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Pierre Laurent : discours de cloture lors de la Conférence nationale du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 15 novembre 2014

L’importance des initiatives actuelles du PCF nécessitent que par tous les moyens nous nous efforcions de les faire connaître

 

 

 

Meeting de Pierre Laurent – Conférence… par CN-PCF[/dailymotion]

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Si les religions n’existaient pas ?

Posté par jacques LAUPIES le 14 novembre 2014

 

On peut respecter les croyants et même ceux qui pratiquent une des multiples religions, sectes et autres lieux de fantasmagories sans pour autant ne pas dire ce que l’on en pense. Malgré les usages bienfaiteurs que peut provoquer leur pratique religieuse, il n’y en a pas moins des conséquences parfois désastreuses pour la marche en avant de l’humanité. Il est bien difficile de constater ce fait.

Les préceptes religieux les plus abominables ne sont pas des inventions et des paroles de Dieu, sinon il faudrait s’en prendre directement à lui, ce qui causerait bien des désagréments à sa réputation. Pour le croyant ce serait une véritable torture et je ne doute pas, vu les circonstances que, toutes religions confondues, que ceux qui les pratiquent ne soient un jour ou l’autre confrontés à cette souffrance.

En conséquence soit ils acceptent les sophismes dont sont friands les théologiens et autres gourous sur le sujet, soit ils considèrent que Dieu peut-être un salaud.

Donc effectivement le meilleur moyen de le disculper est de prétendre que les abominations commises résultent en définitive des hommes eux mêmes, ce qui vous en conviendrez signifie également qu’il en est de même pour les plus belles réalisations. Sinon la logique n’y trouverait pas son compte.

Alors comme mon chat qui de temps en temps se mord la queue je me dis que toutes ces idoles, chauves, barbus, imberbes ou frisotés, et autres figures et corps polymorphes sont des images, produits des imaginations débordantes de la nature humaine et témoignent d’une piètre imbécillité devenue parfois dangereusement collective et organisée. 

 Mais est ce si important de savoir si Dieu existe ou pas ? Quand nous allons chercher sur une comète les origines de nos vies, ou de la vie tout simplement, nous sommes loin de cette fable que me racontait de curé de St Paul à Nîmes. J’avais l’outrecuidance de fuir parce qu’il dérangeait mes fins d’après midi de jeu en me forçant à digérer une histoire invraisemblable d’Eve née d’Adam, et qui fit de ma mère, très ennuyée de faire les frais jugés inutiles d’une première communion, ma complice. Comme quoi des conduites, d’apparences immorales, peuvent être très salutaires, pour rejeter sans ménagement une falsification aujourd’hui incontestable.

Ce qui évidemment n’empêche que subsiste cette idée que l’explication de la vie, de l’univers, de la matière sera probablement toujours marquée par un mystère toujours favorable à quelque spéculation de créationnisme ou de scepticisme bien compris des scientifiques.

Comme nous sommes loin de ces religions, ou de ces idéologies qui encrassent les esprits, parce qu’elles s’éloignent de la vérité scientifique fut-elle relative, parce que les hommes les construisent à leur usage et s’en servent pour le pire comme pour le meilleur ?

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Ce qui nous trompe le moins est bien la science…

Moi, Rashwan, quinze ans, enlevé par l’« État islamique »

Pierre Barbancey
Jeudi, 13 Novembre, 2014
En mai, les djihadistes de l’« État islamique » enlèvent 250 collégiens venus à Alep 
passer un examen scolaire. Parmi eux, Rashwan, quinze ans. Ce dernier témoigne 
auprès de notre envoyé spécial du sort réservé par l’« EI » à ses otages : tortures, vexations, tentatives d’endoctrinement.
Photo : Pierre Barbancey

« Sur un écran, ils nous projetaient des vidés où on voyait des hommes de Daesh (l’ »État islamique ») sur un écran égorger des gens », raconte Rashwan, qui a aussi vu ses copains se faire frapper nus avec des câbles électriques par leurs ravisseurs.
Photo : Pierre Barbancey

Suruç (frontière turco-syrienne), envoyé spécial. Rashwan n’a que quinze ans. Les traits de son visage qui commencent à s’affiner, l’acné qui lui barre encore le front marquent bien son âge, entre enfant et adulte. Assise sur une table tirée devant la maison, sa mère, Sadika, le regarde avec des yeux tendres, d’où perce une certaine inquiétude. La famille a quitté Kobané il y a presque deux mois et s’est installée juste de l’autre côté de la frontière. En se perchant sur le toit de la maison, avec de bonnes jumelles, ils peuvent apercevoir leur ancienne propriété. Si Sadika a le visage crispé, le sourire forcé, ce n’est pas à cause de cet exode. Enseignante, elle sait comment un adolescent peut être marqué par des situations difficiles, voire terribles. Et ce qui est arrivé à son fils n’est pas pour la rassurer.

