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Prolétaires de tous les pays…

Posté par jacques LAUPIES le 27 décembre 2014

 

Les luttes révolutionnaires essaiment dans le monde depuis des siècles. Depuis deux cents ans l’Amérique latine les voit naitre avec des avancées progressistes depuis la construction de républiques laïques jusqu’à de nombreuses tentatives de marche vers des expériences socialistes.

Aussi il n’est pas étonnant de voir la toute puissance des états capitalistes s’en mêler et les combattre avec une extrême vigueur tentant d’imposer des régimes conservateurs qui vont de la dictature fascisante utilisée par les possédants à des régimes de démocratie libérale que ces mêmes possédants sont forcés de concéder.

A peu près tous les pays d’Amérique du Sud connaissent ou ont connu ces bouleversements. Il y a certes Cuba dont on parle beaucoup actuellement et souvent pour critiquer à l’excès jusqu’à la caricature le régime castristes mais il y a eu le Chili et l’écrasement d’une expérience socialiste prenant appui sur une légalité républicaine dans une démocratie parlementaire.

La révolution d’inspiration marxiste au Nicaragua a connu elle aussi l’intervention destructrice quasi directe des Etats Unis. Pressions auxquelles ont été soumis les pays d’Amérique centrale et des Antilles.

L’Argentine et le Brésil ont connu des régimes autoritaires et répressifs et l’étouffement de la démocratie. Et malgré cela d’autres peuples de cette région du globe tentent de s’émanciper de leur grande bourgeoisie comme le font l’Uruguay, la Colombie. Des régimes bourgeois doivent concéder, notamment aux populations d’origine amérindienne la mise en place de réformes sociales visant à combattre les exclusions et la pauvreté comme en Bolivie.

Certes ces transitions vers plus de démocratie sociale se heurtent  à de fortes résistances des classes dominantes et des multinationales, notamment étasuniennes. Surtout quand la lutte des classes se développe et met en cause la sacro sainte propriété des moyens de production comme c’est le cas au Venezuela où la nation s’est réappropriée l’exploitation de ses richesses, en particulier pétrolières.

C’est de cela qu’il s’agit dans l’article qui suit et j’en conseille la lecture, notamment aux jeunes qui doivent se réapproprier l’histoire du monde et entendre avec beaucoup de réserve ceux qu’en disent la plupart des médias généralistes, publics ou non.

Les Français qui sont issus d’une nation de culture révolutionnaire mais aussi où subsiste une forte influence de l’Eglise Romaine doivent se pencher aussi sur l’importance qu’ont dans ces pays, comme le souligne Jean Ortiz marxisme, nationalisme et théologie de la révolution.

Les positions prises par le pape François méritent aussi écoute et attention et nul doute que les forces du capital local et mondial sont prêtes à tout pour en découdre, y compris avec un pape, qui doit en ennuyer certaines, même s’il faut relativiser l’impact de ses déclarations.

Notre jeunesse dans la diversité de ses origines se doit de soutenir ces combats qui en définitive rejoignent ceux qu’ils ont à mener dans notre pays comme sur le continent africain ou encore en Europe.

Et surtout elle doit refuser le repli sur soi préconisé par des idéologies extrémistes et passéistes.

 

PARU DANS L’HUMANITE

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains… Toujours un œil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien…
Prolétaires de tous les pays... dans POLITIQUE
Jean Ortiz
Mercredi, 24 Décembre, 2014 – 09:44

Un nouveau Venezuela est en train de naître

Le blog de Jean Ortiz. L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ».

Nous venons de séjourner plusieurs semaines au Venezuela, de sillonner le pays, des « llanos » (plaines) aux Andes, puis à la forêt amazonienne, de Caracas au delta de l’Orénoque, au contact des populations et communautés de base, en toute liberté de déplacement, dans un pays peu équipé pour recevoir le « tourisme international ». Un séjour en deux parties, la première plutôt brute , sans trop de médiations, à l’intérieur d’un pays-continent laboratoire, et la seconde à Caracas, plus protocolaire, afin de participer à la « Rencontre des intellectuels, artistes et mouvements sociaux, pour la défense de l’humanité ».

