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Debat entre Pierre Laurent et Pierre Gattaz

Posté par jacques LAUPIES le 13 décembre 2014

 

Un débat dont- je n’ai pas encore pris connaissance. Donc je ne le commenterai pas ! Sans doute aurait il été intéressant que la télé le transmette D’autant que Pierre Laurent doit être en déficit d’expression sur les chaînes publiques.

Mais lui donner la parole face à un Patron ne doit pas être du goût des Directeurs de Chaîne.

On peut, en regardant les apparitions de communistes dans d’autres débats, porter un intérêt sur l’appel de ces communistes et faire des découvertes nuisibles à l’acharnement à ne pas les entendre dans lequel se cantonnent tous les partis.

Par exemple dans « ce soir ou jamais » de ce vendredi, la présence du défenseur des travailleurs dans nombre de conflit s  d’entreprise et le développement qu’il à fait  des intentions gouvernementales, notamment avec la loi Macron, nous a permis de constater  le peu de crédibilité de ces économistes libéraux qui envahissent les plateaux.

Dommage que ce soit très occasionnel et rare !

 

La Section du PCF de Tarascon considère que la première action des communistes doit-être de rétablir un dialogue avec la population. et pour se faire de s’armer idéologiquement. C’est pourquoi ce samedi 13 décembre elle organise une première journée d’étude avec des militants du secteur sur le thème essentiel : l’histoire du PCF et sa politique.

D’autres suivront et nous invitons amis et sympathisants à y participer.

 

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vue partielle de la conférence organisée par Gauche Avenir à Marseille ce dernier lundi : chaque ville devrait pouvoir répercuter cette démarche.

 

 

Il était une fois le capital et le travail

Par Patrick Apel-Muller
Vendredi, 12 Décembre, 2014

 

L’ éditorial de Patrick Apel-Muller. « Enfin un débat de fond. La confrontation à laquelle se livrent, dans nos colonnes, le président du Medef, Pierre Gattaz, et le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, oppose les deux logiques qui se heurtent, se contestent, parfois à l’aveugle dans la société. »
Debat entre Pierre Laurent et Pierre Gattaz dans POLITIQUE patrick-apel-muller_4_0

Foin des fleurs de rhétorique ou de roses pâlies à la boutonnière : le patron des patrons revendique la paternité du pacte de responsabilité, réclame un « coût du travail » toujours plus comprimé et la liberté du capital de se rémunérer comme bon lui semble. Le prix du risque, explique-t-il, sans doute beaucoup plus élevé que celui auquel sont exposés les salariés. À l’inverse, Pierre Laurent dénonce l’économie de la rente, le coût toujours plus exorbitant du capital, revendique l’entreprise comme un lieu social qui doit profiter à tous, envisage de changer les règles de la mondialisation en mettant fin aux concurrences dévastatrices entre les hommes.

La pensée unique, si confortablement installée sur les plateaux télévisés, vacille au fil des répliques que nous publions. Et de cet échange démocratique, dont tout citoyen devrait bénéficier, naît plus de liberté, celle de choisir entre plusieurs voies et de ne pas renoncer au libre arbitre humain. Sans lui, la démocratie part en lambeaux et la pensée est enrégimentée. La curiosité suscitée par cette rencontre inédite témoigne d’une attente d’idées neuves et d’une politique revivifiée. L’Humanité se félicite d’en être le théâtre et l’actrice. Tandis qu’Emmanuel Macron multiplie les acrobaties pour présenter la dictée patronale comme un manifeste socialiste, que le retour aux conditions sociales vieilles d’un demi-siècle est dépeint comme un summum de la modernité, de ce face-à-face émerge le cœur des tensions sociales, l’affrontement entre le capital et le travail. Le premier a-t-il pris aujourd’hui l’avantage ? Ce n’est pas la première fois. Cela n’est jamais resté éternel.

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La grande librairie

Posté par jacques LAUPIES le 12 décembre 2014

Ce soir France 5 fête ses vingt ans.  Depuis 2005, par la force des choses (comme on dit) je me suis  trouvé  auditeur assidu de certaines des émissions de cette chaîne.  Je crois même  avoir compris qu’une bonne utilisation de ce média pouvait compenser nombre de lacunes existantes et améliorer mon aptitude à les combler.