Tout bascule lorsque les autocars 
des collégiens s’arrêtent à un relais

C’était au mois de mai. Avec près de six cents autres garçons et filles, Rashwan quitte Kobané. Direction Alep, où tous les collégiens de la région doivent passer un examen, type brevet. Il y a de la joie et de l’excitation parmi tous ces jeunes. Quitter les parents l’espace de quelques jours, se retrouver ensemble, parler plus librement de ces petites affaires qui encombrent les esprits des ados. Un peu la fête, quoi ! Même s’il faut se concentrer sur cet examen dont la réussite déterminera l’avenir et surtout sera célébré en famille comme il se doit. Les épreuves se déroulent sans problème pour Rashwan et ses camarades. Le 29 mai, tout ce petit monde remonte dans les bus, direction Kobané. À ce moment-là, ils sont 250. Alors que l’atmosphère est à la joie, à l’insouciance, tout bascule lorsque les autocars s’arrêtent à un relais pour que les collégiens se dégourdissent un peu les jambes. C’est ce qu’ils pensaient. Les enseignants qui les encadrent et quelques pères sont alertés que la zone est passée sous le contrôle de l’« État islamique » (« EI »). Pas question d’aller plus loin. Des membres du Croissant-Rouge doivent venir pour les escorter jusqu’à Kobané. Trop tard !

« Une dizaine d’hommes armés sont arrivés peu de temps après, se souvient Rashwan avec encore un tremblement dans la voix. Ils étaient vêtus de longs qamis avec un pantalon genre pyjama. On a eu vraiment peur, on était choqués. On ne savait pas ce qu’il fallait faire. Le père d’une amie a tenté de nous rassurer en nous disant qu’il ne nous arriverait rien, qu’on allait être libéré. » Les islamistes séparent alors les garçons et les filles. Tous sont en pleurs, tétanisés. Ils montent dans un bus. Les garçons, environ 140, sont emmenés dans une mosquée à une quinzaine de minutes de là. Ils n’ont aucunes nouvelles de leurs copines. Ils apprendront plus tard qu’elles ont été emmenées à Alep puis convoyées jusqu’à Kobané le surlendemain.

« On a commencé à parler avec ces types, explique Rashwan. Leur accent n’était pas syrien. C’était des Tunisiens, comme ils nous l’ont précisé. Ils nous ont dit aussi de ne pas être effrayés, qu’ils allaient nous poser quelques questions et qu’ensuite, au bout de deux jours, ils nous laisseraient repartir. » Les islamistes prennent soin de se saisir de leurs téléphones, de l’argent qu’ils possèdent, brûlent tous les livres trouvés dans les cartables des collégiens et préviennent qu’ils vont les « islamiser ». Mais, en ce début de kidnapping, leur attention se concentre sur les Unités de protection kurdes, les YPG, qui défendent bec et ongles la ville de Kobané. « Les YPG sont mauvais, ce ne sont pas des musulmans », assènent-ils aux garçons. « Ce n’est pas vrai, trouvent-ils le courage de rétorquer, ils font la prière et observent le ramadan. » Réponse des djihadistes : « Faux ! Ils n’appliquent pas la charia. » Entre l’obscurantisme de l’« État islamique » et les mesures progressistes – surtout sur les droits des femmes – prises par le gouvernement autonome de la région de Kobané, il y a un monde… La nuit à la mosquée, personne ne parvient à trouver le sommeil. L’angoisse les étreint. Que va-t-il leur arriver ? Peu avant le lever du soleil, on vient les chercher pour la première prière. « Ils se sont aperçus qu’on ne connaissait pas tous toutes les prières. Un collègue a bien tenté de m’aider mais c’était difficile », précise Rashwan.

Des Égyptiens, des Tunisiens, des Saoudiens, des Syriens et quelques Kurdes du canton de Kobané

De la mosquée, ils sont emmenés à Manbij, une ville située à 55 kilomètres au sud-ouest de Kobané, et placés dans une école. Ils sont divisés en huit groupes, chacun dans une salle de classe. On leur donne des couvertures, trois exactement, pour dormir à même le sol. « On se levait à quatre heures du matin pour la prière, raconte Rashwan. Puis on se rendormait jusqu’à la prochaine prière. Ensuite on mangeait. De temps en temps on avait des cours de religion. » Parmi les hommes en armes se trouvent des Égyptiens, des Tunisiens, des Saoudiens, des Syriens mais aussi quelques Kurdes du canton de Kobané. Quinze jours plus tard, un numéro de téléphone est posté sur un compte Facebook pour que les parents appellent. « J’ai téléphoné trois fois, intervient Sadika, la mère. J’ai eu des Syriens puis un Tunisien. Je leur ai dit que kidnapper des enfants n’a rien à voir avec l’Islam. » Sadika se rend une fois sur place – « en portant le hidjab, sinon on allait être capturé à notre tour », précise-t-elle – et voit son fils. De loin. « Ils m’ont dit que, pour libérer Rashwan, il fallait qu’on quitte Kobané ou qu’il y ait un échange de prisonniers. » Alors qu’une mère ne voulait pas repartir, les islamistes ont pris son fils et l’ont battu devant elle.

