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La Grèce, Moscovici et les gouvernances sous tutelle

Posté par jacques LAUPIES le 18 décembre 2014

 

Ils sont tous copains comme larrons en foire pourrait-on dire des conservateurs et sociaux démocrates européens.  On pourrait aussi dire copains comme cochons.

Du temps où Moscovici soutenait DSK il était facile déjà de deviner que ce brave homme roulait pour la finance internationale ! En tous cas celle-ci n’a pas de meilleur homme de main que cet ex-ministre des finances lequel, s’est replié faisant alliance, contre mauvaise fortune bon cœur, sur Hollande, avant la Présidentielle. Chargé d’amorcer la politique désastreuse qui conduit le France et le peuples français vers la perte des fruits de longues années de lutte pour les droits sociaux de son peuple, et disons le, sa place dans le monde.

Pourquoi l’histoire en a voulu ainsi ? Je ne pense pas que cela fut simplement une histoire de cul ! Bien que celle que l’on nous a servi ait eu peut-être des causes obscures.

Moscovici fait carrière : le voici devenu le boy de l’Europe, déniant son pseudo patriotisme économique, et coursier de Juncker le tricheur !

A genoux devant l’Allemagne, qui a ouvert la voie de l’appauvrissement d’une population laquelle paie cher la domination politique de son pays sur l’Europe, à la remorque des Etats-Unis, la France est bel et bien sous la coupe de quelques individualités formées à cet effet et qui se trouvent aujourd’hui occupant des postes clefs en politique.

Ce qui ne les empêche pas d’être sous tutelle du fric ou plus exactement de ceux qui l’accumulent sur leur compte pour perpétrer le commerce de la marchandise la plus convoitée par le capitalisme : la force de travail humaine. Car ne nous y trompons pas tel est toujours le fond du problème.

Alors vous allez me dire que ce tableau résumé a des gouvernances téléguidées par les banques et les multinationales est un délire de vieux communiste, soumis à une idéologie marxisante éculée, plein de rancune de voir que les jeunes qui semblent avoir perdu la contestation naturelle à leur âge, que sa génération et surtout celle qui suit et parfois crache dans la soupe, que les entre deux ont surtout à se dépatouiller dans la précarité, le chômage et des salaires trop bas. Tous ensembles cernés par ces pouvoirs politiques et médiatiques instrumentalisés qui les rendent peureux.

Vous souhaiteriez sans doute que je considère que la jeunesse a la beauté exaltante et que son  enthousiasme est prometteur, que les vieux ont la sagesse et la grandeur et que les autres portent en eux la force de celui qui est au cœur du travail productif et, qu’un jour déjà proche, ils se dresseront ensemble, pour se débarrasser des parasites et des imposteurs.

Eh bien soyez rassurés je le pense aussi  !  Mais il me faut porter cette contradiction et ce n’est pas facile d’autant, comme disait Oscar Wilde que  j’affectionne particulièrement : « Ce qu’il y a de terrible dans le fait de vieillir, ce n’est pas d’être vieux mais de rester jeune »

Pas si terrible que ça au fond…

 

 

 

 

Grèce. Panique à la commission européenne : Syriza pourrait remporter une élection législative anticipée

Rosa Moussaoui
Mardi, 16 Décembre, 2014
L’Humanité

 

Dans la perspective d’élections législatives anticipées, la Commission européenne appuie ouvertement le premier ministre conservateur Antonis Samaras. Dans les milieux financiers, on juge « agressive » la proposition de renégociation de la dette défendue par Syriza.
Photo : AFP

Photo : AFP
Les dix plaies d’Égypte s’abattront- elles sur la Grèce si Syriza remporte les élections législatives anticipées qui se profilent en Grèce ? Depuis que le premier ministre conservateur Antonis Samaras a avancé de deux mois l’élection du président par le Parlement, échéance à hauts risques pour le gouvernement, les tenants de l’austérité jouent la partition de la peur. Objectif : barrer la route au parti d’Alexis Tsipras, placé en tête des sondages.
De fait, la coalition associant, au pouvoir, les conservateurs de Nouvelle démocratie et les sociaux-démocrates du Pasok, soutenue par 155 députés, aura toutes les peines du monde à réunir les 200 voix nécessaires, sur 300 députés, pour faire élire son candidat à la présidence, Stavros Dimas. Trois tours de scrutin sont prévus. Le premier a lieu ce jour. Les deux suivants sont prévus les 23 et 29 décembre. Au troisième tour, seules 180 voix seraient requises mais même s’il parvenait à convaincre les indépendants, les non-inscrits et les 10 élus de Dimar (Gauche démocratique), Antonis Samaras serait tout de même en difficulté. Un échec hâterait la chute de son gouvernement et ouvrirait la voie à des élections législatives anticipées. Plus impopulaire que jamais dans un pays épuisé par le choc austéritaire, la coalition au pouvoir ne peut compter que sur l’appui de ceux qui ont mis le peuple grec à genoux.
Moscovici en campagne pour l’austérité
D’où les arrogantes consignes de vote du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui préfère voir des « visages familiers » plutôt que des « forces extrêmes » au pouvoir en Grèce. Pour battre campagne en faveur du camp de l’austérité, le commissaire européen à l’Économie, Pierre Moscovici, a même été dépêché à Athènes. « Un tel travail a été fait par les autorités grecques, tant d’efforts, tant de choses accomplies que ce serait dommage de ne pas continuer », a-t-il insisté à l’issue d’un entretien avec Antonis Samaras. Ce bilan flatteur est pourtant sans rapport avec la réalité de la crise humanitaire sans précédent causée par les politiques d’austérité. Les discours sur l’introuvable « embellie économique » grecque masquent mal les ravages d’un chômage toujours massif. En septembre, selon les chiffres officiels, 25,7 % de la population active était toujours privée d’emploi. Ce taux grimpe à 49,8 % chez les moins de 25 ans. La Grèce détient le record européen du taux de pauvreté (23,1 %).
Avec la destruction du système public de santé, la diminution de la couverture vaccinale, l’abandon des politiques de prévention et la dégradation de la situation sanitaire ont des effets tragiquement spectaculaires, comme le retour de la tuberculose et même du paludisme. Dans les écoles, les enseignants mesurent les ravages de la malnutrition au nombre d’enfants qui s’évanouissent en classe. Quant aux retraités, dont les pensions ont été maintes fois amputées, ils ne peuvent plus faire face aux besoins les plus élémentaires.
Dans le même temps, la pression fiscale étrangle les classes populaires et le patrimoine grec est dilapidé sous la supervision du Taiped, l’organisme opaque chargé de la cession des actifs de l’État grec. Tout est livré à la braderie, jusqu’aux plages qui sont cédées à vil prix à des promoteurs étrangers. La « catastroïka », comme l’appellent les Grecs, a laissé derrière elle un paysage de désastre. Le fardeau de la dette publique ne s’est pas allégé pour autant : il est passé de 120 % du PIB en 2010 à 177 % prévus cette année. De quoi réjouir les créanciers qui louent ouvertement les hauts rendements de la dette grecque. Celle-ci est même qualifiée de « valeur refuge » dans un document de Natixis consacré au panorama des dettes souveraines dans la zone euro. Seuls « problèmes », conclut ce même document, les « réformes à poursuivre » et les « élections (Syriza en tête dans les sondages) ».
La Commission européenne et les milieux financiers en panique
En fait, c’est bien la détermination de la formation progressiste à renégocier la dette qui sème aujourd’hui la panique à Bruxelles et dans les milieux financiers. De concert avec la Commission européenne, le gouvernement Samaras agite le spectre du « Grexit », la sortie de la zone euro. Le ministre des Finances, Guikas Hardouvelis, brandit, lui, la menace d’un « manque de liquidités » dans les caisses de l’État. En quatre séances, la Bourse d’Athènes a plongé de plus de 20 %, signe, pour Alexis Tsipras, que les marchés s’affolent d’une possible victoire de Syriza. « Que l’alarmisme frénétique du premier ministre soit à mettre au compte des dernières convulsions de sa mort politique ne le dégage pas pour autant de sa responsabilité, prévient le chef de Syriza. Il menace son propre pays du chaos. Pire encore, il en est arrivé – et les mots manquent pour qualifier sa conduite – à implorer les marchés financiers d’attaquer le pays. Attention : ce n’est pas Syriza qui est visé. C’est la Grèce qu’il supplie qu’on attaque. Afin de préserver son propre salut politique et celui de sa coalition gouvernementale, il a déjà prévu avec ses complices le scénario d’un véritable cauchemar pour la Grèce. M. Samaras mérite un nouveau titre, celui de premier ministre du chaos. »
Dans un contexte social explosif, marqué, ces dernières semaines, par des mobilisations massives, les ingérences de la Commission européenne et les pressions politiques exercées sur les Grecs passent très mal. « Il est inimaginable, inadmissible que des instances européennes puissent afficher ouvertement, à la veille d’un scrutin, leur préférence pour tel ou tel parti. C’est du jamais-vu. Tous les moyens sont bons pour contrecarrer le scénario d’une victoire de Syriza, qui tétanise la droite grecque comme la droite européenne », analyse l’historien et sociologue Constantin Tsoukalas.
On se souvient de l’insupportable chantage exercé, en 2005, sur les peuples appelés à se prononcer sur le projet de Constitution européenne. Il révélait, déjà, les malfaçons démocratiques de l’Europe libérale. La stratégie du choc appliquée en Grèce ne s’est guère embarrassée d’apparences. Le pays n’est-il pas placé sous tutelle de la troïka (FMI, BCE et Commission européenne) ? Aujourd’hui, Syriza exprime précisément la volonté de se libérer de cette tutelle pour rompre avec des politiques d’austérité aux effets catastrophiques. Et c’est à cette réappropriation démocratique que Jean- Claude Juncker, Pierre Moscovici et leurs amis grecs tentent de faire barrage. Hier, à Strasbourg, l’eurodéputée grecque (Syriza) Sofia Sakorafa a dénoncé « des maîtres chanteurs impitoyables », en rappelant le passé de patron de paradis fiscal du président de la Commission européenne. « Je m’adresse à M. Juncker, l’hôte de voleurs d’impôts, qui ose indiquer au peuple grec ce qu’il faut voter, a-t-elle lancé. Dites-nous quel est le total des montants que les entreprises ont volé aux citoyens grecs ? (…) Le peuple grec n’acceptera ni instructions, ni menaces. L’avenir de vos partenaires d’affaires qui l’ont mis à genoux pour vous être agréables est fixé : leur renversement sera bientôt une réalité. »