La Grande Librairie nous offre en direct un plateau d’écrivains et d’acteurs pour commenter le classement, effectué par des lecteurs ,des 20 livres qui ont marqué un changement dans leur vie.

Sur le podium Camus en deuxième position avec « l’étranger » et le « Petit Prince » de Saint Exupéry en haut. Deux livres que j’ai découvert aux alentours de mes vingt ans. Mais dont je n’ai pas tiré grand enseignement, si ce n’est que mon ignorance était confirmée puisque ces deux ouvrages, relativement incompris et sans doute inaccessible par moi à l’époque, n’ont pas bouleversé ma vie. Mais nul doute que comme tant d’autres ouvrages ils ont bien laissé quelque trace dans ma petite tête.

Je pense qu’il n’y pas nécessairement de livre miracle pour déclencher un déclic orientant toute une vie !

Je dois dire que ceux la mêmes qui m’ont marqué, excepté Victor Hugo dont j’ai retenu bien entendu les Misérables mais aussi et surtout « Quatre vingt treize », classé seulement vingtième dans ce sondage particulier, n’ont pas été cités et bien entendu pas de Rousseau et son contrat social, pas de Diderot, pas de Voltaire, encore moins de Balzac, de Zola, d’Anatole France, de Mirbeau, de Wilde, de Romain Rolland, de Barbusse, de Sartre (celui qui m’a conduit à l’engagement politique) d’Aragon qui m’a aidé à le comprendre et ne jamais le quitter, et des dizaines d’autres anciens ou contemporains que je pourrais citer.

Et que dire de ces auteurs découverts au hasard de l’enfance, de la Comtesse de Ségur avec pour moi l’inoubliable Général Dourakine, Daudet et la petite chèvre, Dumas et ses mousquetaires puis Monte Christo à Jules Verne et tant d’autres, dont George Sand et son « François le Champi »  lequel donna à mes quatorze ans ne initiation sur l’existence de relations amoureuses un peu moins conventionnelle de mon époque bien que, déjà j’avais naturellement compris cela.

Mais les livres comme cela a été dit, nous intéressent d’autant qu’ils nous permettent de donner une explication à nos ressentis. Et si on ne les a pas l’incidence sur notre esprit est plus limitée.

Les invités sont des habitués venus  sur ce plateau pour la  énième fois  promouvoir leur dernier livre, un peu voleurs de publicité à d’autres écrivains dont la notoriété n’est pas établie ou peut-être dérange les réalisateurs d’émission (L’émission qui a suivi avec Giesbert est également du même tonneau)

D’évidence un peu déçus par ce classement d’un public dont les choix paraissent conforme aux œuvre dont on parle le plus à nôtre époque, ce choix semble attester d’une sorte de « mode » plutôt inconséquente, même si les livres  sélectionnés ne peuvent certainement pas être ignorés tout autant que le talent ou le génie de leurs auteurs ne peut nous échapper.

On nous dit que les français lisent plus qu’on ne le croit ! Je veux bien mais il reste beaucoup à faire, si j’en juge par ce que je constate autour de moi !

Au passage, on ironise sur Marx  (D’Ormesson ayant lancé le bouchon) qui aurait pu être sélectionné parmi les plus lus. Les grands philosophes et autres penseurs ne passionnent pas les foules. C’est bien connu mais… ils aident parfois à les faire bouger !

 

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Un petit coup de gueule de François Cluzet qui avait son mot à dire…sur un livre

 

François Busnel : « On fait de la politique quand on lit »

Entretien réalisé par Caroline Constant
Jeudi, 11 Décembre, 2014

 

Ce soir à 20h40, pour les vingt ans de France 5, la Grande Librairie a demandé aux Français de lister vingt livres qui ont marqué leur vie. Résultats au-delà des espérances.
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Franck CourtvÆs / Rosebud

Vous espériez un millier de réponses en demandant aux fidèles de la Grande Librairie les 20 livres qui ont marqué leur vie. Vous en avez eu 10 000 et des clubs de lecture se sont fondés dans les librairies. Comment vous est venue l’idée ?

