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La qualité ne suffit pas il faut le nombre…

Posté par jacques LAUPIES le 10 février 2015

 

Je reproduis dans mon blog l’article paru ce jour dans l’Humanité au sujet de l’élection du Doubs  dont je recommande la lecture à mes lecteurs.

Les deux commentaires qui suivent, traduisent les préoccupations d’électeurs de gauche dont un se dit devenu abstentionniste. Je pense que ses remarques sont fondées et le seul reproche que je pourrai lui faire est de ne pas militer au sein du Parti qui aurait d’évidence a  intérêt à échanger avec lui.

Ces deux commentaires critiquent le Parti mais ne le renient pas. Ils attirent l’attention sur le fait que le FN, en pourcentages du moins recueille une bonne partie de l’électorat populaire (j’ajouterai ouvrier)

Comme je l’ai souvent indiqué dans mon blog, le FN, sociologiquement parlant, mord sur l’électorat communiste même si les anciens électeurs communistes peuvent rester fidèles à ce parti (sans voter pour lui ?) De plus il y a un phénomène tout de même inquiétant quand le FN réussit cet exploit de récupérer des militants et soutiens dans des générations issues de famille de gauche et même parfois communistes.

Ce dernier phénomène est suffisamment fréquent pour que je n’en fasse pas une affaire personnelle.

Alors je n’irai pas jusqu’à contester que la progression du FN est aussi due à un glissement des voix de l’électorat socialiste ou UMP. C’est aussi une réalité.

Mais tout cela ne serait, tout le monde s’accorde a peu près à le dire, sans la situation de crise exacerbée qui met des millions de familles en difficultés et dont  sont responsables les partis qui exercent le pouvoir depuis des années en soutenant, ou en ne remettant pas en cause, le classique comportement du monde de la finance et des puissantes sociétés et cartels de l’industrie et du commerce mondial et national.

Un monde capitaliste qui maitrise la vie politique et médiatique et tout ce qui contribue à formater (ou ne pas former, ce qui revient au même) les citoyens.

La question  essentielle étant de savoir comment combattre cela, avec quelle stratégie et quels outils. On parle de rassemblement indispensable. mais rassemblement de qui et de quoi, sur quels contenus, sur quelles « étiquettes ».

Les regroupements de partis à quelque niveau que ce soit nécessitent des discussions entre partenaires, des compromis qui n’impliquent qu’une poignée de responsables basant, au mieux leur alliance et ces compromis sur des résultats électoraux antérieurs et laissent donc subsister les oppositions et les divergences qui couvent d’en bas jusqu’en haut.

Cela n’est pas attrayant pour les  jeunes qui s’interrogent et hésitent à s’engager

L’attrait opportuniste que peut trouver une partie réduite de la jeunesse vers des formations politiques issues de la droite et de la social démocratie, rafraichies pour la circonstance par les médias, reste limité.

D’autant qu’il faut faire preuve de bonne volonté pour donner l’image de ce rajeunissement car restent souvent de vieilles barbes pour animer ces formations et tirer les ficelles électorales. Des vieux routards de la politique, ou ressentis comme tels qui font ombre aux jeunes loups, même lorsque ces derniers sont rapidement promus.

On comprend mieux pourquoi  »Syrisa » et « Podemos » dont la plupart des dirigeants ne sont cependant pas nés de la dernière pluie ont de ce point de vue eu un effet catalyseur mais qu’en serait il s’ils n’avaient pas eu ce terreau terrible bâti sur une paupérisation effrayante de tout un peuple ?

Il n’y a donc pas de solution toute simple et toute faite, en France, pour mobiliser contre la droite, le social libéralisme et un nationalisme extrême droitier.

Mais une chose est sûre il y a urgence de redonner, en attendant des jours meilleurs, une autre dimension au Parti Communiste car il est à a connaissance et selon mes conviction urgent de se préoccuper avant toute chose de cela.

Le rassemblement est évidemment nécessaire à chaque étape mais il ne doit pas occulter la nécessité du Parti révolutionnaire de masse. La qualité ne suffit pas, il faut le nombre !

 

Vendredi  13 février à 18 h 30

SALLE RICHELIEU A TARASCON

CONFERENCE DE PRESSE

PRESENTATION DES CANDIDATS PCF/FRONT DE GAUCHE

Le FN vit au (dis)crédit du gouvernement

Sébastien Crépel 
et Grégory Marin
Mardi, 10 Février, 2015
L’Humanité

 

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AFP
D’élection en élection, le Front national s’enracine dans le rejet que provoquent les politiques d’austérité conduites par le PS et par la droite.

Avec une régularité qui confine au malaise, c’est encore vers le vaincu qu’on oriente les yeux des Français. Dimanche, à l’occasion de la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs, le Front national, avec 48,57 % des suffrages à sa candidate Sophie Montel, n’a pas réussi à envoyer un quatrième député d’extrême droite à l’Assemblée nationale, mais valide une « immense dynamique qui porte aujourd’hui le FN », fanfaronne Marine Le Pen.

Entre les deux tours, le FN a mobilisé 6 259 voix supplémentaires (14 641 voix contre 8 382), et améliore de 5 060 voix son score de 2012 (de 24,47 % à 48,57 %), doublant ainsi son audience.