Durant notre parcours, très politique, nous avons été accueillis par des paysans, des pêcheurs, des enseignants, des « afro-descendants », des « peuples indigènes », des « comuneros » qui s’investissent dans la mise en place des « communes socialistes » (loi organique du 21 décembre 2010) et d’un « Etat communal » afin de consolider un « pouvoir populaire » et une révolution qu’ils veulent « irréversibles ».

Un premier constat s’impose : un nouveau Venezuela est en train de naître, le plus souvent dans l’invention, le tâtonnement, parfois même dans la douleur, aux forceps, dans le cadre d’une lutte des classes implacable. L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ». La « vieille société », le système capitaliste encore dominant, l’Etat bourgeois, ne sont pas prêts à céder leur place démocratiquement, au nouveau né socialisant.

Ils se préparent à « l’affrontement final ». Infiltrés de Colombie, des groupes paramilitaires vont et viennent, dans la plupart des Etats. « Lorsque l’on partage équitablement le gâteau, il y en a qui perdent un peu, et qui ne s’y résignent pas ». Tirso Cereno  préside  l’association des pêcheurs du village de Querepare. « Avant Chavez, nous étions abandonnés, oubliés ». Cette fierté de « désormais exister », de compter, nous la retrouverons majoritairement partout. Tout comme l’esprit et la présence de Chavez. Présence, plus que souvenir. Les « bases chavistes » parlent du « comandante » au présent, imprégnées de sa présence absente. « Beaucoup déifient  Chavez », nous confie un enseignant de l’école expérimentale de « Pueblo nuevo », à Mérida. La déification sert de ressort propulseur, mais reste sur une base essentiellement affective, insuffisante face aux nouveaux défis.

Incontestablement, le chavisme, un corpus doctrinal intégrant le marxisme, le « nationalisme  révolutionnaire », la théologie de la libération et la pensée de Simon Bolivar, a survécu à Chavez, décédé le 2 mars 2013. L’opposition et son marionnettiste étatsunien escomptaient qu’une fois levé « l’obstacle Chavez », la révolution serait à cueillir comme un fruit mûr. D’où la tentative insurrectionnelle du printemps dernier (opération « Salida ») contre le président Maduro, mise en échec par le sang-froid du président, sa volonté pacificatrice, et le soutien populaire.

Malgré l’accentuation des contradictions internes du chavisme, le « camarade président-ouvrier » a consolidé son assise et pris une stature étonnante. Moins charismatique que Chavez, celui que l’opposition méprise parce que « prolétaire » (donc incompétent !),  gouverne avec une assurance et une force tranquilles, compétentes, en délégant beaucoup à la base, aux autogouvernements locaux que sont les « communes socialistes », en tenant des « séances gouvernementales de rue ». Le « camarade président -ouvrier » « se ha crecido » (« s’est affirmé »), nous dit-on souvent, et a pris une dimension qui n’a rien à envier aux médiocres politiciens occidentaux de marché. Il a annoncé une « offensive socialiste » pour le début de 2015, inspirée du « Plan Patrie, 2013-2019 », sorte de testament de Chavez. Ceux qui, de l’opposition ou à l’intérieur du chaviste PSUV, voudraient pactiser, freiner le cours des changements, en seront pour leurs frais. Maduro a opté pour une stratégie de réorganisation de l’Etat et de la société autour « d’espaces libérés » et de l’« empoderamiento » (transfert de pouvoir) aux acteurs sociaux et aux structures de base du « pouvoir populaire ». Un nouveau modèle politique et économique de développement s’esquisse, mais il reste pour l’essentiel à inventer, en cheminant.

La « guerre économique » que mènent l’opposition et l’oligarchie, prétend « user » la population afin qu’elle se retourne contre le gouvernement. Et tout fait ventre : sabotages, organisation de pénuries de produits de première nécessité (à Valencia, fin novembre, on ne trouvait ni antibiotiques pour enfants ni lait en poudre), stockage clandestin, marché noir, spéculation sur l’écart vertigineux entre le taux de change officiel de la monnaie, le bolivar, et celui « de la rue ».

Depuis deux ans, le pays doit affronter une crise économique qui affecte la vie quotidienne et peut menacer la stabilité politique. Lors de la clôture du congrès des mouvements sociaux du « Grand pôle patriotique », le 8 décembre 2014, le président a annoncé la création de « sept conseils présidentiels de pouvoir populaire », dont un de « la classe ouvrière et des courants syndicaux », et la décision de s’investir principalement sur le « front économique ».

