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Misères de la politique

Posté par jacques LAUPIES le 18 novembre 2014

 Dieudonné en un temps déjà lointain m’a fat rire. Soral dans son bouquin « Misères du Désir » m’a également amusé. Bien que déjà j’avais avisé ceux qui m’avaient conseillé sa lecture, et sur qui il exerçait une influence certaine, qu’il fallait aussi savoir lire entre les lignes de sa dénonciations des milieux bobos et surtout de sa référence à Céline qu’il cite en introduction à ce livre.

Mais aujourd’hui ces deux personnages ne m’amusent plus du tout suite à leur pérégrination politique.

Franchement ils me font de la peine. Je ne vous dirais pas pourquoi ce soir car je veux regarder le film de Wenders « Paris-Texas. Histoire de méditer un peu sur l’autre sujet que nous impose les médias : le mariage et la famille.

 

Misères de la politique dans POLITIQUE arton29054-3e6ed

La politique facho de Soral et Dieudonné Ils n’ont pas honte !

Aurélien Soucheyre Vendredi, 14 Novembre, 2014       

Le FN est trop 
entré dans le système et trop proche du lobby sioniste, selon soral et Dieudonné, qui fondent donc un nouveau parti politique.    Photo : Olivier Laban-Mattéi/AFP

La vidéo commence par une récupération : le Chant des partisans, hymne de la Résistance française pendant l’occupation nazie, puis laisse place à Alain Soral et Dieudonné M’Bala M’Bala…

Les deux compères d’extrême droite, accoudés à un bar, expliquent pourquoi ils lancent un nouveau parti politique baptisé Réconciliation nationale.

La première raison, c’est qu’il y aurait une nouvelle place à incarner sur l’échiquier politique : « Le Front national est entré dans le système avec l’éviction de Jean-Marie Le Pen, et il faut bien qu’il y ait un parti antisystème », résume Alain Soral, ancien cadre du FN. Celui qui revendiquait une stratégie de pression extérieure pour faire évoluer la ligne frontiste admet avoir en partie échoué.

S’il loue la nouvelle ligne économique de Florian Philippot, il dénonce la trahison d’Aymeric Chauprade sur les questions géopolitiques. « Dès qu’il a été élu, il a été retourné » sur un axe prosioniste, accuse-t-il.

Car l’autre fonds de commerce de Soral et Dieudonné, c’est la lutte contre la prétendue « domination américano-
sioniste ». Des « élites » françaises de tous bords politiques sont ainsi épinglées au long de la vidéo, parce qu’elles sont juives, dont Éric Zemmour, « le champion, le nouveau BHL (…), parce qu’il faut toujours que ce soit un membre de la communauté (juive – NDLR) qui mène le jeu idéologique », enchaîne Soral.

Sauf que Zemmour, lui aussi d’extrême droite, est, dans cette vidéo, coupable d’avoir piqué 90 % des thèses de Soral, en changeant le bouc émissaire, puisque l’essayiste, lui, accuse l’islam de tous les maux. Citant pêle-mêle les figures de Le Pen, Marchais, de Gaulle, Mandela ou encore Coluche, les deux agitateurs, en pleine bouillie politique, normalisent encore plus le FN au passage, et espèrent présenter des jeunes sous leurs couleurs lors des prochaines élections locales.

Eux-mêmes ne seront pas candidats, ce qui avait été le cas lors des européennes de 2009 (liste Île-de-France du Parti antisioniste : 1,3 % des voix). – See more at: http://www.humanite.fr/la-politique-facho-de-soral-et-dieudonne-557619#sthash.oNnZH7kG.dpuf

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Mariage pour tous ? Et ça repart…Grace à Sarko !

Posté par jacques LAUPIES le 17 novembre 2014

 

Outre que le sujet est propre à éloigner le débat sur les vrais problèmes dont souffrent les français, Sarkozy en se prononçant contre le mariage homosexuel entre (à moins qu’il n’y reste) effectivement dans l’homophobie puisqu’il dénie aux homosexuels les mêmes droits de fonder une famille qu’aux hétéros.

