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La grande librairie présente des ouvrages sur Aragon et Barthes et…

Posté par jacques LAUPIES le 23 février 2015

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Que Guégan se trouve en besoin de relater des réalités qui furent en un temps dissimulées, après tout c’est sont droit, s’il juge utile ce genre de livre que je n’ai pas encore lu. On peut être plus réservé s’agissant de « devoir ». Je suis de ceux qui ont connu en un temps cet ostracisme dont étaient victimes les homosexuels au sein du PCF encore que de ma génération émergeant à des responsabilités politique dans les années soixante, l’exclusion ne se pratiquait plus, mais la mise à l’écart pouvait intervenir.

Après tout on ne voit pas pourquoi un parti, effrayé par les risques que faisait courir la possible exploitation politique de la mise en exergue de l’homosexualité d’un militant, et de surcroit lorsque ce dernier exerçait les plus hautes fonctions, ne se serait pas protégé des risques d’une exploitation par l’adversaire. D’autant qu’à l’époque l’homosexualité était un délit, ou pour le moins considérée comme une maladie. Sauf qu’un parti révolutionnaire devrait inspirer beaucoup plus de conceptions « d’avant garde » notamment en matière de mœurs que de se situer au rang des pires obscurantisme religieux. Et outre en plus du comportement ridicule d’éminents dirigeants on peut regretter celui d’une base souvent encline au suivisme dans ce domaine comme dans d’autres. Et ne l’oublions pas marquée par l’état des mœurs de son époque.

Fort heureusement ceci appartient au passé !

Des le début des années 80, et c’est probablement le mérite de l’arrivée de la gauche au pouvoir conséquemment à l’action menée par de nombreux intellectuels de tous bords, y compris communistes, la législation a été modifiée rendant possible entre personnes consentantes des relations autant homosexuelles qu’hétérosexuelles et ce dès l’âge de seize ans (ce qui laisse subsister toutefois encore des  »interdits possibles » entre majeurs et mineurs de 16 à 18 ans)

Cela étant demeurent encore des rejets indiscutables qui stigmatisent et mettent encore en marge les minorités sexuelles. Si le fait précède la loi, la loi n’est d’évidence pas toujours admise et respectée. Donc il y a toujours  une frange de l’opinion sensible aux tentatives d’amalgame qu’on leur suggère parfois.

C’est précisément là que le bat blesse car on se demande quels objectifs poursuivent tous ceux qui se gargarisent de rapporter des comportements de la vie privée de sommités de la politique, de la littérature ou d’autres personnages publics quels qu’ils soient. Surtout quand cela vise plus à mettre en cause leur œuvre ou leur engagement que d’inscrire ces aspects de leur vie dans ce qui de nos jours devrait être considéré comme une normalité. Pour ne pas dire une banalité ou simplement une liberté admise dans notre contemporain. A moins que l’objectif s’inscrive  dans une pratique détestables d’un système ou le profit est roi !

DE QUOI S’AGIT-IL ? SELON WIKIPEDIA (à la limite de l’objectivité)

Un portrait entre douleur et mensonge

Culture - Gérard Guégan : l'amour secret d'Aragon
La marque de Gérard Guégan : un style pugnace à la fois délicat et canaille

 

C’est aujourd’hui une banalité de dire que Louis Aragon, le fou d’Elsa, aimait les hommes. Mais en ce temps-là, c’était un secret un et un tabou. Ce temps-là ? L’année 1952. Aragon a 55 ans, il dirige Les Lettres Françaises, il est un membre éminent du Parti communiste, il siège au Comité central, et il est marié à Elsa Triolet. Laquelle est en vacances, loin de Paris, pendant la première semaine de septembre 1952 que nous raconte formidablement Gérard Guégan (né en 1940 à Marseille, prix Renaudot 2011 pour Fontenoy ne reviendra plus) dans ce récit-roman qui emprunte au Mentir-vrai de son illustre héros.

Alors que l’auteur d’Aurélien doit se rendre au procès que la direction du PCF intente à deux de ses cadres éminents – Charles Tillon et André Marty –, accusés de « travail fractionnel« , débarque à Paris un jeune Français, beau blond de 28 ans, Hervé Mahé, ex-lieutenant du colonel Fabien, qui vit à Moscou et est envoyé par le Kominform pour surveiller le déroulement de ce procès, assister à l’épuration et aux exécutions.