François Busnel J’ai un côté extrêmement militant. Je suis convaincu que les livres ne sont pas seulement des objets inertes. Les livres ont le pouvoir de nous transformer, de nous faire prendre conscience, de nous obliger à penser différemment, de nous proposer d’autres vies que les nôtres, de nous aider à mettre des mots sur ce que nous ressentons. Or, tout ce que je viens de vous citer, en réalité, ça nous change. Je pense que l’enjeu pour tous ceux qui aiment la lecture, ce n’est pas seulement de lire dans notre coin, c’est affirmer la valeur du partage.

Vous avez eu beaucoup de réponses, alors que beaucoup de livres peuvent changer la vie… C’est une question très difficile !

François Busnel C’est une question qui appelle un peu de silence, un peu de solitude. Mais je n’en peux plus de ces médias qui nous standardisent, nous obligent à penser dans l’immédiateté. Ça brise le lien social. Je crois au partage de l’émotion. On fait de la politique quand on lit. Je sais qu’il y a des livres qui m’ont changé quand j’étais très jeune, qui ont décidé de ma vocation, d’autres qui ont beaucoup compté dans mes relations amoureuses… Qui ont changé la vie, une des plus belles expressions qui soient.

Comment va se passer l’émission ?

François Busnel En direct, d’abord. Il faut apporter un peu de joie dans ce monde de plus en plus morose. De la jubilation avec les mots. J’ai demandé à quelques écrivains dont j’aime la générosité de venir commenter avec moi ce qui va être un palmarès. Seront présents Boris Cyrulnik, Jean d’Ormesson, Jean Teulé, Amélie Nothomb, Marie-Hélène Lafon, Erik Orsenna, Robin Renucci. Grand Corps Malade viendra aussi… mais je ne vous dis pas sur quoi.

 

 

 

 

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Commentaire de « The Tree of Life, l’arbre de vie » (sur Arte) suivi de « loi Macron »

Posté par jacques LAUPIES le 11 décembre 2014

 

L’Huma a présenté ce film ainsi : « Cela contribue aussi à la renommée du Festival de Cannes. La palme d’or récompense suprême, est loin de faire toujours l’unanimité. En 2011 le film de Terence Malik a divisé le public. A voir pour trancher. »

On a vu, et entendu. Beaucoup de psychologie dans tout ça, avec psychanalyse à la clef, donc relativement classique l’opposition du fils au père autoritaire, les chapardages de l’ado ses premiers émois à peine effleurés, l’amour de la maman, etc.

Beaucoup de bondieuseries imagées par la nature, le ciel et le cosmos, avec un tantinet de mise en cause de la rigueur d’une église très efficace envers un père qui a ambitionné de devenir musicien, un peu aigri mais apparemment très « honnête » . Bref tous les ingrédients qui turlupinent un croyant, y compris la scène finale présentée comme une résurrection rassurante.

La société en crise américaine a droit aussi à une évocation, ou tout est signalé : la réussite sociale du patron, la mondialisation, le chômage et la résignation… à la promesse de Dieu, à peine chatouillé pour son incompétence face aux misères du monde.

Je comprends les hésitations d’un jury qui effectivement semble avoir été divisé sur la consécration suprême de ce film.

Je l’ai suivi avec attention cependant. Le jeu des enfants est juste. Brad Pitt, acteur remarquable, et Jessica Chastain émouvante sont bien dans leur personnages de couple qui ne résiste pas à l’ambiance machiste de l’époque m’ont évidemment retenu tout autant que les trois fils. Quant à Sean Penn, autre acteur parmi mes préférés de ce cinéma américain qui parfois vous fait croire en l’Amérique, je n’ai pas trop compris ce qu’il faisait là, au milieu des gratte-ciel.

 

Ce film m’a certainement plus distrait que le tapage effectué sur Macron. Un peu de détente et une envolée poétique dans l’au delà, ça repose. Vous en saurez autant que moi en lisant l’article ci-dessous sur le dernier exploit socialiste que tout de même une bonne moitié des députés de ce parti (ceux qui le diront et ceux qui feront un coup de plus le « grand écart ») ne doit guère apprécier.

