• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > Archives pour octobre 2014

Du rêve à la réalité : c’est possible et cela se fera mieux avec un pcf fort

Posté par jacques LAUPIES le 13 octobre 2014

DSC_0224

Le PCF une arme majeure pour le changement : soutenez le et adhérez ! ci dessus sont Secrétaire national PIERRE lAURENT

Un rêveur pourrait penser que le Président de la République, garant des institutions et fort de la confiance que lui a accordé la majorité des Français devrait courageusement appeler une autre équipe pour conduire une politique plus conforme aux promesses qu’il a formulées pendant sa campagne électorale.

Mais il ne le fera pas s’il n’y est pas contraint par des évènements qui le permettraient : lâchage de sa majorité qu’il tient par la barbichette parce qu’élue dans la ligne de la Présidentielle, laquelle met constitutionnellement cette majorité en état de subordination à l’exécutif.

Evidemment la grogne au sein du PS (Frondeurs et de ceux qui disent, ou ne disent pas, leur inquiétude) de ses alliés (PRG, Verts), les propositions formulées par le Parti Communiste, d’autres composantes du Front de Gauche, laissent bien apparaître qu’une recomposition à gauche est possible.

Hollande va-t-il l’ignorer et suicider le PS en s’obstinant dans son orientation catastrophique y compris en allant vers une dissolution. S’il en arrive là il laissera une sombre image de son passage au pouvoir.

 

 

C’est un gouvernement « pro-people » qu’il nous faut (Pierre Laurent)

 

Manuel Valls s’est rendu aujourd’hui à Londres pour attirer les soi-disant investisseurs de la City. Après 30 ans de politiques dites de « soutien à l’investissement », il serait temps d’en dresser le bilan. La finance n’investit pas, elle spécule. C’est la raison principale de la crise financière et de l’état de délabrement du système productif français. Un gouvernement « pro-business » n’est pas un gouvernement qui aime l’entreprise.

C’est un gouvernement « pro-people » qu’il nous faut. C’est pour ça que François Hollande a été élu. Un gouvernement de gauche digne de ce nom, plutôt que de promettre la fin de la taxe à 75 % pour les plus riches, devrait agir contre l’évasion fiscale qui ampute chaque année le budget de l’État à hauteur de 60 milliards d’euros.

Un gouvernement de gauche devrait proposer un plan d’urgence européen d’investissement pour l’emploi, l’industrie et les services publics. Il devrait se battre pour changer le rôle de la BCE et mettre la création monétaire au service du développement social et écologique.

Un gouvernement de gauche devrait, au lieu de courber l’échine devant les milieux d’affaires, s’adresser à tous ceux qui luttent au Royaume Uni contre la politique austéritaire de David Cameron et vanter les mérites de la protection sociale, dont les britanniques manquent cruellement. L’humain avant les profits est la seule idée qui peut nous guider vers le redressement du pays.

Assurance chômage: Mélenchon s’en prend au « banquier » Macron

Jean-Luc Mélenchon a critiqué dimanche les déclarations du « banquier » ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, en faveur d’une réforme de l’assurance chômage, dénonçant la remise en cause d’un « acquis social » par des « gens ignobles ».

Dans les colonnes du JDD, M. Macron, ancien gérant de la Banque Rothschild, estime qu’il ne doit « pas y avoir de tabou ni de posture » sur l’assurance-chômage, appelant les « partenaires sociaux » à « faire avancer les choses » pour résorber son déficit de 4 milliards d’euros.

« Regardez comme ces gens sont ignobles!, a rétorqué M. Mélenchon sur France 3. C’est un gouvernement de gauche en principe. Ils parlent de tabou, mais ce n’est pas un tabou, M. le banquier, c’est un acquis social! ».

« Arrêtez de nous parler comme ça! On comprend que quelqu’un de droite nous parle comme ça, parce qu’ils l’ont toujours fait ». « Quand quelqu’un qui se dit de gauche parle comme quelqu’un non seulement de droite, mais quasiment d’extrême droite, alors c’est très grave », a poursuivi le leader du parti de gauche.

« Il est normal que les chômeurs soient indemnisés, la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés », s’est indigné l’eurodéputé.