De son côté, le nouveau député socialiste du Doubs, Frédéric Barbier, ne « pavoise pas », disait-il dimanche soir. Il n’y a pas de quoi en effet : 49,07 % de participation (neuf points de plus qu’au premier tour, mais dix de moins qu’en 2012), un score serré (51,43 %) malgré un gain de 8 088 voix entre les deux tours, et 3 800 voix de moins que lors de la législative de 2012 qui avait envoyé son prédécesseur, Pierre Moscovici, au Palais-Bourbon. Certes, en totalisant 5 800 voix de plus que le total des candidats de gauche au premier tour (9 687), il a mordu sur l’abstention et sans doute récupéré une partie des voix de droite (un sondage Ifop de la semaine dernière pour I-Télé et Sud Radio faisait état d’un report de 26 % des voix UMP vers le PS, 24 % pour le FN, et 50 % vers l’abstention).

Mais c’est pourtant le FN qui semble récolter les fruits de la séquence électorale. Comme les fois précédentes. En mars 2013, la deuxième circonscription de l’Oise voyait s’affronter au second tour le sortant UMP Jean-François Mancel et la FN Florence Italiani, une parfaite inconnue.

Pour la première fois de la mandature de François Hollande, le candidat du PS était éliminé dès le premier tour. Trois mois plus tard, dans la troisième circonscription du Lot-et-Garonne, le nouvel espoir du FN Étienne Bousquet-Cassagne, vingt-trois ans alors, tenait la dragée haute (46,24 %) à un baron local de l’UMP, Jean-Louis Costes (53,76 %), après la démission de Jérôme Cahuzac (PS).

Un an plus tard, le 22 juin 2014, la situation se répétait dans la vingt et unième circonscription du Nord. Plus près de nous, début décembre dernier, la troisième circonscription de l’Aube vivait le même événement, le FN améliorant de 1 605 voix son score (5 960 voix, 36,15 % des suffrages).

Essoufflement des stratégies d’entre deux tours

Le résultat du FN dans le Doubs n’a donc rien d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Élection après élection, se confirme ainsi l’essoufflement des stratégies d’entre deux tours visant à empêcher l’élection de candidats FN.

Ni la culpabilisation des électeurs de droite en faisant appel à leur sens « républicain » de la part du PS ni a fortiori leur déculpabilisation qu’encourage la stratégie du « ni PS ni FN » à l’UMP ne permettent d’empêcher leur ascension. Car les causes de celle-ci sont plus profondes.

« En manifestant leur volonté de ne rien changer à une politique d’austérité qui démoralise et écœure les Français, François Hollande et Manuel Valls ont déjà dilapidé une grande partie de “l’esprit du 11 janvier” (jour des marches républicaines en France après les attentats – NDLR), écrit ainsi Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire et responsable du Front de gauche.

De leur côté, en se refusant à s’opposer franchement à l’extrême droite et en reprenant même à leur compte bon nombre des thématiques de cette dernière, Nicolas Sarkozy et les dirigeants de l’UMP ont fait le lit d’un parti qui menace la République en ses fondements. »

« L’extrême droite est heureusement battue, mais personne ne doit se rassurer à bon compte », a mis en garde Raquel Garrido, du Parti de gauche, pour qui « ce naufrage démocratique souligne l’urgence de refonder totalement notre système politique ».

Au final, reste « le désaveu que cette partielle représente pour le gouvernement et pour sa politique », souligne le PCF, qui rappelle que le résultat de dimanche « n’est pas un chèque en blanc ou encore moins une adhésion aux choix économiques et sociaux du député socialiste ».

 

 

Commentaires

Vercingétorix
Lundi, 9 Février, 2015 – 22:36
Je ne voterai jamais FN. Je revoterai PCF le jour où il redeviendra communiste et diera By By à Mélenchon et à ses groupuscules bobos. Mais c’est l’ancien électorat populaire PCF qui vote aujourd’hui FN, et plus il y a de votants et donc moins d’abstention plus il ya de votes FN.
La montée du FN n’est donc pas due au fait que les électeurs de gauche s’abstiennent comme l’explique les médias, Mélenchon, le PS et même le PCF, mais l’ascension due est due au contraire au fait que l’électorat populaire de gauche vote FN e non FDG, et on le voit avec l’augmentation de la participation, qui contrairement à ce que raconte les médias et l’UMP, profite au FN.
C’est trés inquiétant pour les départementales, régionales et les présidentielles/législatives de 2017 où le FN va encore monter avec la montée du chômage générée par la politique de droite ultralibrale du PS soutenue par l’UMP.
estepeyo
Lundi, 9 Février, 2015 – 23:40
Bonjour Je reste persuadé que ce résultat ne fera rien bouger bien au contraire. Le ps reste dans sa stratégie se retrouver au second tour des présidentielles face à Marine il compte sur la désunion au sein de l’UMP pour remporter l’élection car il ne faut pas perdre de vue que depuis Jospin la seule élection importante du pays c’est bien la présidentielle.
Ils jouent avec le feu mais pour ses bandits seul le pouvoir compte.
Je suis un gars qui a toujours voté à gauche mais jamais socialiste et depuis 5 ans je ne vote plus du tout,je ne voterai jamais FN ni UMP ni PS mais si le PC révise sa copie alors peut-être que  je retournerai aux urnes je suis pour une véritable alternative à gauche et je ne suis pas prêt de vendre mon âme pour quelques calculs politiciens

 

 

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