A noter au passage, pour ceux qui l’auraient oublié, que du temps où j’exerçais la noble fonction de Secrétaire de l’Union Locale CGT, nous avions mené le combat et finalement gagné celui-ci, pour que les salariés de Tarascon en conflit avec leur employeur, relèvent de la juridiction prud’homale d’Arles. Cela afin qu’ils échappent à des juges professionnels considérés à l’époque comme plutôt favorables aux patrons. Ce qui, je peux en témoigner n’était pas toujours le cas. Mais il faut reconnaître que jugé par une instance paritaire offre tout même des garanties meilleures.

Alors Monsieur le Ministre, ex banquier qui veut faire travailler le dimanche, permettez que je dise que je vous un peu rancunière votre attitude et celle de vos pairs, qui consiste à m’ôter une des rares victoires acquise dans un passé lointain (il y a tout de même cinquante ans) , avec l’appui d’un Maire Socialiste à qui nous avions un peu forcé la main. Mais bon, paix à son âme, mais il faisait partie de ceux à qui il fallait rappeler que Jaurès avait existé !

 

La vague libérale  n’emporte pas toute la gauche

Julia Hamlaoui et Adrien Rouchaleou
Mercredi, 10 Décembre, 2014

 

Photo :  Pierre Pytkowicz

Emmanuel macron aura réussi à créer la mobilisation contre son projet dans tout le pays. À Paris, les salariés du commerce ont manifesté, le 14 novembre, contre le travail du dimanche.
Photo :  Pierre Pytkowicz
Alors que les annonces officielles sont attendues aujourd’hui sur le projet de loi « croissance et activité » d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie a eu du mal à convaincre l’ensemble de sa majorité, hier. Principal point de discorde : le travail du dimanche.

«Élargir les conditions d’ouverture des magasins le dimanche, (…) c’est de la croissance pour vos commerces, c’est de l’emploi pour les Français, (…) le renforcement de l’attractivité touristique pour que la France soit forte. » Cette déclaration n’est ni celle de François Hollande, ni de Manuel Valls, ni d’Emmanuel Macron. C’est celle du président Nicolas Sarkozy que Frédéric Lefebvre, alors l’un de ses secrétaires d’État, a livré en son nom, en février 2012, aux états généraux du commerce à Bercy. Pourtant, c’est bien ce qu’assume le projet de loi du ministre socialiste de l’Économie présenté aujourd’hui en Conseil des ministres, entre autres mesures telles les cessions pour 5 à 6 milliards d’euros d’actifs de l’État, les attaques contre les prud’hommes (lire notre enquête), la libéralisation des professions réglementées. Exit la référence au « pouvoir d’achat » que contenait initialement l’intitulé du projet lorsque Arnaud Montebourg était à la manœuvre. Depuis, le texte est devenu un projet de loi « pour la croissance et l’activité ».

Avant les annonces officielles aujourd’hui, le ministre Macron s’est évertué, hier matin, à convaincre les députés socialistes de leur bien-fondé. Et là, rabâcher les antiennes technocratiques et libérales ne suffit pas toujours, d’autant qu’à vouloir balayer large, le texte du ministre prend le risque d’ouvrir autant de fronts.

Le gouvernement prêt à sacrifier 
le repos dominical

Un projet qui « va probablement être un marqueur de ce quinquennat (et) qui va à l’encontre de la volonté exprimée par les Français en 2012 lors de l’élection de François Hollande », a d’ores et déjà prédit le député Marc Dolez (Front de gauche). De ce point de vue, au collectif Cohérence socialiste, fondé autour de députés tels que Karine Berger, Yann Galut, ou la rapporteure générale de la commission des Finances Valérie Rabault, on estime le projet « mou du genou ». Non que ces députés souhaitent libéraliser plus encore. Au contraire, il s’agit de pointer le fait que ce texte ne permettra pas d’améliorer sensiblement la croissance. La libéralisation des transports par autocars ? Elle ne générera qu’un « chiffre d’affaires équivalent à six heures de travail supplémentaires de la SNCF par an », estime Karine Berger. « Ça ne me gêne pas qu’il y ait des lois fourre-tout si ça peut permettre de régler tous les problèmes, estime le frondeur Jean-Marc Germain. Il y a quelques bons articles, comme ceux qui permettent à chacun d’accéder à la profession de notaire. Mais en revanche il y a des régressions sociales contraires aux intérêts économiques et à l’emploi. » Au premier plan de ces « régressions », le travail du dimanche (lire ci-contre). Le gouvernement prêt à sacrifier le repos dominical sur l’autel de la compétitivité – en particulier en autorisant jusqu’à 12 ouvertures par an (contre 5 aujourd’hui) et en créant des « zones touristiques internationales » – voudrait jeter du même coup aux orties les arguments que le PS défendait hier encore d’une même voix. Sans doute voudrait-il voir enterré ce communiqué de 2009 dans lequel le PS affirmait que « le travail du dimanche est inefficace sur le plan économique, dangereux pour les salariés, néfaste pour la vie sociale », alors que la droite s’apprêtait à élargir les possibilités d’ouverture des magasins ce jour-là avec la loi Mallié. Ou encore celui de 2008 dans lequel, alors qu’un certain François Hollande était encore premier secrétaire, son bureau national estimait que « laisser entendre, comme le fait la majorité (de droite – NDLR), que l’extension du travail le dimanche peut être une réponse aux problèmes des Français en matière d’emploi et de pouvoir d’achat est une escroquerie ».