M. Mélenchon s’est également prononcé contre la suppression voulue par Manuel Valls de la première tranche d’impôts sur le revenu, celle à 5,5%.

« Les Français aimeraient gagner assez pour payer des impôts. Tout pèse sur la classe moyenne. Si vous enlevez la première tranche d’impôts, ça veut dire que vous avez peu de tranches d’impôts, que tout pèse sur la classe moyenne », a-t-il expliqué.

Selon le gouvernement, la suppression de cette première tranche dans le budget 2015 permettra une baisse d’impôts pour six millions de ménages (dont un million exemptés) et 3,3 milliards d’euros seront consacrés à la mesure, pour éviter qu’elle ne pèse sur les quelque 12 autres millions de foyers fiscaux qui n’en bénéficieront pas.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Débat sur « liberté, égalité, fraternité »

Posté par jacques LAUPIES le 12 octobre 2014

 

 

 

DSC_0118 

Cynthia Fleury dans « C dans l’air », un peu de fraicheur dans les analyses de notre société, ne fait pas de mal…

 

 L’émission « Ce soir ou jamais » nous a présenté, ce vendredi  sur la 2, un débat sur le thème « Liberté ? Egalité ? Fraternité ? »

L’émission a débuté par une passe d’armes entre Attali et Zemmour dans laquelle les deux bonhommes se sont plus ou moins discrêtement révélés comme des défenseur de la pensée dominante chacun avec ses arguments, l’un en social-démocrate convaincu qu’il dit, l’autre en ultra droite ce qu’il ne dit pas !

Heureusement Cynthia Fleury rectifie des deux discours en démontrant que le pseudo mondialisme solidaire d’Attali  et le nationalisme dissimulé de Zemmour qui évacuent dans leur analyse le point commun qui existe dans la plupart des nations européennes a savoir un développement des inégalités. L’un préconise le replis sur soi, à partir de ses valeurs passéiste. L’autre prône une solidarité planétaire  la sauce libérale (donner aux pauvres la possibilité d’entreprendre)

Zemmour se livre de plus à une attaque en règle contre les politiques en se livrant à l’amalgame entre tous les partis, où se retrouve sa démarche extrême droitière.

Pour Cynthia Fleury : « les politiques sont asservis à l’électoralisme » « ils sont à la fin de la boucle » « Il faut totalement repenser l’intégration »

François Dubet, sociologue : « pour que l’individu se prenne en charge, il faut une société qui le soutienne ». Etonnant mais acceptable !

« La France est en décadence sur tous les plans » selon Philippe Némo : « Les classes sociales ne veulent plus être solidaires » (comme si la classe capitaliste avait au fil de l’histoire, si ce n’est d’une manière utilitariste et contrainte avoir manifesté une attitude solidaire)

Attali se rattrape un peu en donnant une vision possible de la société vers le socialisme par une sorte d’accréditation de la pensée de Marx qui indiquait que dans une phase ultime de développement le capitalisme cèderait la place au socialisme.

Et il ne manque pas de rappeler sa démarche mondialiste mêlant l’utopie et l’irréalisme de sauver le monde par la responsabilisation de chacun. Ce en quoi il n’a pas trop été contrarié par ses comparses de plateau. Cette démarche, outre qu’elle ignore totalement que l’on ne peut ainsi combattre la puissance dévastatrice des multinationales, rappelle sous sa forme libérale les utopistes du 19ème siècle qui rêvaient  d’instaurer des solidarités de gentils moutons dans une forêt de loups.

La solidarité « la France a établi, et c’est son mérite, la solidarité sociale » quelqu’un a dit cela et c’est fort juste !

Clémentine Autain : Le système tire les salariés vers le bas…. Pas de relance s’il n’y a pas de contestation de la finance, si la transition écologique et sociale n’est pas organisée. « Il faut faire de la politique et non pas attendre de la politique ».

Le marché mondial est face à la démocratie locale et celle-ci est battue d’avance nous dit Attali dans sa merveilleuse rêverie socio libérale.

Philippe Némo, lourdement embarrassé dans ce débat nous indique « il n’y a pas de liberté sans propriété privée » Venant de « l’historien » digne porte parole du libéralisme économique et donc de la classe capitaliste, l’affirmation ne surprend pas  !