Et ce qui devait se passer se passe : coup de foudre entre Aragon et Mahé, qui vont filer, pendant une semaine, le parfait amour. Un amour d’autant plus fort qu’il est clandestin (on rappelle ici que l’homosexualité était alors condamnée au PCF et punie en URSS). D’ailleurs, l’un et l’autre ont repris, pour l’occasion, leurs prénoms de la Résistance : Gérard pour Louis ; Tristan pour Hervé. Ils se cachent dans les parkings (à bord d’une Traction avant), dans les hôtels ou un appartement de la rue de Montpensier prêté par Jean Cocteau. Ils parlent plus de littérature (Proust, Breton, Drieu) que de politique.

Un style pugnace qui est sa marque

Ils s’octroient une petite semaine de rêves. Jusqu’au jour où l’autoritaire Elsa Triolet revient de vacances et invite Mahé à dîner, au terme duquel Aragon lance une supplique à son « chéri«  : « Baise-la, donne-lui le plaisir dont je la prive« . Mais c’est trop, cette fois, pour l’envoyé spécial de Moscou, pour « le serviteur de la foi« , qui décampe et va prendre, au Bourget, son avion de retour.

Dans un style pugnace qui est sa marque, à la fois délicat et canaille, attendri et provocant, Gérard Guégan, ce Nimier de gauche, raconte cette histoire d’amour interdite doublée d’un vrai roman d’espionnage en même temps qu’il ressuscite une époque qui nous paraît si lointaine… Celle où il y avait, en France, deux fois plus de communistes (dont une centaine au Palais-Bourbon) que de socialistes ; où le Paris rouge était aux ordres de Moscou ; où les secrétaires généraux du PCF allaient se faire soigner sur les bords de la mer Noire ; où partout les tribunaux érigés par les apparatchiks ordonnaient aux militants de se livrer à l’humiliant exercice de l’autocritique ; où les débats du bureau politique du PCF étaient enregistrés par les services secrets de l’ambassade soviétique ; où Staline était un dieu, Maurice Thorez, un demi-dieu, et Jacques Duclos, un apôtre ; et où les écrivains du Parti, Aragon en tête, étaient souvent suspectés d’ »opportunisme », accusés de ne pas fréquenter assez les usines, obligés d’écrire des odes au pays des soviets et empêchés d’aimer comme bon leur semblait…

« Le reniement de soi, rappelle Guégan, qui fut lui-même un étudiant communiste, était souvent le prix à payer pour échapper à l’exclusion« . Qu’y a-t-il de vrai et de faux dans ce livre passionnant qui nous tient en haleine de la première à la dernière page ? Peu importe. Seule compte la qualité de ce portrait d’Aragon, entre douleur et mensonge, signé par un écrivain qui, lui, ne s’est jamais renié.

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Histoire d’oiseaux et d’épouvantails

Posté par jacques LAUPIES le 22 février 2015

 

Pour le PS, ou ce qu’il va en subsister, à la fin de la mandature la question préoccupante est de savoir qui sera présent au deuxième tour, de l’UMP ou de lui, en 2017.

Les bavards de la télé n’ont que ça à la bouche et chacun dans son coin s’efforce de brandir l’épouvantail. Plus il y a de vent plus l’épouvantail fait peur aux petits oiseaux que nous sommes censés être.

Alors du vent, ça promet, on va nous en servir.

Mais cela ne semble pas effrayer les oiseaux électeurs de l’UMP qui voient en sauveur l’épouvantail, déguisé en pasionaria blonde petite bourgeoise reine de la sociale et de la liberté guidant le peuple  et l’épouvantail déguisé en patriarche qui veille, enfin tente de veiller avec sa vieille garde invisible au dogme brun.

La moitié des électeurs de l’UMP est prête à basculer. Comme dit un humoriste de la télé : paradis et enfer vont fusionner pour les accueillir.

Un UMP plumé par le FN et un PS plumé par l’abstention ça ne promet pas des jours heureux même s’ils ont la bonne idée de convoler en noces, cela ne fera pas le compte.

Faudra donc que les petits oiseaux qui n’aiment pas les épouvantails volent aux secours des nouveaux  mariés au nom de la défense de la république, ce qui en certains endroits risque bien  de ne pas marcher. Même si le centre est là pour tenir la robe de la mariée UMP. Un mariage de raison quoi !