Commentaires

 

Colvert-Spartakoïd

Mardi, 16 Décembre, 2014 – 21:44
Bon article: « Le peuple grec n’acceptera ni instructions, ni menaces. L’avenir de vos partenaires d’affaires qui l’ont mis à genoux pour vous être agréables est fixé : leur renversement sera bientôt une réalité. » ———————————————————————————————- Les travailleurs grecs ,afin d’appuyer cette lutte politique devraient rejoindre dans la rue les Italiens et les Belges en chantant: —————————————————————————————- « Travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes; Travaillons au salut commun. Pour que les voleurs rendent gorge, Pour tirer l’esprit du cachot, Allumons notre grande forge! Battons le fer quand il est chaud! »

 

Mr Paul Chambers

Mardi, 16 Décembre, 2014 – 23:00
Bonne chance à Syriza. Bonne chance au peuple grec. Nous le peuple francais

 

lorenzo777

Mardi, 16 Décembre, 2014 – 23:59
Peuple Grec courage, Des Français vous soutiennent. j’invite ceux et celles à voir ce film de septembre 2013, il en dit long sur la misère du peuple Grec.    https://www.youtube.com/watch?v=rpqk24qvoR4    A regarder jusqu’au bout.A méditer. Que cela nous servent de leçon !

 

dimi

Mercredi, 17 Décembre, 2014 – 08:00
Voyons-voir si le château de cartes du libéralisme Européen et mondial peut résister au souffle du peuple Grec. La réponse l’année prochaine.

Quis

Mercredi, 17 Décembre, 2014 – 12:47
S’il résiste, il aura montré qu’il n’est pas un château de cartes. Cela le différenciera du communisme qui lui n’a pu résister au souffle des peuples.

dimi

Mercredi, 17 Décembre, 2014 – 17:29
Vous balisez, hein ? Vous voulez un mouchoir ? Vous avez perdu l’Ukraine, et vous allez perdre la Grèce ? N’ayez crainte, vous vous remettrez. Pour la reptation, vous êtes imbattables !

Quis

Mercredi, 17 Décembre, 2014 – 18:10
Non.

 

giac

Mercredi, 17 Décembre, 2014 – 09:21
La finance occidentale ne fera aucun cadeau à Syriza et au peuple Grec même à lui faire la guerre par l’intermédiaire de la Turquie par exemple ou un coup d’État de l’armée. Le pouvoir n’est pas à prendre pour l’instant surtout pour gérer une crise capitaliste. Sauf s’il a une majorité à lui tout seul. (Aucune  alliance avec les sociaux démocrates). S’il a une majorité à lui tout seul: il devra quitter l’Europe , s’allier économiquement avec des pays hors bloc occidental. Sinon il a aucun avenir lui aussi. D’une manière comme une autre l’avenir de l’Europe est comptée, surtout avec les dirigeants et la finance que nous avons inféodé à la politique US.

 

george pontikos

Mercredi, 17 Décembre, 2014 – 09:42
Les évolutions récentes en France, en Italie et ailleurs, démontrent néanmoins que les gouvernements  de centre-gauche ne sont que des « alternatives gauchistes de la voie capitaliste de développement ».

 

beberenard

Mercredi, 17 Décembre, 2014 – 10:41
Bonne chance à Syriza. Bonne chance au peuple grec. COURAGE !!!

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Défendre l’organisation territoriale actuelle et amorcer la campagne pour les élections départementales

Posté par jacques LAUPIES le 17 décembre 2014

 

 

En mars vont se tenir les élections départementales. Dans le cadre d’un nouveau découpage des cantons Tarascon sera regroupé avec le canton de Chateaurenard et sera amputé des communes de St Etienne Du Grès et Mas Blanc.

Le nouveau canton comprend donc les communes de Barbentane, Boulbon, Cabannes, Châteaurenard, Eyragues, Graveson, Maillane, Saint Pierre de Mézoargues, Mollégès, Noves, Plan d’Orgon, Rognonas, Saint Andiol, Tarascon, Verquières.

Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Chateaurenard

Sont à élire deux titulaires et deux remplaçants à parité homme et femme.

Date des élections : 22 et 29 mars 2015

Il n’est évidemment pas d’élection qui n’ait de l’importance. Cependant celle-ci doit retenir toute l’attention des républicains car elles risquent d’être marquées par une forte abstention, résultant de la déception engendrée par la gouvernance Hollande-Valls mais aussi  de celle de la droite qui détient les deux sièges sortant sur les deux cantons.

Mais il est un autre risque qui peut marquer cette élection, c’est le refuge dans le votre FN qui découle du mécontentement général et voit ainsi des forces populaires s’égarer dans ce qui pour l’instant n’est qu’une impasse, une voie de garage mais peut à l’échelle départementale remettre en cause une majorité de gauche et avoir des conséquences dramatiques au plan national.

Les divisions qui secouent le PS, un discrédit relativement aggravé par la mise en cause du Président même de ce Conseil, Jean Noêl Guérini, vont affaiblir, si nous n’y prenons garde, la gauche dans son ensemble.

Il importe donc que les électeurs socialistes et ceux qui s’égarent dans le vote à droite et à l’extrême droite, donnent et redonnent au Parti Communiste et aux forces qui exigent une changement de cap pour que tant localement, que sur le plan départemental et en définitive national s’exprime cette volonté.

Outre que dans leur participation à la majorité de gauche dans les Bouches-du-Rhône, les communistes sont au premier rang de la défense des droits sociaux, des services publics, ils se prononcent clairement pour la pérennisation d’une collectivité départementale, héritage de la révolution française, permettant un rapprochement  entre citoyens et élus que la réforme territoriale pilotée par Valls remet en cause.

Ils seront présents dans cette bataille électorale arborant leur identité dont il s’avère qu’elle doit largement être réaffirmée avec le souci du rassemblement nécessaire partout pour stopper l’influence de l’extrême droite et de la droite.

Ils auront à  cœur de rassembler les forces sociales autant que les individualités qui ne se résignent pas aux politiques d’austérité d’où qu’elles viennent, même dissimulées dans une démagogie outrancière telle que la pratique le FN. De ce point de vue ils s’adresseront aux électeurs de gauche déçus autant que de droite.

D’ores et déjà nous invitons tous ceux qui sont conscients qu’ils peuvent, à nos côtés engager une campagne d’explication et de rassemblement à se joindre à nous !

Jacques LAUPIES, Secrétaire de la Section du PCF de Tarascon

 

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Les responsables communistes des villages du nouveau canton

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René Gondran Secrétaire de la Section de Noves et Jean Marc Charrier représentant la Fédération du PCF

 

 

Nous avons été informés par la presse de ce mardi d’une action en cours pour le maintien du Centre de Sécurité Sociale.

Ce Centre construit en 1965 permettait de transférer les services locaux de la Caisse Primaire des Bouche du Rhône situés dans de vétuste locaux rue du Progrès non loin du Château. L’inauguration comme j’ai eu l’occasion de le rappeler fut faite par Pierre Gabrielli, Président de la CPAM des Bouches du Rhône, élu de la CGT et également membre de la Direction départementale du PCF, ancien collaborateur d’Ambroise Croizat, Ministre du gouvernement provisoire à la libération et principal acteur de la création de la Sécurité Sociale. 

Pierre Gabrielli devait perdre la vie dans un terrible accident de la route à l’entrée d’Arles avec deux autres militants, journalistes de la Vie Mutualiste, au retour de cette inauguration. Charles Salducci, Secrétaire départemental de la CGT devait survivre, grâce aux soins qui lui furent prodigués à Montpellier où il fut transféré. J’ai été témoin par contre de la trop longue attente qui marqua la prise en charge de Pierre Gabrielli, dans les couloirs de l’ancien hôpital (Van Gogh) d’Arles, dont j’appris le décès dans la nuit.

Si je relate souvent ces évènements c’est parce qu’ils ont eu une importance symbolique dans cette période des trente glorieuses ou la classe ouvrière avait grâce à la CGT et au Parti Communiste des relais puissants pour défendre ses droits à protection et réaliser des équipements que l’on veut aujourd’hui faire disparaître ou brader.

Avec bien entendu remise en cause des effectifs de personnel au prétexte d’économie et d’adaptation aux technique nouvelles de communication et donc de gestion.

