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L’homophobie* violente et étatisée en Egypte, nous rappelle qu’en France elle a des adeptes non institutionnels mais bien existants

Posté par jacques LAUPIES le 23 décembre 2014

 

Que cela se passe en Egypte pourrait nous rassurer dans la mesure où une telle opération policière et médiatique a fort peu de chance de se produire dans notre pays.

Personne n’en disconviendra néanmoins chacun sait que l’homophobie est bien présente dans notre société bien que, à l’inverse de ces tristes comportements qui affectent la police et le journalisme égyptien, les médias français prennent de plus en plus position en faveur de la liberté des pratiques sexuelles. A tel point qu’il n’est pas rare  d’entendre des personnes s’en plaindre !

Cela va de pair avec la manière dont est traitée la femme en général dans nombre de ces sociétés. Ce qui est le plus lamentable est que les autorités religieuses fassent souvent silence sur ces comportements, que des catégories de population ne s’en indignent pas, et que des bandes puissent encore se permettre des violences comme l’ont démontré certains faits divers médiatisés.

L’homophobie  est encore un mal profond qui fait bien des dégâts, y compris parmi les adolescents qui se voient rejetés par les amis et parfois leur propre famille.

Je ne disserterai pas sur l’homophobie*. Elle est condamnable comme toute autre intolérance qui consiste à ne pas reconnaître à chacun la liberté de ses choix, fussent-ils sexuels, politiques, idéologiques ou religieux, qui sont respectueux de la liberté des autres et rejettent tout recours à l’oppression. Mais il est bien évident que les détournements de ce principe ne peuvent-être dissociés du degré de dépendance et d’exploitation existant sur le plan économique.

Ce qui expose bien plus certaines catégories sociales que d’autres, moins protégées socialement et culturellement et ainsi plus ou moins soumises aux violences.

Comme cela a été dit : « La violence prétend être la solution d’un problème C’est elle qui est un problème. »

L’homophobie est l’hostilité, explicite ou implicite, envers des individus dont les préférences amoureuses ou sexuelles concernent des individus de même sexe1. L’homophobie englobe donc les préjugés et les discriminations (emploi, logement, services), et cela peut se manifester par de la peur, la haine, l’aversion, le harcèlement, la violence ou encore de la désapprobation intellectuelle intolérante envers l’ensemble de la communauté LGBT1,N 1. « De même que la xénophobie, le racisme ou l’antisémitisme, l’homophobie paraît être une désignation de l’autre comme le mauvais contraire, inférieur ou anormal2. » L’homophobie peut aller jusqu’au meurtre ou, plus souvent, à la condamnation à mort institutionnalisée, notamment dans certains pays africains et du Moyen-Orient.

L’homophobie peut être de différentes origines : issue de positions religieuses, de considérations cliniques (en médecine, en particulier en psychiatrie, et en psychologie)3, anthropologiques (au nom de la différenciation des sexes), idéologiques (l’islamisme, le nazisme, le stalinisme), ou issue de désirs homosexuels refoulés.

 

Homophobie : malgré la fin de l’ère Moubarak, les Égyptiens n’en ont pas fini avec 
un régime répressif

Gaël De Santis
Mardi, 23 Décembre, 2014
L’Humanité

 

Vingt-six hommes, inculpés pour « débauche », encourent de trois 
à cinq  ans d’emprisonnement. Leur crime ? Être homosexuels.
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Hassan Ammar/AP/SIPA

Des dizaines de policiers égyptiens débarquent spectaculairement dans un hammam du quartier Azbakeya, au cœur de la capitale. La descente est filmée, retransmise en direct à la télévision. Les corps d’hommes humiliés défilent, à moitié nus sous leur serviette. « Grâce à nos informations et pour la première fois de l’histoire des médias égyptiens et arabes, la police fait une descente dans le plus grand repaire d’orgies homosexuelles du Caire. Bienvenue dans le programme El Mostakhbi », fanfaronne la présentatrice de la chaîne Al Kahera Wal Nas (« Le Caire et les gens »), ostensiblement ravie d’avoir livré ses concitoyens à la police. En enquêtant sur la prévention du sida et la prostitution, la journaliste Mona Iraqi aurait pris connaissance des activités du bain public. Elle s’est vantée, sur les réseaux sociaux tels que Facebook, d’avoir pris une part active à ces arrestations en fournissant à la police les détails sur ce qui serait un « repaire d’homosexuels ».

