèrent le foyer qu’ils occupaient sur le territoire de la commune de Saint-Maur et furent transportés pour être hébergés dans un bâtiment en cours de rénovation à Vitry-sur-Seine. Commençait alors la fameuse affaire dite du « bulldozer de Vitry ». À la demande du maire de Saint-Maur, le gestionnaire du foyer avait accepté de débarrasser cette commune résidentielle de ses occupants encombrants. L’immeuble de Vitry était en pleins travaux, pour une bonne part financés par la mairie et devait accueillir en contrepartie, des jeunes travailleurs dont la liste était d’ailleurs arrêtée. La section du PCF Vitry, informée, réagit par une action de commando où quelques militants, « armés » d’une pelleteuse s’employèrent à écrouler un escalier extérieur pour empêcher les nouveaux occupants d’y rentrer. Le maire de Vitry, Paul Mercieca, mis devant le fait accompli, et en désaccord avec la méthode, accepta pourtant de l’assumer politiquement. Noël passé, se déclencha alors une formidable campagne médiatique contre le PCF visant à le faire passer pour intrinsèquement raciste.

Je fus sollicité par la direction du PCF pour assister, en tant qu’avocat, Paul Mercieca, au centre de la tourmente. Je garde le souvenir du caractère absolument effarant du déferlement médiatique et de la pression quasi physique que l’on pouvait ressentir si l’on essayait de résister. Je garde également celui de la souffrance de Paul Mercieca, fils d’immigrés maltais, profondément blessé par l’accusation de racisme. Il y avait de quoi… A en croire les médias et les commentateurs politiques unanimes, il aurait lui-même conduit le bulldozer et détruit de fond en comble le « foyer » alors que les « résidents » maliens étaient à l’intérieur. Il essaya alors, en pure perte, d’expliquer, soutenu par la direction nationale du PCF, que son intention était de refuser que se constituent dans les banlieues ouvrières de véritables ghettos, de nature à affecter des quartiers déjà frappés par la pauvreté. Le slogan des maigres manifestations de soutien au maire était d’ailleurs : « Mercieca a raison, pas de ghetto à Vitry ». En vain. Le coût politique fut très élevé pour le Parti communiste.

Quelques semaines plus tard, Robert Hue, alors maire de Montigny-lès-Cormeilles, lança une campagne contre le trafic de drogue qui pourrissait les cités de sa commune et mit en cause une famille d’origine marocaine considérée comme étant pourvoyeuse d’un quartier. Bis repetita. Incroyable tsunami médiatique, insultes, prises à partie, et même manipulations policières. Là aussi, l’avocat que j’étais fut choisi pour assister Robert Hue. Deux fois aux premières loges, deux fois confronté à la tempête, et deux fois contraint de constater la quasi impossibilité d’y résister et les dégâts occasionnés. Le Monde de l’époque condescendit, quelques semaines plus tard, à admettre que « le PCF posait mal de bonnes questions ».

Que craignait à l’époque le Parti communiste ?

Que les cités ouvrières, qu’en général il gérait, se transforment sous la pression du chômage, de la pauvreté mais aussi d’une immigration déséquilibrée, en « territoires perdus de la République », qu’au sein de ces territoires, le marché de la drogue devienne une économie de substitution, c’était leur crainte. Les dirigeants du PCF, forts de leur expérience de terrain, avaient parfaitement vu le danger, témoin de premier rang, je peux en attester. La déchirure du lien social, le communautarisme, la division des classes populaires, tout cela les préoccupait au premier chef. À juste titre. Ce qu’ils avaient combattu, essayé de conjurer, sous les accusations, les injures et les quolibets, s’est produit. Les ouvriers sont partis, les plus pauvres d’entre eux devenant des « périurbains ». Ils l’ont fait avec leurs bagages, mais en oubliant leurs armes, et la plus importante d’entre elles, « la conscience de classe ». Celle que le Parti communiste avait réussi à forger entre les deux guerres et surtout dans la Résistance. Aujourd’hui, le Parti communiste effondré, marqués par un fort sentiment d’abandon, les ouvriers votent en nombre pour le Front National, pendant que les intellectuels dominants du Parti socialiste théorisent la nécessité de les passer par pertes et profits. On fait mine aujourd’hui de découvrir les « territoires perdus de la république », on s’effarouche de l’économie de la drogue, on s’affole devant les kalachnikovs, on pleure sur le vote ouvrier capté par le Front National. On cite abondamment Brustier-Huelin et Christophe Guilluy. Trop tard ?

