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Les grecs en lutte, les espagnols aussi ! Et les français ?

Posté par jacques LAUPIES le 8 décembre 2014

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 L’unique opéra de Beethoven version moderne un tantinet  révolutionnaire sur Arte ?

 Après avoir regardé un éblouissant Fidelio, malgré les difficultés que j’aie, le soir, à suivre intégralement les « opéras », me voilà attablé à faire mon petit commentaire quotidien.

Une amie et Camarade a eu l’obligeance de me transmettre des textes reçus d’Athènes. Je l’en remercie et je n’en ferais pas le commentaire me contentant d’idées générales sur ce qui se passe en Europe, au moment où Madame Merkel se pose en donneuse de leçon. Mais ne confondons pas la chancelière et le peuple allemand ! 

Indéniablement il se passe des évènements en Espagne, en Allemagne et en Grèce que la télé et les médias en général semblent ignorer.

Même les allemands se donnent un gouvernement de province de Thuringe avec Die Linke dont les députés européens ont rejoint le Groupe de la Gauche Unitaire (GUE) avec les élus de Podemos qui connaît une fulgurante évolution.

La Grèce est marquée par des luttes étudiantes qui comme le souligne le texte ci-dessous reçu par mail.

Bien évidemment, j’ai toujours eu pour principe (il m’arrive d’en avoir) de ne pas prendre pour stratégiquement justes certaines actions menées dans des contextes où elles peuvent générer des effets négatifs et une utilisation de déstabilisation par les forces réactionnaires et les pouvoirs en place, furent-ils d’inspiration social libérale.

Il n’empêche que la colère monte et que, dans un pays comme la Grèce durement frappé par les politiques libérales européennes, on se doit de s’informer sur ce qui se passe là-bas. Ne serait ce que pour affirmer notre solidarité, nos réserves s’il en est besoin.

Pendant que l’on nous amuse sur le travail du dimanche, la circulation des diésels, que l’on nous inflige les prestations de Sapin et Valls qui viennent nous répéter qu’il faut serrer la ceinture pour payer la dette, que nous somme envahis d’infos concernant la misère du monde (cataclysme, mauvais temps, faits divers tous plus épouvantables les uns que les autres) les évènements qui marquent la forte opposition et les progrès électoraux des communistes européens partie prenante avec leurs alliés de ces luttes populaires, sont quasiment ignorés.

Dans ce flot d’information dérivatives normal que des français aient l’esprit embué et que l’on entende la niaiserie de certains d’entre eux, choisis sélectionnés en conséquence, approuvant des réformes rétrogrades qu’insidieusement ont tente de leur faire admettre et qu’ainsi il faut leur enlever des droits acquis par leurs ainés de haute lutte.

Comme me disait un ami : « serions nous plus couillons que les grecs ou les espagnols ? » A voir…

