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A propos d’économie sociale (dossier sur l’Huma de ce mardi)

Posté par jacques LAUPIES le 4 novembre 2014

 

L’économie sociale demeure une des réponses possible et efficace aux méfaits d’une économie libérale qui produit de plus en plus non seulement un déséquilibre sur le plan social  mais de surcroit conduit à une forme d’anarchie sur le plan économique engendrant le règne de la loi du Profit.

Mais la cohabitation des deux systèmes n’est pas sans se faire au détriment de l’économie sociale qui semble occuper des secteurs d’activités de service et être moins présente dans les secteurs de la production.

De plus la puissance du secteur libéral, dans les domaines industriels et commerciaux, accompagné par les banques et la puissance publique tend à fragiliser l’entreprise d’économie sociale que ce soit dans ses formes coopératives, mutualiste ou associatives.

Avec les responsabilités que j’ai assumées dans ces secteurs (mutualiste et associatif) je peux témoigner des nombreuses difficultés auxquelles j’ai été confronté.

J’espère pouvoir en reparler ici !

 

L’économie sociale et solidaire en Europe

Lundi, 3 Novembre, 2014
A propos d'économie sociale (dossier sur l'Huma de ce mardi) dans POLITIQUE bandeauessnov
Dans l’Humanité mardi 4 novembre. Numéro spécial en partenariat avec le Mois
de l’économie sociale et solidaire.
Au sommaire :
  • Notre dossier : l’économie sociale et solidaire en Europe, à la recherche d’une définition commune. En Grèce, la crise a fait renaître une économie des besoins.
  • Entretien avec Thierry Jeantet, président des rencontres du Mont-Blanc, forum international de l’ESS, pour une internationalisation du mois de l’ESS.
  • Tribunes de Marcel Caballero, vice-président du Ciriec France, et de Francesca Toia, députée européenne.

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Les hommes qu’ils fabriquent et qui hantent les lieux de pouvoir !

Posté par jacques LAUPIES le 3 novembre 2014

 

 

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Dans l’article qui suit, Jean Emmanuel Ducoin évoque finalement le drame politique que nous vivons, en désignant des hommes « symboles ».

Des hommes de pouvoir fabriqués dont on devine d’où ils viennent, à quels compromis ils se soumettent pour naviguer sur ce « bateau ivre » dont ils ne sont pas les maîtres, que seuls maitrisent – à gros risques pour l’humanité – des groupes EUX maitres de l’économie et de la finance.

Nous n’avons pas à faire à des inconséquents, des inconscients, des irresponsables. Non, nous avons à faire des individus, femmes ou hommes, bien dans leurs pompes, bien fabriqués, soldats disciplinés d’une bourgeoisie qui mène avec de grands moyens son combat de classe.

Une bourgeoisie qui pioche dans ses rangs mais aussi dans le peuple tout ce qui lui est utile pour exploiter, toujours plus exploiter et atteint parfois miraculeusement cet objectif : faire croire que seule prévaut sa conception individualiste dans une société conçue comme une jungle, même si elle nous enfume avec les discours de grands penseurs , de grands créateurs, pour occuper des jeunes gens dans les universités et les petits bourgeois (ou prolétaires ignorant et s’ignorant) qu’elle maintient devant leur télé dans un cocon superficiel qui peut à tout moment s’enflammer.

Quant à la jeunesse qu’elle abandonne massivement la laissant à ses peurs (eh oui! la jeunesse n’échappe pas à la peur), elle sait fort bien la trier pour satisfaire sa fabrication des « élites ». Les siennes bien entendu !

Je me souviens de ce jeune homme rencontré un soir à la féria de Nîmes, il y a de cela quelques années, venu là trouver ce que les nouvelles mœurs ne trouvaient plus répréhensible (un condition nouvelle nécessaire peut-être pour supporter un asservissement inconscient) Il m’avait expliqué son travail dans une multinationale, qui l’employait dans une tour de la Défense à Paris avec un salaire très confortable pour pratiquement, me disait-il, ne rien faire, si ce n’est d’apprendre à gérer les conflits avec le personnel.

Et la discussion me fit découvrir que cette « formation » le destinait à de grandes responsabilités pour régler les comptes des salariés envers lesquels il affichait déjà un certain mépris. Qui sait ou se trouve aujourd’hui ce brillant sujet sorti d’une grande école ! Pourquoi pas dans un Ministère lui aussi.

Déjà pourtant s’annonçait la montée en flèche du chômage, commençait la prolifération des  squats et des sdf, l’agitation des banlieues, la banalisation de la drogue et des trafics, et nous n’en étions qu’aux premiers emplois soutenus qui, comme le disait Georges Marchais, annonçaient pour ces jeunes des années 80″ une précarité permanente tout au long de leur vie ».