A moins que les oiseaux voyant la supercherie des épouvantails envahissent le champ pour picorer librement et enfin assurer la prochaine semence. Car les épouvantails ne sèment pas et se contentent de faire peur !

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Pierre Laurent « Une autre orientation et une autre force doivent émerger à gauche »

Entretien
Cédric Clérin
Vendredi, 20 Février, 2015
Humanité Dimanche

 

Photo : Boris Horvat/AFP

Photo : Boris Horvat/AFP
Dans une actualité marquée par la tragédie des attentats, par la montée du Front national, Pierre Laurent travaille à l’émergence d’une alternative. Pour le secrétaire national du PCF, l’actuelle expérience grecque peut redonner espoir à tous ceux qui veulent rompre avec l’austérité. Ceux qu’il rencontre, au cours du tour de France qu’il a débuté, le confortent dans la nécessité de construire une large force collective qui s’oppose aux politiques actuelles.

HD. Vous vous êtes félicité de la mobilisation historique du 11 janvier dernier. En reste-t-il quelque chose aujourd’hui ?

PIERRE LAURENT. Oui, des choses très importantes. Ce fut une véritable mobilisation nationale pour la défense des libertés et pour le vivre-ensemble. Après les attentats de Copenhague et la profanation du cimetière juif en Alsace, nous constatons combien ces valeurs doivent être portées haut. La France s’est levée contre la violence, la haine, les racismes. Cet élan doit trouver des prolongements. Le 11 janvier s’est aussi exprimé un attachement très profond à une République qui permette à tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance religieuse ou leurs convictions, de vivre ensemble. C’est un attachement très profond aux valeurs de liberté qui est indissociable à celles d’égalité pour tous. Sur ce point, le pays reste traversé d’un malaise très profond. Tous les citoyens français sont attachés à la République pour tous, mais beaucoup ont le sentiment qu’elle ne sait plus faire vivre ces valeurs d’égalité et qu’une partie grandissante de citoyens est laissée sur le chemin.

HD. À vos yeux, la dernière élection partielle dans le Doubs n’infirme pas ce message ?

P. L. Il n’y aura aucune traduction mécanique entre l’élan du 11 janvier et les échéances électorales. Le débat reste toujours aussi vif dans le pays sur la manière de faire vivre ces valeurs. L’élection partielle du Doubs, après beaucoup d’autres, montre que la majorité de nos concitoyens ne se reconnaissent plus dans l’offre politique. La politique gouvernementale porte une responsabilité écrasante dans la démobilisation des électeurs de gauche. Le FN, dont les thèmes de campagne ont été depuis des années totalement banalisés par la droite, prospère sur cette situation et capitalise une partie du découragement et du désespoir qui s’installent dans l’électorat populaire. Tant qu’un nouveau chemin d’espoir ne sera pas ouvert à gauche, le danger du FN menacera. Le PS ne peut en aucun cas se satisfaire du résultat du Doubs et ceux qui continuent de faire le calcul que le caractère repoussoir du FN suffira à s’en tirer sont maintenant des irresponsables politiques. L’enfermement du choix des Français entre la droite sarkozyste, le Front national et la politique gouvernementale conduira à des catastrophes politiques majeures. Le FN a marqué des points pour faire croire que l’immigration ou les divisions du monde du travail seraient la cause de la crise quand, en réalité, c’est le pouvoir de la finance et de tous ceux qui la servent. La bataille d’idées que nous menons avec le FG depuis des années et qui doit s’ouvrir aujourd’hui à beaucoup de forces nouvelles est la seule qui puisse nous sortir de cette situation.

HD. Pourquoi Syriza gagne en Grèce alors que l’alternative n’apparaît pas de ce côté-là en France ?

P. L. D’abord je veux dire que la réussite du gouvernement grec est un enjeu pour le peuple grec mais également pour tous les pays européens qui ont un urgent besoin de rompre avec l’austérité. Tous ceux qui disent que l’austérité n’est pas la solution doivent appuyer le gouvernement Syriza et sa proposition de « programme-pont». Cessons donc les hypocrisies, respecter le vote des Grecs, c’est aider la Grèce à réussir sur un autre chemin que celui de l’austérité. L’élection du gouvernement d’Alexis Tsipras est une chance pour toute l’Europe.