Mais à ce compte là, ici comme dans l’industrie, des milliers d’emplois vont disparaître. Quand des millions de salariés supplémentaires prennent le chemin de pôle emploi on nous propose de mettre à bas les 35 heures, de porter la retraite à 64 ans et on laisse s’étendre les marchés financiers spéculateurs et cherchant le travail à bas coûts dans le monde, les géants de l’industrie frauder, etc.

Franchement pour qui nous prend on ?

La Section du Parti Communiste de Tarascon affirme son soutien et sa solidarité pour que soit maintenu et amélioré un service de proximité pour les assurés sociaux de ce secteur nord des Bouches du Rhône ce qui implique le maintien des locaux et, si besoin est, une utilisation améliorée.

 

Cette plaque figure dans la salle d'attente de la CPAM de Tarascon. J'ai eu le triste privilège d'accompagner celui dont elle commémore la mémoire lors des derniers instants de sa vie. Je n'oublierai pas cette longue attente dans les couloirs de l'ancien hôpital d'Arles avant que ne lui soient prodigués des soins suite à un terrible accident au retour de l'inauguration des locaux de la Caisse de Tarascon. Pierre Gabrielli fut un de ces bâtisseur de la Sécurité Social, auprès d'Ambroize Croizat. Comme lui il était communiste. Anciens rappelez-vous. Jeunes sachez-le !

 

Plaque située dans la salle d’attente du Centre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La course au changement n’est pas un long fleuve tranquille ?

Posté par jacques LAUPIES le 16 décembre 2014

 

L’histoire des nations du monde nous prouve qu’il y a eu de la part des coalitions de gauche des succès indéniables mais aussi des revers généralement dus à une attitude trop « laxiste » de leur part. Entre autre au Chili dans les années soixante dix. Mais les méthodes radicales n’ont pas, elles, non plus tenu dans le temps. Enfin si l’on excepte celle de l’URSS et des pays de l’est. Les bourgeoisies savent se reconstituer et se donner elles les moyens adéquats pour rétablir leur hégémonie à très court terme.

Elles savent se soutenir à l’échelle internationale sauf quand elles ont la faiblesse de s’affronter car évidemment le capitalisme étant fondé sur le profit des uns au détriment des autres (le prolétariat au sens large du terme) il y a aussi des conflits inter impérialistes ou nationalistes qui sont latents et facteurs de cet affaiblissement.

Les deux guerres mondiales du 20ème siècle en sont une éclatante démonstration et les victoires du socialisme se sont fondées sur ces affrontements, que cela plaise ou non à ceux qui font référence à des grands soirs. Bien sûr qu’elles ont permis des modifications du rapport de force à différentes échelles, l’instauration de nouveaux régimes socialistes, la fin du colonialisme avec la naissance des mouvements d’indépendance nationale.

Mais l’histoire ne peut se répéter même si les contradictions essentielles demeurent et appellent à être dépassées ou éliminées (comme on voudra !)

Je ne comprendrais jamais trop ces interminables discussions sur le sujet de la transformation révolutionnaire où s’affrontent sans arrêt des attitudes dogmatiques. Ces attitudes qui consistent à ne pas voir ce qui se passe, à ne pas comprendre le réel du moment sur lequel doivent se fonder les stratégies révolutionnaires. A ne pas voir non plus le mouvement car rien n’est figé. Si faire référence au passé à l’histoire est d’une absolue nécessité il faut éviter les copie-coller.

Pour en revenir à notre présent : il y a une crise du capitalisme (elle est permanente) mais elle s’inscrit dans un contexte différent qui ne signifie pas nécessairement qu’il soit plus fort qu’avant. N’oublions pas que sont déterminantes le développement des forces productives dans l’accentuation des contradiction entre leur état et l’état des rapports sociaux.

Et cela à l’échelle mondiale, ce qui soit dit en passant n’est pas une nouveauté mais subit provoque des transformations entre capital et travail sans pour autant faire disparaître cette contradiction fondamentale. Comme on le dit souvent à propos des sciences : il a la « vérité » absolue et la « vérité » relative. Le tout étant de savoir en faire usage dans l’espace et dans le temps.

Alors penser la Grèce sans penser Europe dans sa forme actuelle (et agir comme il convient dans chaque composante de cette Europe avec les moyens nécessaires qu’imposent les situations) est tout aussi ridicule que de penser Europe sans penser la Grèce et ce qui s’y passe comme dans d’autres pays. Cela vaut pour chaque nation de ce continent, comme cela vaut d’ailleurs à l’échelle mondiale.

Car l’Europe (les peuples d’Europe) confrontée à la financiarisation de l’économie, la recherche du travail à bas coût, offre dans sa globalité un terrain de lutte nouveau que nous aurions bien tort de ne pas prendre en considération et nous priver, y compris en faisant la fine bouche sur les différentes stratégies d’un pays à l’autre, de ne pas utiliser ce terrain historiquement nouveau.

Pour étayer cet argument je serai un peu cruel avec tous ces pseudos révolutionnaires qui se sont flagellés au moindre petit recul et ne sont pas étranger à la naissance de cette faille qu’on baptise improprement « rejet de la politique » qui empoisonne notre vie nationale : faille vite comblée par des extrémismes de toutes sortes et en particulier ceux d’extrême droite.

N’est-il pas plus utile dans la situation présente de pendre la mesure de chaque combat à mener au niveau ou l’on se situe en considérant que cela participe d’un combat plus général que nous ne pouvons ignorer et auquel nous devons participer.

 

 

 

Lu dans l’Huma mais je ne comprends pas le titre de l’article !

Grèce: « c’est pire que le communisme, ce sera le chaos total ! »

Syriza aux portes du pouvoir
Pi.M.
Vendredi, 12 Décembre, 2014

 

A l’approche des élections présidentielles en Grèce, qui débuteront le 17 décembre, Syriza caracole en tête des intentions de vote. Et le parti anti-austérité de Tsipras, avec son programme volontaire pour sortir de la crise humanitaire, affole complètement la droite, la bourse et les banquiers.
La course au changement n'est pas un long fleuve tranquille ? dans POLITIQUE tsipras

Alexis Tsipras
AFP

Le parti de gauche Syriza frôle à lui seul les 35 % dans les intentions de vote (entre 31 et 34,5 selon les sondages). C’est environ 5 points de plus que la coalition au pouvoir, rassemblant droite libérale et sociaux démocrates, et 35 % seraient suffisant pour obtenir seul la majorité au parlement, grâce au bonus de 50 députés offert au parti qui arrive en tête. Après avoir fait de très bons scores aux dernières élections locales et encore d’avantage aux Européennes, le discours de gauche, humaniste et radicalement anti-austérité de Syriza continue à conquérir les Grecs. Avec les présidentielles en Grèce qui débuteront le 17 décembre, et les législatives anticipées qui pourraient suivre dès janvier, l’accession d’une vraie gauche de changement au pouvoir devient une sérieuse possibilité et la panique guette le secteur banquier. Dans un discours ce jeudi, le Premier ministre Antonis Samaras a lancé l’offensive en jouant sur la peur: « c’est nous ou le chaos ». Il essaye d’imposer comme président à la Grèce l’ex-commissaire européen Stavros Dimas qui pour être élu devra recueillir au moins la majorité des trois cinquièmes, soit 180 voix sur 300, alors que la majorité dont dispose Samaras au parlement n’est que de 155 sièges.  Si la Grèce ne parvient pas à se doter d’un président au soir du 29 décembre, le Premier ministre n’aura d’autre choix que de dissoudre le parlement dans les 10 jours et de convoquer des élections anticipées. Samaras a pourtant reçu cette semaine le soutien du commissaire européen aux Affaires économiques, un certain Pierre Moscovici…

Tsipras terrorise les fonds de pension

La droite grecque n’est pas là seule à avoir des suées. La bourse d’Athènes s’est effondrée de 20 % en trois jours. Le gérant de Capital Group, l’un des plus grands fonds de pension au monde, a lancé au Telegraph : « son programme [ndlr. de Tsipras] est pire que le communisme, ce sera le chaos total ! » Les créanciers se rendent malades et menacent de couper le robinet de financement à la Grèce. Sauf qu’ils refusent déjà de le faire, le pays reste obligé de se financer auprès du Mécanisme Européen de Stabilité. Le programme d’Alexis Tsipras est le cauchemar des banquiers : hausse du salaire minimum, moratoire sur les dettes privées aux banques, annulation de près des deux tiers de la dette publique car illégitime,  et augmentation des dépenses de l’Etat pour relancer l’investissement, sauver les services publiques et surtout sortir la population de la grave crise humanitaire qui la frappe. Pour effrayer le peuple grec, Samara et les banques agitent le chiffon rouge de la sorti de l’Europe si Syriza gagnait les élections. Tsipras reste clair : sa priorité s’il est élu reste la « sortie du mémorandum », qui asservit la Grèce à la Troïka, et qui impose cette austérité criminelle et la destruction de tous les services publics. Fort de sa légitimité démocratique dans son rapport de force, il pourrait appliquer son programme, convaincu que la Grèce ne sera pas être exclue de la zone Euro sans que cela ne crée des dégâts énormes : une panique généralisée du système financier, comme une vraie crise démocratique. En effet, comment justifier qu’un peuple qui élit démocratiquement un gouvernement dont le programme est de le sortir d’une véritable crise humanitaire, soit exclu contre son grès ? D’autant plus que des formations comme Podemos, parti de gauche anti-austéritaire en tête des sondages en Espagne, sont en embuscade.