Un jeune que je rencontre souvent sans le connaître, me croisant a lancé en passant, sans que je sache si cela s’adressait à moi le mot « formaté ». Au cas où ce serait la cas je lui dirai que je peux le comprendre car répéter sans cesse et critiquer tous ces perroquets aux différents accents mais à la langue unique résulte bien de mon formatage.

Mais que faire face aux autres formatages sinon opposer le sien !

 

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

GPA : à ne pas confondre avec PMA

Posté par jacques LAUPIES le 11 octobre 2014

 

La procréation médicalement assistée existe pour les couples hétérosexuels, elle doit donc être étendu au couples homosexuels. Il est intolérable que les formes nouvelles de famille qui font partie de la marche en avant de notre espèce, son humanisation, son humanité, ne soient pas prise en compte. Sans doute cela nécessiterait que l’on redéfinisse la famille dans son évolution actuelle.

La science élément essentiel de la disparition des obscurantismes, nous enseigne avec le temps, que nous sommes à la fois d’une origine unique et cependant nos diversités culturelles sont nombreuses et le résultat des adaptations diverses auxquelles nous avons été contraints pour assurer nos conditions matérielles de vie autant que nos vies spirituelles.

Force est de constater que ces dernières, si elles peuvent faire progresser où au contraire à être parfois à contre courant de notre évolution vers ce que finalement notre espèce devrait rechercher : le bien être physique et mental et l’absence de maladie (définition de la santé par l’OMS), fussent-elle d’ordre physiologique ou psychologique, sont traversées de conflits, de contradictions, que nous devons dépasser.

Il ne devrait pas y avoir de tabou dans la recherche, dans le développement des sciences. Cependant la science à sa part de vérité absolue et de vérités relatives et ne peut donc servir de prétexte à permettre à l’homme des interprétations prématurées des découvertes qu’elle fait.

On cite souvent les découvertes en matière d’énergie nucléaire dont évidemment l’utilisation peut mettre en danger l’humanité tout entière.

D’autres exemples pourraient être pris des risques encourus par telle ou telle découverte. On parle beaucoup du gaz de schiste, exemple de portée peut être moins considérable mais qui appelle cependant à d’importants « principes de précaution »

Il en va de même quand la science progresse dans tout ce qui concerne la biologie, y compris dès lors qu’elle nous ouvre des portes vers la transformation même du renouvellement des espèces.

Je ne dis la que des banalités mais j’en conclus que nous devons maitriser sans doute la science mais surtout les applications que nous pouvons en faire pour un pseudo bien être.

Dans une société qui n’échappe pas à la marchandisation dans un cadre d’aliénation du travail et donc de la toute puissance de ceux qui en disposent sous forme d’une propriété privée excessive des moyens de production, les risques d’utilisation des sciences et des techniques dans une démarche nuisible à l’humanité sont évidents.

 

 

 

Opposés à la Manif pour tous: « il ne faut pas laisser le monopole de la rue à ceux qui refusent l’égalité »

Joseph Korda
Dimanche, 5 Octobre, 2014
humanite.fr

Ian Brossat ce dimanche matin à la manifestation « All Out »
Humanite.fr
Juste avant le rassemblement de la Manif pour tous, plusieurs centaines de personnes se sont réunies Place de la République sous la bannière du collectif « All Out » appelant à soutenir tous les modèles familiaux, y compris les foyers homoparentaux.

Ian Brossat, responsable des combats LGBT au sein de la direction nationale du PCF et adjoint au maire de Paris, était parmi les manifestants. « Il me paraît très important de ne pas laisser le monopole de la rue et de la mobilisation à ceux qui s’opposent à l’égalité pour toutes les familles et par ailleurs, nous avons gagné le Mariage pour tous, une belle avancée, mais il y a d’autres vhoses à obtenir, je pense particulièrement à la PMA pour les couples de femmes et pour cela il est important que la mobilisation grandisse d’autant que le gouvernement fait preuve d’une timidité maladive autour de ces enjeux. La prise de parole de Manuel Valls qui visait à rassurer la Manif pour tous est de mon point de vue assez ahurissante. On n’attend pas du gouvernement qu’il donne des gages à l’extrême droite qui manifestera cet après-midi. La gauche doit assumer ses valeurs, et ses valeurs, ce sont les valeurs d’égalité ».