Le Parti communiste français était un parti bourré de défauts. Ouvriériste et stalinien, porteur du syndrome si français de « fille aînée de l’église », Rome étant cette fois-ci à Moscou… Il était attaché aux dogmes, adorait la liturgie, et célébrait ses grand-messes avec un faste sans pareil chaque rentrée à La Courneuve. Ah, on ne faisait pas dans le sociétal, place du colonel Fabien. On peut même se poser la question de savoir, la question du mariage gay étant posée à cette époque, si l’on n’aurait pas constaté des convergences entre Georges Marchais et Monseigneur Barbarin. Mais le PCF fut aussi et surtout, l’outil de l’intégration à la Nation de la classe ouvrière. Il lui donna sa conscience de classe et sa fierté. Il fut aussi l’instrument de l’assimilation (oui, l’assimilation) de plusieurs vagues de travailleurs immigrés du fait de son hégémonie au sein du monde du travail. De sa formidable capacité d’éducation. Sa disparition comme parti politique majeur, due à des facteurs historiques de diverses natures, était inévitable. On peut quand même constater, sans que ce soit de la nostalgie, qu’il nous manque. Et qu’il savait faire preuve, parfois, de pertinence politique. Tiens, deux autres slogans de l’époque lancés, (très précisément à l’occasion des premières élections européennes, en 1979), là encore sous les quolibets du Monde, de Libé et du Figaro, et les accusations de chauvinisme et de xénophobie, voire pire.

- « Produisons français ! » François Bayrou en a fait un thème de campagne, et François Hollande un ministère. – « Non à l’Europe allemande ! ». Sous une autre forme (plus élégante ?) les opposants au TSCG ne disent pas autre chose…

C’était il y a 30 ans. Eh, camarades, il n’y a pas à avoir honte !

 

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Sans la science et le savoir nous sommes soumis à l’obscurantisme et à l’improvisation

Posté par jacques LAUPIES le 6 février 2015

L’accession au pouvoir de Tsipras en Grèce décoince certains médias et n’est pas sans incidence sur nos chers députés européens, enfin ceux qui précisément nous coûtent cher avec leur politique !

Mais les médias osent parfois nous dire la vérité. Ainsi l’émission diffusée sur Arte : dans l’émission   »Théma » ce dernier mardi 3 février nous a proposé un documentaire intitulé « La dette, une spirale infernale », ce soir par exemple sur la 2 dans « Complément d’enquête » nous sont présentées les thèses syndicales au travers de reportages sur la CGT et sur le MEDEF.

Si, avec les reportages qui sont accompagnés de commentaires relativement significatifs et les interview accordés par Philippe MARTINEZ et Pierre GATTAZ au journaliste Nicolas POINCARE, les salariés ne prennent pas conscience des aspects que prend la  crise sur fond de lutte des classes, de plus en plus évidente, c’est qu’il y a problème.

Alors oui il y a réellement problème ! Car les usines ne sont pas massivement occupées et les rues envahies de manifestants,  même si cela est arrivé récemment dans un domaine qui a été exploité à fond par certains comme soupape de sureté.

Pourquoi donc cette stagnation des forces progressistes : tout simplement parce que la conscience de classe ne se manifeste que sur des positions de repli défensif, quand la situation est devenue dramatique.

Tout simplement parce que les organisations de travailleurs, syndicales ou politiques, n’ont pas pu (ou pas su) contribuer à élever le niveau idéologique sans lequel ne peuvent survenir des actions préventives, cohérentes, coordonnées et efficaces.

Parce que des organisations porteuses d’une histoire, d’un savoir, d’une expérience, ou pour celles qui n’ont pas cette richesse l’inexpérience, se perdent dans la spontanéité, l’illusion que le réel suffit à armer les résistances à l’exploitation, à l’endoctrinement perfide et sournois du libéralisme économique. C’est un peu « Laissez faire Dieu reconnaitra les siens » mais ça s’appelle autrement, genre : « Laissez faire, le peuple reconnaitra les siens ». J’ai entendu cela récemment ! Encore faut-il qu’il puisse identifier qui les soutiens vraiment, ce peuple !