Ce 7 décembre, trente-trois personnes sont interpellées. Dimanche, vingt-six d’entre elles, soupçonnées d’avoir organisé ou participé à des « orgies homosexuelles », ont comparu pour « débauche », une accusation souvent utilisée contre les homosexuels. À la vindicte médiatique succède donc l’opprobre de la justice. Quatre employés du lieu sont inculpés, ainsi que le propriétaire, accusés d’« administration d’un lieu de débauche » et d’« avoir incité et facilité la débauche d’autrui ». Vingt et un clients sont eux aussi inquiétés pour « débauche et (…) attentat à la pudeur ». Ils encourent trois 
à cinq ans d’emprisonnement. Leur procès a été ajourné au dimanche 4 janvier. Ce qui s’est passé ce triste dimanche en dit long sur la manière dont sont traités les prévenus, qui, de peur de la réprobation sociale, cherchaient à dissimuler leur visage avant d’être enfermés dans des box de fer.

L’un des hommes a raconté les violences policières à l’AFP : « Tous les jours, ils nous frappent et nous obligent à dormir à plat ventre. » « Depuis le début du procès, ils sont battus, attaqués verbalement et menacés de viol », a révélé au Washington Post Dalia Abd El Hameed, responsable du programme de genre à l’Initiative égyptienne pour les droits des personnes. « S’ils ont de longs cheveux, ils peuvent être coupés de force, parce que c’est le signe d’être efféminé », dénonce-t-il. Et c’est sans compter les tests effectués sur les prévenus, à maintes reprises dénoncés par les organisations de défense des droits humains. « Dix-huit d’entre eux n’ont pas de marques visibles qui montrent qu’ils sont homosexuels. Mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas homosexuels », était capable de dévoiler Hisham Abdel Hamid, porte-parole du département de médecine légale. Ces méthodes intrusives ne sont pas réservées aux homosexuels : en 2011, lors de la révolution, des manifestantes arrêtées sur la place Tahrir avaient été soumises à des « tests de virginité ». À l’occasion de l’audience, l’un des proches de l’une des victimes de la répression des mœurs s’inquiétait des conséquences pour sa famille. « Notre honneur est en jeu, (ce procès) va détruire toute notre famille », a-t-il déclaré à l’AFP, accusant : « Tout ça, c’est à cause d’une journaliste qui cherche la célébrité au détriment de 
la vie d’autrui. »

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Tunisie : affaire à suivre !

Posté par jacques LAUPIES le 22 décembre 2014

 

Un pas vers la démocratie. C’est toujours ça !

 

Tunisie. Caid Essebsi revendique sa victoire

Hassane Zerrouky
Dimanche, 21 Décembre, 2014

 

La Tunisie a réussi son pari démocratique. Les islamistes n’ont réussi ni à imposer leur projet rétrograde ni à empêcher que le processus démocratique se poursuive.
Photo : Fethi Belaïd/AFP

« Je dédie ma victoire aux martyrs de la Tunisie. Je remercie Marzouki. Nous devrions désormais travailler ensemble sans exclure quiconque » a déclaré Beji Caid Essebsi
Photo : Fethi Belaïd/AFP

Dans une courte déclaration, Beji Caid Essebsi, déjà arrivé en tête du premier tour avec cinq points d’avance sur son rival, Moncef Marzouki, a revendiqué sa victoire à l’élection présidentielle. Selon plusieurs instituts de sondages, il aurait obtenu entre 52 et 55% de voix contre 42 % à 43 % pour son rival. Quant au taux de participation, il avoisinerait les 56%.