Mais ce qui intéresse surtout les hommes de l’« État islamique » est de repérer les gosses dont des membres de la famille sont des combattants des YPG. Ils interrogent sans cesse les garçons. « Quand on leur répondait que personne chez nous n’était membre des YPG, ils nous accusaient de mentir. Alors, ils nous attachaient les mains dans le dos et nous suspendaient comme ça. C’était horrible. » Les souvenirs de Rashwan, refoulés jusque-là, remontent à sa mémoire. « Parfois aussi, ils nous mettaient dans des pneus, la tête et les jambes coincées et ils nous frappaient sur le dos. » Lorsque des garçons ont tenté de s’échapper et qu’ils ont été rattrapés, les geôliers se sont déchaînés. « À ce moment-là, ils nous rassemblaient tous. Ils mettaient nos copains complètement nus et les frappaient avec des câbles électriques. Ils voulaient que cela nous serve d’exemple. » Visiblement, ce n’est pas suffisant. Au bout de trois semaines, tous les quatre ou cinq jours, spécialement la nuit, ils réveillent leurs jeunes prisonniers pour leur montrer des films. D’horreur ! « Sur un écran, ils nous projetaient des vidéos où on voyait les hommes de Daesh (l’« État islamique », NDLR) égorger des gens, raconte encore Rashwan en portant les mains à sa bouche. Après ça, on a eu peur qu’ils fassent la même chose avec nous. Six copains ont d’ailleurs perdu la tête. Spécialement le soir, quand l’électricité était coupée. Ils se mettaient à crier et se jetaient sur les gars de Daesh pour tenter de les frapper. Alors ils étaient battus violemment. »

« Si on prenait plus de dix minutes pour se laver, on était battu »

Comme tous ses copains, Rashwan tente de trouver des motifs d’apaisement. En juillet, le ramadan commence. « On s’est dit qu’un musulman ne tuait pas pendant le ramadan. » Très vite on leur fait porter le qamis et le sarouel (le fameux « pantalon genre pyjama » !). « Bien que ce soit l’été, on ne pouvait pas se laver très souvent et on n’avait que dix minutes. Si on prenait plus de temps, on était battu », insiste Rashwan. Il se souvient d’un « gars très méchant, Abou Anas, un ancien militaire syrien, qui voulait qu’en dix minutes on se douche et on aille aux toilettes. Il n’arrêtait pas de faire de la propagande pour qu’on rejoigne Daesh, disant que, si on mourait, on irait au paradis, où nous attendaient de très jolies filles. D’autres, d’anciens prisonniers qui disaient vouloir se venger, affirmaient que, si on venait avec eux, on recevrait une voiture, une arme, une maison, 50 dollars par jour et une fille pour se marier ». Rashwan et ses copains n’ont pas succombé. « Ils nous ont dit que les Kurdes avaient la tête dure. » Il se rappelle cependant d’un garçon, originaire de cette ville de Manbij, qu’il avait rencontré lors de l’examen, à Alep, et qui, trois mois après, est venu le voir en lui demandant s’il le reconnaissait : il avait rejoint les troupes de Daesh.

Le 30 septembre, alors que la zone est bombardée par les avions américains, les islamistes libèrent Rashwan et une grande partie des collégiens, non sans avoir téléchargé dans leurs téléphones des chants religieux, des messages de propagande et des vidéos. Vingt-cinq autres garçons seront libérés un mois plus tard. « Je ne pouvais pas y croire, dit simplement Rashwan. Je suis allé dans une épicerie et j’ai appelé mon père, qui a envoyé quelqu’un me prendre. Je portais encore le pantalon de pyjama mais j’avais mis un tee-shirt. Le cauchemar était terminé. » Il a retrouvé ses deux frères et sa sœur. Assis sur une chaise, devant la maison, près de ses parents, il a encore parfois le regard absent, comme s’il retournait dans cet enfer.

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Il y a socialiste et socialiste ?

Posté par jacques LAUPIES le 13 novembre 2014

 

Mardi 11 novembre je participe à un repas entre amis. Autour de la table des personnes d’un âge certain que je connais de longue date.

Avec nombre d’entre eux j’ai pendant une vingtaine d’année dans un cadre professionnel pris part à des luttes syndicales, mutualistes et politiques. Cela a commencé au début des années soixante jusqu’au début des années quatre vingt. Interrompu parfois par des absences pour d’autres militantismes…

1968 a marqué une étape décisive, je ne peux pourtant oublier, dans ce contexte particulier où communistes et gaullistes marquaient la vie politique et sociale, dans l’affrontement mais aussi dans la récolte des fruits qu’avaient fait germer la résistance. Le début des années soixante avait été marqué de tâtonnements qui avaient quelque chose de prémonitoire de ce vaste et puissant mouvement qui a stoppé les remises en cause engagées par la droite qui s’était donnée De Gaulle comme chef de file.