Sauf que si Dieu est un mystère supposé tout savoir avec des prophètes convaincus pour traduire sa parole (ce que l’on dit et qui est totalement absurde puisque soumis à l’interprétation des humains) le peuple est une réalité concrète qui doit apprendre de lui même, par lui même (ce qui est particulièrement difficile, surtout quand de plus le divin s’en mêle).

Mais me direz-vous, quel bla-bla-bla pour dire que le peuple a besoin d’être instruit, non pas par des prophètes de tous poils mais par la force qu’il puise en lui même et qui ne peut être que la science ? Ce qui suppose une immense action d’éducation populaire dont les premiers porteurs devraient-être les partis politiques (dont la plupart, excepté les communistes, cèdent à la mode politicienne pour ne pas dire dans la médiocrité de la personnalisation)

Evidemment, la science ne peut pas tout et comme dit Freud : « Non, la science n’est pas une illusion, mais ce serait une illusion de croire  que nous puissions trouver ailleurs ce qu’elle ne peut pas nous donner » (l’avenir d’une illusion – 1932)

Le peuple parfois fait le bon choix parmi les porteurs de sciences ! Et force est de constater que les conditions matérielles de vie y sont pour quelque chose (voir la Grèce) mais rien n’est mécanique en ce domaine. Les français en font la douloureuse expérience avec le dévoiement vers l’extrême droite.

 

Pourquoi la renégociation de la dette grecque est une bonne nouvelle

Jeudi, 5 Février, 2015
L’Humanité

 

Photo : Aris Messinis/AFP

Photo : Aris Messinis/AFP
Par Aurélie Trouvé, conseil scientifique d’Attac, Henri Sterdyniak, coanimateur des Économistes atterrés, Liêm Hoang-Ngoc, ancien député au parlement européen et un texte collectif (Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand et Frédéric Rauch).
  • Une relance économique, sociale et écologique ! par Aurélie Trouvé Conseil scientifique d’Attac

294314 Image 0Barack Obama l’a déclaré : « On ne peut pas continuer à pressurer des pays qui sont en pleine dépression. » Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, vient de confirmer une des mesures phares du nouveau gouvernement : alléger le poids de la dette. Ce qui apparaît le plus raisonnable qui soit pour tout économiste sérieux. La dette représente en effet 175 % du PIB, soit plus de 300 milliards d’euros. Les seuls intérêts s’élèvent à 10 milliards d’euros, soit 5 % du PIB, auxquels se sont ajoutés les « surplus budgétaires » demandés par la troïka pour rembourser la dette. Une somme colossale qui ne sert qu’à nourrir les créanciers et qui empêche le pays de restaurer ce qui a été ravagé par des années d’austérité. Des années également marquées par les fameuses « aides » de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI). Selon un rapport d’Attac Autriche, 77 % de ces aides ont été directement reversées au secteur financier, aux banques et aux créanciers privés de la Grèce. En période d’inflation nulle, il faudrait plusieurs dizaines d’années, au mieux, pour rembourser une telle dette. Or la restauration à opérer est colossale, ne serait-ce que dans les services publics : les budgets de la santé ou de l’éducation ont été laminés, nombre d’universités ou d’hôpitaux ont été fermés, des dizaines de milliers d’emplois publics ont été supprimés. Le pouvoir d’achat est en chute libre, avec la destruction de tous les minima sociaux. Ainsi, le Smic n’est plus qu’à 480 euros net pour un coût de la vie qui n’est guère plus faible qu’en France. La Grèce connaît une des pires régressions de son histoire et est confrontée à une véritable crise humanitaire : baisse nette et franche de l’espérance de vie, explosion du nombre d’interruptions volontaires de grossesse et d’abandons de nourrissons pour des raisons strictement économiques, augmentation du nombre de SDF… Une étude publiée dans le très sérieux American Journal of Public Health indique une hausse vertigineuse des homicides et suicides, de nouveaux cas d’infection par le VIH (liés aux coupes dans les programmes de prévention), le retour du paludisme et de la dengue…