« Je dédie ma victoire aux martyrs de la Tunisie. Je remercie Marzouki. Nous devrions désormais travailler ensemble sans exclure quiconque » a déclaré le vainqueur de la première élection présidentielle démocratique de l’histoire de la Tunisie. Cette victoire a été contestée, sans trop de conviction, par le camp Marzouki. « Ce qu’a déclaré le responsable de la campagne de Béji Caïd Essebsi sur sa claire victoire est sans fondement » a assuré Adnène Mancer, le directeur de campagne de M.Marzouki. A Tunis, avant même l’annonce officielle des résultats, des milliers de tunisiennes et de tunisiens ont commencé à fêter la victoire de Beji Caid Essebsi à coups de feux d’artifice, de you-yous lancés par les femmes. Le centre-ville, avenue Habib Bourguiba, les quartiers d’al Manar, Ennasr et Menzah, les Berges du Lac ont été le théâtre dès 19 heures de scènes de liesse avec lancers de feux d’artifice.

Bien que Moncef Marzouki se soit présenté, quelque peu tardivement, en défenseur de la révolution face au retour des tenants de l’ancien régime, accusant son adversaire de préparer des fraudes tout en jouant sur son âge (88 ans), Moncef Marzouki a sans doute payé le prix de sa compromission avec les islamistes d’Ennahdha et ses milices, les Ligues de protection de la révolution (LPR), qui ont assuré et encadré sa campagne électorale. Une majorité de Tunisiens, notamment la société civile, la base des partis de gauche et progressistes, celle du Font populaire (FP) mais aussi d’El Massar, n’ont pas pardonné au président de transition sortant ses hésitations et son absence de fermeté face à la violence islamiste, qui s’est traduite par la mort de deux dirigeants du FP – Chokri Belaid et Mohamed Brahmi – et par des saccages de manifestations artistiques et des agressions contre les femmes durant l’année 2012-13 notamment.

Béji Caïd Essebsi, qui se revendique de l’héritage de Bourguiba, et qui a assuré plusieurs mois la fonction de Premier ministre de transition après la chute de Ben Ali, doit sa victoire au fait de s’être positionné dès le début contre la menace islamiste. Et le fait que son rival ait été soutenu par les islamistes – ce qu’avait admis publiquement plusieurs dirigeants d’Ennahdha dont l’ex-ministre Mohamed Ben Salem – a joué en sa faveur. Ce qu’il n’a d’ailleurs pas manqué de relever au cours de sa campagne en qualifiant Moncef Marzouki « d’extrémiste », soutenu par les djihadistes, allusion à l’appui que lui ont apporté les salafistes du Parti Tahrir (Libération) et plusieurs imams radicaux comme Bachir Ben Hassen.

Dans l’ensemble, malgré la mort d’un militaire au cours d’une opération antiterroriste, cette campagne n’a été marquée par aucun incident majeur.

La Tunisie a réussi son pari démocratique. Les islamistes n’ont pas réussi ni à imposer leur projet ni à empêcher que le processus démocratique se poursuive. Toutefois, de lourds dossiers (dette, économie en berne, chômage, pauvreté et terrorisme), rarement évoqués durant ce dernier tour de campagne, attendent le nouveau président sur son bureau.

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Tunisie

Posté par jacques LAUPIES le 21 décembre 2014

 

Mais qu’ont donc les peuples à se faire voler les révolutions ?

D’évidence aucun des deux candidats à la présidence tunisienne ne semble avoir un soutien dans réserve des forces progressistes de ce pays. Il est vrai qu’entre un pro islamiste et un candidat ancien collaborateur de Ben Ali le choix peut paraître délicat.

Fervent défenseur de la laïcité, selon la conception que je peux en avoir, vu de loin je ne ferai pas confiance à un islamiste, qui se prétend cependant modéré. D’un autre côté je ne me vois pas trop appuyer un homme qui s’est rangé aux côtés de la bourgeoisie tunisienne.