Les dix années ayant précédé 1968 fut imprégné  par l’organisation et le renforcement de l’action syndicale, avec la CGT et politique avec le PCF malgré le recul de 1958 avec la nouvelle constitution. Et les dix années qui ont suivi, avec le départ en 1969 de De Gaulle n’en furent pas moins des années de luttes syndicales nombreuses et de ce qui manquait pour chasser la droite : l’union entre socialistes et communistes.

Ceux qui se trouvent autour de la table pour beaucoup ont mené des combats décisifs (pour provoquer la réalisation du programme commun) pour que l’élection de Mitterrand se réalise en 1981 avec cependant les aléas de la stratégie mitterrandienne (volonté de réduire l’influence du PCF) et il faut bien le dire, probablement une difficulté des communistes à contourner cette stratégie.

La bourgeoisie et sa droite qui ne sont pas aussi bête qu’on le dit ont su tirer parti de notre faiblesse.

Mais il faudrait développer cette idée et mon propos n’est pas là. Car de 1963 à 1983, pour avoir été au cœur des combats syndicaux et politiques locaux, je me souviens de cette détermination que nous avions à construire le rassemblement de la gauche.

Ceux qui, ce 11 novembre déjeunent avec moi ne peuvent l’avoir oublié, malgré les amis socialistes très  » hollandistes » qui se plaignent d’avoir des enfants votant pour le FN, ne sachant visiblement pas ce qui leur arrive, ne pouvant admettre qu’il faut chercher l’explication dans la politique d’austérité du gouvernement actuel et des précédents.

Ces Hollandistes d’aujourd’hui étaient en un temps les rocardiens et defferristes qui nous combattaient localement avec vigueur, refusant toute alliance locale et s’inscrivant dans une attitude d’hostilité à l’égard de la CGT et du PCF. Leur origine sociale de dirigeant de PME est d’évidence une explication mais ne peut suffire. Et je ne trouve à mon regret pas grande évolution de leur part, ce qui ne me décourage pas pour autant, dans la mesure où je peux comprendre qu’ils n’aient pas les armes d’analyse qui fondent ma conviction. Cela aussi mériterait développement !

Les autres convives présentent les symptômes du vote UMP et PS, voire FN, ne prennent pas part au débat mais ont ceci de commun c’est qu’il répètent sana cesse la stupide affirmation du « tous pourris » ce qui est préoccupant et isole, avec des appréciations différentes, les fidèles au PCF ou à une gauche vraie.

Ce 12 novembre, je fais ma promenade habituelle et me trouve avec six retraités qui usent les inusables bancs du Cours Aristide Briand. Comme nous sommes des bavards impénitents la conversation évidemment glisse au politique et j’avoue que mon penchant vers un certain prosélytisme me conduit, sans qu’il soit nécessaire de trop insister, à évoquer la situation présente et à rappeler que seul un changement de cap dès maintenant avec toutes les forces de gauche, de l’extrême gauche au PS,  s’impose si l’on veut éviter la catastrophe d’un retour de la droite, renforcée ou bousculée par le FN. Ceci bien sur avec des contenus différents (augmentation des salaires, retraite à 60 ans, sécurité sociale de haut niveau et réforme fiscales permettant les financement, etc.)

Ce en quoi est totalement d’accord un socialiste à l’écoute, que ne semblent pas désavouer les amis présents. Tous retraités modestes malgré leur déception exprimée concernant la politique de Valls. Un vrai changement de ton qui contraste avec les socialistes rencontrés la veille, Des socialistes et des électeurs à gagner à l’idée du changement et avec qui nous devons débattre et agir !

Il y a socialiste et socialiste ! Et alors ne peuvent-ils se rassembler pour accompagner un vrai changement ?

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Le ciel d’automne de Tarascon n’est pas comparable au lambris des palais de la république parisiens ! Peut-être est-il plus beau ?

 

 

 

 

 

 

 

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Palestine qui souffre et lutte

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2014

 

 

 

Palestine : de Jénine à Naplouse, la révolte bout contre l’occupation

Rosa Moussaoui
Mercredi, 12 Novembre, 2014
À force de jouer la carte de la provocation-répression, le premier ministre israélien et ses alliés ont attisé la colère d’un peuple palestinien 
plus résolu que jamais à obtenir ses droits.
Palestine qui souffre et lutte dans POLITIQUE palestine_0