« En 2008, on avait fait une belle tribune intitulée “Yes week-end” »

Mais certains socialistes n’ont pas la mémoire si courte. Si, dès octobre, les Jeunes socialistes ont souhaité voir « une plus grande cohérence entre les combats menés par la gauche dans l’opposition et une fois arrivée au pouvoir », hier, des députés se sont faits plus tranchants encore. « Mon objectif de député de gauche, ce n’est pas de voter toutes les mesures que M. Sarkozy n’avait pas réussi à faire voter et qu’on avait combattues dans l’opposition », a déclaré Pascal Cherki, de l’aile gauche du PS. Jean-Marc Germain n’a pas oublié non plus : « En 2008, tous les socialistes défendaient le repos dominical. On avait même fait une très belle tribune intitulée “Yes week-end” », rappelle le député, pour qui cette dérogation « finira par être une obligation » et signifiera aussi « laisser ses enfants seuls toute une journée le dimanche ». L’efficacité économique de la mesure ne convainc d’ailleurs pas plus aujourd’hui qu’hier. « Autoriser le travail des commerces du quartier Haussmann (celui des grands magasins à Paris) tous les dimanches de l’année ne générerait qu’un chiffre d’affaires équivalent à celui du centre commercial d’Évry », a calculé Karine Berger.

 

 Roz Gaizka/AFP

Des avocats du barreau de Bayonne manifestent contre la réforme Macron à Bayonne, le 9 décembre 2014
Photo : Roz Gaizka/AFP

Si d’autres dispositions initialement inscrites dans le projet Macron – réforme de la médecine du travail, des seuils sociaux… – devraient disparaître des annonces d’aujourd’hui, le gouvernement ne renonce pas pour autant à imposer la totalité de sa vague libérale. Non seulement ces mesures ne sont pas abandonnées, mais le gouvernement se montre plus que jamais déterminé à se plier aux desiderata du patronat. Le secrétaire d’État Thierry Mandon a annoncé sur France Info qu’à l’avenir un groupe de chefs d’entreprise et d’experts se réunirait pour évaluer l’impact des nouvelles lois sur les entreprises, avant que le Parlement ne les examine. Rien que ça !

Les professions réglementées, dans la rue aujourd’hui. Avec son projet fourre-tout, Emmanuel Macron pourra se vanter d’avoir provoqué une mobilisation tous azimuts. Alors que les syndicats de salariés appellent à une journée d’action le 16 décembre contre le travail du dimanche, les professions réglementées, peu habituées des cortèges, annoncent 50 000 manifestants dans la rue cet après-midi. Huissiers, notaires, avocats, greffiers des tribunaux de commerce, commissaires-priseurs, administrateurs et mandataires judiciaires dénoncent la libéralisation de leurs métiers qui, selon eux, pourrait provoquer une hausse des tarifs et des déserts juridiques par la libre installation.

 

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Difficile parfois de choisir

Posté par jacques LAUPIES le 10 décembre 2014

 

 

 

Difficile parfois de choisir un sujet de commentaire.