Mais, et je me répète : est-il pensable que ces « cadres » ultra formatés surtout s’ils s’appellent plus tard Valls et Macron (« l’élite de l’élite ») puissent ne rien voir de la misère sociale et morale qu’ils servent ? Et avec eux ceux qui hantent les couloirs de l’Elysée et de Matignon, des tours de la Défense et tous ces lieux de pouvoirs, jeunes ou vieux d’ailleurs ? Et ne croyez surtout pas que ce sont des inintelligents. On ne peut mettre au service d’une cause que des imbéciles !

Alors vous, jeunes dont la méfiance à l’égard des partis politiques, de tous les partis politiques, on peut comprendre votre sentiment d’impuissance face à un tel déploiement de moyens par les bourges de votre pays.

Il n’y a pour vous et votre avenir que de solution dans l’action, pas celle qui fait bruler quelques poubelles un soir, ni même celle qui peut vous conduire à être des milliers dans la rue, non il n’y a de solution, en l’état, que celle qui pourra donner une suite aux feux que vous pourrez allumer et aux agitations qui vous sont proposées aux extrêmes : trouver la conscience de vos intérêts de classe et l’organisation politique que cela implique !

Et ne confondez pas révolte et révolution.

 

 

Ravage(s)

Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin
Vendredi, 31 Octobre, 2014
Photo : Bertrand Langlois/AFP

« Macron incarne-t-il cette jeunesse de la société qui ne réfléchit plus face aux crises de notre temps ? »
Photo : Bertrand Langlois/AFP
Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin.  » Macron 
est-il ivre 
de sa jeunesse libérale? »

Macron. Et si l’exaltation de la jeunesse, parfois, était le contraire de ce que nous croyons ? Une supercherie. Un enfermement. Un contresens pour les fracassés de la crise qui confondent l’« ancien-âge » avec le « bel-âge », révéré l’an dernier par Régis Debray dans un essai tonitruant publié chez Flammarion. L’autre jour, alors que le ciel bleu-gris ombrait le drapeau tricolore d’une teinte de plomb devant l’entrée d’un ministère régalien, un conseiller ayant quitté Matignon pour Bercy s’épanchait, et en une seule phrase le bloc-noteur sentit le poids d’une désillusion aussi permissive que mortifère : « Ce Macron, il veut déjà remplacer Valls, alors qu’il n’a rien à voir avec notre histoire de gauche, avec nos mots, nos références, alors qu’il ne comprend rien au peuple, rien au mot “social” et encore moins au mot “socialisme”… » Et l’homme d’ajouter : « Seule la folie de sa jeunesse lui vaut ce sauf-conduit octroyé par Hollande, seule son immaturité politique lui permet de se placer sur le marchepied libéral sans se poser de question. » Diable ! La jeunesse de Macron, né en 1977, bien après le choc pétrolier et la mort de Pompidou, ne serait déjà plus une qualité dans les arcanes du pouvoir, mais la forme plus ou moins avouée d’une précipitation pro-capitaliste irréfléchie et aveugle ? La critique tient lieu de paradoxe. Car tout de même, dans une société qu’on dit « bloquée » et « statufiée » dans ses « tabous », qui relègue ses jeunes en marge et les met massivement au chômage, c’est pourtant la jeunesse comme exemple et idéal qui s’impose en norme « moderne » et salvatrice. Avec son corollaire suprême : le présentisme, qui porte dans ses flancs, faute de bustes tutélaires inconnus de Youtube, la régression du peuple assumée et de la qualité en quantité, via la preuve par l’économie, le chiffre, la statistique, la mondialisation, etc. Macron incarne-t-il cette jeunesse de la société qui ne réfléchit plus face aux crises de notre temps ? Il y a chez ce genre de personnage comme une « googlisation » technocrate de l’esprit. Ceux-là portent sans le savoir les stigmates d’une époque à double caractéristique : non seulement les Macron et consorts sont sûrs d’eux, de ce qu’ils pensent et font, mais aussi, connectés 24 heures sur 24, inondés de rapports en tout genre prêchant la bonne parole libérale estampillée « Cour des comptes » ou « Attali », tous protégés qu’ils sont du monde extérieur par des larbins prêts à tout pour les en éloigner, ils incarnent à cent pour cent ces hommes du XXIe siècle incapables de voir et encore moins de comprendre le « réel », de s’y attarder, de s’y concentrer. Appelons ça la « crise de l’attention », symptôme de ces élites formatées qui nous conduisent tout droit à la catastrophe. Le banquier contre le politique. Le calculateur contre le commissaire au Plan. Bref, voici les faux rebelles qui prétendent changer le monde, sauf que changer vraiment le monde implique toujours une affirmation, un engagement total, donc sincère. Résumons : le non-socialiste ne peut prétendre au socialisme, fût-il très rose.