Marco Bottelli/Pacific Press
Jérusalem-Est, Naplouse, Jénine (Palestine), envoyée spéciale. Imad Jawabreh avait vingt-deux ans. Hier, il est tombé sous les balles des soldats israéliens, touché en pleine poitrine aux abords du camp de réfugiés d’Al-Arroub, au nord d’Hébron. Après les attaques au couteau qui ont coûté, lundi, la vie à un militaire israélien à Tel-Aviv et à une habitante de la colonie de Goush Etzion, au sud de Jérusalem, l’armée d’occupation quadrille toute la Cisjordanie, prête à infliger aux Palestiniens une nouvelle punition collective, comme celle qui avait suivi, cet été, l’enlèvement et l’assassinat de trois jeunes colons. L’armée israélienne avait alors procédé à des centaines d’arrestations et semé la terreur dans les villes et camps de réfugiés de Cisjordanie, lugubre prélude de la guerre à Gaza. Ce déchaînement de violence avait encouragé les pires extrémistes israéliens, comme ceux qui ont capturé et brûlé vif le jeune Mohammed Abu Khdeir, un adolescent du quartier de Shuafat, à Jérusalem. Un nouveau cycle de violences est aujourd’hui enclenché, alors que les prémices d’un nouveau soulèvement palestinien, une troisième Intifada, disent certains, sont perceptibles. La fermeture, vendredi 31 octobre, de l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, une première depuis l’annexion de 1967, a attisé la colère des Palestiniens, déjà excédés par les humiliations, l’occupation, l’accélération de la colonisation.
 AFP

Affrontements à Hébron
Photo : AFP

La politique de punition collective, les habitants du camp de réfugiés d’Askar, à Naplouse, l’ont expérimentée eux aussi. Dans la nuit de lundi à mardi, l’armée israélienne a investi le camp, malmenant ses habitants, promettant de revenir bientôt pour détruire une maison : celle de la famille du jeune Palestinien de dix-sept ans ayant poignardé un soldat israélien de vingt ans qui a succombé à ses blessures lundi, à Tel-Aviv. Le père et les trois frères de l’auteur du coup de poignard ont été arrêtés lors de cette incursion. Étudiant à l’université de Naplouse, Mohamed Asfar voit défiler de sinistres souvenir en évoquant ces événements. Il habitait le camp de Laskar jusqu’en 2003, lorsque l’armée israélienne a détruit sa maison. Il avait treize ans. Deux ans plus tôt, son visage et une de ses épaules avaient été brûlés par une explosion. « Je suis né pendant la première Intifada et j’ai vécu la seconde. Je refuse de juger ceux qui sont poussés à la violence par cette vie de détenus dans une prison à ciel ouvert. Mais j’aspire à un large mouvement de résistance populaire et non violente. Les Israéliens ont le pouvoir, ils ont des armes, nous devons trouver de nouveaux moyens pour combattre l’occupation. Je garde l’espoir qu’un jour nous serons libres », glisse-t-il. Prison à ciel ouvert… Mohamed Asfar vit à quelques dizaines de kilomètres seulement de Haïfa, où ses aïeux étaient établis, avant d’en être chassés en 1948. Jamais il n’a vu cette ville, berceau de sa famille. Elle se situe par-delà l’infranchissable mur qui balafre la Cisjordanie, enfermant les Palestiniens dans ce qui ressemble de plus en plus à un bantoustan. « Je ne suis jamais allé, non plus, à Gaza, et j’ai mis les pieds pour la première fois à Jérusalem l’an dernier. Ils ont morcelé la Palestine en territoires séparés, entre lesquels il nous est interdit de circuler. En Cisjordanie même, les entraves créées par les colonies et leurs voies d’accès sont telles que nous vivons isolément, chacun dans son ghetto », décrit Mohamed. Dans les rues de la vaste ville blanche dégringolant de la montagne, les véhicules des soldats israéliens passent à toute vitesse, annonçant de nouvelles opérations. S’approprier l’espace, entretenir un climat de peur, de répression et d’intimidation, voilà la stratégie de l’occupant, qui affronte chaque soir les nuées de gamins armés seulement de pierres et de pétards.

« Tous les jours, des Palestiniens sont violentés, assassinés »

À Jénine, à l’extrême nord de la Cisjordanie, règne le même climat de colère et de révolte. La ville et son camp de réfugiés ont perdu depuis bien longtemps la quiétude des jardins qui ont donné son nom à cette verdoyante vallée. Ici, même les prélèvements d’eau destinés à l’irrigation des cultures sont soumis à l’arbitraire des Israéliens. Dans le dédale de ruelles du camp, les maisons portent encore les stigmates des bombardements de 2002 qui ont semé la dévastation et la mort, faisant de Jénine une ville martyre. À l’ombre de toits toujours éventrés, de précaires murs de parpaings s’élèvent, témoins d’une laborieuse reconstruction. De souriants enfants improvisent des jeux de bouts de ficelle. Ils n’ont jamais vu la mer, pourtant si proche, à quelques battements d’ailes d’oiseau. Juste là, au cœur même de ce camp de réfugiés, des « combattants de la liberté », comme ils se baptisent, perpétuent un lieu d’utopie. Ceux qui font le Théâtre de la liberté de Jénine sont autant des artistes que des militants. Raison pour laquelle, sans doute, ce lieu de création s’attire les foudres des chefs militaires israéliens. Trois ans après l’assassinat de son fondateur, Juliano Mer-Khamis, c’est toujours un lieu de résistance politique. « L’occupation ne se limite pas à l’appropriation des terres par la colonisation. Ils veulent aussi occuper notre culture, nos esprits, notre identité », assure Habeeb Alraee, l’un des élèves du Théâtre. « Ce qui se passe actuellement n’est qu’un retour de boomerang. Tous les jours, des Palestiniens sont intimidés, violentés, assassinés, assignés à résidence. Israël nous rend la vie impossible. Ils attaquent, ils détruisent. Ils volent jusqu’à nos rêves. C’est un désastre. Nous ne sommes pas des sanguinaires. Nous aimons la vie. Mais qu’on nous offre un espoir de paix dans lequel nous pourrons croire ! » s’écrie-t-il. Acteur de la troupe, Faisal Abu Alheja pense aussi que « ce sont les frustrations, la colère, les vexations, l’agressivité des colons qui sèment la violence ». Lui veut croire, pourtant, que par-delà la violence, « un mouvement citoyen, un mouvement de résistance politique et culturel prend forme contre l’occupation, contre les murs érigés dans les têtes, contre la volonté israélienne de détruire les Palestiniens en tant que peuple ».

