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L’homophobie* violente et étatisée en Egypte, nous rappelle qu’en France elle a des adeptes non institutionnels mais bien existants

Posté par jacques LAUPIES le 23 décembre 2014

 

Que cela se passe en Egypte pourrait nous rassurer dans la mesure où une telle opération policière et médiatique a fort peu de chance de se produire dans notre pays.

Personne n’en disconviendra néanmoins chacun sait que l’homophobie est bien présente dans notre société bien que, à l’inverse de ces tristes comportements qui affectent la police et le journalisme égyptien, les médias français prennent de plus en plus position en faveur de la liberté des pratiques sexuelles. A tel point qu’il n’est pas rare  d’entendre des personnes s’en plaindre !

Cela va de pair avec la manière dont est traitée la femme en général dans nombre de ces sociétés. Ce qui est le plus lamentable est que les autorités religieuses fassent souvent silence sur ces comportements, que des catégories de population ne s’en indignent pas, et que des bandes puissent encore se permettre des violences comme l’ont démontré certains faits divers médiatisés.

L’homophobie  est encore un mal profond qui fait bien des dégâts, y compris parmi les adolescents qui se voient rejetés par les amis et parfois leur propre famille.

Je ne disserterai pas sur l’homophobie*. Elle est condamnable comme toute autre intolérance qui consiste à ne pas reconnaître à chacun la liberté de ses choix, fussent-ils sexuels, politiques, idéologiques ou religieux, qui sont respectueux de la liberté des autres et rejettent tout recours à l’oppression. Mais il est bien évident que les détournements de ce principe ne peuvent-être dissociés du degré de dépendance et d’exploitation existant sur le plan économique.

Ce qui expose bien plus certaines catégories sociales que d’autres, moins protégées socialement et culturellement et ainsi plus ou moins soumises aux violences.

Comme cela a été dit : « La violence prétend être la solution d’un problème C’est elle qui est un problème. »

L’homophobie est l’hostilité, explicite ou implicite, envers des individus dont les préférences amoureuses ou sexuelles concernent des individus de même sexe1. L’homophobie englobe donc les préjugés et les discriminations (emploi, logement, services), et cela peut se manifester par de la peur, la haine, l’aversion, le harcèlement, la violence ou encore de la désapprobation intellectuelle intolérante envers l’ensemble de la communauté LGBT1,N 1. « De même que la xénophobie, le racisme ou l’antisémitisme, l’homophobie paraît être une désignation de l’autre comme le mauvais contraire, inférieur ou anormal2. » L’homophobie peut aller jusqu’au meurtre ou, plus souvent, à la condamnation à mort institutionnalisée, notamment dans certains pays africains et du Moyen-Orient.

L’homophobie peut être de différentes origines : issue de positions religieuses, de considérations cliniques (en médecine, en particulier en psychiatrie, et en psychologie)3, anthropologiques (au nom de la différenciation des sexes), idéologiques (l’islamisme, le nazisme, le stalinisme), ou issue de désirs homosexuels refoulés.

 

Homophobie : malgré la fin de l’ère Moubarak, les Égyptiens n’en ont pas fini avec 
un régime répressif

Gaël De Santis
Mardi, 23 Décembre, 2014
L’Humanité

 

Vingt-six hommes, inculpés pour « débauche », encourent de trois 
à cinq  ans d’emprisonnement. Leur crime ? Être homosexuels.
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Hassan Ammar/AP/SIPA

Des dizaines de policiers égyptiens débarquent spectaculairement dans un hammam du quartier Azbakeya, au cœur de la capitale. La descente est filmée, retransmise en direct à la télévision. Les corps d’hommes humiliés défilent, à moitié nus sous leur serviette. « Grâce à nos informations et pour la première fois de l’histoire des médias égyptiens et arabes, la police fait une descente dans le plus grand repaire d’orgies homosexuelles du Caire. Bienvenue dans le programme El Mostakhbi », fanfaronne la présentatrice de la chaîne Al Kahera Wal Nas (« Le Caire et les gens »), ostensiblement ravie d’avoir livré ses concitoyens à la police. En enquêtant sur la prévention du sida et la prostitution, la journaliste Mona Iraqi aurait pris connaissance des activités du bain public. Elle s’est vantée, sur les réseaux sociaux tels que Facebook, d’avoir pris une part active à ces arrestations en fournissant à la police les détails sur ce qui serait un « repaire d’homosexuels ».

Ce 7 décembre, trente-trois personnes sont interpellées. Dimanche, vingt-six d’entre elles, soupçonnées d’avoir organisé ou participé à des « orgies homosexuelles », ont comparu pour « débauche », une accusation souvent utilisée contre les homosexuels. À la vindicte médiatique succède donc l’opprobre de la justice. Quatre employés du lieu sont inculpés, ainsi que le propriétaire, accusés d’« administration d’un lieu de débauche » et d’« avoir incité et facilité la débauche d’autrui ». Vingt et un clients sont eux aussi inquiétés pour « débauche et (…) attentat à la pudeur ». Ils encourent trois 
à cinq ans d’emprisonnement. Leur procès a été ajourné au dimanche 4 janvier. Ce qui s’est passé ce triste dimanche en dit long sur la manière dont sont traités les prévenus, qui, de peur de la réprobation sociale, cherchaient à dissimuler leur visage avant d’être enfermés dans des box de fer.

L’un des hommes a raconté les violences policières à l’AFP : « Tous les jours, ils nous frappent et nous obligent à dormir à plat ventre. » « Depuis le début du procès, ils sont battus, attaqués verbalement et menacés de viol », a révélé au Washington Post Dalia Abd El Hameed, responsable du programme de genre à l’Initiative égyptienne pour les droits des personnes. « S’ils ont de longs cheveux, ils peuvent être coupés de force, parce que c’est le signe d’être efféminé », dénonce-t-il. Et c’est sans compter les tests effectués sur les prévenus, à maintes reprises dénoncés par les organisations de défense des droits humains. « Dix-huit d’entre eux n’ont pas de marques visibles qui montrent qu’ils sont homosexuels. Mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas homosexuels », était capable de dévoiler Hisham Abdel Hamid, porte-parole du département de médecine légale. Ces méthodes intrusives ne sont pas réservées aux homosexuels : en 2011, lors de la révolution, des manifestantes arrêtées sur la place Tahrir avaient été soumises à des « tests de virginité ». À l’occasion de l’audience, l’un des proches de l’une des victimes de la répression des mœurs s’inquiétait des conséquences pour sa famille. « Notre honneur est en jeu, (ce procès) va détruire toute notre famille », a-t-il déclaré à l’AFP, accusant : « Tout ça, c’est à cause d’une journaliste qui cherche la célébrité au détriment de 
la vie d’autrui. »

 

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