Les cours du pétrole sont au plus bas depuis 2009. Les Etats-Unis et leurs relais au sein de l’OPEP, jouent de l’arme redoutable du pétrole. Ils inondent le marché du brut, provoquent la surabondance de l’offre afin de faire baisser le prix du baril et d’affecter les finances de pays comme le Venezuela et la Russie. Par ailleurs, le Venezuela reste prisonnier d’une politique intérieure, aberrante, des hydrocarbures, qui fait qu’un plein de cinquante litres d’essence nous a coûté 4 centimes d’euros. Le Venezuela a certes les plus grandes réserves pétrolières au monde mais il manque de moyens pour exploiter la riche « franja » (bande) de l’Orénoque. La « rente pétrolière » pousse à la facilité, à l’importation, au « court-termisme ». Mise désormais au service de la lutte contre la pauvreté, de la construction de milliers de logements sociaux (« Gran Mision Vivienda Venezuela »), elle ne parvient pas à générer pour l’instant un système économique diversifié et solide, moins dépendant d’un seul produit et d’un « monde globalisé ». L’inflation galope au-dessus de 70% et le gouvernement a dû augmenter les salaires de plus de 75%.

La guerre économique se double d’une guerre idéologique de tous les instants. Le Venezuela, victime du « blocus financier » du FMI, de la Banque Mondiale, vient de se voir attribuer, par des mercenaires de Washington, le « risque pays » le plus élevé au monde. Ahurissant pour qui s’y est promené de long en large, mais nécessaire pour préparer le terrain à « la reconquête » d’un pays clé pour la géopolitique mondiale.

A Caracas, faire la revue de presse consiste à acheter des quotidiens bien faits, mais rageusement et grossièrement antichavistes, comme « El Nacional », « El Universal », « Tal Cual » (qui intitule son éditorial du 24 novembre : « L’extermination de l’intelligence » -par le chavisme- ), et plus modérément : « Ultimas Noticias ». Le quotidien chaviste (gratuit) « Ciudad Caracas » n’est, lui, distribué qu’en centre ville.

L’opposition s’est redéployée autour des secteurs les plus extrémistes, partisans de « chasser Maduro » à n’importe quel prix. Son leader, martyr préfabriqué, Leopoldo Lopez, est toujours emprisonné à la suite des violences meurtrières (« guarimbas ») du printemps 2014 (43 victimes, la plupart chavistes). Dans tous les pays démocratiques, la subversion, l’appel à la violence, à la sédition, tombent sous le coup de la loi. « Au Venezuela, il n’y a pas de prisonniers politiques, seulement des politiques mafieux et subversifs en prison », opine le jeune militant Jenny Pacheco. L’ex-candidat présidentiel de la MUD (Table de l’opposition, de « l’unité démocratique », allant des sociaux-démocrates aux groupes fascisants), Henrique Capriles, jugé trop mou, se retrouve marginalisé et sans doute hors course.

La révolution doit « se révolutionnner », lance le président Maduro le 15 décembre 2014, lors de la célébration du 15ième anniversaire du processus constituant et de la nouvelle constitution bolivarienne . L’avenue Bolivar de Caracas, bénie des dieux par un soleil complice, a revêtu, sur des kilomètres, le rouge, dégoulinant de sueur, du chavisme. Parmi les dizaines de milliers de manifestants, une majorité d’ouvriers et de jeunes, qui scandent : « C’est ainsi, c’est ainsi que l’on gouverne !!», « Vers le haut, vers le bas, que les gringos aillent se faire foutre !! », « Ils ne reviendront pas !!», « Maduro, cogne dur sur les gringos !!», « Maduro, ami, le peuple est avec toi ». Plus que des slogans : des professions de foi et un engagement à la vie-à la mort.

Pour ce peuple des « ranchitos » (quartiers pauvres), des usines, des ateliers, pour ces jeunes étudiants des « universités bolivariennes », pour ces femmes libérées, ces militants de la « sexo-diversité », acteurs « visibles » d’une l’histoire qui s’écrit fièrement à chaque moment, « la révolution ne peut faire marche arrière », les « Missions sociales » « ne sont pas négociables ».