Il est vrai qu’avec les systèmes présidentiels tout à fait adaptés aux manipulations possibles par les classes dominantes les classes populaires sont condamnées à se faire rouler et les révolutions, parce qu’elles ne vont pas jusqu’au bout, en l’absence de partis vraiment révolutionnaires capables de déposséder les possédants de leur pouvoir économique et politique, transforment ainsi en force d’appoint les courants progressistes.

Mais sommes nous à l’abri  nous-mêmes en France, de ces processus qui avortent et qui se traduisent, d’une élection à l’autre, par  l’incapacité d’une majorité à se constituer pour de profonds et véritables changements ? 

Y aurait-il la rue en mouvement pour abattre les politiques qui ne cessent de se contenter d’aménager le système sans véritablement le transformer, que nous serions à la merci de toutes sortes de récupérations ? 

Probable si nous n’avons pas les organisations et forces nécessaires pour pérenniser la volonté populaire et l’orienter vers ce à quoi elle aspire et qui n’est jamais rien d’autre que plus de justice dans tous les domaines !

Le plus urgent étant dans ce type de situation que le peuple s’octroie ce qu’il réclame et se donne des institutions pour le garantir. Mais cela ne peut se faire dans l’anarchie, il faut bien un outil porteur de cet objectif !

Il ne peut y avoir que de la spontanéité fut elle pluraliste, diverse et par définition incontrôlée et de courte durée. Aussi imparfaits soient ils, sont nécessaires des pouvoirs politiques forts et cohérents, prenant appui sur une organisation populaire active qui exige des militants aguerris issus des forces vives de la population

Même les conservateurs qui s’échinent à prendre des formes qui vont du réformisme à la pire des réaction, en sont conscients. De la bataille des idées à l’action pour les  concrétiser l’organisation politique est une nécessité, surtout pour travailleurs qui veulent s’émanciper.

 

 

 

Tunisie. Un second tour indécis

Hassane Zerrouky
Vendredi, 19 Décembre, 2014
L’Humanité

 

Le second tour de l’élection présidentielle en Tunisie opposera ce dimanche Béji Caïd Essebsi, candidat de l’alliance laïque Nidaa Tounès, arrivé en tête au premier tour, au chef de l’Etat sortant, Moncef Marzouki, élu par l’Assemblée constituante à titre provisoire en décembre 2011 et candidat de la mouvance islamiste.
Photo : Fadel Senna/AFP

Dimanche, les Tunisiens sont appelés à choisir entre Beji Caïd Essebsi, 84 ans et Moncef Marzouki, 79 ans.
Photo : Fadel Senna/AFP

Une page se tourne. Dimanche, sera élu au suffrage universel le premier président de l’histoire de la Tunisie. Les Tunisiens sont appelés à choisir entre Beji Caïd Essebsi, quatre-vingt-quatre ans, dit BCE, et Moncef Marzouki, soixante-neuf ans.

 

 Zoubeir Souissi/Reuters

Béji Caïd Essebsi lors d’un meeting le 13 décembre à Tunis.
Photo : Zoubeir Souissi/Reuters

Cinq points d’écart séparent les deux hommes qui, durant cette campagne, ne se sont pas fait de cadeaux. Le premier, dirigeant et fondateur de Nidaa Tounès, qui se targue d’avoir été le compagnon d’Habib Bourguiba, le père de l’indépendance tunisienne, part légèrement favori. Revendiquant l’héritage moderniste de ce dernier, BCE est soutenu par de larges franges de la société tunisienne, notamment les femmes, et certains milieux progressistes comme les ex-communistes d’Al Massar, mais aussi par d’anciens caciques de l’ex-RCD, le parti de Ben Ali.