Sortir de la crise humanitaire. C’est l’axe de campagne de Syriza, qui fait mouche car c’est l’urgence. Au moment où la Grèce va connaître la septième année de récession consécutive (record mondial absolu en temps de paix), le chômage dans le pays est de 28 %, le plus élevé d’Europe. Les salaires ont baissé de plus de 20 % en moyenne et son souvent perçus avec plusieurs mois de retard. La pauvreté affame, affaiblit, tue parfois. Syriza entend ainsi lancer un grand programme d’urgence à son arrivée au pouvoir à hauteur d’1,3 milliards d’euros, pour fournir des bons pour de la nourriture et reconnecter à l’électricité les milliers de foyers qui ont été débranchés.

Commentaires

 

vila

Vendredi, 12 Décembre, 2014 – 18:36
je trouve étonnant que l’article ne parle pas du KKE qui est la vrai alternative en Grèce. Le syriza ne remet pas en cause le capitalisme, comment évoluera t il quand il sera au pouvoir?????? j’attends de voir, je doute que tsiparas soit chavez … comme je doute qu’un iglesias soit un Morales.

oxy

Vendredi, 12 Décembre, 2014 – 18:49
Vous savez très bien qu’on ne peut pas supprimer le capitalisme du jour au lendemain.Le KKE le ferait il ? L’alternative pour l’heure c’est bien SYRIZA auquel le KKE ferait mieux de s’allier afin de partir ensemble à la bataille contre les marchés et le grand capital.

dimi

Dimanche, 14 Décembre, 2014 – 11:48
Vous avez raison, mais le KKE actuel est à mille lieux de la structure qui a permis la création de l’EDA. Visiblement, il rechigne de s’allier à une structure dans laquelle il ne peut être majoritaire et ne pourra diriger. Parce que au fond, c’est bien ce qui lui manque (comme vous le signalez) : une stratégie crédible de pouvoir. De l’autre côté, c’est un parti majoritairement sain, donc il soutiendra les éventuelles reformes quand le besoin se fera sentir. C’est un garde-fou supplémentaire, et on en aura besoin, car personne ne connaît l’étendue des compromis que SYRIZA sera amenè de faire, une fois la majorité acquise. Le cimetière de l’histoire est plein de TINA et consorts.

 

Le Père Duchesne

Lundi, 15 Décembre, 2014 – 11:01
Le KKE reste prisonnier tout de même d’un manque de clairvoyance et surtout d’une absence totale pour former un regroupement d’action de la gauche radicale. Certes, Syriza reste protéiforme, certes Syriza à l’instar du Front de Gauche ne propose pas de rupture claire et écrite à l’avance avec : l’euro ; l’Union Européenne telle qu’elle fonctionne (des aménagements à la marge) ; le système capitaliste ; l’invention d’une nouvelle démocratie. Reste tout de même que si Syriza l’emporte, cela créerait un évènement… A voir comment cela évoluera.

 

oxy

Vendredi, 12 Décembre, 2014 – 18:44
Et qui ose dire que Alexis Tsipras est comme nos dirigeants actuels un sociale démocrate libérale ? Je l’ai lu plusieurs fois sur ce site.J’ai confiance en SYRIZA mais c’est vrai qu’on ne peut jurer de rien. Si SYRIZA arrive aux commandes de la Grèce on verra le résultat et si il réussit à faire ce qu’il dit alors oui les autres pays et leurs banquiers peuvent s’inquiéter. Mais alors quel tremplin pour la vraie gauche et ça confirmerait ce que le Front de Gauche avait prédit suite à la situation en Grèce. Attention tout de même à la réaction ultra libérale capable de tout pour conserver ses privilèges. Merci en tout cas au peuple grec de nous donner un formidable espoir.

 

vila

Vendredi, 12 Décembre, 2014 – 21:07
j’espère que tu auras raison mais je n’y crois pas un seul instant.

 

Quis

Samedi, 13 Décembre, 2014 – 03:08
On ne supprime pas la démocratie du jour au lendemain. Il n’est pas dans les intentions de M. Tsipras de le faire, lui qui se réclame de la légitimité populaire, incompatible avec le socialisme. Un gouvernement  dirigé par M. Tsipras ne recevra pas mandat de l’instaurer si le peuple grec, souverain, donne par son vote le pouvoir à Syriza. Le programme de cette formation ne prévoit pas de bouleversements politiques. Son ambition, qu’on ne saurait lui reprocher d’avoir, est de sortir la Grèce de la crise économique où elle s’est enfoncée. On verra si ses méthodes, fondées sur l’économie de la demande alors que nombre de pays européens partenaires de la Grèce ont choisi l’économie de l’offre, produiront des effets bénéfiques pour le peuple grec. On ne peut que le souhaiter. Quoi qu’il advienne, un gouvernement Tsipras, s’il met en œuvre le programme qu’il propose au peuple, devra en répondre devant lui au plus tard au terme de la mandature lors de nouvelles élections. Au lieu que s’il instaurait le socialisme, il n’aurait jamais à le faire.

oxy

Samedi, 13 Décembre, 2014 – 10:41
Je crois qu’on a pas la même vision de ce que comment doit se comporter un système socialiste. Si c’est l’absence de démocratie alors non merci on a que trop payé ce qui s’est passé du temps de l’URSS et de ses satellites.Le socialisme devra être DEMOCRATIQUE ou ne sera pas. Et pourquoi dites-vous que « la légitimité populaire est incompatible avec le socialisme » ?

Quis

Samedi, 13 Décembre, 2014 – 20:01
Probablement. Mais un système socialiste, quelle que soit sa façon de se comporter, doit s’appeler socialiste, à tout le moins. A l’évidence le socialisme n’est pas le capitalisme : deux mots différents. Socialisme et démocratie sont aussi deux mots différents. Pour vous ils sont synonymes. Pour moi ils sont antonymes. Cette opposition de points vue se traduit dans nos votes respectifs, je suppose, comme dans ceux de nos concitoyens. J’explique en tout cas ma position : tout pouvoir doit être légitime. Une légitimité doit être cohérente. Soit elle s’appuie sur la volonté populaire selon la règle de l’opinion majoritaire, soit elle s’appuie sur des principes exclus du champ de la réfutation. Le premier cas concerne la démocratie, le second le socialisme. On ne peut avoir de société socialiste dans laquelle les ennemis du socialisme sont sur un pied d’égalité avec ses partisans. Sinon, il serait impossible de simplement la désigner sous ce nom. Imaginons que Raúl Castro, sentant le vent tourner et soucieux de sauver son pouvoir, décide d’organiser des élections libres, pluralistes, tout à fait démocratiques, bref le contraire de ce qui est prévu à Hong-Kong. Le Parti communiste cubain, bien sûr, peut y participer. Il défend ses couleurs et le fait si bien qu’il gagne les élections et reste au pouvoir. Cuba aura cessé malgré cela d’être un régime socialiste : le pouvoir sera resté le même, mais la légitimité aura changé de nature. Raúl Castro ne pourra plus dire « je suis légitime parce que je suis communiste » mais « je suis légitime parce que j’ai gagné les élections ».

oxy

Lundi, 15 Décembre, 2014 – 10:05
Donc pour vous il faut IMPOSER le socialisme ? c’est comme ça qu’on va vers la dictature… Le Socialisme ne se fera pas sans la volonté du peuple dans sa grande majorité et ses ennemis doivent être combattus par les arguments et non en leur supprimant les droits auxquels tout le peuple a droit. Je parle bien évidemment du peuple et non de quelques capitalistes qui voudront s’accrocher à leurs privilèges.

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Contraste : de Marlon Brando à Macron…

Posté par jacques LAUPIES le 15 décembre 2014

Contraste  : de Marlon Brando à Macron... dans POLITIQUE

Un tramway nommé désir

Ce soir sur Arte

 

 

Quand Arte rend hommage à Marlon Brando après le projection de « La poursuite impitoyable » on a quelque peine à venir commenter la loi Macron.

Comme évidemment d’autres le font beaucoup mieux que moi (sourire), je peux consacrer ma soirée à Marlon Brando cet acteur qu’il est bien difficile de qualifier autrement que de génial.

Mais si ma génération a été marquée par cette immense étoile du cinéma américain, c’est surtout son humanisme, son courage intellectuel, son mépris même pour ceux qui se sont laissés aller à se déjuger d’avoir été communiste au temps du maccarthysme (un certain Elia Kazan), son soutien à la cause d’émancipation des noirs et  des indiens en révolte au Mexique que l’on ne peut oublier.

La fin de sa vie tout comme son enfance, et peut-être toute son existence, ont été marquées de douloureux évènements que la rétrospective qui nous est présentée évoque en rappelant une vieillesse éloignée des combats qu’il a menés.

Un immense personnage qui n’a en définitive pas échappé, malgré un destin exceptionnel imprégné de l’admiration et de la reconnaissance de ses pairs, à la noirceur d’une société dont les fastes cachent souvent de cruelles souffrances.

Des souffrances qui n’ont d’autre source que la multitude d’injustices et d’inégalités qui ne peuvent laisser indifférent et indemne tout homme conscient et rappelle sans cesse à la révolution.

Le film projeté ce soir n’est pas sans nous rappeler cela en évoquant l’Amérique des années soixante. Avec Robert Redford et Jeanne Fonda, des acteurs qui ne sont pas, loin de là, resté insensibles au travers de cette société américaine, à laquelle certains font si souvent référence chez nous.

Un pays où il parait naturel d’avoir des armes chez soi, où la peine de mort sévit encore. Un pays aussi où, des démocrates, des citoyens savent aussi contester racisme encore prégnant, injustices sociales contre un capitalisme qui, comme partout dans le monde, impose ses lois cruelles si on ne les combat pas.

