Bonne année à tous les journalistes…
Posté par jacques LAUPIES le 28 décembre 2014
Hourra il neige ! La télé va enfin savoir quoi nous raconter !
Remarquez cela leur évitera de tronquer les informations concernant les grands problèmes d’ici ou d’ailleurs qui parfois ne sont que de petites choses vues à la loupe.
Je ne sais combien d’années il faut d’études dans les grandes écoles de journalisme pour être recruté par les grands médias et combien d’autres il en faut pour être un reporter aguerri mais, quand j’en vois et en entends, ayant dépassé la quarantaine, venir disserter des quarts d’heures pour m’expliquer savamment cette bizarrerie que, là il est tombé 2 cm de neige et ici 5 cm je me dis qu’il leur en aura fallu du temps, pour atteindre la célébrité que leur donne soudain l’exhibition de leur bobine à une heure de grande écoute.
Une célébrité passagère certes qui consiste plus, pour l’acquérir, à éviter les sujets qui fâchent qu’à boucher les trous qui s’imposent à nos chaînes publiques. En ces temps de vacances où, parfois ardents défenseurs du travail les dimanches et les jours de fête, nos informateurs habituels en oublient de donner l’exemple et cèdent la place à des collègues ainsi sacrifiés.
Comme le rappellent les deux articles précédents d’hier, repris dans l’Humanité, à propos du Venezuela, et aujourd’hui concernant la Chine on omet, que dis je on efface ou on falsifie les évènements qui sensibiliseraient plus les lecteurs et téléspectateurs que les divers accommodements du foie gras et de coquilles Saint Jacques que l’on nous suggère du matin au soir, dans des reportages faisant bonheur de nos grands chefs cuisiniers (et des autres moins grands : spécialisés eux dans la cuisine politique)
Elle a peut-être des défauts que je ne perçois pas cette « Humanité » que je lis tous les jours mais elle a le mérite de pratiquer un journalisme qui me convient (excusez cette égoïste appréciation). Ce journal a le mérite de rappeler l’essentiel de ce qui se passe dans le monde en en situant les contours idéologiques et géopolitiques.
Oh bien sûr il est parfois accompagné, dans d’autres médias, par cette démarche de professionnels qui ne font pas que dans la météo et la cuisine que doivent leur imposer les directions de chaînes et nous ramènent parfois de magnifiques reportages. Bien trop rares hélas !
A tous, même aux reconvertis dans la pâtisserie, par défaut d’éventreur dans une blanche nuit de Noël ou de catastrophe naturelle – mais il y en a tant que cela tourne à la banalité pour ceux qui n’y laissent pas leur peau - A tous ces rapporteurs de faits divers qui nous sont racontés dès notre réveil avec promesse de nous les rappeler jusqu’au moment où les petits devraient s’endormir, à tous je dis « Bonne et heureuse année »
Comme il y a les soins à deux vitesses (avec ou sans dépassement d’honoraires), et tout récemment les transports (avec l’entrée en piste des autocars) les écoles (gratuites et payantes) depuis la nuit des temps, nous avons l’information utile, l’information futiles et même l’information débile.
Fort heureusement il est des réalisateurs (ce soir sur Arte et la 5) qui nous rappellent aux réalités historiques (Un Charlemagne conquérant et sanguinaire bien éloigné des images qu’en donnait les livres d’histoire à la communale de mon temps) et aux réalités présentes et peu ragoutantes de la vie des peuples (en l’occurrence celui du Bangladesh).
Deux programmes qu’il m’a fallu trouver et qui se sont imposés malgré le charme d’une émission destinée à mettre en lumière des jeunes « prodiges » plutôt agréables à voir et entendre. Fort heureusement il y a beauté toujours rassurante et si peu honorée !
Image destinée aux délicats bobos irrités par les grèves des transports : Il y a pire en ce monde
Soutien
Ah ! Au fait il faut que je vous rappelle qu’avec 66 € de remboursés vous pouvez en donner 100 à l’Humanité ou à La Marseillaise qui souffrent d’une carence de lecteurs, maladie qui se généralise et de publicité ce mal nécessaire qui empoisonne nos vies.
https://www.donspep.caissedesdepots.fr/?journal=huma
Vous me direz à un moment ou les grandes associations humanitaires en appelle à notre bon cœur pour aider les infortunes que provoquent les fortunes, comme dit ma voisine : « on ne peut donner à tout le monde »
Il faut don faire des choix : faisons celui de la lutte !
Pékin express, à la découverte des mondes inconnus, aller retour