Plus que de relance économique, c’est d’une relance sociale dont a besoin urgemment la Grèce. En tout cas, si l’on croit toujours à l’accès pour toutes et tous aux droits humains fondamentaux. C’est aussi d’une relance écologique dont elle a besoin : la crise économique a été l’occasion pour l’ancien gouvernement d’affaiblir de nombreuses réglementations environnementales pour, par exemple, développer les infrastructures de tourisme en continuant à ravager les côtes et même les parcs naturels. Une stratégie qui, sur le long terme, peut tout à fait se retourner contre le secteur touristique. Les budgets de la sécurité civile et des services de lutte contre les incendies ont été rabotés. Une pléthore de ressources naturelles et fossiles ont eté privatisées et abandonnées à l’appétit vorace d’intérêts financiers. Nul doute, pour impulser cette relance économique, sociale et écologique, qu’il faudra des dépenses publiques et des moyens financiers conséquents. L’annulation de la dette ou du moins sa restructuration sont nécessaires pour y arriver. Syriza propose, par la voix de Yanis Varoufakis, d’indexer les remboursements de la dette au taux de croissance du pays (en somme, on rembourse moins quand l’économie stagne). C’est la fameuse « clause de développement » qui veut qu’on fasse passer la relance économique avant tout. Le nouveau gouvernement propose également de convertir une autre partie de la dette en obligations perpétuelles : le pays s’engage à rembourser à perpétuité les intérêts mais pas le capital emprunté… ce qui évite le défaut de paiement pour les créanciers et donne de l’air au pays. Voilà des propositions raisonnables, qui s’ajoutent à un programme budgétaire tout aussi raisonnable : 12 milliards de dépenses annuelles pour 12 milliards de recettes… à condition que l’Union européenne et ses États membres ne savonnent pas la planche au nouveau gouvernement.

 

  • Le cas grec ne doit  pas cacher la forêt par Henri Sterdyniak Coanimateur des Économistes atterrés

294314 Image 1La dette grecque (317 milliards d’euros fin 2014, soit 177 % du PIB) résulte d’un triple aveuglement : celui des marchés financiers, qui ont prêté à la Grèce jusqu’en 2009, sans tenir compte du niveau insoutenable de ses déficits ; celui des classes dirigeantes grecques qui ont profité du bas niveau des taux d’intérêt permis par l’appartenance à la zone euro pour poursuivre une croissance déséquilibrée (bulles financières et immobilières), la corruption, l’évasion fiscale ; celui des institutions européennes qui ont imposé à la Grèce des écrasants et humiliants programmes d’austérité, qui ont certes permis de réduire le déficit public (qui ne serait plus que de 1,5 % du PIB en 2014, soit un excédent hors charges d’intérêt de 1,5 % du PIB), mais qui ont fait augmenter le ratio dette-PIB, en raison de la chute du PIB (qui en 2014 est plus bas de 25 % que son niveau de 2008). Ils ont surtout plongé la Grèce dans la détresse économique et sociale.

Le cas grec ne doit pas cacher la forêt. De 2007 à 2014, la dette publique de l’ensemble des pays de l’OCDE est passée de 73 à 112 % de leur PIB ; ceci témoigne d’un profond déséquilibre de l’économie mondiale. En raison de la croissance des inégalités, de la victoire du capital sur le travail, de la globalisation financière, les pays développés ont besoin de fortes dettes publiques ; ces dettes ne sont globalement pas remboursables. L’Allemagne veut maintenir un excédent extérieur important (7 % de son PIB) qui pèse sur ses partenaires européens et contribue à un niveau excessif de l’euro. Pour que la Grèce puisse rembourser, il faudrait que l’Allemagne ait un déficit extérieur, donc augmente ses dépenses publiques et ses salaires, ce qu’elle refuse. Les exigences absurdes des pays excédentaires conduisent l’ensemble de la zone à la dépression. Peut-on imposer à la Grèce de respecter ses engagements, de réduire sa dette à 60 % du PIB en vingt ans ? Même si la Grèce réussissait à connaître un surcroît de croissance, elle devrait verser chaque année 6 % de son PIB aux marchés financiers, ce qui déséquilibrerait son économie et briserait sa croissance.