 

 AFP

Trois ans après l’assassinat du fondateur du théâtre de la liberté de Jénine, Juliano Mer-Khamis, c’est toujours un lieu de résistance.
Photo : AFP

Dehors, à l’ombre du Théâtre de la Liberté, Ahmad Toubasi porte en lui toute la mémoire récente du camp de réfugiés. Cet ancien prisonnier a passé quatre ans derrière les barreaux. Arrêté lors du siège de Jénine, en 2002, comme plusieurs centaines d’autres hommes, par l’armée israélienne, il a été jeté derrière les barreaux pour cause de sympathie supposée avec le Hamas et le djihad islamique. « J’étais jugé dangereux pour Israël », résume-t-il. Aujourd’hui, il dit appuyer « tous ceux qui luttent, d’une manière ou d’une autre, contre l’occupation, quels que soient les moyens choisis ». Mais, insiste-t-il, « nous avons déjà connu deux Intifada, nous avons perdu sur tous les plans. Pour porter ses fruits, cette nouvelle Intifada doit impliquer tous les Palestiniens, elle doit prendre la forme d’un mouvement populaire qui nous rassemble tous, par-delà les clivages politiques ».

Tous les regards sont tournés vers Jérusalem, épicentre de la tension

Mustapha Sheta est lui aussi un enfant de Jénine. Il a vu son père mourir sous ses yeux en 2002, emporté par le souffle d’une explosion. La guerre à Gaza, cet été, a ravivé chez lui de douloureuses blessures. « Ce qui s’est passé cet été, là-bas, a bouleversé les Palestiniens et creusé encore l’abîme », pense-t-il. Ce militant, très critique envers l’Autorité palestinienne, accusée de léthargie, se dit convaincu qu’un dangereux point de basculement est désormais atteint. « Nous ne pouvons plus vivre sous une telle pression. Nous ne voulons plus de négociations qui nous mèneraient à de nouveaux renoncements, à de nouveaux reculs. Plus de tête-à-tête avec Israël appuyé par les États-Unis, et nous, isolés, sans appui, sans allié », tranche-t-il, en appelant lui aussi de ses vœux un « soulèvement populaire et pacifique ».

Ici, comme partout en Cisjordanie, tous les regards sont tournés vers Jérusalem, épicentre de la tension. Sur cette ligne de faille politique, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, veut jouer la carte de l’affrontement religieux pour dénier aux Palestiniens le droit d’établir leur capitale à Jérusalem-Est. « Ils veulent nous en chasser. C’est le sens de la destruction des maisons, de la construction de nouvelles colonies, de l’abandon de la partie est de la ville par les services municipaux, de la mise en service du tramway qui n’est qu’une façon de s’approprier les quartiers palestiniens », tranche Ali, un habitant de la vieille ville, cœur des convulsions. Ce père de famille dit nourrir des craintes pour ses enfants. Vendredi, il a attendu durant trois heures la sortie des classes devant l’école Abdullah Bin Hussein, où étudie sa fille. Quelques heures plus tôt, devant cet établissement scolaire, une adolescente de quinze ans avait été passée à tabac par des extrémistes israéliens. Chaque soir, dans la partie palestinienne de la ville, flotte une âcre odeur de brûlé. Menaçants projecteurs des scènes qui se jouent à la nuit tombée, les faisceaux de lumière des hélicoptères survolant la ville éclairent les heurts entre les adolescents palestiniens et les soldats israéliens à peine plus âgés qu’eux.

l’ONU lance une enquête sur les attaques contre ses écoles. L’ONU a nommé lundi les membres d’une commission d’enquête interne chargée d’examiner les attaques menées contre 
des installations des Nations unies pendant l’offensive israélienne 
sur la bande de Gaza. 
Cette commission formée d’experts indépendants sera dirigée par Patrick Cammaert (Pays-Bas). 
Ils seront chargés d’ « enquêter sur un certain nombre d’incidents ayant provoqué des morts et des blessés et des dégâts dans des locaux des Nations unies » à Gaza entre le 8 juillet et le 26 août derniers. La commission examinera aussi « des incidents au cours desquels des armes ont été découvertes dans des locaux de l’ONU ». Au cours de l’offensive israélienne sur Gaza, trois écoles de l’ONU servant de refuge pour les déplacés palestiniens avaient été touchées par des frappes israéliennes.