Je suis personnellement convaincu que de nos jours le mariage n’a plus l’utilité sociale qu’on lui octroie eu égard à la conception que j’ai de la famille. Une entité nécessaire sans doute pour élever et éduquer des enfants à laquelle je préfèrerai de loin qu’elle soit scellée par une union libre qui serait tout aussi garante pour l’épanouissement des couples qu’ils soient hétéros ou homos. A condition bien sur qu’elle ait une existence juridique appropriée à la vie sociale en général.

Le nombre de séparation et de divorces en progression est une réalité qui, selon le principe que le fait précède souvent la loi, prouve bien que le mariage dans sa forme actuelle autant finalement que sous d’autres formes est un leurre.

Toutefois si mariage il y a, tout être humain doit pouvoir, quelle que soient ses préférences sexuelles, y avoir droit.

On ne peut pas croire que la plupart des dirigeants politiques de droite puissent un seul instant ne pas être avertis sur le sujet et c’est d’autant plus déplorable qu’ils procèdent à une instrumentalisation d’une incompréhension réelle à cet égard dans le pays, et qui n’est pas de moindre importance et sans conséquences.

Il faudra du temps pour que l’homosexualité soit véritablement admise comme partie intégrante de nos libertés et,  au delà de ceux qui ouvertement et parfois dans la violence la rejettent, que ne règne pas encore une forme de mépris à son égard comme il peut y en avoir à l’égard d’autres comportements humains qui marquent une différence, sans pour autant porter atteinte à leur liberté et à celle des autres.

Il est cependant déplorable que même la jeunesse, pourtant au plus près des évolutions des mœurs, doive dissimuler, s’enfermer dans une hypocrisie, pour des pratiques sexuelles que ni la loi, ni même la « morale bien comprise » ne réprouve.

Alors que Monsieur Sarkozy, Président de la République honoraire, favorise ces attitudes en marquant une différence de traitement entre homosexuels et hétérosexuels est une absurdité et une imposture.

 

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S’il avait vécu en ce temps là Sarko aurait pu constater que la famille avait une dimension se confondant probablement avec celle du clan. Ce qui lui aurait donné une autre vision de la responsabilité de l’éducation des enfants…Et de leur conception. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas du primate en lui en 2014 !

Sarkozy fait son coming out homophobe (Ian Brossat)

Panier

Sarkozy a proposé ce soir l’abrogation de la loi Taubira et la création d’un « mariage pour les homosexuels » distinct du mariage pour les hétérosexuels. Ses propos fleurent à plein nez la théorie du développement séparé préconisé au siècle dernier par les partisans de l’apartheid.

Ses propos sont scandaleux. Ce soir, l’ancien Président de la République a fait son coming out homophobe. Il se comporte en voiture balai de la Manif pour Tous, prêt à toutes les outrances et les provocations.

L’heure est au contraire à la conquête de nouveaux droits pour avancer sur le chemin de l’égalité ‎des droits. Le PCF soutient ainsi l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens.

‎Ian Brossat, chargé des combats LGBT à la direction nationale du PCF

Paris, le 15 novembre 2014is

Mais il ne s’agit que d’une opinion personnelle qu’il ne saurait être question d’imposer aux autres ! Toutef

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Transition énergétique : Conférence de Luc Foulquier à Arles

Posté par jacques LAUPIES le 17 novembre 2014

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Luc Foulquier, Chercheur en Ecologie, responsable au sein du PCF des questions relatives à l’écologie était ce dernier vendredi en Arles pour parler de « transition énergétique » à l’initiative de notre Josette Pac responsable de la Section d’Arles

Après avoir rappelé le contexte mondial concernant le sujet traité : « Avant 2050 la terre comptera 2 milliards d’habitants supplémentaires, essentiellement dans les pays émergents. Ils auront besoin d’énergie. Aujourd’hui 2 milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’électricité (en France huit millions de personnes sont considérées en précarité énergétique. La prise en compte de ces données fondamentales est incontournable pour une transition énergétique réussie. »