Et il n’y a pas de lieu, de pays, de continent où l’on ne puisse le faire, même si le cadre, les institutions sont peu appropriées pour cela.

 

 Sur le site du groupe communiste au Sénat :

 

Loi Macron

Par Pierre Laurent / 11 décembre 2014

Ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique.

Monsieur le ministre, vous avez présenté hier votre projet de loi pour la croissance et l’activité. Il consacre la déréglementation sociale à tous les étages, conformément, une nouvelle fois, aux vœux du Medef. (Murmures sur les travées de l’UMP.)

Pourtant, il y a quelques jours, dans un élan de sincérité aussitôt réprimé, vous avez reconnu l’échec du pacte de responsabilité, inspiré par les mêmes !

M. Roger Karoutchi. Ah oui !

M. Pierre Laurent. Monsieur le ministre, pourquoi persister dans l’erreur ?

Pourquoi déposer ce projet de loi fourre-tout, sur lequel d’ailleurs le Conseil d’État émet d’importantes réserves ? Ce texte n’a en fait qu’un seul fil conducteur : la dérèglementation du code du travail et de la régulation publics.

Pourquoi asservir encore davantage les salariés et satisfaire les exigences du patronat en généralisant le travail du soir et du dimanche, car, vous le savez bien, le volontariat, en l’espèce, ce n’est que de la blague ?

Pourquoi libéraliser les transports en autocars, au détriment des petites lignes ferroviaires ?

Pourquoi ne pas renationaliser les autoroutes, sachant que la rente autoroutière a permis aux grands concessionnaires du bâtiment et des travaux publics de s’engraisser depuis la privatisation ?

Pourquoi privatiser les aéroports de Nice et de Lyon, après celui de Toulouse ?

Pourquoi privatiser nos entreprises de défense GIAT et Nexter ?

Votre projet de loi ne prévoit rien d’autre que la liberté d’exploiter. C’est un texte contre les libertés de 99 % de la population.

Pourquoi mettre en cause les prud’hommes et dépénaliser le délit d’entrave ? Pourquoi donner aux patrons le pouvoir unilatéral de fixer l’ordre des licenciements dans les plans de sauvegarde de l’emploi ? Toutes ces mesures figurent dans votre projet de loi !

Pourquoi instaurer l’insécurité juridique pour tous ? Pourquoi mettre en concurrence les professions réglementées et prévoir une justice sur mesure pour l’entreprise, en créant le statut d’avocat en entreprise ?

Pourquoi le projet de loi ne prévoit-il rien contre le recours aux travailleurs détachés ? Pourquoi vous contentez-vous de mots contre le travail détaché illégal, alors que c’est le principe même de la directive sur les travailleurs détachés qui est en cause ?

Je vous le dis, monsieur le ministre, votre projet de loi va diviser la France, les travailleurs, la gauche. (Exclamations sur les travées de l’UMP.)

M. Philippe Dallier. C’est déjà fait !

M. Pierre Laurent. Si vous continuez à trahir vos électeurs, cela aura de graves conséquences lors des prochains rendez-vous électoraux.

M. le président. Veuillez conclure, cher collègue.

M. Pierre Laurent. J’invite tous les sénateurs de gauche,…

Mme Catherine Procaccia. Ils ne sont pas nombreux !

M. Pierre Laurent. … tous ceux à qui l’égalité tient à cœur, à ne pas accepter ce énième recul de civilisation.

Monsieur le ministre, je vous demande d’entendre la colère qui monte déjà de toute la gauche (Protestations sur les travées du groupe socialiste. – Exclamations sur les travées de l’UMP.) et du monde syndical. Je vous demande de retirer votre projet de loi avant qu’il ne soit trop tard. (Applaudissements sur les travées du groupe CRC.)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l’économie.

M. Emmanuel Macron, ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique. Monsieur le sénateur, à la série de vos « pourquoi », j’ai envie de répondre « Parce que », mais la caricature est telle que je me dois de vous répondre de manière précise !

Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je ne sais d’ailleurs même pas si vous avez lu le texte qui a été déposé hier en conseil des ministres. (Protestations sur les travées du groupe CRC. – Exclamations amusées sur les travées de l’UMP.)

Mme Éliane Assassi. L’utilisation du mépris n’a jamais fait avancer le débat !

M. Emmanuel Macron, ministre. En effet, vous avez déploré l’absence de sanctions contre les travailleurs détachés, monsieur le sénateur, alors que le texte prévoit de les accroître. Vous ne l’avez donc pas lu !

Monsieur le sénateur, de quelle France parlez-vous ? Et quelle gauche voulez-vous ?

Mme Éliane Assassi. Pas la vôtre !

M. Emmanuel Macron, ministre. Telle est la bonne question.

Aujourd’hui, 30 % des Français travaillent le dimanche.

M. Pierre Laurent. C’est bien suffisant !

Mme Michelle Demessine. C’est déjà trop !

M. Emmanuel Macron, ministre. La France dont nous parlons travaille donc et consomme le dimanche. Et elle travaille trop souvent sans compensations.

Ce projet de loi permettra de donner plus de libertés sur le terrain et d’offrir des compensations partout où c’est possible. (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe socialiste.) Nous ne nous payons pas seulement de mots en ces lieux, monsieur le sénateur, nous proposons une véritable mesure de justice et d’égalité !

Mme Éliane Assassi. Ce n’est pas vrai !

M. Emmanuel Macron, ministre. La France dans laquelle nous vivons vous et moi, monsieur le sénateur, est un pays dans lequel les accès aux territoires sont insuffisants et où on ne peut pas se déplacer comme on veut. Pour ceux qui n’ont pas d’argent, qui ne peuvent pas prendre le train ou qui n’ont pas de véhicule particulier, l’ouverture des lignes d’autocar est une mesure de justice. C’est aussi une mesure d’activité.

Mme Éliane Assassi. Il faut augmenter les salaires !

M. Emmanuel Macron, ministre. Cela se fait chez nos voisins, et c’est une bonne mesure. Dès ce matin, des industriels du secteur se sont d’ailleurs engagés à créer des emplois. Vous devriez vous en féliciter !

Mme Brigitte Gonthier-Maurin. Où sont les emplois ?

M. Emmanuel Macron, ministre. La gauche qui est derrière ce projet de loi, monsieur le sénateur, n’est pas celle qui regarde vers le passé et qui rêve d’une France qui n’existe plus.

M. Roger Karoutchi. Ah !

M. Emmanuel Macron, ministre. C’est la gauche qui regarde la France telle qu’elle est dans le monde d’aujourd’hui, mais peut-être ne vous plaît-elle pas…

M. Jackie Pierre. Cela s’appelle la droite ! (Sourires sur les travées de l’UMP.)

M. Emmanuel Macron, ministre. La véritable gauche doit y recréer des égalités d’accès et offrir plus de capacités aux Français. Elle doit offrir plus de droits réels. Il n’est pas besoin d’offrir de l’argent public pour cela, monsieur le sénateur, ou d’en revenir aux vieilles lunes !

Pour finir, j’évoquerai les prud’hommes. Doit-on se féliciter d’une justice trop lente, dont les résultats sont incertains et qui est profondément injuste du fait de son fonctionnement ? Oui, les prud’hommes sont une belle idée, mais c’est une belle idée qui ne marche pas.

Mme Michelle Demessine. Si, elle marche ! Pas pour les employeurs, mais pour les salariés.

M. Emmanuel Macron, ministre. Nous devons donc mieux faire fonctionner cette belle idée. François Rebsamen, Christiane Taubira et moi-même avons souhaité conserver le principe paritaire, mais nous réduirons les délais, nous améliorerons la formation des juges, afin que le droit du travail soit moins instable et fonctionne mieux pour les salariés les plus fragiles…

M. le président. Veuillez conclure, monsieur le ministre.

M. Emmanuel Macron, ministre. … et pour les PME.

M. Jean-Pierre Raffarin. Enfin un ministre de droite ! (Sourires sur les travées de l’UMP.)

M. Emmanuel Macron, ministre. Plus d’égalité, plus de justice : c’est cela la gauche ! (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et de l’UMP. – Protestations sur les travées du groupe CRC.)

M. Manuel Valls, Premier ministre. Vous, mesdames, messieurs les sénateurs du groupe CRC, vous votez tous les jours avec la droite !

