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Offensifs dans nos propositions et positionnés pour les mettre en oeuvre !

Posté par jacques LAUPIES le 20 octobre 2014

« Il vaut mieux attraper un torticolis en visant trop haut que devenir voûté en regardant trop bas » (Jacques Chancel)

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Il y a de quoi se lasser d’entendre les mêmes rengaines lorsqu’il s’agit de stratégie pour accéder à des positions permettant d’inverser la politique droitière de la majorité du PS.

En fait il s’agit à notre niveau, la France, de faire en sorte que la domination des grands groupes capitalistes soit réduite et que ceux ci soient contraints par le peuple à accepter une répartition des richesses conforme à l’intérêt général. Cette démarche ne date pas d’aujourd’hui et il est stupide de penser qu’elle ne peut, soumise à une vision défaitiste, être à nouveau entreprise.

Les conditions indispensables pour cela doivent-être prises en compte :

- l’accès de l’immense majorité exploitée, constituée par la classe ouvrière et  les couches qui désormais se confondent avec elle, employés, cadres, techniciens, ingénieurs, mais aussi couches moyennes (non salariées)  à la conscience de la domination, certes économique mais aussi  par voie de conséquence, idéologique et politique, qu’elle subit.

- le passage à l’action sous des forme de luttes sociales pour défendre pied à pied les droits acquis, mais aussi pour en gagner de nouveaux, et leur traduction par des luttes politiques aboutissant à de possibles traduction sur le plan électoral.

Ces deux nécessités  sont en permanence en interaction et il est bien évident que leur développement s’alimentent l’une de l’autre. Mais à chaque étape les forces populaires progressistes se doivent d’intervenir et proposer des stratégies d’accession au pouvoir sur des objectifs de transformation en fonction des possibilités existantes.

On ne peut constamment, au prétexte que le contenu de l’intervention politique pour assurer deux pas en avant n’est pas suffisant considérer, si un pas est possible pour inverser le recul de plus en plus fort imposé par l’adversaire, qu’il faut attendre !

Ce seuil minimum d’action politique, face au danger assuré d’un plus grand recul si la droite accède au pouvoir, doit être clairement exposé et accompagné par le Parti Communiste. Quand je dis accompagné cela veut dire :

- que nous sommes, en tant que Parti prêts à assumer nos responsabilités, à les partager à égalité avec tous ceux qui s’inscrivent dans une démarche de transformations précises qui nous semblent indispensables, qui ne sont ni exhaustives, ni à prendre ou à laisser.

Mais de grâce ne restons pas dans l’attente de ce que peuvent en dire les autres même si nous devons être attentifs à leurs propositions et à leur motivations, fussent-elles catégorielles, limitées, illusoires ou de portée secondaire.

- que nous sommes en capacité d’engager à tous les niveaux, et particulièrement au niveau national, les femmes et les hommes issus de notre parti et capables d’assumer les responsabilités électives sans nous soucier des résultats et échecs possibles tout en usant au mieux des obligations institutionnelles le moment venu.

En clair désigner nos candidatures aux élections, fussent-elles des candidatures à la candidature, et cela publiquement.

Sans vouloir nous comparer aux autres, ni user de leur stratégie politicienne et individuelle, il n’y aurait pour moi rien de choquant à ce que nous désignions, un communiste à chaque instance élective, le moment venu, y compris à celle de la Présidence de la République.

Cela ne réduirait en rien notre action politique, bien au contraire.

Quant à l’exploitation négative que pourraient en faire les médias et nos adversaires, elle ne peut être aussi forte qu’elle l’est actuellement !

 

 

 

 

 

Martine Aubry demande d’en « finir avec les vieilles recettes libérales »

l’Humanité.fr avec AFP
Dimanche, 19 Octobre, 2014
Photo : Philippe Huguen/AFP

Photo : Philippe Huguen/AFP
Dans un entretien au Journal du Dimanche, ce week-end, la maire de Lille, demande à François Hollande et à Manuel Valls d’engager une « réorientation de la politique économique » et d’ »emprunter le bon chemin dans les deux ans qui viennent », faute de quoi, avertit Martine Aubry, la gauche va « échouer » en 2017.
« Il nous faut trouver au plus vite le bon réglage des politiques économiques qui permettra de sortir la France de la crise. Et puis, il nous faut refaire de la politique (…) Regardons la vérité en face. La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s’est faite au détriment de la croissance », lance Martine Aubry dans l’entretien qu’elle a accordé ce dimanche au JDD.
La maire de Lille (PS) prône   »une nouvelle social-démocratie » et réclame d’en « finir avec les vieilles recettes libérales ». Martine Aubry qui dit « partager les propositions » économiques des députés PS « frondeurs » regrette que le Parlement « n’ait pas pu en discuter ».
« Je partage leurs propositions (…) et je regrette que le Parlement n’ait pas pu en discuter. J’espère que la prise de conscience sera là, que le débat aura lieu. En tout cas, plus on sera nombreux à le dire à gauche –élus nationaux ou locaux, mais aussi dans la société civile– plus on aura une chance d’être entendus. Dans le passé, faute d’avoir débattu, nous avons souvent payé le prix (…) Et puis, ne peut-on arrêter d’appeler « frondeurs », des députés qui connaissent l’économie, souhaitent le succès du gouvernement et portent une vision de la Ve République où le Parlement est pleinement respecté dans ses prérogatives ? », lâche-t-elle.
Elle a d’ailleurs lancé une deuxième salve en publiant dans la nuit sur internet (www.ensemble-reussir.fr) sa contribution aux Etats généraux du PS, où elle plaide pour « une nouvelle social-démocratie », un projet qui n’est, insiste-t-elle, « ni le libéralisme économique, ni le social-libéralisme ». Un texte signé à ce stade par 34 responsables socialistes: des frondeurs comme Jean-Marc Germain et Christian Paul, des présidents de région (Jacques Auxiette, François Bonneau, Marie-Guite Dufay et René Souchon), les ex-ministres François Lamy et Philippe Martin, des présidents de conseils généraux (Matthieu Klein, André Vezinhet) mais aussi des députés non étiquetés « frondeurs ».