En ce qui concerne la France, j’entends dire que l’installation du FN en France tiendrait à la faiblesse du Front de gauche. Cela tient en réalité au fait que les deux principales forces politiques du pays ont joué la carte de son installation dans le paysage politique: l’UMP, et Sarkozy en tête, au plan idéologique en banalisant ses thèmes et en pensant pouvoir récupérer à son profit ces idées-là ; le PS a joué lui aussi depuis des années la carte du FN en pensant l’utiliser comme un repoussoir. Ces deux forces voient aujourd’hui le diable qu’ils ont enfanté les dépasser et mettre en danger tout l’édifice démocratique.

Le gouvernement socialiste de François Hollande, en jetant aux orties toutes ses promesses de changement et singulièrement en refusant de s’attaquer à la question européenne, a donné un nouveau coup de fouet au FN qui était déjà installé à un haut niveau. Le travail du FG est, dans ces conditions, un travail de longue haleine pour reconstruire un espoir à gauche qui ne peut pas s’organiser autour de la politique gouvernementale actuelle. Pour rendre crédible une issue progressiste à la crise, c’est une autre orientation à gauche et une autre force qui doivent émerger. Ce rassemblement ne peut pas s’organiser autour du Parti socialiste et de sa ligne actuelle. C’est le travail que nous avons entrepris, c’est la seule possibilité d’issue positive à la situation actuelle.

HD. Quelle est cette nouvelle force dont vous parlez ?

P. L. Cette force, c’est celle qui réunira le Parti communiste français et les forces du FG, les écologistes, des socialistes et les immenses forces citoyennes, sociales, syndicales disponibles pour la construction d’une autre politique que l’austérité.

La question centrale du débat politique national est de savoir s’il est possible de sortir de l’austérité et comment ?

Nous, nous pensons qu’une sortie de l’austérité est nécessaire et possible par la solidarité nationale en taxant le capital et les dividendes qui se nourrissent de la crise. En reconstruisant un impôt et des politiques publiques de solidarité et qui mobilisent les ressources nationales pour la relance sociale, l’investissement productif et la transition écologique.

Cette société dans laquelle nous voulons vivre est une société de solidarité, d’égalité et de fraternité qui bannit tout recours à la haine, à la violence, à la séparation de populations. Là où le FN divise la société et risque de faire à nouveau gagner des politiques de division, nous voulons construire des solutions qui unissent les Français dans le progrès social. Il y a beaucoup de commentaires sur la place prise par le FN, je crois que la bataille engagée entre les solutions de divisions racistes et xénophobes du FN et les solutions que nous proposons est loin d’être jouée.

Si les forces sociales et démocratiques attachées à des solutions de justice trouvent le chemin de leur unité, un espoir pourra se lever, capable de rivaliser avec les scores actuels du FN. Et c’est ça l’enjeu de la période politique à venir. Cela passe par un travail de convictions sur la solution de sortie de crise et sur la possibilité de cette issue politique, par un travail d’unité des forces disponibles et un travail de proximité avec les classes populaires les plus touchées par les crises. Ce lien de confiance doit être reconstruit dans des luttes et des actions de solidarité au quotidien.

HD. C’est pour ces raisons que vous avez décidé d’entamer un tour de France ?

P. L. J’ai décidé d’entamer ce tour de France des régions pour retrouver le sens du débat politique direct avec les citoyens. Je suis comme beaucoup de Français, je ne supporte plus l’état désolant du débat politique national qui s’organise sur des thèmes superficiels, politiciens, à mille lieux des urgences populaires. Dans ces rencontres, la première chose qui saute aux yeux, c’est l’ampleur des urgences sociales.

Les gens voient l’emploi, les solidarités au quotidien, les services publics se dérober sous leurs pieds et s’inquiètent gravement du devenir de leurs enfants et du pays. Il y a aussi une grande souffrance démocratique. Les gens ne supportent plus le mépris de ceux qui dirigent le pays, l’hypocrisie des discours qu’ils entendent. Il y a une grande violence ressentie devant cette négation de leur dignité. Beaucoup de citoyens sont dans une très grande colère face à cette situation. Je crois qu’il faut aider le pays à retrouver la force de l’action collective pour faire reculer le sentiment d’impuissance.