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Journée d’étude des communistes de Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 14 décembre 2014

Des communistes de Tarascon  avaient décidé d’organiser une journée d’étude ce samedi 13 décembre avec pour thème l’histoire du mouvement ouvrier. avaient été associés à cette initiative des responsables de sections du PC F environnantes et des amis qui les accompagnent souvent dans leur combat politique.
Jérémy Bacchi, responsable départemental à la formation avait été invité à venir animer cette journée dont l’après midi fut consacrée à examiner les orientations du PCF, ce parti acteur historique et héritier des luttes ouvrières depuis la révolution française, ce qui peut apparaître une longue durée dans la conquête d’une émancipation, qui n’en est qu’à ses débuts.
Bien entendu en une journée il est bien difficile, et serait prétentieux, d’aboutir à une vision exhaustive des combats de classe poursuivis, autant que ceux qui se déroulent actuellement lesquels d’ailleurs ne concernent pas que la classe ouvrière mais l’ensemble des salariés
Salariés dont le travail est aliéné dans un système qui leur ôte le pouvoir de décider de leur avenir : maintien d’une classe dominante détentrice des moyens de production qui lui procurent la pérennité dans  l’exploitation de l’immense majorité du peuple. Y compris des classes moyennes, soumises pour une bonne part à paupérisation.
Mais l’objectif, je l’espère, aura été atteint, d’apprendre certes mais aussi de mettre en débat, dans un contexte difficile, avec des pressions idéologiques, relayées par des partis qui tentent d’instrumentaliser le monde salarié et plus particulièrement la classe ouvrière.
Tentatives d’origine libérale, social démocrate (de plus en plus libérale) mais aussi tentatives nationalistes alliant à la démarche classique de l’extrême droite, un discours qui ressemble de plus en plus à celui la même que nous tenons.
Discours qui prend appui sur les méfaits bien réels de l’Europe dirigée par des libéraux et qui conduit à s’interroger, y compris parmi les communistes, sur l’utilité d’une appartenance à cette Europe dont évidemment il faut transformer la vocation actuelle.
Les uns considérant que c’est un terrain où peut se poursuivre et s’intensifier la lutte pour la solidarité et que l’entité européenne,  avec le rassemblement des ses peuples, peut être un atout majeur de garantie de la paix dont les nations dans leur isolement peuvent, elles, ne pas être garantes.
D’autres estimant que l’Europe est un obstacle majeur aux solutions concernant les méfaits de la crise et donc ses origines mêmes.
Ce qui conduit à cette conclusion que soit l’Europe est amendable et transformable pour servir l’intérêt des travailleurs et il faut y rester, soit qu’elle est un obstacle fondamental et déterminant et il faut prendre des distances avec elle, voire s’en retirer.
Mais cette question n’a occupé qu’un des moments de la journée ! Preuve a été faite que nous devons poursuive ce débat semi interne dans un cadre encore plus élargi aux militants du PCF, à tous ceux qui aspirent à plus de théorisation sur la politique et même si, à notre niveau cela parait un peu ambitieux, dans le domaine des sciences sociales en général.
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Un partie des participants et Jérémy Bacchi, intervenant de cette journée
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Jeunes et moins jeunes, le même intérêt pour apprendre
Paru dans l’Humanité de ce vendredi 12 décembre

Le face-à-face entre deux projets de société

Compte rendu réalisé par Marion d’Allard, Kevin Boucaud, Sébastien Crépel, Julia Hamlaoui, Clotilde Mathieu, Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini
Vendredi, 12 Décembre, 2014
Pacte de responsabilité, loi Macron, coût du travail et coût du capital, règles sociales, démocratie et entreprise… Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Pierre Gattaz, président du Medef, confrontent leurs options politiques sur tous les dossiers
Photo : Patrick Nussbaum

Photo : Patrick Nussbaum

Quelques heures après que Pierre Laurent, indigné par les déclarations sur la « souffrance patronale » et la monopolisation par le Medef du discours sur l’entreprise, eut proposé un débat public au patron des patrons, un tweet #gattaz relevait le gant et souhaitait l’Humanité comme champ clos. La confrontation s’est déroulée hier comme une conclusion aux mobilisations patronales de la semaine dernière et à leur réplique orchestrée par les militants du PCF. Climat courtois, écoute mutuelle mais débat sans concession, animé par le directeur de la rédaction de l’Humanité, Patrick Apel-Muller, et par le chef du service politique, économique et social du quotidien, Sébastien Crépel.

Pierre Gattaz veut afficher un « esprit d’ouverture » afin de « faire avancer la démocratie » et se présente soucieux d’une « économie humaine ».

Pierre Laurent souligne que le travail est à l’origine de toute richesse créée dans l’entreprise et relève leur opposition fondamentale à propos de son accaparement par le capital.

La controverse est lancée ; elle déborde le temps d’abord imparti à cet échange ; elle n’en restera pas là… Jugez-en.

1 le chômage en France, la faute au coût du travail ou au coût du capital ?

Pierre Gattaz : Une entreprise est une communauté d’hommes et de femmes. Il faut donner du travail aux Français, aux jeunes, aux chômeurs. C’est mon obsession. Nous sommes bien évidemment pour donner du salaire net, du pouvoir d’achat à nos salariés. C’est fondamental, il faut que la fiscalité et le coût du travail ne pèsent pas trop sur ces salaires nets. Second constat, il faut impérativement que ce travail soit compétitif, dans une économie ouverte et mondialisée. Sinon les entreprises risquent, qu’elles soient françaises ou étrangères, de partir de France pour s’installer ailleurs, ce que nous ne voulons pas, au Medef. Lorsque vous évoquez le coût du capital, le sujet est le financement des entreprises. Il y a un coût du capital qui s’appelle dividendes ou plus-values. Cette somme-là est la rémunération d’un risque. On oublie souvent dans mes propos que je suis pour une économie humaine, et mon combat n’est pas de distribuer plus de dividendes aux actionnaires, de vider de leur sens les entreprises. Comment puis-je créer de la croissance, préserver mes usines et au maximum les hommes et les femmes qui y travaillent, et faire que la mondialisation soit vertueuse ? Ce sont ces deux questions qu’au Medef, on se pose pour le pays.

Pierre Laurent : Vous parlez « d’économie humaine », mais c’est incompatible avec le discours permanent de culpabilisation qui est le vôtre sur le coût du travail. Le travail n’est pas un coût, c’est l’origine de toute la richesse créée. Quand vous mettez en cause « les charges » sociales, en prétendant protéger le salaire net, vous attaquez aussi le salaire, parce que ces charges sont des cotisations sociales qui sont du salaire socialisé. Vous dites : « Il faut du capital pour l’entreprise », mais le problème c’est que, depuis trente ans, le coût de la rémunération de ce capital n’a cessé d’augmenter au détriment du travail. Vous masquez en permanence dans votre discours qu’il y a une confrontation d’intérêts entre la rémunération excessive du capital et une pression sans cesse accrue sur le travail. La France ne se développe pas dans la mondialisation en cherchant à concourir dans les catégories des pays à bas salaires et à emplois précaires. Vous en demandez toujours plus pour le capital, alors que nous devrions investir toujours plus dans les salaires, la formation et la qualification.

Pierre Gattaz : Nous avons beaucoup de points de convergences ! La valeur travail, magnifique, merveilleuse, il faut réhabiliter le travail, c’est au sommet de la pile.

Pierre Laurent : Mais tous vos actes concrets, toutes vos revendications sont à l’inverse !

Pierre Gattaz : Mais non, pas du tout ! C’est là où j’insiste, j’ai géré durant vingt ans ma société Radiall en me posant une unique question : comment garder mes quatre usines françaises dans un marché parti principalement en Chine ? J’ai perdu 40 % de mon chiffre d’affaires entre 2001 et 2002 mais, dix ans après, j’ai cinq usines en France. Mon chiffre d’affaires à l’exportation, c’est 90 %. Mais j’ai préservé le travail, j’ai préservé mes salariés français, et je les ai fait monter en gamme. Chez Radiall, 75 ou 80 % des profits sont réinvestis dans la technologie, la formation des salariés, dans la recherche-développement, principalement en France. Une boucle vertueuse s’est donc développée pour préserver les usines et les salariés français afin qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, et ça marche. Deuxième point de convergence, à propos du salaire et du pouvoir d’achat. Je veux des salaires nets les plus élevés possible, mais vous avez une masse de charges qui représente 600 milliards, et que vous nommez salaire différé. Moi, je pense que c’est un bousin qui n’est pas géré. Qui finance cette masse ? Ce sont les impôts que nous payons…

Pierre Laurent : Il y a un problème sérieux, quoi que vous en disiez, de gâchis dû au coût du capital. Qu’est-ce qui justifie cette augmentation continue des dividendes ? Sûrement pas l’efficacité des entreprises ! Vous répétez sans cesse qu’il faut baisser la dépense publique, mais regardons plutôt l’efficacité de cette dépense, car il y a une dépense inefficace : celle qui consacre de plus en plus d’argent à compenser des exonérations et des niches fiscales sans effet en matière d’emploi… Je récuse donc vos propos sur le coût du travail. Nous ne rendrons pas les entreprises françaises compétitives en laissant les jeunes à la porte de l’entreprise et en faisant travailler plus longtemps les seniors. Il faut investir dans le travail, la formation et la qualification, et pas seulement dans le haut de gamme. Nous devons cesser de sacrifier des pans entiers de notre industrie avec ses métiers de base, au point d’être devenus complètement dépendants de l’étranger pour la machine-outil et les biens d’équipement. Il faut aussi changer les règles d marché pour permettre à tous un développement équilibré et des coopérations, faute de quoi nous irons vers des tensions internationales croissantes. Il y a donc une cohérence à changer les choix de gestion dans l’entreprise. Nous devons envisager un autre type de « mondialisation » fondée sur le partage. La France et nos entreprises devraient être actives dans ce domaine. Pour cela, il faut commencer par reconnaître plus de droits aux salariés. Vous dites que l’entreprise est une communauté humaine, mais aujourd’hui, ceux qui sont les plus nombreux – les salariés – n’ont jamais leur mot à dire sur les choix de gestion.

Pierre Gattaz : Il faut cultiver, par la formation, l’employabilité permanente. Dans le futur, un salarié connaîtra sans doute au cours de sa carrière trois, quatre, cinq, sept métiers. L’important est de ne pas rester au chômage longtemps durant ces transitions. Il y aura des crises, des montées et des baisses de marchés. Le modèle danois de flexisécurité est intéressant sur ce point. Vous évoquez les métiers en tension, il y a 400 000 emplois non pourvus en France face à 3,3 millions de chômeurs. Vous avez raison, ces métiers sont pestiférés, je dirai. Pierre Laurent Comment voulez-vous y arriver avec 84 % d’embauches en CDD ?