Le programme de Syriza comporte la reconstitution des services publics, de la protection sociale, d’un niveau de vie acceptable des retraités et salariés, mais aussi la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance, la recherche d’un nouveau mode de développement, basé sur un renouveau productif, impulsé par l’État, par un secteur bancaire rénové, par l’investissement public et privé. Ce défi ambitieux suppose de lutter contre l’avidité et l’inertie des classes dominantes et de mobiliser la société tout entière, mais c’est le seul porteur d’avenir. L’expérience grecque illustre les dysfonctionnements structurels de la gouvernance économique de l’Europe. Aussi, la France doit soutenir la proposition d’une conférence européenne sur les dettes. Celles-ci doivent être garanties par la BCE et l’ensemble des États membres. Pour les résorber, la BCE doit maintenir le taux long nettement en dessous du taux de croissance, ce qui nécessitera de taxer les activités financières et de contrôler l’orientation des crédits bancaires pour éviter le gonflement de bulles spéculatives. Les pays en difficulté doivent recevoir des crédits nouveaux pour impulser leur redressement et bénéficier d’une forte restructuration, de sorte que leurs remboursements soient conditionnés à la reprise de leur croissance. Au lieu de la baisse des dépenses publiques et sociales, l’Europe doit coordonner la lutte contre la concurrence fiscale et l’évasion fiscale. Le carcan budgétaire insoutenable imposé par le pacte de stabilité ou le traité budgétaire européen doit être remplacé par une coordination des politiques économiques visant le plein-emploi et la résorption coordonnée des déséquilibres entre pays de la zone. Plutôt que la précarisation de l’emploi et des services publics, l’Europe doit proposer une stratégie de sortie de crise basée sur le soutien aux investissements préparant la transition écologique et sociale.

 

  • Les États à la croisée  des chemins par Liêm Hoang-Ngoc, ancien député au parlement européen 

294314 Image 2La victoire de Syriza oblige les États de la zone euro à reconsidérer la pertinence de la doctrine de Berlin, selon laquelle l’État est le problème et la baisse des salaires la solution. Cette stratégie mène l’Europe à la déflation, situation où l’insuffisance de demande est chronique. Pour y remédier, la BCE est revenue sur deux des totems de la pensée unique : la politique monétaire restrictive et l’euro fort. Le rachat massif de titres qu’elle a annoncé équivaut à une injection de liquidités, dont elle espère que les banques privées useront pour accorder des crédits qui auraient pour effet de stimuler la demande des entreprises et des ménages. Il provoquera une réduction des taux des obligations européennes et, par voie de conséquence, une baisse de l’euro par rapport au dollar, salutaire pour nos exportations. La politique monétaire seule s’avérera pourtant insuffisante, a fortiori si les « réformes structurelles » continuent à provoquer leurs effets pervers. Reste donc à s’attaquer aux deux derniers totems, et non des moindres : l’austérité budgétaire et l’austérité salariale. La relance par les salaires et la bonne dépense publique est précisément au cœur du programme de Syriza. Dans le contexte actuel, elle permettrait de soutenir la reprise sans laquelle les créanciers de la Grèce ne peuvent être remboursés. La restructuration de la dette grecque a précisément pour objectif de libérer les 12 milliards nécessaires à l’application de ce programme. La banque Lazard, maîtresse d’œuvre lors de la première restructuration en 2012, a d’ores et déjà été sollicitée. Elle estime qu’une restructuration à hauteur de 100 milliards est nécessaire afin de ramener le taux d’endettement (actuellement de 175,5 % du PIB) en dessous de 120 %. Reste à savoir qui prendra les pertes.

La dette grecque représente 320 milliards d’euros. Lors de la première restructuration de 2012, elle fut en partie rachetée par les États et la BCE aux banques pour alléger leurs pertes. Ces dernières en détiennent encore 19 %. La BCE possède 10 % des titres, achetés au rabais sur le marché secondaire, qui lui procurent intérêts et plus-values qu’elle redistribue en partie à la Grèce. Il ne serait pas incongru qu’elle participe à la restructuration, ce qui reviendrait à créer de la monnaie, en conformité avec sa philosophie actuelle. Les États, pour leur part, détiennent 17 % de la dette sous forme de créances bilatérales. Ils abondent aussi le FESF, structure intergouvernementale détenant 45 % de la dette grecque. Le FESF a accepté d’allonger la maturité de la dette et de renoncer provisoirement aux intérêts. Les États sont désormais à la croisée des chemins. Au Conseil, lors de l’adoption des perspectives financières 2014-2020, ils ont refusé l’ouverture de la discussion sur l’accroissement des ressources propres de l’Union européenne, proposée par le Parlement européen. Un tel chantier eût été prélude à la constitution d’un véritable budget fédéral faisant de l’UE une union de transfert, à même d’assurer la convergence vers le haut de la zone euro et de faire face aux récessions. La monnaie unique reste malheureusement une construction inachevée, obligeant les États à s’arranger les uns avec les autres en cas de difficultés. S’ils veulent que la Grèce trouve enfin le chemin de l’expansion, ils devront faire preuve de solidarité et tirer le bilan de l’échec de la Doctrine de Berlin. Après avoir renoncé à renégocier le traité budgétaire en 2012, la France bénéficie d’une session de rattrapage inespérée pour démontrer que l’austérité en Europe est une erreur. Elle doit, pour cela, soutenir la restructuration de la dette grecque, y prendre sa part et convaincre l’Allemagne d’accepter un moratoire semblable à celui dont elle a bénéficié en 1953 après la Seconde Guerre mondiale.

