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Quelle stratégie pour les communistes ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 novembre 2014

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Photo prise au cours d’une émission sur la réforme territoriale au cours de laquelle personne n’est venu vraiment la contester, cependant nombreux sont ceux qui ne sont pas d’accord, tout comme les communistes…

 

La lecture de l’article ci dessous, paru jeudi dans l’Humanité, dispense de faire l’analyse de la situation  politique dans le pays, concernant plus particulièrement le comportement de la droite.

Une chose est sure : cette dernière sous l’effet désastreux que produisent dans la population la politique gouvernementale et les commentaires qu’en font les médias, selon les tendances qu’ils représentent, sont là pour lui permettre de récupérer le mécontentement.

Pour ces médias : 

- soit qu’ils tentent de rendre crédible les politiques de Hollande et Valls en expliquant que la dette contraint à des économies budgétaires incontournables et frappent les français dans le domaine fiscal, des revenus, ou encore des services publics de manière inévitable.

- soit qu’ils tentent de décrédibiliser cette politique en lui opposant ce qui serait pire : aggraver les difficultés de ces mêmes français, en allant encore plus loin dans ces économies pour réduire la dette et en enrobant le tout de démagogie basée sur des mesures du genre « je donne ici mais je reprendrai là » !

Mais aucun relais sérieux des propositions que font les communistes et leurs alliés Notamment la relance par la consommation avec l’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux, la retraite à 60 ans et bien entendu des exigences nouvelles au plan européen pour un rehaussement des droits sociaux, une autre politique dégageant de la pression des marchés financiers et surtout, l’établissement d’une nouvelle fiscalité en France, qui pourrait servir d’exemple aux autres peuples.

Alors que faire pour renverser le rapport des forces politiques ?

Rassembler sur ces objectifs que nous énonçons à partir de notre réflexion et c’est ce que nous avons fait depuis pas mal de temps et qui vient d’être réaffirmé par notre dernière conférence nationale.

Mais pour rassembler il faut être fort soi-même car en politique ce qui compte avant tout pour que les idées « passent » c’est l’action et l’action également n’a d’efficacité  que si elle est fortement appuyée par des idées bien élaborées et cohérentes. L’étape du renforcement et de l’affirmation de notre identité est nécessaire.

Nous le disons et le répétons sans arrêt, le mouvement social est indispensable avec une forte mobilisation exigeant de manière la plus globale possible la satisfaction des revendications salariales, la garantie de droits sociaux à préserver et à améliorer et à inventer.

Mais est indispensable aussi le soutien au parti qui de ce point de vue est un porteur sans réserve de ces objectifs y compris et surtout en le renforçant. D’où l’importance des élections qui permettent d’une part à des femmes et des hommes de les défendre dans les assemblées élues mais également de créer au niveau les partenaires (et même des adversaires) un comportement clair sur ces questions.

Les élections départementales seront un moment important dans cette démarche et nous ne pouvons qu’appeler tous ceux qui voient en notre parti une force déterminante et compétente, rassembleuse mais aussi garante des contenus programmatiques et de leur application.

La Section de Tarascon du PCF défend cette orientation, conforme d’ailleurs aux décisions de Congrès et elle appelle tous ceux qui ont gardé leur confiance à notre Parti à contribuer à les mettre en œuvre.

 

JOURNEE D’ETUDE ORGANISEE PAR LA SECTION DE TARASCON DU P.C.F.

13 DECEMBRE DE 9H 30 A 16 H 00 – 35 RUE MONGE 13150 TARASCON

 

THEME CONNAISSANCE DU PCF ET DE SES ORIENTATIONS POLITIQUES

 MATINEE

Histoire du mouvement ouvrier de 1848 à nos jours.

Le Parti Communiste : naissance au Congrès de Tours en 1920 .

Eléments fondamentaux : Base philosophique, L’exploitation du capital, etc.

 RESTAURATION PREVUE SUR PLACE  

 APRES MIDI

Le Projet communiste actuel.

Axes stratégiques (Front de Gauche, Front du peuple, rassemblement pour une réorientation à gauche, etc.)

L’identité communiste (raison d’être et développement)

Discussion.