Les grecs en lutte, les espagnols aussi ! Et les français ? dans POLITIQUE 1xwezccz3e
URGENT : INFOS IMPORTANTES SUR LA SITUATION EN GRÈCE !
(alors que les médias européens n’en parlent pas du tout, n’hésitez pas à faire circuler, merci de votre soutien)
Texte et photos envoyés par Yannis Youlountas depuis Athènes, cette nuit (5-6 décembre 2014)
Résumé :
Les manifestations, émeutes et occupations se multiplient chaque jour à Athènes et ailleurs en Grèce, depuis fin novembre. Notamment à cause de la tyrannie du pouvoir à l’égard de Nikos Romanos, jeune prisonnier de 21 ans en grève de la faim, privé de la possibilité d’étudier et particulièrement maltraité. Nikos est, de surcroît, l’ami d’enfance d’Alexis Grigoropoulos, tué le 6 décembre 2008, à l’âge de 15 ans, par un policier dans le quartier d’Exarcheia à Athènes, ce qui avait provoqué un mois d’émeutes retentissantes dans toute la Grèce. Nikos est naturellement devenu le nouveau symbole de toutes les violences actuellement subies par la population, mais aussi du profond désir de lutter, quelle que soit la forme, et de refuser la torpeur et la résignation.
Photos  envoyées par Yannis Youlountas depuis Athènes (Yannis est membre de l’assemblée de réoccupation de l’Ecole Polytechnique et tourne également, caméra au poing, au cœur des événements, avec l’appui des insurgés).
ATHÈNES SUR UN VOLCAN
Six ans après le mois de décembre 2008, l’atmosphère est à nouveau insurrectionnelle à Athènes et ailleurs en Grèce.
Tous les ingrédients sont réunis pour faire du mois de décembre 2014, peut-être, un grand moment historique. Jusqu’à quel point et à quelles conditions ?
> Depuis la fin du mois de novembre, les manifestations, émeutes, actions ciblées et occupations se multiplient un peu partout en Grèce (dans le silence total des medias européens, plus que jamais des merdias à boycotter ou à bloquer et occuper). La cause principale est la situation du jeune prisonnier anarchiste de 21 ans, Nikos Romanos, qui est devenu un symbole de toutes les violences actuellement subies par la population, mais aussi du profond désir de lutter, quelle que soit la forme, et de refuser la torpeur et la résignation. > >
Nikos, l’ami d’Alexis Grigoropoulos, symbole des émeutes de 2008 
Nikos est l’ami d’enfance d’Alexis Grigoropoulos, assassiné à l’âge de 15 ans par un policier dans le quartier d’Exarcheia à Athènes. Un quartier réputé pour ses révoltes historiques et ses nombreuses initiatives autogestionnaires et solidaires. Un quartier dans lequel la liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas des mots jetés à l’abandon au frontispice de monuments publics glacés de marbre. Nikos a vu son ami mourir dans ses bras le soir du 6 décembre 2008. Profondément révolté, il s’est par la suite engagé dans l’anarchisme révolutionnaire et a dévalisé une banque pour financer son groupe qualifié de terroriste par le pouvoir.
Après avoir été torturé, notamment au visage, lors de son arrestation, il a finalement réussi à obtenir son bac en prison, mais se voit aujourd’hui refuser la possibilité de poursuivre ses études. C’est pourquoi, depuis le 10 novembre dernier, Nikos est en grève de la faim. Son état s’est progressivement dégradé, notamment au niveau cardiaque, malgré ses 21 ans, et il a été transféré sous haute surveillance à l’hôpital Gennimatas d’Athènes devant lequel manifestent régulièrement des milliers de personnes qui parviennent parfois à dialoguer avec lui à travers les grilles de sa fenêtre (voir la première photo de l’article connexe, dans la même rubrique).
En solidarité avec Nikos, un autre prisonnier politique, Yannis Michailidis, s’est mis en grève de la faim le 17 novembre au Pirée, suivi par deux autres, Andreas Dimitris Bourzoukos et Dimitris Politis, depuis le 1er décembre. Le gouvernement grec vient de confirmer son refus de permettre à Nikos de poursuivre ses études et préfère le laisser mourir, non sans faire preuve d’ironie.