 

humanite.fr

humanite.fr

Manon était également Place de la République: « la première fois que j’ai vu la Manif pour tous l’année dernière, j’ai pleuré tellement ça m’a choqué de voir tant de haine vis-à-vis des homosexuels alors que pour moi on doit être égaux en droits. Cela doit figurer dans la constitution et ça l’est en partie avec le Mariage pour tous. Pour répondre à leur haine, je pense que l’on doit se rassembler pacifiquement, leur dire qu’on est là ».

Pour Jean-Pierre, « c’est très important d’être ici, car la liberté du mariage est menacée. Il faut absolument une réaction citoyenne à ce phénomène qui tente de faire passer le Mariage pour tous pour une alliance contre nature. Je suis, dès le départ engagé pour le Mariage pour tous, mais ma présence aujourd’hui est une réaction, car il y a eu cet arrêt de la Cour de cassation qui a remobilisé la Manif pour tous notamment avec cette réaction le lendemain de Christine Boutin qui a considéré que c’était pour elle un jour de deuil ».

 

humanite.fr

humanite.fr

 

Commentaires

 

cassagne

Dimanche, 5 Octobre, 2014 – 20:40
La gauche doit assumer ses valeurs, et ses valeurs, ce sont les valeurs d’égalité » et c’est avec le p$ que yan y bossat

 

viktor le rouge

Mercredi, 8 Octobre, 2014 – 15:13
« La gauche doit assumer ses valeurs, et ses valeurs, ce sont les valeurs d’égalité ». Quels faux culs ce Brossat et cette gauche autoproclamée radicale. On les a bien vues, leurs valeurs d’égalité, dans toutes les réformes des retraites depuis 1993. On a surtout vu leurs lâchetés et leur défense des privilèges des fonctionnaires et le refus de convergence avec le secteur privé. Démagogie et mensonges au programme du FdG. Les français qui sont tout sauf des veaux l’ont bien compris et fait savoir aux dernières élections.

- See more at: http://www.humanite.fr/opposes-la-manif-pour-tous-il-ne-faut-pas-laisser-le-monopole-de-la-rue-ceux-qui-refusent-legalite#sthash.8KNvSA2y.dpuf

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Derrida sans commentaire car je ne l’ai pas lu (grosse lacune évidemment) !)

Posté par jacques LAUPIES le 10 octobre 2014

 PARU DANS L’HUMA

 

Derrida, veilleur de la démocratie « à venir »