Quand la discussion s’engage, quand les vérités sont dites, le chemin de l’action possible reprend tout de suite de la force. Ce travail peut être payant s’il est déployé à grande échelle dans tout le pays par l’ensemble des militants avec l’objectif non pas de prêcher la bonne parole mais d’unir ces forces dans des dynamiques unitaires d’actions et de propositions.

HD. Quels sont vos objectifs pour les prochaines élections départementales ?

P. L. Dans les conditions que je viens de décrire, je crois qu’il y a un énorme enjeu à réussir à protéger les politiques publiques qui sont menées à l’échelle des départements, les politiques de solidarité, les dépenses sociales, contre leur casse programmée. Ce qui menace les politiques de solidarité en matière d’actions sociales, d’éducation, de transport d’éducation ou de culture, ce sont les politiques d’austérité du gouvernement, la volonté de la droite et du FN d’utiliser les pouvoirs locaux pour amplifier la casse de ces politiques publiques.

Nous appelons donc les Français à donner de la force à ceux qui vont résister aux politiques de casse de la droite et de l’extrême droite et capables à gauche de faire gagner la protection contre les politiques d’austérité. Tous les candidats soutenus par le PCF, avec le FG et dans de très nombreux cas avec EELV, vont être utiles dans les combats futurs. Les dangers sont évidents: le désarroi et la colère provoquée par la politique gouvernementale peuvent offrir à la droite et au FN des positions de conquêtes importantes. Il faut tout faire pour faire barrage à ces ambitions. Le FN, là encore, ne constitue en rien une alternative puisque tous les candidats FN élus le seront avec des voix de droite. Les candidats du FN seront au deuxième tour des alliés de la droite pour défendre des politiques d’austérité comme le font leurs actuels élus. Le mythe de l’alternative qu’incarnerait le FN doit être détruit. Le Front national est actuellement un obstacle majeur au changement.

HD. Le Front de gauche est l’objet de critiques internes et n’est plus très visible, existe-t-il encore ?

P. L. Il existe et il présente des candidats dans plus des trois quarts des cantons. Dans l’immense majorité de ces cantons, les candidatures rassemblent toutes les forces du FG. Dans un nombre important de cantons EELV, Nouvelle Donne ou d’autres partenaires locaux, parfois des socialistes en rupture avec les politiques d’austérité, sont aussi nos partenaires. C’est rassemblées et unies que les forces du FG vont aller à cette campagne des élections départementales.

C’est vrai qu’il existe un débat sur la manière dont nous devons faire face à la poussée actuelle du FN. La construction d’une coalition de forces qui aille bien au-delà de l’influence que le FG a obtenue jusqu’alors est pour nous le prolongement du travail entamé. Nous sommes sur le même chemin: construire un rassemblement alternatif et majoritaire aux politiques d’austérité.

Les chantiers d’espoir vont être un des points d’application de ce travail. Nous devons saisir toutes les occasions dans les mobilisations sociales qui reprennent dans le pays, dans les échéances électorales et dans un travail de projet qui va se déployer dans les chantiers d’espoir. La bataille contre la loi Macron a vu agir ensemble de manière convergente plusieurs forces à gauche. De la critique commune, nous passons à l’action commune et j’espère demain à la construction commune d’une alternative.

 

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Ou sont les priorités de l’info ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2015

 

Il y a eu ces derniers jours des évènements très importants qui devraient capter l’attention de l’opinion car directement liés à nos conditions de vie.

C’est en premier lieu le combat mené par le gouvernement grec pour faire prendre en compte une politique de relance par le rétablissement des droits dont a été privé le peuple grec et par la suppression d’une part de la dette et l’aménagement de celle-ci. Cela nous concerne car les mêmes menaces pèsent sur nous (retraites, précarité, salaires diminués, sécurité sociale démolie, etc.

C’est en second lieu la situation nouvelle crée par le passage obligé en force pour faire adopter une loi Macron qui enterre des droits acquis tant socialement qu’économiquement et fait la main au patrons.

On doit porter attention à l’évolution de la situation en Ukraine qui est une nouvelle démonstration des risques que fait courir à la paix les conflits inter impérialistes, lesquels comme à l’habitude font mourir des innocents.

On pourrait y ajouter la situation au moyen orient et en Afrique que des années de colonialisme et de néocolonialisme ont provoqué à l’instigation des occidentaux dont la France.