Des petites phrases assassines et provocatrices qui ne font qu’augmenter la colère populaire et les nombreuses protestations des organisations anarchistes et antiautoritaires jusqu’à celles de SYRIZA, principal parti de la gauche critique, qui est annoncé vainqueur des prochains élections en Grèce. Bref, le contexte politique est particulièrement tendu, à tous points de vue. 
L’Ecole Polytechnique, symbole de la chute de la dictature des Colonels
Dans cette ambiance de fin de règne, parmi d’autres initiatives solidaires, l’Ecole Polytechnique est à nouveau occupée depuis le premier décembre, 41 ans après avoir défié avec succès la Dictature des Colonels en novembre 1973, au cours d’une occupation similaire pour défendre une radio libre qui s’opposait au régime autoritaire. Les CRS suréquipés viennent d’échouer par deux fois dans leurs tentatives de nous déloger, notamment le 2 décembre au soir, à la fin d’une manifestation fleuve qui s’est terminé avec plusieurs banques dégradées ou brûlées. Parmi d’autres obstacles de circonstance, un bus a même été transformé en barricade incandescente sur l’avenue Stournari, à Exarcheia (voir les photos dans l’article connexe), et les affrontements ont duré une bonne partie de la nuit. Douze insurgés arrêtés ont été violemment frappés, au point que trois d’entre eux souffrent de fractures du crâne.
L’occupation de l’Ecole Polytechnique n’a pas cédé, malgré le déversement de quantités énormes de gaz lacrymogène depuis l’extérieur, tel du napalm sur toute la zone devenue une zone à défendre. Une ZAD jumelée, ces dernières heures, avec d’autres ZAD dans le monde, notamment celles de NDDL et du Testet en France qui ont rapidement transmis leur soutien fraternel, ainsi que de nombreuses personnes et organisations de France et d’ailleurs (soutiens que j’ai tous affichés sur l’un de nos murs et annoncés en assemblée à tous les compagnons et camarades).
Ce soir-là, alors que la distribution solidaire de sérum, de mallox et de citrons battait son plein, j’ai remarqué plus de filles que jamais parmi les insurgés (voir la photo de « l’autre statue de la liberté » dans l’article connexe) et une diversité à tous les niveaux qui augure d’une ampleur et d’une radicalité sans précédent. J’ai vu et ressenti une détermination et une fraternité rarement rencontrées jusqu’ici, dans mes voyages en Grèce et ailleurs, là où l’humanité ne se résoud pas à vivre à genoux et tente, diversement, de se lever. J’ai vu la vie s’organiser autrement dès le lendemain et la chaleur des barricades se transformer en chaleur des cœurs parmi les occupants de l’Ecole Polytechnique et d’ailleurs.
Rien n’est fini, tout commence ! 
Car durant ces dernières heures, les lieux d’occupations se sont multipliés, rappelant le processus de décembre 2008 qui avait amené la Grèce à connaître les émeutes sans doute les plus puissantes en Europe depuis plusieurs dizaines d’années (sans toutefois parvenir à renverser un pouvoir qui s’était finalement maintenu de justesse, notamment en distillant la peur et la désinformation dans les médias).
Des occupations de bâtiments publics et de groupes financiers, de chaînes de télévision et de radios, d’universités et de mairies, depuis Thessalonique jusqu’à Héraklion. Des occupations toujours plus nombreuses, ainsi commentées par Yannis Michailidis dans son dernier communiqué de gréviste de la faim, très relayé sur Internet : « c’est ce qui brise la solitude de ma cellule et me fait sourire, parce que la nuit de mardi [2 décembre], je n’étais pas prisonnier, j’étais parmi vous et je sentais la chaleur des barricades brûlantes ». Avant de conclure avec une phrase rappelant le titre du dernier livre de Raoul Vaneigem : « Rien n’est fini, tout commence ! »
Une émotion immense 