Nicolas Dutent
Mardi, 7 Octobre, 2014
Derrida sans commentaire car je ne l'ai pas lu (grosse lacune évidemment) !) dans POLITIQUE jacquesderrida_0
Philosophe inclassable, Jacques Derrida est décédé il y a dix ans. Ce théoricien de la déconstruction lègue à ses contemporains une œuvre multiple et paradoxale qui défiera longtemps les commentateurs.
« L’exemplarité de Derrida reviendra comme celle de Socrate depuis l’annonce et comme la hantise de son retour, comme l’annonce et l’épreuve nietzschéenne de ce fait qu’il n’y a que du retour. C’est aussi ce que n’aura cessé de dire et ne cessera de répéter la déconstruction. Comme ce père mort qu’il interrogea dans ses innombrables textes hantés par Freud, le fantôme va revenir de celui qui a tellement parlé du fantôme et de son immanquable retour : nous entrons dans le revenir de Jacques Derrida ». Il y a dix ans, déjà, le philosophe Bernard Stiegler anticipait, dans un numéro de Rue Descartes (PUF), l’irrésistible attraction que son directeur de thèse allait opérer sur la modernité.
La partie n’était pas gagnée d’avance. C’est peu dire que les relations de Jacques Derrida avec le milieu universitaire furent passionnées, ambivalentes, tumultueuses même. Cet enfant de l’exil, juif des faubourgs d’Alger qui vécut comme un « tremblement de terre » son exclusion de l’école par le régime de Vichy, déclara d’ailleurs dans nos pages, au seuil de la mort : « Je n’ai jamais fait de longs séjours aux États-Unis, le plus clair de mon temps ne se passe pas là-bas. Cela dit, la réception de mon travail y a été effectivement plus généreuse, plus attentive, j’y ai rencontré moins de censure, de barrages, de conflits qu’en France. »
Agrégé, normalien passé par la case « Louis le Grand », il ne taira pas sa déchirure d’avoir été un « mal-aimé » de l’université française. Après un passage furtif à la Sorbonne, il enseigne à l’Ecole Normale Supérieure mais sa candidature au Collège de France échoue, malgré le soutien amical de Pierre Bourdieu. Une main sera tendue par l’interdisciplinaire Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Outre-Atlantique en revanche, on lui tend les bras : Yale, Corneil, Irvine… la prestigieuse université de Cambridge le consacre même docteur honoris causa au printemps 1992.
Derrida est aujourd’hui le philosophe français le plus traduit dans le monde. Plusieurs décennies auront été nécessaires pour vaincre les résistances et l’aveuglement de ses pairs. Violente, souvent injuste, la frilosité de ses contemporains – quand elle ne vire pas à la défiance – tient indéniablement à la manière dont ce philosophe iconoclaste, hermétique aux postures totalisantes, proposait de questionner les textes, même majeurs, sous un jour radicalement nouveau.
« La fonction principale de l’enseignement de la philosophie est de permettre aux gens de devenir conscients, de savoir dans quel type de discours ils sont engagés » affirmait-il, en 1981, dans un entretien réalisé par Richard Kearney dans « Derrida, l’événement déconstruction », excellente publication de la revue sartrienne Les Temps modernes. Mais, ajoutait-il, « il n’y a aucun système d’enseignement ou de transmission de la connaissance qui puisse garder sa cohérence ou son intégrité sans, à un moment ou un autre, s’interroger philosophiquement, c’est-à-dire sans reconnaître ses prémisses sous-textuelles ».
Si le temps à fait son œuvre, les contresens touchant au continent Derrira n’ont pas manqué de fleurir. Ses détracteurs ont ainsi cru déceler chez lui une entreprise de destruction. Ses continuateurs, nombreux, explorent un territoire sans frontières fixes, à la recherche du sinueux, du refoulé, de l’opacité, de l’inaperçu que recouvrent les écrits. Loin de détruire, Derrida veut en effet « coller » les textes au plus près. Pour mieux en définir l’épaisseur ? Il fuyait assurément l’évidence, c’est là son crime. N’est ce pas cette infraction, au fond, qui irrite autant qu’elle fascine ?
L’insistance avec laquelle il expliquait, pour caractériser la déconstruction, qu’« un texte n’est un texte que s’il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte est d’ailleurs toujours imperceptible » sonne comme une transgression, insupportable aux yeux des défenseurs hardis des traditions logiques et analytiques. Les discours absolument clairs et certains, les systèmes inébranlables, les lois immuables… se retrouvent cloués au pilori.