 

 Zoubeir Souissi/Reuters

Durant un meeting du président sortant Moncef Marzouki, à Sidi Bouzid, le 17 décembre.
Photo : Zoubeir Souissi/Reuters

Selon lui, le président sortant est le candidat des islamistes et des salafistes. Moncef Marzouki, qui bénéficie effectivement du soutien de l’appareil du parti islamiste Ennahdha et des salafistes du parti Tahrir, accuse son adversaire d’être le candidat de l’ancien régime de Ben Ali. Pire, pour Marzouki, si BCE l’emporte, ce sera grâce à la fraude. Jouant sur la peur sur fond d’invectives mutuelles, les deux hommes ont peu parlé des dossiers brûlants  – dette, chômage, pauvreté – qui attendent le futur chef d’État.

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Réduire le temps de travail oui, mais pas seulement…

Posté par jacques LAUPIES le 20 décembre 2014

 

Je n’ai jamais compris pour quelles raisons la baisse de la durée hebdomadaire du travail pouvait ne pas avoir d’effet bénéfique sur l’économie et en particulier sur la réduction du chômage. En conséquence grand a toujours été mon étonnement que l’on n’étudie pas sérieusement l’impact des 35 heures sur l’augmentation de l’emploi.

Pourtant point n’est besoin d’être clerc pour comprendre que si dans une entreprise de 20 salariés travaillant 40 heures par semaine soit au total 800 heures si l’on ramène la durée à 35 h cela réduit la durée de production à 700 h et donc il va manquer 100 h de travail que l’employeur va devoir récupérer soit sur une productivité accrue soit en embauchant 3 salariés.

Si évidemment le système de réduction n’a pas un effet rigoureusement mécanique, cela fait trois chômeurs de moins avec toutes les conséquences sur l’amélioration de la Sécu et des indemnisations de chômage théoriquement éliminées, l’employeur devant certes assumer une  dépense supplémentaire si l’opération se fait sans diminution de salaire. Mais globalement il recevra une compensation suite à une meilleure solvabilité des salariés en général (redressement par la demande renforcée).

La marge bénéficiaire s’en trouvera certes réduite à court terme puisque finalement l’entreprise devra assumer la prise en charge de 3 salariés de plus mais le processus global conduit à des économies nettement avantageuses  pour les institutions sociales et l’état (Combien coûtent 3 chômeurs à la collectivité en dépenses de santé et en indemnités de chômage ?) donc indirectement pour le montant des cotisations sociale qu’il doit verser.

Sans prétendre que ce raisonnement est parfait dans un système qui est fondé sur des rapports d’exploitation, il donne cependant à penser qu’un partage du travail s’impose et suppose une réduction de sa durée.

La plus value créée dans une économie comme la nôtre nécessite qu’elle prenne en charge aussi l’activité d’éducation et de formation des jeunes et des adultes et celle des catégories considérées inactives (retraités), tout comme les charges résultant des services publics : santé, transports, énergie qui répondent à des besoins sociaux.

On peut donc comprendre que les entreprises s’en inquiètent et indiquent qu’elle ne peuvent pas tout payer mais cependant il ne peut y avoir d’autre financement que  celui provenant de la richesse produite par le travail et il  y a donc nécessité d’accompagner le partage du travail par une fiscalité frappant les profits qui peuvent être inégaux dans une économie certes anarchique.

Cela passe par des planifications de la production et l’adaptation d’une consommation qui doit être revisitée et dégagée des incitations marchandes génératrices de gaspillages.

En tous cas le constat que la réduction du temps de travail s’impose est fait comme le démontre la commission d’enquête parlementaire. Mais peut on faire l’économie de la socialisation des grands moyens de production et d’échange pour en garantir la pérennité ?

C’est officiel : baisser le temps  de travail réduit le chômage

Adrien Rouchaleou
Mercredi, 17 Décembre, 2014
L’Humanité

 

Un rapport parlementaire, présenté hier à la presse, démontre que la réduction du temps de travail en 2000 a permis la création massive d’emplois, sans obérer la compétitivité. Un défi que le pacte de responsabilité, cher au gouvernement, est loin de relever.