Parmi les événements qui m’ont également marqué ces jours-ci, certaines assemblées de collectifs ont montré à quel point la tension est à son comble. Notamment celle de l’occupation de l’Ecole Polytechnique dans la soirée puis toute la nuit du 3 au 4 décembre. Une assemblée qui a duré plus de 9 heures, jusqu’à 5h30 du matin. Certes, quelques divergences ont justifié cette durée jusqu’au consensus finalement trouvé au petit matin et je ne rentrerai évidemment pas dans les détails de ce qui s’est dit, notamment pour ce qui est des projets en cours. Mais je peux témoigner d’une atmosphère électrique ponctuée de longs silences qui en disent long. Je peux vous dire également que le grand amphi de l’Ecole Polytechnique était, une fois de plus, plein à craquer, avec des compagnons et des camarades debout et assis un peu partout, devant des murs fraichement repeints de graffitis. Je peux vous dire que la présence du papa de Nikos Romanos, assis au milieu de la salle, avec sa chevelure longue et grise et son regard profond et digne, ne pouvait que contribuer à une émotion déjà immense, alors que son fils se rapproche chaque jour d’une mort certaine.
« Agir comme si notre propre vie était en jeu… »
Le stress et la nervosité, la gravité du moment, l’importance des enjeux, faisaient fumer presque tout le monde beaucoup plus qu’à l’habitude, au point que j’en étais presque à regretter l’irritation causée par les gazs lacrymogènes dans les rues alentours. Parmi les paroles qui ont résoné : « ce n’est plus l’heure de mettre la pression, mais de rentrer en insurrection » ou encore des appels à « agir comme si notre propre vie était en jeu, car en vérité, c’est bien le cas pour nous tous qui vivons comme damnés, comme des esclaves, comme des lâches » ; « il faut retrouver pleinement confiance en nous-mêmes pour parvenir à redonner partout confiance aux gens et, en particulier, pour rassembler les laissés pour compte qui devraient être les premiers à descendre dans la rue, au lieu d’attendre que la libération vienne du ciel ». J’ai aussi parfois entendu des paroles jusqu’au boutistes que je ne préciserai pas ici, mais qui témoignent bien du ras-le-bol immense qui traverse une grande partie de la population et la conduit à tout envisager pour se libérer des tyrans du XXIème siècle. > >
Des tags à la mémoire de Rémi Fraisse
J’ai vu un ancien de 1973 avoir les larmes aux yeux et songer que nous vivons peut-être un autre moment historique. J’ai lu d’innombrables tags en soutien à la grève de la faim de Nikos Romanos, mais aussi à la mémoire de Rémi Fraisse, tué par le bras armé du pouvoir sur la ZAD du Testet.
Cette nuit encore, à la veille du 6 décembre très attendu, avec une grande inquiétude par les uns et avec un profond désir par les autres, le quartier d’Exarcheia est encerclé par les camions de CRS (MAT) et les voltigeurs (Delta, Dias). Plusieurs rues sont barrées. On ne peut entrer et sortir d’Exarcheia que par certaines avenues, plutôt larges et très surveillées.
La situation prend des allures de guerre civile et rappelle certaines régions du monde. A l’intérieur du quartier, comme dans beaucoup d’autres coins d’Athènes, la musique résonne dans le soir qui tombe : du rock, du punk, du rap, du reggae, des vieux chants de lutte. Dans l’Ecole Polytechnique, on a même installé deux immenses enceintes du côté de l’avenue Patission et on balance ces musiques pour le plus grand bonheur des passants qui nous soutiennent et lèvent parfois le poing ou le V de la victoire tant désirée.
D’autres baissent la tête et ne veulent pas y croire, ne veulent pas voir, ne veulent pas savoir, murés dans la prison d’une existence absurde et pauvre à mourir d’ennui, si ce n’est de faim.
Le spectacle d’un monde à réinventer 
Ici, ça dépave, ça débat, ça écrit sur les murs et sur les corps, ça chante, ça s’organise. La fête a déjà commencé ! Certes, elle est encore modeste et incertaine, mais une nouvelle page de l’histoire des luttes est peut-être en train de s’écrire à Athènes et au-delà. Une nouvelle page qui ne pourra s’écrire qu’en sortant de chez soi, par-delà les écrans, les « j’aime » des réseaux sociaux et le spectacle d’un monde tout entier à réinventer. Une nouvelle page qui ne pourra s’écrire qu’ensemble, en se débarrassant de la peur, du pessimisme et de la résignation.
Rester assis, c’est se mettre à genoux. 
Yannis Youlountas
membre de l’assemblée d’occupation de l’Ecole Polytechnique à Athènes N’hésitez pas à faire circuler. Merci de votre soutien.