Psy. Toutes ces belles âmes, à commencer par Macron lui-même, feraient bien de lire Est-ce ainsi que les hommes vivent ? (éditions Fayard), de la psychanalyste Claude Halmos, formée par Lacan et Dolto, qui décrit dans un livre terrifiant les ravages psychologiques engendrés par les difficultés économiques et la paupérisation. Des millions de personnes en France. « Qui s’intéresse à ce phénomène ?, demande-t-elle. Personne ! C’est comme si tout le monde avait peur de dire cette réalité sociale, comme si elle était trop désespérante, trop honteuse. Il ne cesse pourtant de prendre de l’ampleur… » Ce cri d’alarme devrait être enseigné de toute urgence à Sciences-Po, à l’ENS, à l’ENA. Pour que les nouveaux jeunes (sic) aient de bonnes raisons d’exalter leur propre jeunesse.

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André Chassaigne, Député communiste, condamne le traité transatlantique

Posté par jacques LAUPIES le 2 novembre 2014


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A. Chassaigne -- Dire non au traité transatlantique par CN-PCF

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Burkina ?

Posté par jacques LAUPIES le 2 novembre 2014

 

La démonstration est faite une nouvelle fois que des centaines de milliers de citoyens dans la rue  pour dégommer un Dictateur était une formule payante pour faire évoluer une société.

Reste à savoir si cela aboutira à des transformations profondes dans le sens de changements économiques et sociaux et si le peuple échappera à une nouvelle emprise de classes dominantes et en l’occurrence dans ce pays du poids d’un certain néocolonialisme ?

Les militaires organisent la succession de Compaoré

Samedi, 1 Novembre, 2014
Photo Ahmed Ouoba. AFP

Le général Traoré, chef d’état-major de l’armée
Photo Ahmed Ouoba. AFP
Suite au mouvement populaire qui a mis fin aux 27 années de régime autocratique de Blaise Campaoré, deux militaires se sont autoproclamés successivement chef de l’Etat du Burkina Faso. Le commandant en second de la garde présidentielle a obtenu le soutien de l’armée ce samedi.

Le lieutenant-colonel Isaac Zida, commandant de la garde présidentielle du Burkina Faso, officier de la garde présidentielle du Burkina Faso a annoncé samedi avoir pris le pouvoir et promis une « transition démocratique apaisée ». « J’assume à compter d’aujourd’hui les fonctions de dirigeant de la transition et de chef d’Etat » a-t-il déclaré ce samedi matin à la télévision. Les principaux commandants de l’armée du Burkina Faso ont annoncé également qu’ils avaient désigné le lieutenant-colonel Isaac Zida pour présider cette transition politique, dissipant ainsi l’incertitude qui régnait depuis la démission de Blaise Compaoré. Zida avait en effet organisé un putsch contre le général Traoré, chef d’état-major de l’armée, qui avait pris le pouvoir au lendemain de la démission du président Blaise Compaoré. C’est que ce vendredi après-midi, le chef d’état-major des armées, le général Nabéré Honoré Traoré, avait fait savoir qu’il assumerait les « responsabilités de chef de l’Etat », alors que l’intérim aurait dû revenir au président de l’Assemblée nationale en cas de « vacance » du pouvoir. Cette annonce a  provoqué la colère dans les rues de Ougadougou, le général étant considéré comme un fidèle de Compaoré. Les militaires se sont également divisés.

Un coup d ’Etat

Le colonel Isaac Zida, à la tête d’un groupe de jeunes officiers, s’est opposé par la force au général Traoré. Après plusieurs affrontements autour du palais présidentiel, il a décidé dans un premier temps de la « suspension » de la Constitution. Puis il a annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes. Fort du soutien d’importantes composantes de la société civile, dont le « Balai citoyen », organisation en pointe dans la mobilisation anti-Compaoré, Zida a également déclaré qu’il mettrait prochainement en place un nouvel « organe de transition » favorisant un « retour rapide » à l’ordre constitutionnel. Isaac Zida devrait s’entretenir  avec d’autres militaires, des diplomates et des responsables politiques. Ces deux militaires qui prétendent à la succession de Compaoré ont supplanté un troisième homme, le général en retraite Kouamé Lougué, pourtant favori de la population.