Surtout quand Lucien Sève est rédacteur et chef d’un jour à l’Huma. D’autant que par les temps qui courent nous avons besoin de théoriser plus que jamais même si cela vaut quelques sarcasmes de ceux qui nous disent que nous avons perdu pied avec la réalité.

Entendre ce reproche de la part de personnes dont nous considérons qu’elles n’appréhendent cette réalité qu’à partir des apparences pourrait nous déprimer, nous attrister, nous faire souffrir et pourquoi pas nous inciter à la colère, à la violence verbale. Alors qu’au contraire nous devons garder raison, réfléchir, trouver des arguments pour leur faire comprendre notre analyse de tous les sujets à propos desquels nous sommes en opposition et qui sont essentiels dans nos vies.

Et cela bien entendu pour dire notre vision de cette réalité si différente de celle qu’ils peuvent en avoir.

Et cela vaut pour la plupart des activités. Pas seulement en politique dont il est souvent question sur ce blog mais dans bien d’autres domaines. A tel point que l’on doit pouvoir s’initier sur ce que les sciences apportent dans chaque domaine essentiel à nos vies : se nourrir, avoir un toit, entretenir des relations amicales, sexuelles, libres et épanouissantes en même temps que trouver, dans les contraintes qu’impose la vie sociale, la solidarité nécessaire à notre espèce pour vivre et parfois même survivre.

De ce point de vue rien n’est facile car nous sommes dans une société très contrastée ou se heurtent des concepts philosophiques, des pratiques économiques, sociales et culturelles dépassées, desquelles devraient émerger  un autre monde meilleur.

Mais cela ne peut se faire si nous ne sommes pas capable de choisir, de prendre le risque de l’erreur, fort l’expérience et des résultats de la mise en pratique de nos idées pour progresser.

Il y a certes là un combat à mener mais lorsque une vie nous a appris à balayer à temps et parfois en avance tous les obscurantismes, parfois même les interdits inutiles et même nuisibles,  nous nous devons de communiquer cette expérience et ces résultats autant que les erreurs et les  reculs qu’elles ont provoqués, en notre intérieur, comme en notre extérieur.

 

 

 

Lutte des classes  et guerre des idées

Mardi, 9 Décembre, 2014

 

Difficile parfois de choisir  dans POLITIQUE lucien_seve_0

afp
L’éditorial de Lucien Sève. De tous les sujets de vive préoccupation que nous impose l’actualité, l’état des consciences n’est pas le moindre.

De tous les sujets de vive préoccupation que nous impose l’actualité, l’état des consciences n’est pas le moindre. Il y a du désarroi, voire de la désespérance dans l’air.

Rien de spontané en cette affaire : ceux dont la gestion et la politique nous enfoncent dans le désastre ne ménagent pas leurs efforts de décervelage. Depuis bien des années, ils font tous leurs mauvais coups avec intense préparation d’artillerie mentale, en raffinant sur le vocabulaire. Pourquoi cette incessante rafale de mesures antipopulaires ? Parce que « la crise », « la compétitivité », « le coût du travail », « les lois du marché »… Enfoncez-vous bien ça dans la tête. Et ça marche.

Faisons-nous assez, de façon assez poussée, assez suivie – point essentiel – pour renverser la vapeur ? Je trouve que non. Or c’est la première clef des contre-offensives efficaces. La lutte des classes passe par une guerre des idées non seulement pensée avec la plus grande exigence, mais poursuivie avec une totale persévérance.

C’est pourquoi, rédacteur en chef d’un jour, je fais une suggestion à l’Humanité – dont ont vitalement besoin au quotidien même ceux et celles qui ne le savent pas. Je suggère que la page de polémique politique Cactus fasse périodiquement place à une page de démystification idéologique qui pourrait s’intituler Cortex. Régulièrement, de façon à la fois fondamentale et populaire – oui, c’est possible –, infliger une raclée intellectuelle aux intoxiqueurs. En allant plus loin dans la mise au clair tous azimuts – sur la dette publique, le coût du travail, la réforme, le modèle allemand, la gauche archaïque… et aussi la GPA, le sexe et le genre, l’échec scolaire, le cerveau… Je paie d’exemple aujourd’hui en dernière page, sur le prétendu « coût du travail ».