« Palante ! », « En avant donc ! », même si le président vient d’annoncer « une réduction des dépenses publiques » et des « ajustements nécessaires » à la suite de la chute de plus de 50% des cours du pétrole ; mais pas question de toucher aux budgets sociaux. Le gouvernement va réduire les importations, les investissements superflus, les salaires des hauts fonctionnaires, prélever sur les riches… Les couches moyennes, tiraillées, attendent de voir… Pour les chavistes, il faut gagner significativement les élections législatives de 2015, la 19ième consultation électorale depuis 1998. Si le résultat s’avérait serré, l’opposition pourrait recourir au « référendum révocatoire ».

Les Etats-Unis viennent de franchir un pas supplémentaire dans leur stratégie d’hostilité et d’agressions contre un Venezuela qu’ils veulent ramener sous leur coupe. Début décembre 2014, le congrès américain a voté un projet de loi (signé depuis par Obama), qui applique en fait des sanctions unilatérales à l’ensemble d’un peuple. Washington a décidé de s’ingérer toujours plus dans les affaires d’un pays souverain, en refusant tout visa à une liste de personnalités coupables, selon l’étalon autoproclamé étatsunien,  de « violation des droits de l’homme ». La vieille ficelle, qui a beaucoup servi, relève désormais du câble attrape-nigauds. Avec « l’empire », les violeurs ne sont jamais ceux qui sont pointés du doigt. De lourds nuages s’amoncèlent sur le Venezuela, coupable de récuser tranquillement le néolibéralisme, de transformer une utopie égalitaire en réalité naissante.

Simon Bolivar disait : « on ne guérit pas les gangrènes politiques avec des palliatifs »

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Angoulême : les SDF mis au ban du centre ville

Posté par jacques LAUPIES le 26 décembre 2014

 

Décidément il y en a qui ne se sentent plus pisser.

Où peut conduire l’égoïsme et l’indifférence à la misère ?

A hisser des grilles ?

Avec le prix qu’elles ont du coûter il y aurait eu de bons réveillons à offrir…Du respect aussi et peut-être engager un dialogue avec ceux que la misère frappe.

Quelle honte !

 

PARU DANS L’HUMANITE

Eugénie Barbezat
Jeudi, 25 Décembre, 2014

 

Le 24 décembre dans l’après-midi sur la place du Champ-de-mars à Angoulême, les neufs bancs du Champ-de-mars ont été grillagés… Une oeuvre d’art ? Non ! Une décision de la mairie qui vise à éloigner de cette place commerciale les « visiteurs » indésirables.
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AP
L’image est glaçante.Et le jour choisi pour l’installation d’un tel dispositif_un 24 décembre, quelques heures avant le Réveillon  !_ tristement symbolique. Malgré les animations de Noël et l’ambiance festive, hier à Angoulême, certains passants et commerçants itinérants, installés sur la place pour les fêtes manifestaient leur indignation : « La mairie devrait être plus sensible à la misère humaine », affirme une vendeuse, « choquée ».
Interrogée, la municipalité assume pleinement cette décision prise pour évincer les SDF et « pour empêcher les gens éméchés de troubler l’ordre public »,   »Je ne dis pas que l’aménagement actuel est esthétique, ni que cela va tout résoudre », insiste Joël Guitton un élu de la ville.
Effectivement !
D’ailleurs, suite aux nombreuses réactions, sur les réseaux sociaux, mercredi soir soir, le cabinet de Xavier Bonnefont, le jeune maire UMP d’Angoulême qui a remporté les élections municipales au printemps dernier, reconnaissait un « dysfonctionnement « après l’installation des fameux grillages sur les neuf bancs publics de la place du Champ-de-Mars.
«Nous avions plutôt prévu de les installer après les fêtes et d’y mettre dans la foulée des galets pour respecter l’aspect esthétique et minéral de la place. Nous n’excluons pas de retirer provisoirement les grilles», explique son directeur de cabinet Antoine Truffaux qui précise qu’ «Il n’était pas nécessaire de mettre les grilles aussi hautes.»
Mais sur le fond, l’objectif reste le même: répondre à la demande des commerçants. Et cette spectaculaire décision, qui n’a jamais été évoquée publiquement, est faite pour durer. « Au départ, ils voulaient les enlever complètement mais c’était compliqué avec ces blocs de béton, explique une commerçante du petit marché de noël qui a aussi entendu que la ville « allait ensuite y mettre des galets ».
Gageons qu’en ces périodes de fêtes, la mobilisation citoyenne fasse entendre raison à la mairie et remette en cause sa politique d’exclusion.
Voir sur le même sujet :