Photo : Raphael Fournier/Divergence

À partir de 2000 et de l’instauration des 35 heures, 2 millions d’emplois ont été créés en cinq ans et le chômage a diminué dans toutes les catégories.
Photo : Raphael Fournier/Divergence

Les Français qui ne travaillent pas. « Travailler plus pour gagner plus. » Extension du travail le dimanche. La question du temps de travail alimente bien des fantasmes, quand elle ne sert pas à justifier tous les problèmes de l’économie française. Avec l’épouvantail ultime : les 35 heures, la loi Aubry, qui en 2000 a instauré la réduction du temps de travail. Cible naturelle des frappes de la droite, elles sont aussi, depuis le virage hollandais, mises en cause par de hauts responsables socialistes. Manuel Valls, Emmanuel Macron, François Rebsamen, se prononçant tour à tour qui pour un « assouplissement », qui pour « faire sauter le verrou », qui pour « faire tomber 
le tabou »…

11,8 % de chômeurs en 1997,
8,8 % en 2001

Le tabou, des parlementaires se sont ingéniés à le faire tomber. Une commission d’enquête, initiée par le député UDI Thierry Benoît mais instaurée par un vote unanime, s’est penchée sur ces fameuses dispositions, pour en donner enfin la vérité des prix. Après six mois de travaux, le constat établi par Barbara Romagnan, députée socialiste nommée rapporteure de cette commission d’enquête, est clair et net. Elle le déroule en quelques chiffres : 2 millions d’emplois créés en cinq ans (« À comparer avec le siècle précédent, je dis bien le siècle, où on avait créé 3 millions d’emplois », insiste-t-elle) ; 350 000 créations « nettes » (en tenant compte des emplois disparus dans le même temps) ; baisse du taux de chômage avéré pour toutes les catégories. « Selon l’OIT (Organisation internationale du travail – NDLR), on est passé de 11,8 % de chômeurs en 1997 à 8,8 % en 2001, alors même que la population active passait de 25,5 millions à 26 millions. On a donc non seulement intégré les nouveaux venus sur le marché du travail, mais aussi réintégré les gens qui avaient été écartés ou l’auraient sans doute été en raison de leur âge », estime Barbara Romagnan.

Moins de chômeurs, d’accord, c’est établi. Mais la productivité dans tout ça ? Cela peut sembler paradoxal, mais c’est au moment de la mise en place des 35 heures que la France bat des records d’heures travaillées. On y travaille moins longtemps, certes, mais on est plus nombreux à travailler. « Ça s’est fait sans dommage pour la compétitivité française, explique la députée du Doubs. Nous sommes tous d’accord pour relativiser le poids du coût du travail dans la compétitivité. » Mais c’est tout de même là que le tableau est un peu moins réjouissant : « Le coût du travail a été largement modéré par des allégements de cotisations et un gel des salaires qui a été en moyenne de dix-huit mois », concède la rapporteure tout en appelant à « relativiser » le poids des baisses de cotisations sociales dans le succès des 35 heures. « Les gouvernements précédents et les suivants en faisaient, et pourtant on n’avait pas autant de création d’emplois. Le gouvernement actuel a baissé pour 41 milliards les cotisations des entreprises, ce n’est pas pour ça que l’on a autant de création d’emplois ».

Et c’est bien grâce aux créations d’emplois générées par les 35 heures que les caisses ne se sont pas vidées excessivement : « Il y a les cotisations qui ne rentrent plus parce qu’on les a baissées. Mais il y a aussi les cotisations de ceux qui ont retrouvé un emploi, les chômeurs que l’on n’a plus besoin d’indemniser et la consommation des ménages qui se relance. Cela fait des rentrées. » Un emploi créé grâce aux 35 heures « coûte » environ 12 800 euros à l’État. Un chiffre que Barbara Romagnan appelle à comparer, avec le pacte de responsabilité. « En échange de 41 milliards de baisse de cotisations, on n’a pas vu de création d’emplois, relève-t-elle. Même si on arrivait à 1 million (comme le fait miroiter le patronat – NDLR), cela signifierait que chaque emploi aurait coûté 41 000 euros. » En 2003, 2004, puis en 2008 avec la loi Tepa, le contingent d’heures supplémentaires à la disposition des entreprises augmente fortement, annihilant l’effet de la réforme. Mais la méthode pourrait-elle à nouveau fonctionner aujourd’hui ? Faut-il aller, comme certains le recommandent, vers les 32 heures ? Certes, la croissance de 2000 n’est plus là, mais, note la députée, « si on n’utilise pas la loi et la négociation pour répartir autrement le travail, il va évidemment continuer à se réduire ». À bon entendeur.