On nous en parle certes mais trop souvent de manière conforme aux visions des gouvernements libéraux et socio démocrates, autrement dit en se gardant bien de mettre en cause les appétits des multinationales et des banques qui pilotent monde politique et médias. Bien sur on peut trouver sur ce sujet comme sur les précédents des critiques acerbes dans tel ou tel documentaire ou encore dans des débats auxquels peuvent se référer une minorité de citoyens vigilant et avertis, capable de juger, parfois militants aguerris et à qui on ne la refait pas.

Mais voilà il y a des sujets de diversion : à la rigueur que l’on nous rappelle les tripotages financiers qui concernent Bernard Tapie, pourquoi pas si cela pouvait faire réfléchir ses adorateurs, supporters de l’OM, qui voyaient (et voient encore) un Dieu du stade en lui. Il faut combattre la bêtise.

Mis les affaires de cul de DSK on commence à en avoir un peu marre. De mon point de vue on devrait un peu lui foutre la paix.

Ce qui nous intéresse chez les puissants de ce monde c’est la manière dont ils nous plument et pas leurs sauteries, fussent-elles un peu trop hard (à ce qu’on dit sans le savoir vraiment)

Et puis quoi, le monde est bourré de sado masochistes (ont le dit aussi) et un très grand académicien contemporain, décédé il y a quelques années en a fait un livre que l’on ferme au bout d’une dizaine de pages. Tellement c’est peu ragoûtant, mais qui place DSK au rang de banal libertin, si on compare ce qui lui est reproché, au contenu de cette « littérature ».

Internet est bourré, entre autres parties de jambes, de ces trucs là. Pas de quoi en faire un fromage.  Il n’y a pas de raisons d’envahir les journaux télévisés de ça ou de je ne sais quels sordides fait divers, ni des tempêtes quotidiennes qui se multiplient sur le territoire, ni des frasques de nos hommes politiques dont a pas besoin de connaître les aspects imbéciles de leur personnalité, mais beaucoup plus de savoir qui ils soutiennent, qui ils enterrent !

D’autant que, pour qui suit les débats parlementaires, on découvre parfois que ce sont des gens de talent qui travaillent beaucoup même lorsqu’ils défendent des causes qui ne sont pas les nôtres.

Il mériteraient mieux que la diffusion de phrases souvent sortie de leur contexte, trop écourtées, du moins pour la plupart, alors que quelques « vedettes » fabriquées de la politique bénéficient d’heures entières de promotion. On y verrait plus clair sur leurs intentions !

 

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Les écouter c’est aussi comprendre que des solution sont possibles et pas nécessairement celles qu’ils nous proposent.

La bataille continue au Sénat

Loi Macron

Par le groupe CRC / 19 février 2015

Le Gouvernement a franchi aux forceps la première étape de l’examen par l’Assemblée nationale de la loi Macron.

L’utilisation du 49-3 par le gouvernement sur ce texte est un aveu de faiblesse et d’échec. Il n’y a pas eu de majorité et de surcroît de majorité de gauche pour voter un projet de loi profondément libéral inspiré, chapitre après chapitre, par les recommandations de Bruxelles. Ce texte a perdu toute sa légitimité. Il doit être retiré !

Extension du travail du dimanche, restriction des droits des salariés en particulier en matière de licenciement, développement anti-écologique des transports par autocar au détriment d’un transport ferroviaire étendu et plus accessible, privatisation d’aéroports de premier plan et de l’industrie d’armement, mesures fiscales et financières en faveur des plus riches, mesures de libéralisation du secteur du logement, ces quelques exemples puisés parmi les 310 articles du projet de loi soulignent son objet unique : déréguler, libéraliser, privatiser, en un mot accélérer la casse des derniers restes du modèle social français.

Ce texte, véritable monstre juridique, va loin très loin, il va trop loin. Il est à contresens des engagements de campagne de François Hollande. C’est la raison de son échec à l’Assemblée nationale.

Le passage en force de MM. Valls et Macron a au moins un mérite : il met en lumière les dangers de leur ambition, dangers que les députés Front de Gauche ont démontrés point par point.

Le texte est maintenant transmis au Sénat. Il doit être inscrit dans les premiers jours d’avril en séance publique.