Commentaires

BAILLOU

Jeudi, 25 Décembre, 2014 – 23:09
Vous n’avez pas honte espèces de larves puantes de vous en prendre aux plus pauvres parmi les plus malheureux.Vous faites parti de cette France qui donne envie de gerber .Pas étonnant que les fascistes vous soutiennent bande de vauriens .

thomasestaque

Vendredi, 26 Décembre, 2014 – 01:03
Inhumain….. Je ne connais pas d’autre mot pouvant caractériser cela !!

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Regrets perdus

Posté par jacques LAUPIES le 25 décembre 2014

 

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Les blessures profondes
Que je vous ai infligées
Ont perturbé les ondes
De l’amour que j’ai donné
 
Il reste dans vos cœurs
La tendresse incertaine
Enfouie dans vos rancœurs
Et votre immense peine
 
Le Muguet ne suffit
A fleurir vos printemps
Parce que j’ai des nuits
Qui fuient les anciens temps
 
Quand la pluie froide inonde
La jungle de sa vie
Et que l’orage gronde
La nichée perd son nid
 
La tempête disloque
Fait chuter dans la boue
Mais sous l’effet du choc
Des corps restent debout
 
Evitant  l’hécatombe
Le mâle reconstruit
Pour que jamais ne tombe
Le malheur sur ses dits
 
Croyant donner l’utile
Et tenir à l’abri
Du mal et du futile
Il veille avec amis
 
Prisonnier de ses ailes
Il s’envole à nouveau
Quand encore se mêlent
Les chants du renouveau
 
Pari bien hasardeux
Quand on veut allier
La promesse des vœux
Au présent embué
 
 

   Dans l’Huma de ce jour

Josiane Balasko : « Nos gouvernants sont coupés de la réalité sociale »

Entretien réalisé par Pierre Duquesne
Mercredi, 24 Décembre, 2014
L’Humanité

 