Derrida ose même ériger ce « non-lieu » à partir duquel il souhaite questionner la philosophie comme un principe vital : « chaque culture, et chaque société, a besoin d’une critique extérieure ou de déconstruction comme une part essentielle de son développement » plaidait-il, soucieux d’apporter « une réponse positive à une altérité qui nécessairement l’appelle, le somme ou l’encourage ».
D’Husserl, il aura hérité cette « prudence méthodique, une technique rigoureuse pour démêler et formuler les questions ». « Derrida est tout à la fois un penseur de la vérité, de la justice, de l’aporie, du supplément, de la crise, de l’impossibilité de la fondation et de la décision simple… à travers la reformulation incessante que ces notions exigent » résument Jospeh Cohen et Raphel Zagury-Orly, respectivement enseignants à Dublin et Tel-Aviv, proches de l’intellectuel français « des marges ». « Il s’intéresse au mouvement de la réponse, c’est une philosophie de la nuance, de l’hétérogénéité, de la patience et de la réserve. Dès que ses concepts sont lâchés, on sent la terre trembler. C’est un désir de sens au delà du sens, sans que cela nous conduise pour autant à une impasse ou un cul-de-sac » renchérissent-ils.
Dans un numéro-hommage fameux que les Lettres Françaises consacrent à Derrida en 1972, Roland Barthes écrit à son endroit : « il a déséquilibré la structure, il a ouvert le signe : il est pour nous celui qui a décroché le bout de la chaîne ».
La difficile appréhension de Derrida tient au fait – déroutant de prime abord – que les notions qu’il manie échappent aux catégories communément admises. « Différance », par exemple, lui a permis d’avancer le terme de « non-concept » et de disséquer la langue dans le rapport complexe entre écriture et parole. D’autres legs philosophiques hantent les recherches contemporaines. A l’instar du « don », dont il considère que, « s’il se faisait connaître comme tel au grand jour, un don destiné à la reconnaissance s’annulerait aussitôt. Le don est le secret lui-même ». De même, la « dissémination », si elle ne « peut se rassembler dans une définition, c’est c’est que la force et la forme de sa disruption crèvent l’horizon sémantique ». La « trace », à son tour, permet « le procès de la signification ». « Marque de l’élément passé », déjà creusée « par la marque de son rapport à l’élément futur », elle apparaît comme « le simulacre d’une présence qui se disloque, se déplace, se renvoie, n’a proprement pas lieu, l’effacement appartient à sa structure ».
Même sur le terrain plus inattendu de la politique, Derrida s’avère fécond. Jacques Rancière a eu raison de rappeler que s’il est périlleux d’établir des liens nets entre ses travaux et sa praxis politique, il nous laisse en héritage de riches développements sur « la démocratie à venir ». Ses réflexions critiques sur l’éthique apparaissent aussi comme salutaires dans cette période de rejet grandissant de la figure de l’Autre. Sous la plume de François Raffoul, l’étude de son « hospitalité pure et  inconditionnelle » est édifiante. Inspirée de Levinas, celle-ci n’est pas « régulée par les conditions préexistantes d’une puissance accueillante et qui n’a d’hospitalité que le nom. L’hospitalité elle-même, dans son événement d’accueil et de l’arrivant reste inconditionnelle : une hospitalité ne doit pas choisir l’arrivant (comme le font cyniquement les politiques d’immigration). Même la tolérance, qui est hospitalité jusqu’à un certain point (le douteux seuil de tolérance) n’est pas hospitalité et en serait même le contraire ».
Avec ses lumières et ses obscurités, Derrida « déborde » la philosophie. Ecrire sa vie, comme s’y est risqué Benoît Peeters, auteur d’une biographie ambitieuse et très documentée (Derrida, Flammarion), « c’est écrire l’histoire d’un homme fragile et tourmenté, évoquer une exceptionnelle série d’amitiés, retracer une série d’engagements politiques courageux, en faveur de Nelson Mandela, des sans-papiers ou du mariage gay, relater la fortune d’un concept – la déconstruction – et son extraordinaire influence, bien au-delà du monde philosophique, sur les études littéraires, l’architecture, le droit, la théologie, le féminisme, les queer studies et les postcolonial studies ».
Astreignante, sismique, précaire, hérétique mais inépuisable… l’œuvre de Derrida continue de nous hanter. Tel un spectre ? Elle est une invitation permanente à penser, autrement, contre nous-mêmes.