Si l’on examine la politique gouvernementale on peut constater qu’elle ne répond pas aux besoins. Face à l’épuisement des énergies fossiles on s’engage dans une réduction de la production nucléaire d’électricité et Luc Foulquier attire l’attention sur le fait que les production d’énergies de substitution (éolien et photovoltaïque) présentent des inconvénients, même s’il les juge indispensables :

« Le photovoltaïque et l’éolien ont une caractéristique intrinsèque lourde de conséquence souvent sous-estimée dans les débats : l’intermittence et son caractère particulièrement aléatoire pour l’éolien. » 

Se pose effectivement le problème du stockage pour s’adapter à la demande: nécessité de créer des réseaux de distribution extrêmement couteux. Et les tenants de ces transferts de production d’avancer l’idée de réseaux intelligents dont le conférencier démontre qu’il est associé à l’idée de décentralisation et d’autonomisation dont il conteste l’efficacité.

« L’autonomie énergétique d’une collectivité est un leurre et un danger. Elle ouvre la voie à l’éclatement des productions et des producteurs, elle conduit inéluctablement à l’impossible programmation d’investissement à la complémentarité indispensable, c’est l’abandon de la péréquation tarifaire et du tarif règlementé, c’est l’accentuation des déséquilibres entre régions pauvres et régions riches, c’est fondamentalement la mise en cause du service public national. »(revue progressiste de juillet aout 2013)

Une divergence apparaît avec un intervenant, Adjoint PS au Maire d’Arles, qui défend cette idée d’autonomisation. Une manière volontaire ou non de ne pas mettre en cause la politique gouvernementale.

Qui, soit dit en passant, est une des constantes des projets de pseudo décentralisations dans bien d’autres domaines (santé, éducation, transports, etc.) qui, outre qu’ils peuvent ne pas satisfaire aux besoins des populations, peuvent mettre en cause notre production et notre indépendance nationale.

Ce qui par contre ne peut nous faire oublier paradoxalement la remise en cause des prérogatives des collectivités territoriales avec une réforme qui éloigne de plus en plus le citoyen des lieux de décisions.

Une conférence donc très utile pour comprendre les enjeux en matière d’énergie mais également pour prendre conscience que les politiques actuelles en la matière, défendues par la droite et hélas soutenues et pratiquées par le PS s’inscrivent dans des « transitions » avec lesquelles la loi du profit continuera à s’étendre et à régner, sous couvert d’écologie et de défense de l’environnement, de lutte hypothétique contre le réchauffement climatique.

Mais en ce domaine comme en bien d’autre il est possible de changer de cap ! Encore faut-il expliquer, débattre rassembler et décider dans l’intérêt général. D’autant que le débat est aussi nécessaire au sein de la gauche « radicale »

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Un adjoint au Maire d’Arles intervient et se dit favorable à une politique d’autonomisation locale de la production et de la distribution d’énergie, ce que Luc Foulquier critique et conteste, défendant le principe d’une structuration nationale en ces domaines

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Les participants

 

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Les communistes défendent la Sécu au Sénat

Posté par jacques LAUPIES le 16 novembre 2014

Les communistes, principaux initiateurs de notre Sécu, dans un gouvernement présidé par De Gaulle issu de la libération du pays, ont ainsi marqué de leur empreinte la vie sociale de notre pays. Plus fortement que l’on ne le dit évidemment !

Dans un pays ravagé par les dommages de guerre, une économie affaiblie par quatre ans de collaboration avec les nazis, a été instituée l’un des régimes de protection sociale les plus envié au monde.

Pour ce qui me concerne cela me ramène à mes treize ou quatorze ans ou à peine instituée se mettaient en place les premières caisses, dont celle qui était située près de chez mes parents Boulevard Victor Hugo à Nîmes. Déjà il se trouvait des mises en cause de ces organisme à peine nés.  Je me souviens même des discussions que cela suscitait dans ma famille, typiquement ouvrière, avec un père ouvrier tourneur sur métaux chez le fabricant de pompes « Maroger ».

Mais, au fil des conversations, il n’était pas rare d’entendre râler à propos des cotisations salariales, autant que des relations parfois conflictuelles avec ces employés de cette sécu déjà considérés comme des privilégiés. Dans une famille et un entourage où la quasi totalité des électeurs votaient communiste les critiques suscitée par les petits patrons déjà semaient le trouble.

