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Est ce possible ? Est ce admissible ?

Posté par jacques LAUPIES le 31 décembre 2014

Ce lundi en revenant de la gare de Tarascon, à une heure où cependant celle-ci est ouverte, je rencontre en rentrant chez moi, plutôt frigorifiée par une température probablement négative et un vent glacial, une personne assise tout près du super U, emmitouflée dans un manteau comme si elle avait choisi cet endroit des plus exposés pour défier le froid.

J’arrive de Nîmes où près du Boulevard Jean Jaurès sur le perron d’un immeuble, relativement moderne mais visiblement non habité quelques SDF avaient établi leur campement ou s’entremêlent matelas,  un guéridon portant un poste de radio et divers objets et une multitude couvertures et cartons. Un coin à peine à l’abri mais aménagé durablement.

Brefs quelque pas dans une grande ville et dans une petite ville et cette misère des sans logis éclate.

Mai comme quantité de passants je regarde et me détourne car ce spectacle n’a évidemment rien d’attrayant et aurait tendance à me rendre honteux. Sentiment qui je le suppose ne concerne pas que moi. Bien sur je pourrais prendre prétexte sur le refus, souvent exprimé par ces « marginaux » (terme ridicule et impropre dans la mesure où ils deviennent quasiment une catégories sociale à part entière) d’accepter une aide ou parfois même un abri. Cela effacerait ma mauvaise conscience et celle de la plupart de nos compatriotes dont certains n’hésitent pas à les fustiger.

Déshérités voila le mot qui convient au double sens où on peut l’entendre : pauvres et abandonnés par leurs parents ! Sauf que là le parent n’est autre qu’une société qui les conçoit, les nourrit et les éduque parfois et ensuite les jette.

Bref chaque année ils font la une de l’information télévisée et sauf quelques accommodements de circonstances la situation reste inchangée. J’ai beau me dire que je n’y  suis pour rien, que la solution est politique, que c’est une affaire de droit et pas de charité, les faits sont là, dérangeants, comme est dérangeante la souffrance de millions d’hommes, de femmes et surtout d’enfants dans le monde.

Est ce possible, est ce admissible ?

 

L’Huma aussi en parle…

« L’hébergement d’urgence n’est plus adapté »

Entretien réalisé par émilien Urbach
Mardi, 30 Décembre, 2014
L’Humanité
Déclenchés depuis ce week-end dans plusieurs départements,
les plans « grand froid » destinés à venir en aide aux sans-abri sont une solution insuffisante, soulignent de nombreuses associations.
290903 Image 1

AFP

Avec l’arrivée des températures négatives, plusieurs départements ont déclenché, ces derniers jours, leur plan « grand froid ». Un dispositif d’urgence créé dans les années 1980 et jugé inadapté par la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars).

En quoi consistent les plans « grand froid » ?

Est ce possible ? Est ce admissible ? dans POLITIQUE 34438.hr_1Florent Gueguen Ils démarrent le 1er novembre et sont applicables jusqu’au 31 mars. Les préfectures ouvrent pendant cette période des places d’hébergement d’urgence qui viennent s’ajouter aux quelque 100 000 places pérennes. L’an dernier,
il y en avait 8 000. Cette année, on en
a annoncé 10 000.

Est-ce suffisant ? Florent Gueguen Le principe de la « gestion au thermomètre » des sans-abri est plus que contestable. Cécile Duflot comme Sylvia Pinel s’étaient engagées à y mettre fin. Pourtant, la même logique préside aujourd’hui et consiste à abandonner les personnes dès que les températures remontent. Cela contribue, en plus, à créer un véritablement système de « portes tournantes » de l’hébergement. Les gens passent de la rue à l’hébergement précaire, pour retourner à la rue… et n’accèdent jamais à un logement stable. 70 % des personnes qui appellent le 115 sont déjà connues des services sociaux. Sur les dix dernières années, on constate une augmentation de 44 % du nombre de sans-abri, avec 150 000 personnes à la rue lors du dernier recensement. En novembre 2014, seule une personne sur deux est arrivée à obtenir une réponse positive à sa demande d’hébergement au 115. Il y avait moins de places hivernales ouvertes cette année qu’au même moment en 2013. C’est insupportable.

Quid des personnes vivant actuellement dans les bidonvilles ?

Florent Gueguen Les demandes de logement de familles avec enfant augmentent largement depuis trois ans. Au 115, elles représentent plus de 40 % des appels. Dans la plupart des cas, il s’agit de gens issus de bidonvilles ou de squats régulièrement soumis à des expulsions et donc privés de tout accompagnement social. Or, le parc d’hébergement actuel est conçu sur le modèle de l’homme isolé célibataire. Il n’est plus adapté. L’État recourt aux nuitées d’hôtels où les conditions de vie sont indignes. En Île-de-France, 30 000 personnes vivent à l’hôtel au titre de l’hébergement d’urgence pour un coût de 180 millions d’euros par an. Les familles de demandeurs d’asile qui n’obtiennent pas de place en centre d’accueil viennent également grossir les rangs.

Quelles solutions préconisez-vous ?

Florent Gueguen Il faut, bien sûr, répondre à l’urgence mais il faut aussi rapidement créer en masse de nombreux logements stables. C’est impératif. Le budget 2015 de l’État ne prévoit que 30 000 logements supplémentaires accessibles aux ménages vivant avec des minima sociaux. Il en faudrait le double. Il compte également diminuer les aides à la construction de « logements-très-sociaux ». Il faut, au contraire, en construire beaucoup plus et mobiliser les logements vides du parc social et privé. Cela peut se faire à moindre frais en réduisant l’utilisation coûteuse et socialement tragique des nuitées d’hôtel.

Florent Gueguen
Directeur général 
de la Fnars

Commentaires

 

drareg

Mardi, 30 Décembre, 2014 – 13:31
453 être humains sont morts dans la rue en 2013, dont une dizaine d’enfants, est-ce bien la société que nous voulons? Il semble que oui, puisque trois « sans abris » sont morts depuis dimanche, morts parce que, manquant de ressources pour disposer d’un toit, d’un abri, d’un logement, d’un repas, de soins des plus élémentaires, parce qu’au vingt et unième siècle en France, la plus extrème pauvreté décime ses citoyens. Nous disons oui, au chômage, oui à la baisse des salaires, oui au travail sous-payé, oui à la pauvreté, et maintenant oui à la mort, pour qu’une poignée d’autres être humains disposent de millions supplémentaires, c’est écoeurant.. Le FNUMPs, le grand parti de la groiche Française, s’organise pour que rien ne change et que tout s’aggrave, et pendant ce temps là, nous applaudissons nos maîtres et nos bourreaux. L’humain est différent de l’animal, mais quand il se mêle d’être bête, il est Français, il vote FNUMPS;

 

 

 

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