 

L’appel de Marwan Barghouti  « Pourquoi attendre ? » a lancé de sa prison israélienne Marwan Barghouti, il faut « mettre fin immédiatement 
à la coopération sécuritaire ». « Poursuivre le choix de 
la résistance globale et armée », c’est « être fidèle à l’héritage d’Arafat », poursuit-il dans une lettre publiée par la presse. 20 % C’est le pourcentage, dans la population d’Israël, d’Arabes israéliens, dont les villages s’enflamment après la mort de Kheir Hamdane, tué sommairement par la police samedi.

troisième intifada ? « Si cette folie ne s’arrête pas maintenant, nous allons nous retrouver au même point que lors des jours sombres de la seconde Intifada. » Yedioth Ahronoth, quotidien israélien.

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Il ne suffit pas de célébrer et de constater, il faut expliquer le fondement des guerres

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2014

L’article qui suit évoque les manques dans la célébration de l’anniversaire de la guerre 14/18.

Cependant il faut reconnaître que les médias et notamment les chaînes de télé publique ont fait un effort pour cette célébration. Je pense même qu’en cette soirée du 11 novembre deux émissions ont déjà pas mal suffi à interroger la jeunesse, le dirai même la sensibiliser à la stupidité de cette guerre.

La première que j’ai suivie avec attention est ce film consacrée à Marie Curie suffisamment édifiant pour dénoncer les horreurs de la guerre et montrer que les états-majors avaient eu un temps de retard pour structurer les services de santé. Et surtout il a rappelé l’existence de ces scientifiques impliqués jusqu’au bout pour soigner les victimes.

La seconde est un documentaire tout aussi éclairant sur la conduite d’une guerre avec ses aspects aujourd’hui dénoncés concernant la stupidité du commandement, les résistances de certains soldats qui le paieront de leur vie suite à une répression exemplaire et impitoyable.

On pourrait considérer qu’il n’y a rien à redire, que la vérité longtemps dissimulée sur le déroulement d’un conflit éclate au grand jour. Il en aura fallu du temps pour que cette vérité éclate au grand jour, que l’on ose dire officiellement que cette guerre était une boucherie. Oser dire les complicités ou les indifférences de l’église, les propagandes infectes pour glorifier son camp et salir celui de l’ennemi. Oser évoquer les suicides.

Des intellectuels au lendemain de cette guerre ont fustigé certains politiques, mis en cause les coupables, qu’on devrait appeler aujourd’hui criminels de guerre. Mais on en serait peut être resté là si une révolution en Russie a mis de son côté un terme au conflit et que dès lors ont été développées, d’un point de vue de classe, les causes de la boucherie.

Grâce en particuliers aux communistes. Pas seuls bien sûr mais probablement efficaces plus que d’autres dans la popularisation de ce cataclysme.

L’histoire a donné raison à leur analyse mais la résistance réactionnaire à ces explications n’a jamais cessé et si l’on peut se féliciter cent ans après que la vérité soit dite sur le déroulement des combats, leur cruauté, leur inhumanité, même sur le comportement de certains officiers de haut rang, les contradictions d’un système qui crée en permanence le risque de conflit, le fondement économique demeure hélas encore peu évoqué.

Et pourtant ce serait bien nécessaire si l’on ne veut pas que la guerre, déjà déclarée en de nombreux points du globe, ne se généralise. Mais là on se rend compte que l’histoire est souvent utilisée (parfois déformée) comme un rideau de fumée pour dissimuler le passé et les responsabilités politiques.

 

  DSC_0606

Mort en Afghanistan un militaire dont un portrait de la famille en deuil nous  a été présenté dans un dernier reportage de la soirée. Mort pour la France ou pour les industries du pétrole ? On ne peut qu’avoir le cœur serré lorsque l’on nous présente des enfants orphelins que parfois la tradition familiale va conduire vers le même destin militaire. Eux aussi on droit à la vérité !