Le PCF a réagi dans un communiqué: « La période de  transition qui s’ouvre est un véritable défi. Les anciens piliers du régime militaire et du clan au pouvoir voudraient garder la main. Une grande responsabilité repose sur les épaules des Burkinabés pour écrire, avec la plus grande vigilance, une nouvelle et belle page de l’histoire du « pays des hommes intègres » et du continent africain. Les communistes français apportent leur soutien au peuple et aux forces de progrès burkinabé en vue de cet objectif. »

La période de  transition qui s’ouvre est un véritable défi. Les anciens piliers du régime militaire et du clan au pouvoir voudraient garder la main. Une grande responsabilité repose sur les épaules des Burkinabés pour écrire, avec la plus grande vigilance, une nouvelle et belle page de l’histoire du « pays des hommes intègres » et du continent africain. Les communistes français apportent leur soutien au peuple et aux forces de progrès burkinabé en vue de cet objectif. – See more at: http://www.humanite.fr/chute-de-compaore-un-espoir-pour-le-burkina-et-po…
La période de  transition qui s’ouvre est un véritable défi. Les anciens piliers du régime militaire et du clan au pouvoir voudraient garder la main. Une grande responsabilité repose sur les épaules des Burkinabés pour écrire, avec la plus grande vigilance, une nouvelle et belle page de l’histoire du « pays des hommes intègres » et du continent africain. Les communistes français apportent leur soutien au peuple et aux forces de progrès burkinabé en vue de cet objectif. – See more at: http://www.humanite.fr/chute-de-compaore-un-espoir-pour-le-burkina-et-po…

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Choix stratégiques politiques et électoraux – Document soumis à la CN par la Section de PCF de Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 2 novembre 2014

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La question de la vie démocratique dans notre pays se pose à tous les niveaux et dépend d’une meilleure participation et implication des citoyens dans les choix à faire pour répondre à la satisfaction de leurs besoins.

On entend  et plus particulièrement parmi les gens de gauche ou d’extrême gauche, cet appel au respect de la volonté populaire en tous lieux et à tous moments, la dénonciation de la trop grande pérennité de la délégation de pouvoir accordée entre deux consultations électorales, qui donne la possibilité aux vainqueurs de ces consultations d’en faire pendant cinq ou six ans à leur guise, y compris en ne respectant pas leurs promesses.

D’où cette proposition de consultation permanente et de révocation des élus qui ne respecteraient pas le mandat qui leur a été confié. Et si cela ne s’avère pas possible le recours à la mobilisation des populations concernées allant jusqu’à les conduire à des actions de refus et éventuellement d’obstruction.

Mais le résultat d’une telle vision est qu’il faut bien que cette opposition s’organise.

Hormis l’appel au référendum qui pose les questions provoquant  chez l’électeur l’émergence de contradictions : entre l’intérêt général et son intérêt particulier ou celui de la catégorie sociale à laquelle il appartient, entre sa propre analyse et celles que donnent les médias qui peuvent favoriser des courants extrémistes ou populistes, comment peut-il choisir sans risque de se tromper ?

La contestation aboutit nécessairement à l’affaiblissement des élus, à la reconnaissance d’une certaine incapacité de leur part à leur fonction de réflexion, d’action et de gestion. Ce qui présente tout de même un risque car si ces élus sont issus de minorité il est un peu hasardeux de vouloir faire parler contre eux la majorité constituée d’opposants et d’abstentionnistes ou plus exactement de parler à leur place.

A cela s’ajoute l’instrumentalisation possible par toutes sortes de lobbies, issus des intérêts dominants sur le plan économique et médiatique ou encore résultant des aptitudes d’organisation sur le plan politique, associatif notamment, en concentrant des forces sur tel ou tel problème au risque de s’éloigner d’une vision plus large et plus globale.

Il est bien évident que c’est l’acceptation de tous ces travers de la vie démocratique qui permet aux classes possédantes de manœuvrer et d’imposer leur dictat,

Conscients que la démocratie, selon la célèbre formule, est le moins mauvais des systèmes d’organisation sociale, il faut compte tenu des transformations permanentes des forces productives et de l’inadéquation des rapports sociaux existants, régénérer et transformer notre pratique démocratique. C’est donc une réflexion tout aussi permanente sur la nature de nos actions, de nos positionnements qui s’impose à nous.

Est ce à dire comme le font certains que, dans cette optique les partis politiques, n’ont aucun rôle à jouer et seraient condamnés  à être des relais instrumentalisés  comme le sont d’évidence les partis socio-démocrates, chrétiens démocrates et au delà les partis se réclamant du nationalisme et du patriotisme (dont cependant il faut étudier sérieusement la nature et les objectifs) ?