On pouvait mesurer la fragilité du soutien populaire à moins de 5 ans après la création de cette institution qui a permis d’améliorer considérablement le système de santé français. Et il fallait tout le poids des militants d’une CGT fortement implantée pour défendre cette conquête sociale dont les principes furent élaborés dans la résistance.

Une vingtaine d’années plus tard un évènement m’avait personnellement frappé. Assistant à l’inauguration du centre de Sécurité sociale de Tarascon rue Pierre Sémard, je me souviens de l’exaltation suscitée par le chemin parcouru dans l’établissement des régimes de Sécurité Sociale. La Caisse Primaire des Bouches du Rhône était placée sous la Présidence de Pierre Gabrielli venu inaugurer les nouveaux locaux (il devait y perdre la vie avec deux autres camarades dans un accident de voiture au retour vers Marseille)

Déjà le pouvoir gaulliste sous la pression patronale remettait en cause la direction des caisses par les salariés pour instaurer un paritarisme favorable au patronal et aux organisations syndicales réformistes contre la CGT.

Ensuite ce fut la mise en cause permanente des remboursements au lieu de la recherche de financements. Le processus de destruction se poursuit et le patronat veut réduire cette « charge » qui n’est en réalité que du salaire différé.

Cela n’a pu se faire que parce que la division existe sur ces questions au niveau des organisations syndicales entre celles qui se positionnent sur ce dernier concept et ceux qui cèdent à la volonté patronale de s’en dégager.

 

Dans la foulée de vos prédécesseurs, vous persistez à baisser les dépenses sans prévoir de nouvelles recettes

Financement de la sécurité sociale pour 2015

Par Annie David / 10 novembre 2014

Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, « notre modèle social rassemble les Français, ils nous le disent : ils tiennent à ce modèle dont la force est de s’adresser à tous, depuis la naissance jusqu’à la fin de la vie, et dont l’objectif est de soutenir davantage ceux qui en ont le plus besoin ».

Vous aurez reconnu, madame la ministre, les paroles que vous avez prononcées devant l’Assemblée nationale ; vous les avez d’ailleurs reprises tout à l’heure à cette tribune. Je les cite d’autant plus facilement que je les approuve entièrement. Elles sont dans l’esprit du programme du Conseil national de la Résistance, au nom duquel Ambroise Croizat, ministre communiste, a mis en œuvre notre protection sociale.

Je vous approuve encore lorsque vous dites que, « quels que soient les succès de notre modèle social, nous devons sans cesse l’adapter, pour faire en sorte qu’il tienne mieux ses promesses de justice, qu’il réponde aux évolutions de notre société et, bien évidemment, qu’il soit soutenable financièrement ».

Oui, les élus du groupe communiste, républicain, citoyen pensent que notre modèle social a su rester moderne et que, en effet, il doit être soutenable financièrement.

Là où je ne peux plus vous suivre, c’est dans la voie que vous empruntez pour répondre à cet impératif de soutenabilité. Vous faites le choix résolu de la réforme, dites-vous. Mais en réalité, dans la foulée de vos prédécesseurs, vous persistez à baisser les dépenses sans prévoir de nouvelles recettes.

Avec ce texte, le Gouvernement persévère dans son objectif de réduction des déficits, concrétisé par des économies de 21 milliards d’euros, dont 9,6 milliards d’euros sur le financement de la santé et la protection sociale.

En outre, ce texte concrétise une part du pacte de responsabilité et compense les 6,3 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales, alors même que ces mesures n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité.

Dans un contexte économique moribond et de croissance quasi nulle, les espoirs de générer davantage de recettes semblent s’envoler. Nous nous interrogeons sur la sincérité de vos prévisions budgétaires, qui paraissent irréalistes au regard de l’austérité que vous imposez au pays et eu égard aux récentes déclarations du ministre Michel Sapin devant la Commission européenne sur le budget de la France.

Continuer à diminuer les dépenses est pour mon groupe un non-sens et un aveuglement en considération des souffrances ressenties par nos concitoyens.