(1) Coauteur du rapport sur le rôle et les activités de la troïka.

 

Se libérer des politiques d’austérité. Texte collectif (Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand et Frédéric Rauch)

En refusant l’austérité et de discuter avec la troïka, le nouveau gouvernement grec ouvre la bataille pour une alternative de progrès en Europe. Yanis Varoufakis, nouveau ministre des Finances, a proposé de décider un moratoire sur le remboursement de la dette lié à une clause de croissance de l’économie grecque : rembourser quand la croissance dépasse 3 %. Nous soutenons cette proposition. En outre, nous proposons que le rachat de titres publics grecs par la BCE ne soit pas conditionné à l’austérité et soit l’occasion de les remplacer par des titres détenus jusqu’à leur échéance par la même BCE. L’État grec ne paierait pas d’intérêts dessus. Cela devrait être généralisé aux dettes de l’ensemble des États de la zone euro. La seule façon, pour quiconque, de se débarrasser de la dette, c’est de relancer durablement la création de richesses en sécurisant l’emploi et la formation à l’occasion de l’injection de 1 140 milliards d’euros annoncée par M. Draghi. Pour cela, il faut développer les services publics, investir efficacement pour redresser l’industrie et les productions en Europe, en réduisant le poids des intérêts perçus par les créanciers (le coût du capital). Car, au-delà du traitement de la dette héritée du passé, il faut surtout financer l’avenir : services publics et investissements efficaces des entreprises. Pour les services publics, le PCF, le Front de gauche, le PGE et Syriza exigent la création d’un fonds de développement économique, social, solidaire et environnemental européen financé à 0 % par l’argent de la BCE (le traité de Lisbonne l’y autorise). Il prendrait les titres des États. Ses interventions seraient démocratiquement décidées et contrôlées. La France devrait proposer tout de suite à quelques pays une « coopération renforcée » en ce sens. Pour les entreprises, la BCE doit agir autrement sur les banques : leur fournir de l’argent à bas taux, mais seulement pour refinancer les crédits aux investissements qui créent des emplois et développent leur qualité, les richesses réelles (la valeur ajoutée territoriale et non le profit de quelques-uns) et l’environnement. Et refuser de refinancer les crédits pour spéculer et délocaliser. Grâce à la restructuration de la dette, à une action conjuguée sur la demande et sur l’offre, par une autre orientation des financements, l’économie grecque se redresserait, ses chômeurs commenceraient à retrouver du travail et à produire des richesses.

C’est le sens à suivre pour toute la zone euro qui aurait là l’occasion de se libérer des politiques d’austérité. Non seulement la Grèce ne ferait pas défaut, mais les Européens y gagneraient… sauf les financiers qui ont honteusement profité de l’endettement grec. Le choc sur le reste des détenteurs peut être amorti par le système européen, dans un premier temps, et, si l’argent est correctement utilisé, le redémarrage simultané des économies européennes revigore l’ensemble, en repartant sur des bases saines faisant fondre les dettes. On parle des Européens ? Mais la puissante confédération syndicale allemande (DGB) soutient les demandes du nouveau gouvernement grec. Le PCF a proposé une alliance des pays du Sud, et au-delà (Irlande), pour surmonter les réticences des classes dirigeantes allemandes. Des voix nouvelles s’expriment dans le même sens (Gaël Giraud, Thomas Piketty…). Même la BCE jette aux orties ses doctrines traditionnelles, mais sans changer la façon dont l’argent qu’elle crée est utilisé, ciblé ! Or c’est le cœur du problème. La bataille qui s’ouvre désormais est celle d’une mobilisation dans toute l’Europe pour que les euros de la BCE soient utilisés pour les peuples, et commencer ainsi à refonder démocratiquement l’Europe.

Les signataires : Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand, économistes PCF auteurs d’Une autre Europe contre l’austérité (éditions Le Temps des Cerises), et Frédéric Rauch, rédacteur en chef de la revue Économie et politique.

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