Est ce à dire que ces partis peuvent ils être seulement considérés comme étant instrumentalisés ? 

Bien sur que non, parce que si les dominants sur le plan économique ont besoin d’eux ils provoquent du même coup un regroupement de personnes qui ne les rejoignent pas dans cette optique, essentiellement d’ordre économique, et donc créent du coup les conditions de la négation de leur propre adhésion.

D’où le fait qu’il n’y a pas d’inutilité absolue à leur existence et que le débat démocratique s’impose avec eux plus que le rejet de tout dialogue. Pour cela point n’est besoin de se mettre autour d’une table, sauf en des circonstances précises lorsque l’action commune devient inévitable.

Le meilleur moyen étant, en dehors de ces circonstances, de dire ce que l’on pense et de formuler nos propositions devant la population qui pourra juger voire, autant que faire se peut, participer à notre travail de réflexion et d’élaboration.

Nous devons impérativement garder cette liberté d’être nous-mêmes tout en considérant comme nous l’avons indiqué par ailleurs que nos adversaires sont soumis aux réalités économiques sociales et politiques et surtout à l’analyse et aux constats que peuvent faire tous ceux qui leur apportent un appui militant ou électoral.

Deux cas de figure peuvent de présenter :

- soit nous avons une perspective de rapport de force qui nous ouvre des possibilités d’intervenir au plan des institutions et assemblées élus et y exercer un mandat permettant de soutenir et de défendre ce qui est de notre vocation : tout pas en avant vers une société plus juste. Et nous ne pouvons nous priver de toute alliance le permettant.

- soit nous sommes dans l’impossibilité de faire prévaloir notre utilité et devons concéder à d’autres le soin de nous représenter dans des compromis qui peuvent aboutir à la compromission, avec tout ce que cela comporte de négatif pour l’avenir eu égard à la réaction de notre électorat qui ne veut plus accorder leur confiance sans garanties. Et alors nous devons ne pas craindre de prendre seuls la parole.

Le système électoral actuel nous confronte en permanence à ce choix pour la simple raison que la plupart des scrutins sont à deux tours avec des risques d’élimination au premier tour dans un contexte général et actuel de fortes abstentions.

Dans un souci d’efficacité qui n’est pas dénué de sens politique il parait difficile de faire un choix, absolu et global, pour s’adapter à l’un ou l’autre de ces deux cas.

A noter que c’est ce que nous avons fait au plan national pour les élections municipales en contractant des alliances avec le PS, là ou nous avions des sortants ou, quand le rapport de force pouvait nous permettre, d’avoir des élus.

Par contre nous avons opté pour l’autonomie  (Front de Gauche) dans des  autres situations diverses. Plus rarement, me semble-t-il,  pour des listes ou positions spécifiques au PCF.

N’en déplaise à nos amis ou adversaires, le combat politique ne peut se conduire en ignorant l’appui que constitue pour nous en tant que parti, de disposer d’élus. Car nous avons besoin de mettre en avant nos capacités à gérer, mais aussi et surtout pour la population, notamment la plus exposée au désastre social que nous connaissons, des réponses que seule notre présence et celle de nos élus peuvent assurer.

Parallèlement nous avons aussi besoin sur l’ensemble de nos territoires, de manifester notre présence et notre spécificité auprès de ceux qui à juste titre nous reprochent de nous diluer dans des alliances sans garanties programmatiques, ni sur les stratégies, ni sur les contenus.

Alors pour être concret  et dans l’actualité il nous semble que nous devons mener un combat avec nos propositions tant nationales qu’au niveau  départemental et communal, sachant que tout est lié et interdépendant.

Nous suggérons donc :

- d’une part une alliance la plus large possible sur des objectifs partagés partout ou nous pouvons espérer préserver nos positions ou en conquérir de nouvelles.

- d’autre part un rassemblement à notre initiative, partout ou nous rencontrons des difficultés et où nous devons avoir le souci avant tout de notre renforcement tant sur le plan idéologique qu’en tant que force représentative. Ce qui implique de mettre en avant nos propositions qui conditionneront tout soutien ultérieur à d’autres forces.

Ces attitudes, que l’on peut considérer adoptées dans une optique électoraliste, n’en sont pas moins intimement liées à la prise en compte de la nécessité de développer et d’orienter le mouvement social et de prendre appui sur lui. Simplement parce ce que dans le cadre d’une démocratie malmenées par des institutions inadaptées à elle il s’agit de préserver une organisation politique révolutionnaire capable de jouer pleinement son rôle en toutes circonstances.

Ce dont le peuple ne peut être privé

 

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