En outre, la compensation du pacte de responsabilité, qui exigera, rappelons-le, 50 milliards d’euros d’économies d’ici à 2017, est réalisée par des jeux d’écriture puisqu’aucune recette nouvelle n’est créée.

Cette compensation est en réalité un vaste phénomène de vases communicants entre le budget de l’État et celui de la sécurité sociale. Comme le soulignait notre ancien rapporteur général Yves Daudigny, c’est une tuyauterie complexe de transferts de financements. Quoi qu’il en soit, ces jeux d’écriture qui ne seront pas éternellement renouvelables. Tôt ou tard, vous devrez affronter la question de l’augmentation des recettes.

En l’espèce, le dogmatisme est du côté du Gouvernement. Il faut en effet être mû par une forte conviction théorique pour décider d’amplifier une politique menée depuis vingt ans de réduction du prétendu « coût du travail », alors que la pratique, les statistiques et les études empiriques montrent que celle-ci est inefficace en matière de création d’emplois et lourde de conséquences pour les comptes sociaux et publics.

Chaque année, ce sont en effet près de 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales qui sont consenties aux employeurs, sans que ne soient jamais exigées d’eux des contreparties claires, précises et concrètes. Le fondement de ces mécanismes de réduction des cotisations sociales repose sur une approche libérale de l’économie, selon laquelle plus le prétendu coût du travail serait réduit, plus les employeurs auraient tendance à recruter.

Qui plus est, ces exonérations de cotisations sociales appauvrissent tout à la fois les comptes sociaux et les salariés, car l’effet « trappe à bas salaires », à savoir le tassement des salaires pour que les employeurs conservent le bénéfice des exonérations de cotisations sociales, est indéniable.

Très clairement, plutôt que de faire le choix de renforcer le pouvoir d’achat des salariés en augmentant les salaires, c’est-à-dire en opérant un nouveau partage des richesses entre capital et travail en faveur du travail, vous faites le choix de réduire les cotisations sociales, ce qui, mécaniquement, conduira à une hausse des taxes et impôts affectés pour compenser ces moindres recettes.

Ainsi, comme le rappelait Nicolas Sansu dans son rapport sur la proposition de loi relative à la modulation des contributions des entreprises, présentée par les parlementaires communistes, « la distorsion en faveur du capital a d’abord permis d’augmenter les dividendes versés aux actionnaires, renforçant la logique de domination de la finance sur l’économie réelle ».

Quant à ma collègue Michelle Demessine, elle dénonce dans son rapport La réalité de l’impact sur l’emploi des exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, dont le Sénat n’a d’ailleurs pas adopté les conclusions, « la course sans fin à la baisse des salaires, qui alimente la déflation en Europe, alors que nous avons besoin de croissance et de soutien à la consommation ». Enfin, écrit-elle encore, « focalisés depuis vingt ans sur le coût du travail, les pouvoirs publics ont négligé d’autres enjeux : développement des entreprises, promotion de l’emploi et des qualifications ».

Autre point de désaccord, les compensations prévues pour pallier ces réductions de recettes se traduiront logiquement par un accroissement de la fiscalisation de notre système de protection sociale, et par une hausse soit de la CSG soit de la TVA, impôts majoritairement supportés par les ménages. Cela revient à reprendre sous forme de taxes et d’impôts affectés les exonérations de cotisations salariales consenties ! Au passage, on dissimule comment ce PLFSS organise un transfert du financement des entreprises vers les salariés eux-mêmes.

De plus, les pertes de recettes organisées au profit du patronat entraîneront mécaniquement une baisse des prestations sociales et une dégradation des services proposés à la population.

Vos décisions, madame la ministre, ne seront pas sans conséquences pour nos concitoyens, notamment pour les classes populaires. Vous exigez de leur part des efforts sans en demander en retour au patronat. Autrement dit, vous faites payer la crise à celles et ceux qui la subissent le plus.