Plusieurs semaines de débats seront nécessaires de toute évidence pour examiner sérieusement, de manière approfondie, cette profusion de dispositions plus libérales les unes que les autres sans efficacité aucune en matière de création d’emplois.
Ces semaines vont permettre à la population, aux salariés de se saisir d’un débat que le pouvoir voulait leur confisquer.

Les sénatrices et sénateurs du Groupe Communiste Républicain et Citoyen seront fortement présents dans ce débat parlementaire.

Ils tenteront de porter au sein de l’hémicycle la voix de tous ceux qui ne veulent pas subir le joug de l’austérité imposée par les marchés financiers que la Loi Macron symbolise si parfaitement.

 

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Le nouveau gouvernement grec s’aligne sur la Russie de Poutine : L’Europe est furieuse, car la Grèce mettra désormais son veto aux sanctions contre la Russie !

Le nouveau gouvernement grec s’aligne sur la Russie de Poutine : L’Europe est furieuse, car la Grèce mettra désormais son veto aux sanctions contre la Russie !

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Le 49.3 un aveu de faiblesse de Valls…et peut-être une stratégie d’avenir

Posté par jacques LAUPIES le 20 février 2015

Représentant une tendance minoritaire au sein du PS Manuel  Valls s’est vu propulsé par François Hollande chef de gouvernement et s’est entouré de pro-libéraux (entendez  les partisans de l’économie capitaliste.)

Une opposition en gestation s’est manifestée au sein de ce parti, face au non respect par le Président Hollande des engagements pris lors de l’élection présidentielle. On ne peut que s’en féliciter mais il faut tout de même rappeler que les communistes ont, depuis des années, mené le combat contre les politiques d’austérité de la droite et du PS et parallèlement contre le FN qui n’est qu’une variante de la droite et se présente faussement comme une nouveauté dans l’échiquier politique.

La confusion développée et entretenue,  au prétexte que les communistes sont de gauche et donc impliqués  aussi  dans  la situation économique et sociale désastreuse du pays, continue à faire des ravages. Cette confusion  est entretenue par un pouvoir médiatique  contrôlé par la bourgeoisie qui répartit le droit d’expression entre les trois tendances UMP et UDI, PS et maintenant FN.

Pour un communiste il ne reste guère que sa presse et le travail des militants sur le terrain pour se faire entendre.

L’échec cuisant du Premier Ministre et de son Ministre de l’économie Macron qui viennent de se voir contraints de faire passer en force une loi qui porte  atteinte aux droits des salariés et des citoyens en général avec un enfumage inquiétant de soi disant besoins de simplification du code du travail, de la juridiction prud’homale, d’accès au transports moins coûteux, de liquidation du patrimoine public (aéroports)

Le groupe FRONT DE GAUCHE essentiellement constitué de députés communistes (dans l’impossibilité, vu son importance, de déposer une motion de censure) a décidé de voter majoritairement pour la motion  afin de manifester son opposition ferme à la loi Macron qu’ils considèrent inacceptable. Pour des raisons qui peuvent très bien se comprendre les opposants au sein du PS ont voté contre.

Il n’empêche que les uns et les autres, vraiment à gauche, souhaitent une réorientation de la politique gouvernementale qui exige la mise en place d’une autre équipe.  

Et si la majorité actuelle trouve l’appui des verts, des radicaux de gauche ce n’est pas sans douleur et des parlementaires socialistes. Les « frondeurs » compris qui espèrent modifier le rapport de forces au sein du PS.

Il reste que l’essentiel pour demain est que la population se mobilise et agisse, par des actions, par ses votes (notamment aux prochaines départementales en soutenant les candidats présentés par le FDG/PCF)

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                    André Chassaigne Président du Groupe FDG

 

 

Un gouvernement déjà censuré par son échec sur la loi Macron

Sébastien Crépel
Vendredi, 20 Février, 2015
L’Humanité

 

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AFP
Sans surprise, la motion de censure déposée par la droite n’a pas été adoptée jeudi, malgré le renfort de voix de députés Front de gauche. 
Le gouvernement reste en place, bien qu’usé jusqu’à la corde par l’obstination dans un cap libéral qui mine son assise électorale et au Parlement.