- See more at: http://www.humanite.fr/derrida-veilleur-de-la-democratie-venir-553876#sthash.5Svo9a9k.dpuf

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Depardieu : au moins un à qui on ne peut pas reprocher d’être un faux cul

Posté par jacques LAUPIES le 9 octobre 2014

 

J’a toujours adoré l’acteur, moins l’homme d’affaire, encore moins le politique. Pour ne pas dire pas du tout.

Mais qu’il jette au public et sans doute aux milieux les plus divers qu’il fréquente ou à qui il a affaire, ce genre de confidences que révèle l’article ci dessous donne une idée déjà plus ou moins connue du personnage. Un personnage qui après tout a bien raison de dire tout haut ce que l’on sait tout bas : où peut conduire une société qui laisse dans la merde des millions de jeunes dont tous ne vont pas se faire payer pour se faire s.

Il y en a fort heureusement qui font ça pour leur seul plaisir. Mais faut il porter un jugement moral sévère sur les autres.

La prostitution, malgré les lois souvent absurdes qui conduisent à des amalgames, existe bel et bien et la plus méprisable est celle qui se pare de la légalité, de l’esprit libertaire et parfois même du puritanisme. Des hypocrisies différentes !

La jeunesse, enfin une certaine jeunesse, s’en jouera toujours et il ne sera pas de révolution sans qu’elle ne dise son mot !

 

 

PARU DANS PLANET

Gérard Depardieu raconte comment, plus jeune, il se prostituait

Publié par Stéphanie Thibault le Mardi 07 Octobre 2014 : 14h20
Gérard Depardieu raconte comment, plus jeune, il se prostituait© Abaca Press

Avec son phrasé unique, Gérard Depardieu enchaine confidences et révélations chocs dans Ça s’est fait comme ça, son autobiographie. L’acteur raconte ainsi comment, dans sa jeunesse, il se faisait payer par les hommes qui le trouvaient à leur goût.

<a href= »http://www3.smartadserver.com/call/pubjumpi/9870/131972/3796/S/[timestamp]/? » target= »_blank »>< img src= »http://www3.smartadserver.com/call/pubi/9870/131972/3796/S/[timestamp]/? » border= »0″ alt= »" /></a>
Publicité

<!– BEGIN JS TAG – Femmeplus_Rectangle_R1_300x250_BTF.CA

&amp;lt;a href= »http://www3.smartadserver.com/call/pubjumpi/9870/131967/3794/S/[timestamp]/? » target= »_blank »&amp;gt;&amp;lt; img src= »http://www3.smartadserver.com/call/pubi/9870/131967/3794/S/[timestamp]/? » border= »0″ alt= »" /&amp;gt;&amp;lt;/a&amp;gt;

Dans son autobiographie, Ça s’est fait comme ça, Gérard Depardieu multiplie les confidences. Avec un style bien à lui, il raconte son enfance, sa jeunesse, son passé de voyou, autant de révélations chocs. Il confie ainsi comment sa mère a tenté de se débarrasser de lui, alors qu’elle était enceinte, avec une paire d’aiguilles à tricoter, ou encore ses problèmes avec l’alcool. Mais Gérard Depardieu explique aussi que durant sa jeunesse sans le sou, il s’est prostitué.

Peu assidu à l’école, Gérard Depardieu, entre deux exclusions, fait l’école buissonnière. Il traine dans les rues, la journée, mais le soir aussi. C’est comme ça qu’un soir, il rôde dans une fête foraine « quand des mecs avec des gueules à la Lino Ventura, des camionneurs, des forains, me proposent de me sucer la b…, je réponds pognon, je dis mon prix. J’ai 10 ans mais j’en fais 15″ écrit-il. « Je plais aux homosexuels, je l’ai su très jeune, à 10, 12 ans, quand des types me prenaient en stop et me proposaient de me sucer la b… et que je leur réclamais du pognon. Et ça se confirme. Bientôt, j’aurai toute une bande de mecs accrochés à mon cul. J’en manipulerai certains pour les dépouiller, j’ai 20 ans, le voyou respire encore, et il m’arrive d’arracher les fils du téléphone, de démolir un mec et de repartir avec tout son fric » raconte l’acteur.

Gérard Depardieu raconte aussi comment il volait dans les cimetières, en pillant des tombes, pour se faire de l’argent. Avec un type rebaptisé Morille, il dépouille les morts. « On déterre ensemble le cercueil, il fait ses petites emplettes pendant que je me grille une cigarette et après ça, il est content ». Avec l’une des carrières au cinéma les plus riches, Gérard Depardieu, que l’on connaît pour ses excès, dévoile ici ses blessures. Des épreuves qui ont fait de lui un personnage haut en couleurs, aussi critiqué qu’admiré, et qui, jamais, ne se plie au politiquement correct.

En savoir plus sur http://femme.planet.fr/actu-people-gerard-depardieu-raconte-son-passe-de-prostitue.706230.1181.html#Jp4WUk5bkxIHExS4.99

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

1...45678
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...