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Tunisie

Posté par jacques LAUPIES le 21 décembre 2014

 

Mais qu’ont donc les peuples à se faire voler les révolutions ?

D’évidence aucun des deux candidats à la présidence tunisienne ne semble avoir un soutien dans réserve des forces progressistes de ce pays. Il est vrai qu’entre un pro islamiste et un candidat ancien collaborateur de Ben Ali le choix peut paraître délicat.

Fervent défenseur de la laïcité, selon la conception que je peux en avoir, vu de loin je ne ferai pas confiance à un islamiste, qui se prétend cependant modéré. D’un autre côté je ne me vois pas trop appuyer un homme qui s’est rangé aux côtés de la bourgeoisie tunisienne.

Il est vrai qu’avec les systèmes présidentiels tout à fait adaptés aux manipulations possibles par les classes dominantes les classes populaires sont condamnées à se faire rouler et les révolutions, parce qu’elles ne vont pas jusqu’au bout, en l’absence de partis vraiment révolutionnaires capables de déposséder les possédants de leur pouvoir économique et politique, transforment ainsi en force d’appoint les courants progressistes.

Mais sommes nous à l’abri  nous-mêmes en France, de ces processus qui avortent et qui se traduisent, d’une élection à l’autre, par  l’incapacité d’une majorité à se constituer pour de profonds et véritables changements ? 

Y aurait-il la rue en mouvement pour abattre les politiques qui ne cessent de se contenter d’aménager le système sans véritablement le transformer, que nous serions à la merci de toutes sortes de récupérations ? 

Probable si nous n’avons pas les organisations et forces nécessaires pour pérenniser la volonté populaire et l’orienter vers ce à quoi elle aspire et qui n’est jamais rien d’autre que plus de justice dans tous les domaines !

Le plus urgent étant dans ce type de situation que le peuple s’octroie ce qu’il réclame et se donne des institutions pour le garantir. Mais cela ne peut se faire dans l’anarchie, il faut bien un outil porteur de cet objectif !

Il ne peut y avoir que de la spontanéité fut elle pluraliste, diverse et par définition incontrôlée et de courte durée. Aussi imparfaits soient ils, sont nécessaires des pouvoirs politiques forts et cohérents, prenant appui sur une organisation populaire active qui exige des militants aguerris issus des forces vives de la population

Même les conservateurs qui s’échinent à prendre des formes qui vont du réformisme à la pire des réaction, en sont conscients. De la bataille des idées à l’action pour les  concrétiser l’organisation politique est une nécessité, surtout pour travailleurs qui veulent s’émanciper.

 

 

 

Tunisie. Un second tour indécis

Hassane Zerrouky
Vendredi, 19 Décembre, 2014
L’Humanité

 

Le second tour de l’élection présidentielle en Tunisie opposera ce dimanche Béji Caïd Essebsi, candidat de l’alliance laïque Nidaa Tounès, arrivé en tête au premier tour, au chef de l’Etat sortant, Moncef Marzouki, élu par l’Assemblée constituante à titre provisoire en décembre 2011 et candidat de la mouvance islamiste.
Photo : Fadel Senna/AFP

Dimanche, les Tunisiens sont appelés à choisir entre Beji Caïd Essebsi, 84 ans et Moncef Marzouki, 79 ans.
Photo : Fadel Senna/AFP

Une page se tourne. Dimanche, sera élu au suffrage universel le premier président de l’histoire de la Tunisie. Les Tunisiens sont appelés à choisir entre Beji Caïd Essebsi, quatre-vingt-quatre ans, dit BCE, et Moncef Marzouki, soixante-neuf ans.

 

 Zoubeir Souissi/Reuters

Béji Caïd Essebsi lors d’un meeting le 13 décembre à Tunis.
Photo : Zoubeir Souissi/Reuters

Cinq points d’écart séparent les deux hommes qui, durant cette campagne, ne se sont pas fait de cadeaux. Le premier, dirigeant et fondateur de Nidaa Tounès, qui se targue d’avoir été le compagnon d’Habib Bourguiba, le père de l’indépendance tunisienne, part légèrement favori. Revendiquant l’héritage moderniste de ce dernier, BCE est soutenu par de larges franges de la société tunisienne, notamment les femmes, et certains milieux progressistes comme les ex-communistes d’Al Massar, mais aussi par d’anciens caciques de l’ex-RCD, le parti de Ben Ali.

 

 Zoubeir Souissi/Reuters

Durant un meeting du président sortant Moncef Marzouki, à Sidi Bouzid, le 17 décembre.
Photo : Zoubeir Souissi/Reuters

Selon lui, le président sortant est le candidat des islamistes et des salafistes. Moncef Marzouki, qui bénéficie effectivement du soutien de l’appareil du parti islamiste Ennahdha et des salafistes du parti Tahrir, accuse son adversaire d’être le candidat de l’ancien régime de Ben Ali. Pire, pour Marzouki, si BCE l’emporte, ce sera grâce à la fraude. Jouant sur la peur sur fond d’invectives mutuelles, les deux hommes ont peu parlé des dossiers brûlants  – dette, chômage, pauvreté – qui attendent le futur chef d’État.

 

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