Il n’y avait pas de surprise à attendre de la motion de censure soumise jeudi soir au vote des députés. Celle-ci n’a pas été adoptée, n’obtenant que 234 voix, loin du seuil de majorité fixé à 289, malgré l’approbation massive de l’UMP, auteur de la motion, et de l’UDI, ainsi que le renfort d’une partie des suffrages des députés Front de gauche. Certains de ces derniers ont préféré ne pas joindre leurs voix à celles de la droite. Les raisons d’un vote favorable ont été rappelées par leur chef de file, le communiste André Chassaigne : « Soyons clairs. Pour des députés de la gauche progressiste, une censure du gouvernement et de la loi Macron n’a rien à voir avec la motion présentée par la droite » car « personne n’est dupe (de son) programme destructeur ». Mais faute d’avoir pu réunir 58 signatures pour « déposer, avec des collègues d’autres bancs, (leur) propre motion », ils ont décidé de voter la censure. Un « message clair pour que la majorité élue par 
la gauche cesse de se fourvoyer dans 
les méandres du libéralisme économique prôné par la droite », a déclaré le député communiste. Les frondeurs du PS avaient quant à eux fait connaître leur position jeudi matin, indiquant par la voix de Benoît Hamon qu’ils ne voteraient « évidemment » pas la motion de censure de l’UMP. Les écologistes n’y ont pas joint leurs voix non plus : « Nous sommes souvent critiques, mais nous ne sommes pas un groupe d’opposition », a déclaré le coprésident de leur groupe, François de Rugy. Le gouvernement n’est donc pas tombé. Quant au projet de loi Macron, il est de facto considéré comme adopté et pourra être soumis au Sénat, avant de revenir devant 
l’Assemblée nationale d’ici quelques semaines. Pourtant, le gouvernement est loin d’être tiré d’affaire. D’abord parce qu’il ne dispose plus d’aucun crédit majoritaire dans les formations de gauche qui le soutenaient. Au Parlement, la preuve en a été administrée mardi. Le choix du 49-3 est en réalité la réponse à la censure véritable qu’a subie à ce moment le gouvernement sur son projet de loi Macron, incapable de réunir une majorité de gauche. Le sort de la loi du ministre de l’Économie apparaît lui-même incertain, si l’on en croit les menaces voilées de l’UMP Christian Jacob contre un nouveau recours au 49-3. « En choisissant la procédure d’exception, vous avez choisi la procédure d’enterrement » du texte, a-t-il lancé.

Pas d’effet du 49-3

Sans majorité, le gouvernement est dans l’impasse pour mener à bien son programme de réformes. Dégainé pour intimider et discipliner sa majorité, le 49-3 ne fait en effet pas rentrer dans le rang les frondeurs. « La politique économique du gouvernement ne me paraît pas aujourd’hui de nature à lutter contre les inégalités et à réduire le chômage. Ce n’est pas la bonne », martèle Benoît Hamon. « Votre calcul politicien est court-termiste, a lancé André Chassaigne à Manuel Valls. Vous ne pourrez, en permanence, empêcher les convergences de s’exprimer et de se renforcer en faveur d’une alternative à gauche. » C’est bien cette perspective, symbolisée par l’émergence d’un gouvernement Syriza en Grèce, que les ministres essaient de conjurer en martelant qu’il n’existerait « pas d’alternative à gauche ». Quant au « reniement permanent » et à la « dérive libérale » que le projet de loi Macron « symbolise à lui seul », selon André Chassaigne, ils produisent des votes-sanctions en cascade, que ne masque pas la victoire en trompe-l’œil du PS sur le FN dans la législative du Doubs, le 1er février, avec moins de 3 points d’avance, et 3 800 voix de moins qu’en 2012. Après la débâcle des municipales puis celle des européennes en 2014 où le PS a récolté le plus mauvais score de son histoire (13,98 %), la politique que mènent François Hollande et Manuel Valls pourrait lui faire perdre plus de vingt conseils généraux sur les cinquante qu’il dirige, selon des estimations pour les élections de mars. Un remaniement gouvernemental serait d’ailleurs déjà à l’étude pour avril. Une réponse dérisoire pour André Chassaigne, face à « l’urgence et à la nécessité de la nomination d’un nouveau gouvernement qui puisse réunir l’ensemble des forces de gauche pour conduire une politique de progrès social et de refondation démocratique ». Jeudi, Manuel Valls y a répondu en fustigeant « les postures » de ses opposants…

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Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2015

 

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