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L’urgence fait son chemin

Posté par jacques LAUPIES le 7 décembre 2014

 

L’urgence de quoi me direz-vous ?

L’urgence du changement, qui gagnerait beaucoup à être imposée par un grand mouvement social et pas seulement des prise de position en sa faveur, ici ou là. Mais ne faisons pas la fine bouche. Ce n’est d’ailleurs pas notre genre ! Quand l’aile gauche du PS éternue c’est qu’il y a des menaces de virus mortel non seulement pour le PS mais pour toute la gauche. Et nous en sommes !

Et le PS devrait entendre cette aile qui plane d’inquiétude et que nous ne saurions ignorer.

A mon modeste niveau je voudrais bien ouïr quelques éternuements dans ma bonne ville ou ses voisines à la veille des élections départementales.

Doit-on comprendre que personne n’ose prendre en compte l’inquiétude qui règne sans la moindre ambiguïté parmi ces électeurs qui ont voté Hollande au premier tour et que nous avons tout de même été plus de 700 (Front de Gauche)  à rejoindre au second. Si j’osais je dirais qu’il y a de l’ingratitude à ne pas s’en souvenir ?

L’ingratitude peut toujours être pardonnée, plus difficilement l’erreur et « Une erreur devient une faute lorsque l’on ne veut plus en démordre » (Molière)

 

 

 

 

La gauche du PS en campagne contre la loi Macron

Samedi, 6 Décembre, 2014

 

"Réduire le périmètre du capital public est une erreur" pour Marie-Noëlle Lienemann

L’aile gauche du Parti socialiste lance une campagne pour appeler les parlementaires à voter contre le projet de loi « pour la croissance et l’activité » défendue par le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, car elle constitue « la remise en cause de tous les combats historiques de la gauche » explique Marie-noëlle Lienemann.

« Je demande, pas seulement aux (députés) frondeurs, à tous les socialistes » de « dire non à la loi Macron », a déclaré Marie-noëlle Lienemann à des journalistes en marge de la clôture des « Etats généraux des socialistes » à Paris. « Il y a trop de choses graves pour que l’on se contente de s’abstenir comme on a pu le faire dans d’autres circonstances », a-t-elle dit, citant les lois de finances. « Parce que là, c’est vraiment la remise en cause de tous les combats historiques de la gauche pour le droit du travail, les seuils sociaux, le temps de travail, le travail de nuit et le travail du dimanche », a expliqué la sénatrice. Elle s’est également prononcée contre « les 5 à 10 milliards de privatisations », s’insurgeant contre la privatisation de l’aéroport de Toulouse.

Le projet de loi comporte selon elle « des choses moins connues » comme « la remise en cause des congés pour vente qui protègent les gens qui sont locataires quand il y a un congé pour vente à un institutionnel ». « Arrêtons ces reculs sociaux ». « On est en train de faire la politique de la Grèce et du Portugal », a-t-elle estimé. « Nous ne serons pas seuls », a-t-elle prévenu. Dans la configuration actuelle, un vote « contre » du groupe communiste et républicain, des Verts et d’une trentaine d’élus socialistes pourrait empêcher l’adoption de la loi à l’Assemblée nationale. « Si on arrive à faire voter contre ce texte, pas simplement s’abstenir, on limitera la débâcle aux élections cantonales du printemps », estime Marie-Noëlle Lienemann.

Vendredi, elle avait déclaré à Reuters, « Ce n’est pas Emmanuel Macron qui est en cause, c’est sa ligne ». Son mouvement « Maintenant la gauche » rencontrera le ministre « dans quelques jours ». Réclamé par la Commission européenne, décrié par une les syndicats et la gauche, le projet de loi « Macron » sera présenté le 10 décembre en conseil des ministres, examiné en janvier à l’Assemblée nationale et en mars au Sénat.

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Poème pour l’Amérique, Israël et…la France…et la planète

Posté par jacques LAUPIES le 6 décembre 2014

 

Ecrit en 2007

 

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l’illustration n’est pas de moi

Chez certains mammifères
Quand le lion est là
Le troupeau se resserre
Et engage combat

Dans les quartiers s’enflamme
La colère des âges
Qui vivent dans le drame
Des peurs et de la rage

Malheur à qui s’isole
Les lions savent bien
Car chacun à son rôle
Quand domine la faim

La diversion s’invente
Pour tous les prédateurs
Et qu’importe l’attente
Pour arracher les cœurs

Le sang de la jeunesse
Nourrit les privilèges
Et le chasseur ne laisse
Que des trappes et pièges

Volent sur la planète
La horde des rapaces
Chassant hommes et bêtes
Polluant les espaces

Mais pour combien de temps
Dans leur cage ou leur ruche
Seront dans ce courant
Ceux qui jouent les autruches

Mais dans combien de temps
Sortirons de leur cage
Ceux qui sentent ce vent
Qui emporte leur âge

Quand la révolte gronde
Meurent les soumissions
Et apparaît au monde
L’idée révolution

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Beaucaire : après l’affaiblissement des communistes, celui des socialistes et de la droite, l’arrivée du FN ! Classique ?