 Le stage sera animé par Jérémy BACCHI, responsable départemental à la  formation du 13

 POURRONT PARTICIPER A CETTE JOURNEE LES MEMBRES DU PCF DES SECTIONS DE  TARASCON CHATEAURENARD, BEAUCAIRE ET ARLES AINSI QUE DES INVITES

Inscriptions – Tél : 06 45 47 03 90 (Jacques LAUPIES)

 

 Dans l’Humanité Dimanche.

Cédric Clérin et Benjamin König
Jeudi, 27 Novembre, 2014

 

Quelle stratégie pour les communistes ? dans POLITIQUE 648x415_illustration-pupitre-siege-ump
PHOTO JOEL SAGET/AFP
Préparées, mais pas encore rangées pour la bataille… Si les droites apparaissent en nette position de force grâce 
à la déception engendrée par Hollande et ses reniements, le paysage a profondément changé ces dernières années.  Le centre veut exister à nouveau, Sarkozy sauver une UMP exsangue que lui dispute Juppé, et le FN cristallise à tel point le rejet des politiques que sa dirigeante revendique la stature de « première opposante ». Pourtant, au-delà des ego, ces partis ont un programme catastrophique pour les salariés et les citoyens.

Inaudible pendant près de deux ans, empêtrée dans une guerre des chefs Fillon-Copé, la droite est de retour. La perspective d’une victoire aisée lors des prochaines échéances électorales aiguise les appétits. À commencer par celui de Mme Le Pen, qui, si le premier tour de la présidentielle avait lieu aujourd’hui, arriverait en tête dans toutes les hypothèses (lire ci-contre). Depuis plus de 20 ans, jamais le total des droites n’avait atteint un tel score cumulé de près de 70 %…

Quand la gauche n’est pas la gauche, elle laisse le champ libre à une droite des plus réactionnaires. « Les idées ne comptent pas, ils ont tous les mêmes ! » C’est dans ce contexte que se tiennent les 29 et 30 novembre les deux « congrès plébiscites » de l’UMP et du FN. L’enjeu, mis en scène jusqu’à l’écœurement : une guerre des chefs sans merci. « Les abrutis qui ont sifflé Alain Juppé n’ont rien à faire à l’UMP », a rugi l’ancien ministre Dominique Bussereau après que le maire de Bordeaux a été hué dans « sa » ville par des militants sarkolâtres. « Je vais te tuer », avait d’ailleurs promis l’ex-président à son rival, lequel a rétorqué : « Tu sais où me trouver. » Ambiance… qui en dit long sur le débat d’idées au sein de la droite.

Pourtant, la lutte d’influence est réelle, autour de thèmes parfois traditionnels (sécurité, immigration, assistanat) ou qui ont émergé plus récemment, à commencer par les questions sociétales et familiales. C’est un des nouveaux enjeux idéologiques entre UDI, UMP et FN : la récupération du grand mouvement de repli sur les valeurs traditionnelles, issu de la Manif pour tous. Le programme ? Peu importe, comme le dit sans détour une militante UMP lors du meeting de Nicolas Sarkozy à Versailles, début novembre : « Ce ne sont pas les idées qui comptent puisqu’ils ont tous les mêmes. » Le centre, proche 
du milieu ? Cause ou conséquence des déboires de l’UMP, le centre, quasiment avalé en 2002 dans l’UMP, veut désormais s’autonomiser.

De ce point de vue, la victoire à la présidence de l’UDI de Jean-Christophe Lagarde en lieu et place de Jean-Louis Borloo, retiré de la vie politique, change la donne. Le nouveau président a fait campagne sur la volonté de construire « un centre conquérant » qui n’a pas vocation « à être le supplétif de qui que ce soit », bien qu’il reste « l’allié naturel de l’UMP ».

Mais la révolution réside dans le fait que, pour la première fois, le parti issu de la démocratie chrétienne bon teint veut s’adresser aux classes populaires. Depuis 15 ans qu’il est maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), Lagarde multiplie les signes envers l’électorat populaire et/ou de gauche : en votant non à la constitution européenne ; en instaurant la cantine gratuite ; en votant le mariage pour tous… Les nombreuses suspicions et affaires de clientélisme qui entourent le maire de Drancy et ses alliés pourraient cependant fragiliser l’UDI à l’avenir, d’autant qu’elles témoignent du caractère très « prêt à tout pour réussir » de son président.