Selon le Gouvernement, ce PLFSS facilitera l’accès aux soins, réorientera le système de santé vers la proximité et la qualité et favorisera la prévention. Dans le même temps, comme vient également de le dénoncer notre collègue Jean Desessard, vous fixez l’ONDAM à 2,1 % – soit son taux le plus bas depuis sa création –, ce qui représente 3,2 milliards d’euros d’économie pour 2015. Ce faisant, alors que vous connaissez parfaitement la situation de déficit de nombreux hôpitaux, vous accentuez les fermetures de services, les réductions de personnel et les inégalités d’accès aux soins.

De même, le virage ambulatoire que vous souhaitez prendre revêt plus une finalité d’économie que d’adaptation aux progrès de la prise en charge des patients pour certains actes. Prenez garde à la sortie de route, car ce virage nécessite préalablement de réorganiser les pratiques, de former les praticiens et de créer de nouveaux lieux d’accueil. Il faut donc rester prudent sur le montant des économies envisagées.

Il faut aussi se demander jusqu’où l’on peut réduire la durée d’hospitalisation des patients sans nuire à la qualité de la prise en charge. Là encore, les inégalités sociales et territoriales sont fortement marquées : le retour chez soi après une intervention en ambulatoire ne peut être envisagé de la même manière pour tous les patients. Il faut tenir compte du cadre de vie, de l’environnement familial ou de la situation géographique de chacun.

Au-delà de l’hôpital, les économies seront pour l’essentiel réalisées à hauteur de 1 milliard d’euros grâce à « la pertinence et le bon usage des soins ». Si nous partageons votre souci de mieux gérer le prix des médicaments et des dispositifs médicaux, et de favoriser la prescription de génériques, nous contestons le recours au concept de « pertinence » dans le domaine médical.

Selon nous, les soins sont pertinents dès qu’un professionnel de santé estime qu’ils sont nécessaires à l’établissement d’un diagnostic ou d’un traitement. Entrer dans une telle discussion entrouvre une porte au débat sur l’opportunité des soins en fonction des individus. La seule pertinence que nous acceptons, c’est celle d’une meilleure coordination et transmission des informations entre les praticiens de santé de ville et des hôpitaux, ainsi que d’une meilleure coordination pour prendre en charge les aspects administratifs des dossiers des patients.

Par ailleurs, nous sommes particulièrement préoccupés par le renforcement de l’autoritarisme des ARS, qui seront désormais les gendarmes des établissements de santé puisqu’elles détiendront le pouvoir de les sanctionner en cas de non-respect des objectifs contractuels. Cette conception des relations entre les organismes de l’État ne nous semble pas correspondre aux attentes d’un système de soins « pertinent ».

Concernant la branche famille, l’annonce par le Gouvernement de la modulation des allocations familiales en fonction des revenus est extrêmement grave à nos yeux. C’est la remise en cause de l’universalité de la protection sociale, pourtant pierre angulaire de notre système de politique familiale, issue du principe même de sécurité sociale héritée du Conseil national de la Résistance, fondée sur deux bases essentielles : la solidarité et l’universalité.

Ainsi, alors même que la fiscalité remplit un rôle de redistribution verticale, des ménages aisés vers les ménages modestes, et alors que de nombreuses prestations spécifiques visent à aider les familles qui se trouvent en situation de précarité financière, les allocations familiales jouent un rôle de redistribution horizontale en faveur des familles qui ont des enfants à charge, sans considération du milieu social dans lequel grandit un enfant ni des conditions de ressources.

Avec cette réforme, vous divisez les familles entre elles et confondez l’objectif de la politique familiale d’aide à l’enfant avec celui d’une politique sociale de redistribution des revenus.

Mme Nicole Bricq. Oui.

Mme Annie David. Nous sommes, pour notre part, tout à fait favorables à l’idée de combattre les inégalités sociales par une politique fiscale juste,…

M. Jean Desessard. Suppression du quotient familial !

Mme Annie David. …passant notamment par la réintroduction de tranches fiscales, par une augmentation du SMIC et des salaires, par l’égalisation par le haut des salaires féminins et masculins et par un meilleur partage des richesses du travail.

Enfin, selon le Gouvernement, l’ambition de ce projet de loi de financement de la sécurité sociale est de soutenir le pouvoir d’achat des retraités les plus modestes. Or l’assurance vieillesse est fortement mise à contribution dans la réduction des déficits.