Pierre Gattaz : Merci de cette question : pourquoi a-t-on ce taux de CDD ? Parce que le patron, ça va vous faire mal aux tympans, a peur d’embaucher en France. Des petits patrons me disent : « J’ai eu quatre salariés, et bien j’ai eu quatre prud’hommes. Ne comptez plus sur moi pour embaucher. » Il faut impérativement sécuriser ou clarifier les conditions dans lesquelles nous pouvons nous séparer de nos salariés en CDI.

 

Photo : Patrick Nussbaum

Photo : Patrick Nussbaum

Pierre Laurent : À quel salarié allez-vous faire croire qu’en supprimant toutes les garanties sociales vous allez libérer la possibilité d’embaucher ? Ce que vous allez libérer, c’est la possibilité de licencier. Nous, nous proposons depuis très longtemps de construire une nouvelle branche de la Sécurité sociale qui permettrait aux salariés, quand ils doivent changer d’emploi, de ne pas passer systématiquement par la case chômage. On pourrait très bien, plutôt que de dépenser de l’argent dans une indemnisation du chômage de plus en plus inégale et injuste, investir dans un système de sécurité d’emploi et de formation.

Pierre Gattaz : Sur le constat final, on est à peu près d’accord, mais pas sur le moyen d’y arriver. Il y a deux choses à régler en France : il y a la peur des salariés de se faire licencier et la peur des patrons d’embaucher. Il faut trouver des moyens de les faire baisser. C’est ce que nous avons fait dans l’accord interprofessionnel des partenaires sociaux en décembre : nous avons essayé de pousser des droits supplémentaires, comme le compte personnel de formation. Qu’est-ce que je fais au niveau de Radiall ? Je fais des classes en entreprise depuis dix ans. J’emmène des professeurs et des classes, une fois par an, trois jours dans mes usines. Ils font classe de français, de philo et de maths avec les profs qui viennent pendant deux heures. Je fais des groupes de 6 élèves et ils vont voir mes salariés, mes décolleteurs. Le décolleteur explique l’amour de son travail, il explique la précision, il décollète à dix microns. C’est une pièce qui va dans l’horlogerie, dans un satellite. Il explique son métier avec passion. C’est tout ça, la vraie vie. Et au bout de trois jours, vous avez des enfants qui voient des métiers d’ingénieurs, de techniciens, d’ouvriers professionnels qui sont des artistes dans leur métier. L’entreprise, ce n’est pas Germinal ou Zola, ce n’est pas vrai. Les ingénieurs tutoient les ouvriers, on s’entraide sur des projets, c’est propre par terre, l’entreprise, c’est bien. Aimons l’entreprise.

Pierre Laurent : Vous n’allez pas m’expliquer à moi qu’il faut respecter la classe ouvrière. Le monde de la création, le monde ouvrier, le monde du travail, c’est l’ADN des communistes. Et c’est pour ça d’ailleurs que je revendique notre propre parole sur la question de l’entreprise et que je récuse le monopole patronal sur cette question. Vous avez évoqué l’Allemagne. Vous savez très bien que si l’Allemagne a maintenu un niveau de production industrielle bien supérieur au nôtre, c’est pour plusieurs raisons. Ils ont mieux protégé le travail et la rémunération du travail dans l’industrie. Ils ont su mettre leurs services bancaires au service du développement industriel. Où sont les banques françaises quand il s’agit de faire un tour de table pour sauver une entreprise industrielle française ? Et enfin, ils ont continué à développer une politique de filières que nous avons totalement abandonnée. Les grands donneurs d’ordres français, ceux du CAC 40, se comportent comme des groupes qui rançonnent toute la filière, les salariés en dernière instance, et aussi leur PME. Donc plutôt que de montrer sans cesse le travail comme un problème, comme un coût, nous devrions plutôt défendre ce travail et nous attaquer à ces problèmes structurels. Nous avons un capitalisme qui, en France, est en grande partie un capitalisme rentier.

Pierre Gattaz : Il y a des excès et des problèmes à régler en France. Des directions d’achat qui pressurisent les PME qui utilisent le CICE, ça existe, maintenant est-ce que c’est 100 %, 95 % ou 1 % ? Au Medef, on regarde les excès à chaque fois. Le CAC 40, c’est un porte-avions qui entraîne de plus en plus des PME et des ETI. Il y a quelques années, on a créé le pacte PME, avec le patron de Schneider Electric, pour motiver nos grandes entreprises à chasser en meutes, c’est-à-dire à pousser leurs PME, leurs ETI dans leur sillage. Ça fonctionne. Nous allons continuer ce combat. Les banques françaises ont été les plus vertueuses au monde dans la crise de 2007-2008. Pour autant, nous n’allons pas tout attendre des banques. Au Medef, on pense qu’en dehors des banques, il faut utiliser toutes les autres sources de financement : le crowdfunding, source de financement sur Internet, est intéressant. Si vous avez 1 000 personnes qui mettent 15 euros, ce n’est pas énorme pour une start-up, mais c’est un début. C’est un système attractif parce que plus il y aura d’employeurs, plus nous aurons la chance de créer des emplois. C’est mécanique. Personne ne m’a démontré le contraire pour l’instant mais peut-être allez-vous le faire. Il faut donc absolument que ces gens qui arrivent avec peu, voire pas de moyens, puissent trouver des capitaux. Il faut également développer les fonds de pension à la française et une fiscalité incitative pour que les gens puissent mettre 2 000 euros dans une boîte sans que tout le bénéfice du risque pris soit confisqué en impôt.

 

Photo : Patrick Nussbaum

Photo : Patrick Nussbaum

Pierre Laurent : Votre indulgence à l’égard du système bancaire est très étonnante. Car il y a effectivement un énorme problème de financement de l’économie. Le système bancaire joue un rôle malheureusement très important. Nous devons reprendre la main pour piloter différemment l’utilisation de ces fonds du système bancaire et d’épargne. D’ailleurs, le problème est aussi européen. L’« indépendance » consacrée de la Banque centrale européenne est une aberration. On oblige et les entreprises et les États à aller se refinancer à des coûts prohibitifs sur le marché alors qu’on pourrait très bien financer autrement. Quant à la fiscalité, vous prétendez qu’elle ne pèse pas assez sur la consommation et qu’on pourrait augmenter la TVA alors que la fiscalité sur le capital est affreuse et insupportable. La réalité des recettes fiscales de l’État, c’est l’exact inverse. La TVA est de loin la première recette fiscale, elle rapporte deux fois plus que l’impôt sur le revenu et six fois plus que l’impôt sur les sociétés. Nous avons une fiscalité d’une injustice totale au travers de laquelle passent des richesses considérables. Je suis le premier à penser qu’il faut repenser totalement la fiscalité française et remettre à plat toutes les niches et toutes les exonérations fiscales accumulées ces dernières années et qui n’ont donné aucun résultat en matière d’emploi.

Pierre Gattaz : Nous avons un point de divergence majeur sur la fiscalité.

2 Quel rôle de l’État pour piloter et stimuler l’activité économique ?

Pierre Gattaz : De 1 200 milliards d’euros aujourd’hui, la sphère publique augmente de 50 milliards par an grosso modo, et représente 57 % du PIB. Qui paye ? C’est l’entreprise in fine, celle qui crée de la richesse. L’entité qui paye les missions régaliennes, c’est l’entreprise. Le domaine de l’État doit se limiter à ses fonctions régaliennes. Il faut revenir à un niveau de dépense qui s’approcherait de 50 % du PIB dans un premier temps. Et contrairement à ce que vous dites, pour moi, effectivement, nous avons une fiscalité qui est inversée. Nous avons une TVA à 20 % au taux maximum, alors que dans les pays à haute protection sociale que sont les pays du nord de l’Europe, vous êtes à 23, 24, 25 et jusqu’à 27 %. Nous sommes en compétition avec la moyenne européenne. Et le coût du travail montre en effet que, depuis 2000, nous étions à 8 % de moins en taux horaire par rapport aux Allemands, nous sommes aujourd’hui à plus 12 %. Et les 35 heures sont passées par là. On a donné 10 % de plus aux gens en temps, sans baisser les salaires. C’est un problème. Ensuite, je terminerai par le capital et l’épargne. Tous les rapports du monde l’expliquent : quand vous mettez 10 000 euros dans une entreprise, il faut que votre taxation soit simple et connue si vous revendez. Or, aujourd’hui, ce n’est pas motivant, parce que la taxation des plus-values est compliquée, donc c’est décourageant. Après, vous avez ce problème des dividendes. Je réinsiste, la question des dividendes qui est très diabolisée en France, c’est la rémunération d’un risque. Donc, je veux bien tout ce que vous voulez, mais toutes les PME et toutes les TPE pour acheter des robots ont besoin de fonds propres. Ces fonds propres sont apportés par des actionnaires. Ces actionnaires, idéalement, ça devrait être nos salariés. Et je suis très content parce qu’on a poussé ça, d’améliorer la fiscalité de l’épargne des salariés, d’améliorer la possibilité pour nos salariés d’être actionnaires. C’est dans la « loi Macron », et je m’en félicite.