Réussir l’amalgame de caïds des quartiers et de notables bourgeois de l’ancienne UDF n’est pas une mince affaire. S’il réussit, l’UDI pourrait prendre le pas sur le MODEM de François Bayrou, avec qui ils ont réalisé 10 % aux dernières élections européennes. Les zigzags politiques et idéologiques du centre dans les années à venir pourraient bien conditionner les recompositions à droite, y compris avec les partisans socialistes, Manuel Valls en tête, d’une mutation « démocrate ». UMP : blanc bonnet, 
bonnet d’âne L’élection du 29 novembre à la tête du parti met aux prises trois candidats : l’archi-favori Nicolas Sarkozy, qui devrait être élu avec un score beaucoup moins large que prévu (environ 60 % au lieu des 80 % espérés), son ancien ministre Bruno Le Maire, et le député de la Drôme, Hervé Mariton, chef de file des militants de la Manif pour tous.

Mais la rivalité la plus à vif, celle qui opposera sans doute l’ex-président à Alain Juppé, aura lieu lors de primaires qui désigneront le candidat en 2016. Avec quel programme ? Le même, ou presque. On serait bien en peine de deviner qui a prononcé ces phrases : « En finir avec le carcan des 35 heures » (Juppé), « déroger aux 35 heures par accord d’entreprises » (Sarkozy). « Supprimer l’impôt sur la fortune, ramener la dépense publique à 50 % du PIB avec 100 milliards d’euros de coupes budgétaires » (Juppé), « règle d’or de la dépense publique : pas plus de 50 % » (Sarkozy). Quant à l’âge de la retraite, ce sera 65 ans pour Juppé et 63 ans (dans l’immédiat) pour Nicolas Sarkozy. Blanc bonnet et bonnet blanc, en somme.

La stratégie du bouc émissaire fonctionne à plein chez tous les dirigeants : chômeurs, « assistés », immigration… Que Nicolas Sarkozy a même qualifié de « menace pour notre façon de vivre ». Reste pour se distinguer la question devenue centrale de « la famille » et du mariage pour tous. L’ex-président a tenté de récupérer cet électorat : « Franchement, si ça vous fait plaisir (d’abroger la loi sur le mariage pour tous – NDLR), ça ne coûte pas très cher. » Stratégie opposée pour Alain Juppé, qui veut se construire une image plus centrale et rassembleuse, y compris parmi les électeurs socialistes et centristes, en se déclarant favorable à l’adoption pour les couples homosexuels. Le FN en embuscade Fort de ses récents succès électoraux, nourris par le désespoir d’un changement qui n’est décidément pas « pour maintenant », le parti d’extrême droite tente de se présenter en alternative.

Le congrès de Lyon, ce week-end, est une formalité pour Mme Le Pen – hormis quelques bisbilles d’influence entre sa nièce Marion Maréchal-Le Pen et son bras droit Florian Philippot. L’enjeu ? Unir les troupes en vue des élections à venir et ratisser large, comme en témoignent ses appels en direction de Nicolas Dupont-
Aignan ou Jean-Pierre Chevènement.

En somme, donner l’impression d’un parti prêt à gouverner, ce qui est loin d’être le cas : problèmes et scandales s’accumulent dans les 10 mairies gérées par le FN, et la structure du parti reste finalement celle d’une entreprise familiale. La fille de Jean-Marie a teinté son discours d’un vernis social couplé à l’habituel refrain nationaliste. Un vernis seulement : les syndicats, selon elle, sont « discrédités », car « opposés au patriotisme économique ».

Elle veut donc « permettre à n’importe quel syndicat de se créer » – pour remplacer les existants, CQFD. On peut aussi lire dans le programme du FN des phrases telles que « se libérer des marchés financiers » ou « augmenter les salaires » (mais au détriment de la Sécu, via une baisse des cotisations sociales).

Surtout, on retrouve les fondamentaux : « remise en cause des subventions aux associations ne relevant pas de l’intérêt général », « peine de mort », « interdiction des manifestations de soutien aux sans-papiers », ou bien encore l’élargissement de la liste des emplois réservés aux seuls Français.

Un « repli nationaliste » réel mais instrumentalisé par Manuel Valls, qui ne cesse d’agiter les marionnettes FN-droite afin d’exiger un ralliement sans conditions à sa politique. C’est pourtant là que se creuse le lit d’un torrent réactionnaire annoncé.

 

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