Ambassadrice de choix des Pères Noël verts, l’actrice revient sur son engagement de longue date auprès des plus démunis et interpelle la gauche socialiste.
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SIPA
Entre deux tournages, des répétitions pour la pièce de théâtre Un grand moment de solitude,  la cinéaste et actrice Josiane Balasko se fait le porte-voix du Secours populaire français. Vous êtes, cette année, la marraine des Pères Noël verts. L’autre père Noël est donc vraiment une ordure ? Josiane Balasko Espérons que les enfants ne liront pas cet entretien (rires) ! Le père Noël rouge est le produit des pubs, du marketing et de la télé. Et ce père Noël, consumériste, n’est pas à la portée de tout le monde. Les enfants sont devenus une énorme cible. Ils sont inondés de sollicitations, de propositions d’achat. On crée chez eux des désirs qui ne sont pas nécessaires et de plus en plus de parents ne peuvent pas suivre. D’où l’importance de défendre des pères Noël ayant d’autres valeurs. Il ne s’agit plus seulement une fête chrétienne : Noël est une fête familiale, qui s’est généralisée. Tout le monde devrait pouvoir partager un bon repas avec ses proches et s’offrir des petits cadeaux. Les Pères Noël verts apportent l’espoir que les pères Noël rouges ne peuvent apporter. Vous vous engagez depuis longtemps en faveur de 
différentes causes. Récemment, vous avez apporté votre soutien aux sans-papiers du boulevard de Strasbourg, à Paris, et vous participez régulièrement à des actions du DAL. Pourquoi s’engager dans la lutte contre la pauvreté ? Josiane Balasko Cela fait plusieurs années que je participe à des opérations du Secours populaire, notamment pour la Journée des oubliés des vacances. Les combats pour les sans-abri, les sans-papiers et tous ceux qui n’ont pas les moyens de vivre au quotidien ont un point commun. Il s’agit d’aider ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix. Si ma notoriété peut aider une cause, pourquoi je ne le ferais pas ? « Il y a un boulot formidable à réaliser quand on voit la misère, tous ces gens qui sont au chômage », aviez-vous déclaré dans un entretien à l’Humanité. Vous regrettiez l’absence de réaction d’un « gouvernement socialiste » face à une grève chez Peugeot. C’était en 1993… Josiane Balasko Elle est hélas toujours d’actualité. La situation a même empiré. Nous avions pas mal d’espoir avec le retour de la gauche au pouvoir. L’espoir est toujours palpable, même s’il n’y a pas vraiment grand-chose qui bouge. Ce n’est pas pour cela qu’il faut baisser les bras et renier ses idées. Si certains dirigeants qui se disent de gauche ne font pas leur boulot, il y en a d’autres qui le feront, sur le terrain. Je vois beaucoup de citoyens, des militants, des bénévoles qui travaillent au quotidien pour changer la vie et essayer de réparer les inégalités. Le gros problème, ce sont nos gouvernants qui sont complètement coupés des réalités de la société. Vous avez grandi dans un milieu populaire, à Saint-Ouen, où vos parents tenaient un café. Vous êtes-vous sentie pauvre ? Josiane Balasko J’en ai de bons souvenirs, et n’ai jamais manqué de rien. 
Les situations, aujourd’hui, sont autrement plus catastrophiques. Beaucoup de familles monoparentales n’arrivent pas à s’en sortir. Les associations de solidarité viennent actuellement en aide à des personnes qui ne sont pas des exclus. Ils ont un boulot, un logement, mais ne parviennent plus à vivre décemment. Il y a un appauvrissement général, et le SPF sert énormément de repas (180 millions par an – NDLR). Dans les années 1960, ceux qui n’avaient pas d’argent n’avaient pas de problème de toit. Au pire, ils dormaient, comme nous, sous des mansardes. Toutes les couches de la société vivaient dans un même immeuble, et se répartissaient de façon verticale. Dorénavant, les gens qui ont du pognon vivent à Paris, et 
les autres sont condamnés à s’entasser dans des studios horriblement chers ou à s’éloigner très loin en périphérie. 
Il n’y a plus de brassage social. Si vous deviez former un vœu pour 2015, quel serait-il ? Josiane Balasko Je voudrais souhaiter longue vie au Secours populaire et à ses bénévoles, qui fêteront les soixante-dix ans de cette grande organisation. Mais nous ne pouvons qu’espérer qu’il y ait moins de familles, dans notre société, qui soient obligées de faire appel à des associations de solidarité pour simplement vivre. Mon vœu, par ailleurs, 
c’est de voir la solidarité se renforcer, en appelant le plus grand nombre à faire des dons, à soutenir le Secours populaire. Enfin, je souhaite aussi que nos dirigeants s’attaquent enfin aux problèmes de millions de Français.

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Le vent venu d’ailleurs

Posté par jacques LAUPIES le 24 décembre 2014

 

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Le vent froid souffle sur nos tuiles
Il assèche et réduit le pain
Egarant la foule des villes
Il efface tous les chemins

Les hommes regardent le ciel
Ils voient la terre mutilée
Les abeilles n’ont plus de miel
Les poissons absents des filets

Perdus les êtres se mélangent
Sans choisir l’esprit ni les yeux

Ils ne voient plus où sont les anges
Soumis à des pères honteux
 
Je vent glacial brûle leurs ailes
Cloués dans le sol infertile
Leur squelette et leur cerveau frêles
Taisent leurs espoirs juvéniles
 
Soudain un vent brûlant se lève
Apportant de nouveaux nuages
Qui vont déverser sur nos grèves
La chaleur du sang et la rage

Ce vent porte aussi le sable
Qui vient des infinis déserts
Message de l’insoutenable
Misères des ors d’outre mer

Faut-il qu’au pays des lumières
L’on ait besoin de la clarté
Que nous apportent tous ces frères
Que nous avons tant humiliés

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Villejuif : forte mobilisation populaire pour rendre sa place à Georges Marchais

Posté par jacques LAUPIES le 24 décembre 2014

 

 

Eugénie Barbezat
Lundi, 22 Décembre, 2014

 