Pierre Laurent : L’impôt n’est pas là pour payer la « dépense publique » mais sert au contraire à investir dans des domaines où justement l’entreprise ne le fera pas. Et dans des domaines qui participent au développement de la collectivité nationale. Nous avons besoin d’impôt pour financer le système d’éducation, pour soutenir les infrastructures, dont d’ailleurs les entreprises se servent, que ça soit les routes, le ferroviaire, les installations portuaires… Donc l’impôt n’est pas une charge. Je ne méprise pas le rôle de l’entreprise, c’est un lieu de création, mais l’entreprise ne résume pas non plus toute la société. Faire maigrir brutalement l’investissement public, comme vous le proposez, ne va faire que dégrader la situation. Ensuite, on ne travaille pas trop en France. Il n’y a pas assez de gens qui travaillent, et la productivité des travailleurs français est extrêmement élevée. Nous laissons à l’écart du travail une part croissante de la société française. Enfin, vous rendez hommage à la « loi Macron », car elle va dans votre sens, après le CICE qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas produit de résultat probant en matière de créations d’emplois. Avec cette loi, on va déréglementer le marché du travail, flexibiliser encore davantage, mais sans résultat efficient sur l’activité économique.

3 Le gouvernement Valls, un gouvernement Medef compatible ?

Pierre Gattaz : Non, je ne le sens pas du tout comme ça. Il faut que l’on dépasse le débat gauche-droite, parce qu’il est obsolète. Ni l’entreprise, ni l’économie de marché, ni la mondialisation, ni le dialogue social ne sont une affaire de gauche ou de droite. Il faut avoir la lucidité de voir le monde qui tourne et qui bouge et qui est en mutation accélérée, et d’en finir avec des postures, des dogmes et des idéologies. Nous avons travaillé au Medef sur notre projet « France 2020, faire gagner la France ». C’est une France qui retrouve de la croissance et c’est une France du plein-emploi. Car je suis persuadé qu’en France, on peut retrouver le plein-emploi : moins de 7 % de chômeurs. C’est mon obsession absolue. Et concernant le travail du dimanche, il faut demander à nos consommateurs et à nos salariés. Sur les Champs-Élysées, j’ai vu des jeunes femmes salariées qui pleuraient parce qu’on les interdisait de travailler après 21 heures : c’est quand même scandaleux d’en arriver là ! Ça ne vous aurait pas ému ?

Pierre Laurent : Vous ne pouvez pas dire ça ! Allez dans la grande distribution : qui empêche les caissières de travailler à temps plein ? Ce sont les patrons de la grande distribution, qui multiplient les contrats à temps partiel. Toutes les enquêtes le montrent !

Pierre Gattaz : Vous parlez de travail subi, alors que moi, je dis qu’il faut s’adapter aux demandes de ces jeunes femmes qui veulent travailler après 21 heures parce qu’elles touchent des primes ou des salaires augmentés de 25 %.

Pierre Laurent : Mais leurs salaires sont bloqués !

Pierre Gattaz : Ça c’est complètement faux, si vous travaillez après 21 heures sur les Champs-Élysées, votre salaire sera augmenté.

Pierre Laurent : Allez discuter avec les salariés du commerce et vous verrez ce qu’ils vous diront sur leur salaire !

Pierre Gattaz : Je suis pour le travail le dimanche et après 21 heures sur volontariat des salariés quand cela a du sens. Amazon fait 25 % de son chiffre d’affaires le dimanche. La consommation, c’est de la création de richesses, c’est de l’emploi. Nous avons estimé que si on ouvrait certaines zones touristiques, pas partout, et avec autorisations des maires, les Chinois n’iraient plus faire leurs courses à Londres, à Madrid ou à Amsterdam.

Pierre Laurent : L’avenir de nos sociétés n’est pas de travailler en permanence, jours, nuits et dimanches. Concernant le volontariat des salariés, vous savez très bien que c’est une fable. Les salaires sont tellement bas dans le commerce – et ils sont de fait bloqués – les temps partiels sont tellement imposés, que certains acceptent, mais ça n’a rien à voir avec le volontariat. Il y a des choix de société qui ne sont pas les mêmes. Ce n’est donc pas aux chefs d’entreprise d’imposer leurs volontés. Pourtant, j’ai l’impression que le Medef se comporte comme le premier parti politique de France et qu’il fait la pluie et le beau temps dans les choix politiques. Vous vous vantez d’être un homme de terrain, mais je constate que le Medef est plus sûrement introduit dans les arcanes du système que je ne le suis et que ne le sont les syndicalistes et les salariés. La vérité, c’est que vous jouez un rôle politique permanent dans ce pays.

Pierre Gattaz : Il faut observer ce qu’il se passe dans le monde. Dans les 150 pays en concurrence avec la France, les 30 qui ont bien réussi depuis 15 ans, sont celles qui ont mis l’entreprise au-dessus des considérations politiques. Les clients doivent gagner de la satisfaction, les hommes et les femmes doivent garder de l’épanouissement, de la formation permanente. Et les actionnaires, qui sont, je suis désolé, propriétaires de l’entreprise, récupèrent, en effet, des sommes qu’ils ont investies. Nous sommes dans une compétition mondiale où les règles du jeu sont quand même tournées autour de ces trois valeurs clés. Et je constate que des gouvernements de gauche ou de droite jouent selon cette règle du jeu.

Pierre Laurent : Derrière ce discours qui peut paraître de bon sens, en vérité vous développez l’idée qu’il peut y avoir des alternances politiques, mais finalement qu’il n’y aurait toujours qu’une seule politique possible. Et c’est malheureusement ce à quoi on assiste. La mondialisation telle qu’elle fonctionne ne ravit pas le monde entier. Il y a beaucoup de gens qui la contestent, de nations qui cherchent d’autres voies que celles de la mondialisation actuelle. Oui, il y a des propriétaires, mais un des problèmes justement c’est que ceux qui ne sont pas les propriétaires de l’entreprise, et qui pourtant en créent la richesse, n’ont pas assez leur mot à dire sur les choix faits.

4 le pacte de responsabilité, une faute ou une chance ?

Pierre Gattaz : Le pacte de responsabilité, on l’a suggéré au départ par notre pacte de confiance. Il est sorti, on l’a applaudi, on l’accompagne. C’est une démarche non politique de la part du Medef. Pour moi, l’état d’esprit de ce pacte, c’est de réduire le coût du travail, non pas en salaire net, mais sur les charges qui pèsent sur le coût du travail lui-même. C’est de réduire, aussi, la fiscalité qui pèse sur la productivité des entreprises françaises. Ce pacte a été voté en juin dernier, nous attendons encore un certain nombre de décrets d’application sur la baisse des charges. On parle de baisse de la fiscalité pour les entreprises depuis le début, et bien figurez-vous qu’en ce moment encore, il y a des augmentations de charges sur les entreprises : le versement transports, les taxes de séjour. Il y a un manque de cohérence entre les discours et l’état d’esprit du pacte et les mesures qui sont prises. C’est pour cela qu’il y a eu une mobilisation la semaine dernière des chefs d’entreprises.

Pierre Laurent : Nous sommes en désaccord total. Le pacte de responsabilité qui effectivement a été initié par le Medef a déjà prouvé son inefficacité et son échec. Ce pacte vient s’ajouter à toute une série de crédits d’impôts, de niches fiscales et d’exonérations de cotisations sociales qui se sont accumulées aux cours des 20 dernières années sans aucun résultat en matière d’emploi. Malheureusement avec le pacte de responsabilité qui coûtera la somme énorme de 41 milliards d’euros, nous nous dirigeons vers un immense gâchis de fonds publics.

Pierre Gattaz : En France on a toujours l’habitude d’augmenter les charges comme je vous l’ai expliqué. Donc vous avez un poison, et vous inventez l’antipoison (avec le pacte – NDLR)…

Pierre Laurent : Non, mais vous ne pouvez pas dire que les charges sur les entreprises ont augmenté…

Pierre Gattaz 40 milliards. 40 milliards de plus. Je suis désolé, c’est les statistiques.

Pierre Laurent : C’est faux. Il faut compter toutes les exonérations de cotisations sociales, les crédits d’impôt, la suppression de la taxe professionnelle, tout ce qui s’est accumulé ces dernières années… La petite augmentation du versement transports va servir à construire des infrastructures qui sont utiles aux entreprises, parce que les salariés en région parisienne ne se rendent pas à leur travail à pied, que je sache. Vous ne pouvez pas nier que sur les 20 dernières années, nous avons empilé successivement toute une série de dispositifs, de niches fiscales et d’exonération de cotisations sociales.

Pierre Gattaz:  Monsieur Laurent, ce que je vous propose, c’est : gardez vos aides, gardez vos subventions, surtout ne nous donnez plus rien, mais baissez les charges. Prenons le chiffre de 200 milliards que vous avez annoncé, qui est faux, mais prenons-le : vous faites 200 milliards d’économies en gardant les subventions, mais baissez nos charges de 200 milliards.

Pierre Laurent : Je suis pour remettre à plat toutes les aides financières accordées aux entreprises et pour baisser radicalement le coût du crédit. Les dividendes versés, les frais financiers, les frais bancaires, dont vous ne parlez jamais, représentent le double de la totalité des cotisations sociales payées par toutes les entreprises françaises. Attaquons-nous ensemble à ces charges financières, plutôt qu’aux dépenses sociales et publiques utiles.

Compte rendu réalisé par Marion d’Allard, Kevin Boucaud, Sébastien Crépel, Julia Hamlaoui, Clotilde Mathieu, Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini
Vendredi, 12 Décembre, 2014

 

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