Posté par jacques LAUPIES le 6 décembre 2014

 

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Beaucaire est près de Tarascon et ce n’est pas pour autant que nous ressentions ce qui s’y passe.

Je ne peux croire en une gestion du FN qui soit empreinte de de solidarité et œuvre à une répartition de ses ressources visant à investir dans des réalisations favorables aux plus démunis. Le discours est constant d’attiser les différences, de suggérer des pseudos abus qui ciblent le populations immigrées. La démagogie sociale de Marine LE PEN n’y change rien et nous devons la dénoncer et mettre en garde contre ses effets pervers sur l’ensemble de la population.

Bien entendu cette élection est trop fraiche pour que  la philosophie de la gestion de l’extrême droite alerte les Beaucairois. Il peut même arriver que des électeurs qui ont porté le FN à la tête de cette ville continuent à soutenir un Maire qui insidieusement s’en prend aux associations marquées à « gauche » laïques ou autres. Que ces électeurs aient une origine modeste soient issus des milieux populaires qui autrefois étaient l’ossature (avant 1983) cela ne fait aucun doute. La désindustrialisation, le chômage, la précarité sont passés par là !

Dans le passé marqué par de grandes réalisations et un soucis de satisfaire les besoins des catégories les plus défavorisées les communistes étaient présents dans les luttes, les entreprises et les quartiers. Ils animaient des associations efficaces et bien implantées (j’étais moi-même Président d’une Mutuelle qi regroupait plus 1200 familles sur les deux villes et autant de pratiquants d’activités sportives et culturelles)

Déjà la droite (avec le Maire André d’abord en 1983) dès son élections détruisit, sans que se manifestât l’opposition de ceux là mêmes qui, aujourd’hui trouvent obstacle dans le maintien de ce qui avait été préservé  notamment dans la vie associative. Et cela grâce à des « relations » maintenues avec les différentes municipalités de droite qui se sont succédées. Et une fraction de la gauche socialisante ne leva pas le petit doigt.

Il y a la l’exemple de cette démarche qui conduit la droite à éliminer le danger de l’action communiste pour plus tard s’en prendre à tout ce qui se réclame de la démocratie. Et l’extrême droite, avec ou sans sa main de velours, sait parfaitement s’y prendre et excelle dans cette stratégie.

J’ai entendu Ménard, lors de l’émission « Des paroles et des actes » : Même méthode que son comparse de Beaucaire. Béziers a aussi été animée  par un Maire communiste.

Dans une ville comme au plan national ou de grandes conquêtes sociales ont été acquises grâce à la forte influence des communistes et d’une CGT forte, une certaine déliquescence des ces deux organisations a provoqué des reculs considérable.

Mais était ce fatal ? Surement pas et les démocrates de ce pays peuvent se poser la question comme d’ailleurs les communistes eux-mêmes ! 

Et en tirer les conséquences…

PARU DANS L’HUMANITE

À Beaucaire, l’extrémisme municipal  à pas de loup du maire Julien Sanchez

émilien Urbach
Jeudi, 27 Novembre, 2014

 

Photo : Jean-claude Azria/Worldpictures

Le maire de Beaucaire recrute dans les réseaux de groupuscules identitaires dont il est proche.
Photo : Jean-claude Azria/Worldpictures
Après trois décennies de gestion municipale de droite, la cité gardoise est tombée dans le giron frontiste. Près de huit mois plus tard, le bilan est alarmant pour l’ensemble des services de la ville. Les principes républicains et démocratiques y sont systématiquement bafoués.

Beaucaire (Gard), envoyé spécial. Le ciel est d’un gris opaque sur Beaucaire. Quelques jours avant le congrès du Front national, un document destiné à ses militants qui se sont réunis à Lyon le 28 et 29 novembre, évoquait « pragmatisme, efficacité, respect des engagements » pour vanter le bilan de huit mois de gestion municipale de onze villes frontistes. Dans le Gard, Laure Cordelet, fondatrice du Rassemblement citoyen de Beaucaire, y répond : « Clientélisme, chasse aux sorcières et propagande… » Stéphane Linossier, de l’association Réagir pour Beaucaire, complète : « Ils sont dans le fantasme du “Kärcher” et veulent virer tous les pauvres. »

La ville est administrée, depuis le mois de mars, par Julien Sanchez. À peine trentenaire, le jeune extrémiste, proche de la mouvance identitaire lyonnaise, est déjà un ancien du parti de Marine Le Pen. Longtemps en charge de la communication du FN, il est le chauffeur de salle officiel des meetings frontistes et dit régulièrement interviewer « avec joie » le vieillissant Jean-Marie, sur le site internet du parti d’extrême-droite.