Le gel des pensions de retraite est loin d’être compensé par la prime exceptionnelle de 40 euros pour les petites retraites et la revalorisation du minimum vieillesse. Et ce, d’autant plus que la révision du calcul du taux de CSG appliqué aux revenus de remplacement imposables va entraîner l’augmentation des cotisations pour un grand nombre de retraités.

Face à ce projet que nous ne pouvons accepter, aggravé – vous l’avez vous-même souligné, madame la ministre – par la droite sénatoriale qui a introduit des mesures réduisant encore les dépenses de l’assurance maladie de 1 milliard d’euros, tendant au report de l’âge de départ à la retraite ou à l’introduction d’une journée de carence dans la fonction publique, le groupe communiste, républicain et citoyen soutient un projet alternatif visant à réaffirmer que les déficits de la sécurité sociale ne s’expliquent pas par des dépenses excessives, mais sont la conséquence d’un manque à gagner considérable du côté des recettes. Ce projet redonne tout son sens à notre système de protection sociale et mérite que vous en preniez connaissance, madame la ministre.

Au cours du débat, nous vous proposerons de créer de nouvelles recettes à partir de deux leviers : d’une part, en alignant la contribution des revenus financiers sur ceux du travail ; d’autre part, en instaurant une modulation des cotisations sociales employeurs en fonction des politiques salariales et d’emplois.

Au-delà de ces nouvelles recettes, nous vous proposerons également de récupérer le manque à gagner des fraudes aux cotisations sociales des employeurs.

Enfin, nous proposerons de mettre en place un véritable plan d’investissement pluriannuel pour la santé publique, afin de répondre aux enjeux de prévention et d’accès aux soins.

Tout d’abord, nous proposons de réformer notre assiette de cotisations sociales en alignant les revenus financiers sur les taux actuels des cotisations sociales « employeur » de chaque branche de la sécurité sociale. Nous pourrions ainsi générer 87,45 milliards d’euros de recettes supplémentaires – soit 42,75 milliards d’euros pour la branche maladie, 27,08 milliards d’euros pour la branche vieillesse et 17,62 milliards d’euros pour la branche famille. En rendant moins incitatifs les revenus financiers, cette cotisation sociale additionnelle permettrait d’engager le combat contre la spéculation et pousserait la réorientation de l’activité économique vers la production de richesses réelles.

Ensuite, parallèlement, nous proposerons d’instaurer un dispositif de modulation des cotisations sociales patronales en fonction de règles simples : plus les entreprises sont vertueuses, moins leur part de cotisations sociales est élevée.

Je tiens à rappeler que le coût du capital imposé aux entreprises et à leurs salariés représentait en 2012 pas moins de 299 milliards d’euros, plus de deux fois ce qu’elles ont acquitté au titre des cotisations patronales. En 2013, les distributions de dividendes des entreprises du CAC 40 se sont établies à 31 milliards d’euros, faisant de la France la championne d’Europe des dividendes versés aux actionnaires. En l’occurrence, on peut parler du coût du capital !

Votre gouvernement souhaite introduire la modulation dans le système de sécurité sociale. Je vous en propose là une autre application : modulons les cotisations sociales des entreprises en fonction de leur revenu et préservons l’universalité des prestations familiales !

À ces nouvelles recettes doivent s’ajouter les actuelles qui ne sont pas perçues – et je fais ici référence aux fraudes aux cotisations employeurs. La Cour des comptes a estimé leur montant entre 20 et 25 milliards d’euros. Certains contestent ces chiffres, mais vous prévoyez de n’en récupérer que 76 millions. Pourquoi si peu ? La lutte contre les fraudes devrait être une priorité plutôt que d’étendre les exonérations aux entreprises. Encore faut-il permettre aux agents chargés du contrôle des cotisations de faire leur travail, et non réduire leurs effectifs.