Une souplesse déjà bien généreuse. « Je ne vois pas très bien ce que l’on pourrait faire pour assouplir encore les 35 heures », estime Barbara Romagnan. Les entreprises ont notamment obtenu la possibilité d’annualiser le temps de travail pour que leurs salariés travaillent plus sur une période intense, sans recourir aux heures supplémentaires, mais à condition qu’ils travaillent moins sur une autre période.

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Un Conseil municipal non sans intérêt !

Posté par jacques LAUPIES le 19 décembre 2014

Hier soir jeudi 18 décembre avait lieu une séance du Conseil Municipal de Tarascon.

A l’ordre du jour des décisions à prendre concernant  le recrutement du personnel qui ont donné lieu à une passe d’armes entre la majorité de droite et l’opposition FN qui prône des économies et demande des explications sur la nature des postes créés, notamment un pose d’attaché dont elle voudrait connaître la fonction. Le Maire indiquant qu’il n’était pas en mesure d’apporter à ce jour cette précision et rappelant qu’en son temps les élus seront informés.

S’en est suivi la proposition de recruter un professionnel du spectacle pour répondre de manière plus efficace à un besoin d’organisation des différentes activités proposées par la ville. Le FN indiquant qu’il considérait inutile ce recours à un poste rémunéré qui au global (indemnités accordée aux intermittents) allait couter 35 000 € dont environ 20 000 € à charge de la commune.

Les élus du FN ont voté contre ces deux propositions, ce qui a conduit le Maire à leur reprocher de contrarier ainsi les promotions envisagées pour le personnel concerné.

A suivi une série de propositions d’embauches de contractuels pour des courtes périodes saisonnières notamment pour l’animation du Centre de Loisirs sans hébergement et autres structures socio culturelles (école municipales des sports)

Ces propositions ont été adoptées à l’unanimité tout autant que les dispositions et rémunérations prévues pour les personnes chargées d’effectuer des opérations lors du prochain recensement de  population (3 agents)

Egalement adoptées diverses propositions de marchés conclus avec des assureurs et d’achats de terrains.

Point qui a retenu notre attention et que nous évoquions ici même : une prise de position favorable au maintien des locaux et du personnel de la Sécurité Sociale avec promesse d’intervention auprès des administrateurs de la caisse qui doivent ce réunir cette semaine. Le Maire précisant qu’il avait reçu ce jour favorablement la demande des organisations syndicales locales.

Comme il l’a très justement indiqué on ne doit pas mettre en cause pour des raisons d’économies une structure qui apporte un service précieux aux assurés sociaux qui ne disposent pas nécessairement de la compétence et des équipement pour utiliser « internet » dans le règlement de leurs dossiers.

Finalement, parce que la population et les syndicats ont réagit une question sociale d’importance vitale se trouve avoir été abordée et nous en espérons évidemment une issue positive.

Bien que nous ayons appris par la presse  cette menace sur les intérêts de catégories, souvent les plus démunies, nous tenons à rappeler la fermeté des communistes de Tarascon contre de telles atteintes et notre soutien au personnel de la CPAM de Tarascon.

Et n’oublions pas que ces dispositions sont actuellement pilotées à partir de choix politiques nationaux que nous condamnons en appelant la population à rester vigilante et à appuyer notre action.

 

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Le Maire Lucien Limousin entouré de ses adjoints

 

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Les opposants du FN

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Un parti de la majorité municipale

 

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