Venez nous aider, intellectuels qui jamais ne serez des chiens de garde, venez nous aider dans cette bataille hautement salutaire !

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Gauche Avenir à Marseille ce lundi 8 décembre

Posté par jacques LAUPIES le 9 décembre 2014

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Emmanuelle Cosse, Pierre Laurent, Marie Noëlle Lienemann

Le gouvernement accumule les motifs de mécontentement qui frappent de nombreuses professions qui s’insurgent (c’est au tour des tribunaux de commerce) mais surtout l’ensemble des salariés que la loi Macron cible en modifiant des aspects du code du travail offrant certaines garanties.

Cette attitude de nos dirigeants nationaux ne tient aucunement compte de la souffrance d’une bonne part de la population de plus en plus soumise au chômage, au temps partiel dans le travail, à la précarité ou plus grave encore à ne plus pouvoir vivre de son travail ou de sa retraite.

En réponse à cela les médias font diversion, évoquent des affaires qui méritent certes que l’on en informe le public mais viennent au grand jour comme alibi de l’absence d’une vraie politique sociale.

Parallèlement de sordides manœuvres sont entreprise, dans ce cadre, pour stigmatiser la CGT en donnant une importance démesurée à ce qui parait une démarche légitime d’une organisation qui doit assurer l’hébergement de son Secrétaire Général et lui fournir un logement à la hauteur de la fonction qu’il exerce.

De quoi vomir et demander aux journalistes qui enfoncent le clou comme ceux de ce Soir 3  à qui, s’ils étaient bien accrochés à leur métier, on pourrait demander qu’ils procèdent à une grande enquête, agrémentée de statistiques, sur les salaires, logement de fonction et autres avantages que peuvent s’octroyer ou se voir octroyer non seulement de syndicalistes, mais des personnes ayant des responsabilités dans les services publics et entreprises privées. Le procès fait à Lepaon paraitrait bien stupide et dérisoire !

Que de surprises aurait, non pas les investigateurs de ces enquêtes (ils savent déjà ce qu’il en est au fond)  mais le public moutonnier qui peut croire sans sourciller aux balivernes journalistiques d’une certaine presse et plus grave encore de la télé publique.

Heureusement, pendant ce déploiement de coups tordus, des femmes et des hommes politiques tentent de redonner espoir.

C’est ce qu’on fait 3 dirigeants de gauche lors d’une conférence ou nous assistions à Marseille au Word Trade Center, rue Henri Barbusse.

Ces trois dirigeants Pierre Laurent pour le PCF, Marie Noëlle  Lienemann pour le PS et Emmanuelle Cosse pour EELV sont venus nous parler, chacun avec sa spécificité, de la nécessité de créer les conditions pour que soit, dès à présent mis en œuvre une politique de gauche. Insistant sur l’urgence et comme l’a fait Pierre Laurent rappelant en substance que l’on ne peut attendre 2017 ce qui, de ce point de vue, serait catastrophique et pourrait conduire au pire.

Michel Vauzelle, non prévu au programme (je suppose), s’est offert une tribune dans cette salle comble pour tenter de justifier « son grand écart » : soutien d’une majorité présidentielle et évoquant l’idée que c’est cela ou la dissolution que, bien entendu il juge, grave de conséquences si le Président l’utilisait. Comme s’il n’y avait d’autres solutions dont notamment la constitution d’un autre gouvernement fondant sa politique sur la demande et non sur l’offre avec les mesures que les organisateurs de la soirée ont développé.

Un peu de fraicheur, avant que nous devions, à cause des horaires de train, quitter cette salle : l’intervention d’un syndicaliste de la SNCM qui a apostrophé même les intervenants (plus particulièrement du PS et de EELV dont il attend réponse à la demande formulée par son syndicat pour que le gouvernement intervienne afin de soutenir financièrement l’entreprise en difficulté.

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En voilà un qui n’a passa langue dans sa poche, et cela nous réconforte

Pas mal de vieux militants que j’ai croisé dans cette salle et qui, comme moi, ont du rajeunir en entendant une voix de qualité, de force, de pertinence, interpeler des politiques pourtant venus là avec le bonne idée de s’unir pour gouverner autrement ce pays.

 

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Canebière sous ciel rougeoyant…

 

 

 

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