« Il revêt un habit de bon père de famille alors que, dans les faits, sa politique est clairement extrémiste, s’attriste Georges Duplissy, président de la Ligue de l’enseignement du Gard. Je me suis battu toute ma vie pour le vivre-ensemble. Aujourd’hui, je suis malheureux. » Le maire vient d’annuler la subvention de 45 000 euros prévue pour le centre socioculturel de Beaucaire et a annoncé qu’il ne renouvellera pas le bail pour les locaux attribués par l’ancienne municipalité à la Ligue. « Nous avons été obligés de licencier le directeur du centre, pas même un an après son embauche », continue le militant de l’éducation populaire.

Premiers visés, les enseignants

Reconnu par tous comme un communicant très habile, Julien Sanchez sape petit à petit tout lien social. Premiers visés, les enseignants. Dans les semaines qui suivirent son élection, il n’a pas hésité à s’en prendre à ceux du lycée professionnel Paul-Langevin, les traitant publiquement de « racailles ». En début de conseil d’administration de l’établissement, ces derniers avaient affirmé : « Le discours populiste du FN ne doit pas nous faire oublier qu’il s’agit d’un parti d’extrême droite (…) très éloigné des valeurs républicaines : liberté, égalité et fraternité, que nous devons promouvoir. »

Fidèle à la tradition antirépublicaine de l’extrême droite française, au mois de septembre, le jour de la rentrée, l’élu frontiste s’en était une nouvelle fois pris à l’école. Il avait fustigé les classes d’enseignement aménagées pour les élèves immigrés ne parlant pas encore parfaitement le français. « Au nom d’une idéologie gauchiste aveugle, les ministres de l’Éducation nationale sont prêts à abaisser le niveau général de nos enfants français parce que figurent dans leurs classes quelques élèves allophones… », avait déclaré l’élu, en parfaite contradiction avec le principe d’égalité.

De façon moins ostensible mais tout à fait opérante, en plus de l’éducation, la municipalité FN s’en prend aux autres services en s’attaquant aux agents municipaux qui ne suivent pas sa ligne. « Le climat est délétère et on a peur, déclare, à l’abri des trombes d’eau incessantes et des regards indiscrets, un employé municipal souhaitant conserver l’anonymat par crainte de représailles. Vingt-huit personnes ont été changées de postes ou mises au placard. La plupart des contrats de vacataires n’ont pas été renouvelés et la mairie vient d’embaucher un ancien légionnaire pour surveiller les employés. » Le seul élu de gauche siégeant au conseil municipal, Claude Dubois, confirme : « Certains agents municipaux sont en dépression. » Les premiers emplois communaux requalifiés ont été ceux des deux éducateurs de rue qui faisaient de la prévention spécialisée dans la vieille ville. Ces suppressions de postes se sont accompagnées de la fermeture du relais jeunes et du service info-jeunesse.

Pratiques d’un autre âge

Parallèlement, Julien Sanchez vient d’embaucher parmi ses réseaux une demi-douzaine de nouvelles recrues. La dernière en date, au poste de chargé de communication de la mairie, le Lyonnais Damien Rieu, porte-parole du groupuscule néofasciste Génération identitaire et instigateur des milices « antiracailles » qui sévissent dans le métro de la ville des Lumière. L’ambiance est telle que les deux plus hauts gradés de la police municipale ont démissionné de leur responsabilité. Ils ont été remplacés par un collègue d’une commune voisine. « Il est encarté au FN ou très proche », reprend notre agent municipal anonyme.