Exclusif : ce qu’Emma n’a pas pu dire devant François Hollande

Laurence Mauriaucourt
Lundi, 10 Novembre, 2014
Il ne suffit pas de célébrer et de constater, il faut expliquer le fondement des guerres dans POLITIQUE photo_portrait_demma_muyssen
En déplacement dans le Pas-de-Calais pour commémorer l’armistice du 11 novembre 1918, François Hollande n’aura pas entendu la parole vraie d’Emma, mais un discours imposé à la lycéenne.
En ce 11 novembre 2014, le Président de la République est présent au Mémorial Notre Dame de Lorette à Vimy Lorette dans le Pas-de-Calais pour commémorer l’armistice qui a mis fin à la Première Guerre Mondiale. La cérémonie se veut émaillée de prises de parole, dont celle d’Emma Muyssen, qui aura dix-sept ans en décembre prochain, élève de Terminale ES du lycée Fénelon de Lille.
L’adolescente ne sait pas sur quels critères elle a été choisie pour représenter la jeunesse. Dans les jours qui ont précédé ce rendez-vous, retransmis en direct à la télévision, elle rencontre l’historien Damien Baldin, connu sur ses recherches sur les animaux domestiques et surtout nommé Conseiller pour l’action territoriale dans le cadre de la Mission du Centenaire 14-18.
Mais, quelle n’est pas la déception d’Emma lorsqu’elle découvre qu’il ne lui est pas permis de contribuer à la rédaction du discours qu’elle sera chargée de prononcer devant le Président et nombre de personnalités. La lycéenne a confié ce message à l’Humanité :
 « Je suis émue à l’idée d’être là pour rendre hommage à tous ces soldats, même si  j’aurais aimé faire plus partager mon émotion à travers un texte auquel j’aurais pu contribuer en y ajoutant ne serait-ce que quelques mots sur des choses me semblant importantes. J’aurais ainsi pu faire ressentir l’horreur de ce charnier dans lequel avaient été envoyés des millions d’hommes pour des raisons qui bien souvent les dépassaient, ne pouvant même pas percevoir l’avancée en termes militaires.
Les Etats menant la guerre avaient le droit de vie ou de mort sur ces hommes. Aucun responsable ne fut jamais jugé pour ce « crime contre l’humanité ».
Pourtant 18,6 millions d’êtres humains furent broyés par les mâchoires d’acier de la guerre, autant d’individus ont souffert du froid, de la saleté, de la faim, des bruits continus des obus, traumatisés par la vision de l’horreur, des corps déchirés et de cette mort de masse inhumaine. Des centaines d’entre eux seront fusillés, coincés entre les balles ennemies et celles de leur propre pays, pour avoir dit non à ce charnier, pour avoir tenu à leur humanité, pour avoir voulu voir l’ennemi comme un être humain, pour avoir voulu vivre. »
Emma évoque ici, les fusillés pour l’exemple, dont ceux des mutineries de 1917. Mais, l’historien, Damien Baldin a été formel : si elle veut changer le texte prévu il faudra obtenir l’aval de l’Elysée et selon lui, c’était inutile d’essayer, un tel contenu ne passerait pas…
La lycéenne a pensé un temps, attendre le jour J, que le micro s’allume en direct pour s’exprimer avec sincérité, sans s’en tenir au discours officiel « bourré de fautes d’orthographe » qu’elle trouve décidément « trop convenu ». Elle l’a cependant prononcé tel quel pour ne pas mettre son établissement scolaire dans l’embarras. Un établissement qui vient déjà d’être sous les feux de l’actualité suite à la tentative de suicide par défenestration d’un de ses élèves de Seconde. Mais, Emma a eu à cœur de porter seule ces faits de censure à la connaissance de tous en écrivant ses lignes. Des lignes de front pour la justice et la liberté.
Jean Jaurès en 1903, dans son célèbre discours à la jeunesse soulignait que, « la République est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace ».
Comment ne pas songer qu’Emma s’est retrouvée en ce 11 novembre 2014 devant une République dominée par la défiance et la lâcheté. Devant une République « qui n’est pas prête à regarder son Histoire en face », comme elle dit.

Commentaires

BAVENCOVE

Mardi, 11 Novembre, 2014 – 16:59
Un excellent reportage de Laurence Mauriaucourt qui fait honneur à l’Humanité et donne espoir en notre jeunesse!
germinal23

Mardi, 11 Novembre, 2014 – 18:13
moralite de l histoire,une sincerite de la jeunesse face a une rouerie des elus,notament de celui qui se voulait autrement,mais l histoire ne dit pas comment il se voulait autrement,les faits montre qu il se veut autrement que ce qu il représentait a savoir le ps,et la gauche…….en fait il rejoint les fourbes de l histoire,au rayon des parjures,et je me permet ce verbiage ayant voter pour lui,sur le serment de limoge.mon enemi l argent….. tu rejoint ton mentor,miterrand,si lui est retenu pour avoir ete phalangiste,toi hollande on ne retiendra de toi que traite,vendu.
cognard daniel

Mardi, 11 Novembre, 2014 – 21:23
Voici ce qu’écrivait mon grand-père, le 8 septembre 1915, petit paysan beauceron mort « pour la France » de tuberculose après trois blessures, à sa jeune épouse: « De ma santé pas grand-chose à te dire c’est toujours pareil, mon genou ne guérit pas heureusement car la guerre n’avance pas vite, c’est bien long. Une boucherie pareille et l’on nous parle de civilisation et d’humanité. Quelle horreur que ces deux mots, je crois que l’on peut bien se considérer les égaux des antrophofages de l’Amérique, c’est même encore pire puisque eux tue pour manger tandis que nous c’est pour le seul plaisir de tuer. » (une seule faute de grammaire !).

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