Enfin, nous demandons la mise en place d’un plan pluriannuel d’investissement dans la santé publique. Les mesures proposées d’extension de l’ACS, d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé, d’amélioration du dépistage du VIH, de prévention ou d’accès à la vaccination vont certes dans le bon sens, mais sont loin d’être suffisantes. Elles sont, hélas, trop rares pour justifier une véritable politique de réduction des inégalités d’accès aux soins. Elles auraient dû s’accompagner d’une politique plus ambitieuse, faisant le choix de la suppression des franchises médicales, de l’interdiction des dépassements d’honoraires, de la généralisation du tiers payant, de l’accroissement de la part de remboursement par l’assurance maladie, qui constituent autant d’obstacles dans l’accès aux soins.

Cette politique ambitieuse vous permettrait de développer massivement les places et les structures d’accueil des jeunes enfants au sein d’un service public de la petite enfance. Elle vous permettrait également de veiller à la qualité de l’organisation et de l’offre de soins hospitaliers, et à tarifs opposables sur tout le territoire. C’est le sens du projet alternatif que nous défendons, un projet ambitieux de justice sociale, redonnant toute sa force à notre système de protection sociale imaginé et mis en œuvre au sortir de la guerre.

En cela, nous ne sommes pas opposés au changement. Celui-ci ne nous fait pas peur et nous ne souhaitons pas condamner notre modèle social en le maintenant dans les ornières de l’immobilisme. Bien au contraire, nous voulons lui rendre son éclat, l’éclat d’un « plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État. » Vous aurez reconnu, mes chers collègues, un alinéa du programme du Conseil national de la Résistance.

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Les grandes questions

Posté par jacques LAUPIES le 15 novembre 2014

Le très réactionnaire Olivier Giesbert anime cette émission intitulée « Les grandes questions » à laquelle sont invités l’ultra réactionnaire Minc,  l’inclassable Julliard qui se dit catho proudhonien et de gauche et le nommé Marcel Gauchet aux accents à peine marxisants mais qui a écrit un livre avec Alain Badiou (et se trouve taxé de réformiste comme son compère Julliard se disant social démocrate)

Simple petit militant communiste qui faute d’une « bonne éducation » et privé d’un enseignement qui aurait pu le sortir d’une évidente médiocrité intellectuelle, tentant péniblement d’y voir clair à la lumière d’un militantisme débridé durant une cinquantaine d’année, s’efforçant de rattraper ce qu’un jeune de terminale, s’il n’est pas trop mouton, ni couillon,  peut acquérir en quelques deux ou trois ans, je dois supporter ce débat avec ces trois produits de nos universités et grandes écoles.

Je dis supporter, non parce que je n’ai rien compris à ce qu’ils disent, mais parce que j’ai bien compris qu’ils sont le symbole de cette pensée unique à géométrie variable qui influe sur nos consciences déjà bien malmenées par des siècles d’obscurantisme. Un obscurantisme fort heureusement malmené par des éclats de lumière, hélas vite assombries par ses nuages.

On va s’offusquer d’entendre traiter d’obscurantistes des hommes jugés progressistes et de gauche comme Julliard et Gauchet. Mais lorsque des hommes en arrivent à croire que l’on peut pour se libérer de la pauvreté, se contenter de réguler le capitalisme au plan européen en particulier, il faut bien admettre qu’ils obscurcissent la réflexion politique. D’autant que jamais aucun d’eux n’évoque le mal qui mine l’humanité : l’exploitation de l’homme par l’homme, la course au profit de la classe exploiteuse, etc.

Giesbert dont les airs d’ouverture pluraliste ne peut effacer les grimaces anti communiste.  Les trois autres invitées, femmes philosophes, sont là plus pour questionner que pour exposer face à ces « intellectuels » qui semblent encore soit s’enfermer dans les politiques les plus rétrogrades (Minc) et les deux autres  qui ont passé leur vie à se questionner, ce qu’évidemment on ne peut leur reprocher mais dont il semble que cela a plus contribué à les éloigner de la lutte des classes pour les enfermer dans une expectative bien impuissante.

Pas étonnant que dans les repas d’amis que j’évoquais ce mercredi, cette fraction socialisante de notre bon peuple ne retrouve plus les valeurs qui fondent la vraie gauche française ou tout simplement la république.

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Marcel Gauchet

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Alain Minc

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Julliard

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