Petit à petit, en prenant soin de ne pas faire trop d’éclats, s’insinuent, à Beaucaire, des pratiques d’un autre âge. « Ça se durcit, alerte Jean-François Milesi, responsable de la section du PCF locale, accompagné de Paul Jallat, adjoint communiste au maire de Beaucaire jusqu’en 1983. Des gens qui se réclament ouvertement du FN nous empêchent de distribuer nos tracts les jours de marché. » Ce déni démocratique n’est pas simplement l’œuvre de quelques militants frontistes en plein dérapage. « En conseil municipal, le maire refuse la parole à l’opposition, continue Claude Dubois. Il est allé jusqu’à me couper le micro et à décréter l’unanimité lors d’un vote, prétextant ne pas avoir entendu de voix s’exprimer contre… »

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Des paroles et des actes

Posté par jacques LAUPIES le 5 décembre 2014

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La députée européenne allemande : des propos de nature à heurter une majorité de français mais qui traduisent bien la politique des socialiste (PSD) et de la droite allemande (CSU)  qui gouvernent ce pays et à laquelle se soumettent Hollande et Vals

 

Je ne sais comment se fait le choix des participants à une émission de ce type mais j’avoue que les petits malins qui sont chargés d’en décider et ont convoqué Jean Luc Mélenchon, Cécile Duflot et René Hamon, avaient certainement une petite idée derrière la tête : ne pas bousculer de trop la pensée unique régnant dans ce pays.

De plus les trois personnalités de gauche convoqués pourraient être considérés comme représentant plus qu’eux-mêmes, y compris Jean Luc Mélenchon, dont la très grande majorité des communistes a ardemment soutenu la candidature en 2012,  mais qui se trouve là à développer un point de vue assez personnel sur la situation politique et les perspectives qu’il entend offrir aux français. A prendre en compte évidemment ! 

Même attitude de Hamon qui en début d’émission tente d’expliquer qu’il se devait de participer à un gouvernement  qui n’a pas à traiter que des questions économiques.

Même attitude de Cécile Duflot qui espérait en participant à ce gouvernement faire avancer ses préoccupations  écologiques. Ce qui n’a pas été le cas selon elle ! 

L’absence d’un représentation du PCF m’a gène un peu gêné, et si Pujadas et ses commanditaires me lisent (rire de ma part évidemment) je leur rappellerai que cela doit être réparé au plus tôt.

Fort heureusement le débat a permis aux trois représentants supposés de trois courants que la vie politique de ces dernières années a placé en position (selon l’apparence que les médias tentent de construire) de dirigeants de ces trois courants. Il y aurait beaucoup à dire sur ce procédé, ne serait ce qu’en rappelant que le Front de gauche ce n’est pas que Mélenchon, que  l’écologie ce n’est pas que Duflot et que Hamon n’est pas la seule opposition de socialistes au sein du PS.

Bref cela étant dit et en admettant ce cas de figure de représentation soit juste, sur l’essentiel, les trois invités ont marqué des points face à des journalistes, un patron et surtout une députée allemande qui ont évidemment ressassé l’argument dont ils ne peuvent plus se passer : celui de la dette.

Mélenchon, égal à lui même à de manière percutante balayé l’obligation faite à la France de soumettre sa politique au remboursement d’une dette qui n’est finalement pas de la seule responsabilité de notre nation et dont elle devrait être exonérée de droit ! Répondant ainsi une députée de droite allemande, particulièrement maladroite, dans sa critique de la politique de la France.

Soit dit en passant la réaction des trois représentants de cette gauche qui conteste ce qu’une autre gauche a accepté, aura probablement rappelé aux téléspectateurs que plus de 50 % de français n’étaient pas d’accord sur ce dont la députée allemande a fait son argument essentiel : la signature des traités (dont celui de Lisbonne)

Je retiendrai une idée, à mon sens très peu développée mais essentielle, selon laquelle le changement de politique s’impose dans l’immédiat et ne doit pas être ramené à une présidentielle qui n’est pas la préoccupation essentielle, dont la préparation et l’issue dépend pour une bonne part de la réponse aux besoins exprimés par le peuple tout de suite.

Car, de plus,  le temps presse de redonner confiance à ce peuple !

Pas de commentaire particulier sur le faux duel Attali contre Ménard qui a suivi.

 

DSC_0136

A gauche le pompier pyromane, à droite le pyromane qui se veut pompier…

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