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La victoire de Syrisa : l’analyse à la base

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2015

 

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Première réunion des communistes de Tarascon après la victoire de Syrisa en Grèce. Tout le monde s’en félicite et il y a un consensus sur l’impact que va avoir  la mise en place d’un gouvernement qui fait de la politique anti austérité son cheval de bataille.

Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il y a du culot dans les propos de ceux qui tentent de récupérer  cette victoire et de prétendre comme le font les dirigeants socialistes, que cela s’apparente plus des propositions du PS que de celles du Front de Gauche.

S’il en est ainsi que ne mettent-ils un terme à certaines cessions de capital, consenties à des multinationales étrangères (Alsthom, aéroports, etc.) que n’augmentent-ils le SMIC, les retraites et les minimas sociaux, que ne demandent-ils la révision de la dette, pourquoi refusent-ils une révision constitutionnelle et proposent des réformettes qui ne changeront rien à cette monarchie républicaine que nous subissons et qui détériore l’image de la politique dans notre pays, etc.

Les différences entre la politique des socialistes libéraux de France et celle de Syriza ne vont pas manquer d’apparaitre. Et, franchement, les membres du PS qui préparent un congrès en juin 2015 ne vont pas échapper au débats sur la question.

Mais les communistes de Tarascon, certes insuffisamment nombreux dans notre ville face aux tâches qui leur incombent, ne sont pas des inconditionnels de ce qui se passent dans un pays qui n’a pas notre histoire et nos acquis économiques et sociaux. S »ils approuvent et veulent soutenir Syrisa, ne serait-ce qu’en rappelant l’action de ce parti, comme ils le font pour le mouvement semblable de « Podémos » en Espagne, ces communistes locaux restent des communistes lucides.

Bien sur que l’alliance avec les souverainistes interroge et si certains camarades y voient un compromis un peu excessif, d’autres pensent qu’il y a dans ce choix des préoccupations de s’allier à des forces qui sont représentatives d’une opposition à la main mise de la politique européenne actuelle sur l’indépendance et la souveraineté grecque. D’autant qu’il y a dans l’alliance avec ce parti l’intention d’appréhender les questions que posent  les relations avec la puissante église orthodoxe dans le sens de la recherche de compromis, plutôt que d’un affrontement. Sans compter les liens entre le parti souverainiste et des forces qu’il convient de rassurer.

Evidemment au cours de la réunion surgit l’interrogation sur la position des communistes grecs du KKE, de dont on parle peu et dont certains auraient souhaité qu’ils se rallient à la majorité avec Syriza. Sans doute on peut comprendre la réserve de ces communistes grecs, apparemment plus orthodoxes (pardonnez le jeu de mots) confrontés à une « gauche radicale » qui fonde son succès sur la déception d’un électorat détaché de la confiance au socialistes du Pasok, du centre et aussi probablement d’une partie de la droite.

Mais après tout, taxés ou pas de dogmatisme, ces communistes font un choix qui leur appartient même si d’autres communistes ont joué un rôle primordial dans le succès de Syriza.

L’établissement de nouveaux rapports de forces politiques dans un pays relève de situations différentes et complexes même si l’affrontement de classe est une réalité indéniable Reste cependant à prendre en compte le degré de conscience qu’en a le peuple de ce pays pour  tenter de comprendre les évolutions possibles. D’autant que la conscience est évidemment évolutive.

Il ne saurait-être question pour nous d’entrer dans un mimétisme trompeur et irréaliste car nous avons une situation économique et sociale (pour l’instant) qui génère des pratiques politiques qui doivent nous inciter, sans repli sur nous, à affirmer nos convictions, nos programme et nos objectifs et notre stratégie en priorité.

Rien ne poussera de concret si nous ne semons pas les bonnes graines.

 

La victoire de Syrisa : l'analyse à la base dans POLITIQUE

Dans les kiosques…

 

 

 

Les faux amis de Syriza

Gérald Rossi
Jeudi, 29 Janvier, 2015
L’Humanité

 

Photo : Citizenside/Nicolas Koutsokostas/AFP

Alexis Tsipras, au soir de sa victoire.
Photo : Citizenside/Nicolas Koutsokostas/AFP
Le PS tente de s’approprier 
le programme d’Alexis Tsipras pour mieux conforter 
François Hollande.

Depuis dimanche, les retournements de veste ne se comptent plus, particulièrement au PS. Une partition bricolée à la hâte pour affirmer partager « beaucoup de choses en commun », déclarait, lundi, Bruno Le Roux, le chef de file des députés socialistes, allant même jusqu’à ajouter que « les propositions de M. Tsipras ont déjà été réalisées par la gauche depuis bien longtemps ». C’est à se demander alors, dans une telle communion de pensée, pourquoi, lorsque le même Tsipras est venu en France en mai 2012, les socialistes français n’avaient pas voulu le recevoir. De même, François Hollande, sitôt élu président de la République, n’a jamais répondu à la lettre que lui avait adressée le nouveau premier ministre grec. Encore quelques semaines avant l’élection en Grèce, le socialiste Pierre Moscovici, actuel commissaire européen aux Affaires économiques, soutenait clairement l’équipe sortante du conservateur Antonis Samaras, en saluant le « travail fait par les autorités grecques, (de) tant d’efforts, tant de choses accomplies que ce serait dommage de ne pas continuer ».

Tordre la réalité

Face à la victoire de Syriza, le PS n’a pas hésité à tordre la réalité. « Syriza est plus proche idéologiquement de François Hollande que de Jean-Luc Mélenchon », a martelé sans relâche le secrétaire d’État Jean-Marie Le Guen, proche du premier ministre Manuel Valls. Ce qui est là encore aller un peu vite en besogne, quand on sait que Synapismos, le parti à l’origine de Syriza, a été présidé par le même Alexis Tsipras, qui, comme le souligne Pierre Laurent dans une interview accordée à Marianne, « était au côté de Die Linke en Allemagne, de Izquierda Unida en Espagne ou du Parti communiste français » pour former le Parti de la gauche européenne (PGE) en 2004. Présidé par Pierre Laurent, le PGE a présenté Alexis Tsipras à la présidence de la Commission en juin dernier, quand le PS soutenait le social-démocrate allemand Martin Schulz. Quant à l’alliance de circonstance de Syriza avec le parti des Grecs indépendants (formation souverainiste), elle ne masque pas de réelles divergences mais affirme aussi un refus partagé de l’austérité. On est loin d’une époque où le Pasok (socialiste), aujourd’hui défait, n’avait pas hésité à gouverner en compagnie de membres du Laos, une formation qui a ses amitiés du côté du FN français. Tant et si bien que lorsque Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, assure aujourd’hui que « le programme de Syriza est plus proche de celui du Pasok que du Front de gauche », il est le seul à s’en convaincre…

 

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