Plus de 500 personnes étaient rassemblées lundi soir à Villejuif afin de protester contre la décision de la nouvelle majorité hétéroclite et du maire UMP de la ville de « dénommer » le parvis Georges Marchais qui honorait depuis 2013 la mémoire de l’ancien secrétaire général du PCF.
Villejuif :  forte mobilisation populaire pour rendre sa place à Georges Marchais dans POLITIQUE le-maire-ump-de-villejuif-veut-debaptiser-le-parvis-georges-marchais

afp

« Grace à Georges Marchais, la population de Villejuif a pu accueillir Nelson Mandela dont les paroles de remerciement résonnent encore dans le gymnase Romain Roland » a déclaré Olivier Marchais, encadré par sa mère Liliane et ses trois frères, devant une foule compacte composée de militants communistes de longue date, compagnons de route de  l’ancien secrétaire général du Parti communiste, mais aussi beaucoup de jeunes et d’habitants de tous horizons politique attachés à la mémoire de leur commune ainsi que des personnalités politiques et des élus locaux comme, entre autres, le député socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec, la sénatrice PCF Laurence Cohen, l’ancienne sénatrice  PCF Hélène Luc, l’ex-maire (PCF) Claudine Cordillot qui avait inauguré le parvis Georges-Marchais en 2013, Dominique Adenot le maire PCF de Champigny-sur-Marne…

Plus étonnant certains élus UDI de la nouvelle majorité municipale de Villejuif étaient également présents pour marquer leur opposition à la décision « délibérément anticommuniste » du maire.

L’émotion suscitée par ce déni de mémoire s’explique notamment par le fait que les habitants de la ville n’ont pour leur part pas oublié qu’il doivent à Georges Marchais, leur député durant près d’un quart de siècle, de nombreux équipements collectifs, la construction du lycée Darius Milhaud,   l’arrivée dans leur commune de la ligne 7 du métro ou encore la couverture de l’A16…

Ainsi toutes les personnes présentent avaient à cœur de porter un coup d’arrêt aux provocations du maire qui, depuis sa récente élection, s’est déjà illustré avec de nombreuses provocation du même genre, supprimant les subventions à plusieurs associations, ou bien interdisant un rassemblement pour la paix.

La décision prise17 décembre par le conseil municipal de débaptiser le parvis Georges-Marchais pour le renommer parvis Georges Mathé ne passe pas !

plaque dans POLITIQUE
A.R.

« C’est indigne d’un maire à qui il revient de rassembler la population » a affirmé, Pierre Garzon, le chef de file des communiste de Villejuif.  les communistes locaux sont bien décidés à ne pas en rester là : « Nous allons écrire au préfet pour lui demander de ne pas valider la délibération du Conseil municipal » , précise Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire du PCF 94, tandis que reprenant la parole Olivier Marchais ajoutait : «  Vouloir opposer Georges Mathey et Georges Marchais est un contresens historique« , appuyé en cela par un communiqué de  Catherine Gaston-Mathé, qui remerciant la municipalité d’avoir pensé à honorer la mémoire de son père, « précurseur de la cancérologie moderne, pionnier de la greffe de moelle, de l’immunothérapie et de la chimiothérapie des années 1950 aux années 1980, à Villejuif » n’a pas manqué de rappeler sa coopération  « active » avec Georges Marchais, député de cette circonscription pendant 24 ans. Pour la Mathé, il n’est pas question de déshonorer un homme pour en honorer un autre, elle n’a qu’un seul souhait : « qu’une solution soit trouvée pour honorer les deux Georges et rassembler ainsi toutes les sensibilités françaises »

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A.R.

Le succès dépassant les espérances des organisateurs de ce rassemblement de lundi 22 décembre et l’émotion palpable de la population, on conduit à reporter la décision initialement prise de desceller la plaque commémorative en l’honneur de Georges Marchais afin de « lui éviter de terminer dans les poubelles de l’histoire » en la portant à l’assemblée nationale. Il a été convenu collectivement de la laisser en place et de « s’en remettre à la vigilance citoyenne pour que nul n’ose s’y attaquer ». C’est donc, logiquement aux habitant de Villejuif que revient la responsabilité de défendre avec fierté et dignité la mémoire de leur ville dirigée pendant près de sept décennies par les communistes dont Georges Marchais reste une figure emblématique.

parvis

A.R.

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