Commentaires

 

Fulgence1936

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 10:13
Avec la sortie du bois de la fifille de Jacques Delors, Martine Aubry, qui rallie les « frondeurs » dans leur croisade pour « sauver le soldat Solférino » et en prendre la tête, la dernière pièce du piège Union de la Gauche 2017 (Martine versus Marine) est en place. Alors, camarades, stop ou encore?

ppec

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 11:30
La fille à papa-Delors vs. la fille à papa-LePen, ce serait le choix de candidat le plus catastrophique que pourrait faire le PS (en même temps, ils voulaient déjà choisir le patron du FMI pour représenter la gauche au deuxième tour en 2012…). Le père Delors, un ultra-européiste, un des bâtisseurs du moule ultra-libéral et antidémocratique que tout le monde dans la classe politique fait comme si il n’existait pas, mais alors, pas du tout… (il faut lire les articles 120 et 121 du TFUE, puis les Grandes Orientations de Politique Économiques dont il est question, définies et publiées par la Commission Européenne pour la France pour cette année, on trouve tout ça dans google, très facilement. Tout ça est écrit, publié, officiel, et a valeur légale en droit international) WP : « Objectifs parfaitement atteints selon l’économiste américain Rawi Abdelal qui avance que Jacques Delors a joué un rôle déterminant dans la dérégulation des marchés financiers en décidant « de pousser la libéralisation bien plus loin que ne le prévoyait à l’origine le programme de marché unique ». Il introduit notamment la directive 88 (361) sur les mouvements de capitaux en juin 1988 précisant qu’« aucune transaction, aucun transfert de capitaux n’échappait à l’obligation de libéralisation »3. [ce qui donnera l'article 63 du TFUE, qui interdit aux états membres de l'UE de lutter ontre les délocalisations, ndppec] Delors est alors persuadé que la création du marché intérieur ne peut se faire sans une circulation des capitaux totalement libre » Martine Aubry, la fille de celui qui a lutté pour que le renard soit libre dans le poulailler clôturé. Et Martine Aubry, qui suggère une complète « réorientation de la politique économique », comme si la politique économique de la France se décidait encore à Paris…

 

Moïse 32

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 10:25
Bien, la Martine se réveille poussée par ceux d’en bas, mais nous, la gauche non social démocrate, on fait quoi ? On continue à psalmodier der litanies: « la droite elle est méchante, Hollandovalls sont des traîtres, la finance nous gouverne », etc…etc… ou: » la gauche doit s’unir, la gauche va s’unir, la gauche est en train de s’unir  » ? Et Pierre Laurent, encore pire que le nain de jardin, qui fait discours sur discour, totalement inconscient de jouer une comédie dépassée, alors que notre peuple attend DES ACTES ! à Part la période de la résistance, mon parti ne m’a apporté que des espoirs déçus et des hontes toujours présente. J’en pleurerais, d’ailleurs…j’en pleure !

lucas1

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 10:44
Totalement d’accord sur votre vision de P Laurent mais je suis aussi totalement déçu de Mélenchon qui assiste à l’émission de Ruquier et se dit vouloir mobiliser les « URBAINS » (cf son interview à l’Huma). ET les ruraux,???????????????????????????????????????

ppec

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 13:45
Si on consulte cette carte http://www.ifop.com/media/pressdocument/450-1-document_file.pdf , c’est vrai que ça semble un peu… comment dire… maladroit, voilà !  En même temps, pour ce qui est de continuer à faire du souveraineté-washing à la Europe-sociale, c’est sûr qu’il vaut mieux viser un public urbain dont les professions sont difficilement délocalisables : parce qu’en zone industrielle ou en zone rurale (voire les deux mon capitaine, comme l’Ille et Vilaine, département rural qui est en train de se faire désindustrialiser à très grande vitesse -PSA, mais aussi tous ses sous-traitants, entre autres), le public est davantage en première ligne, alors les promesses de changer l’Europe ça risque de moins bien passer !

 

Invité

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 13:15
..

 

Invité

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 13:16
un peu de respect  svp….

 

Invité

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 13:17
un peu de respect

 

aliluce40

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 10:41
ensemble-reussir.fr : c’est l’entretien de Martine Aubry qui, pris dans son ensemble, est beaucoup moins « revendicatif » que ce que voudraient le faire croire ces quelques extraits… exemple : « Notre projet, c’est une nouvelle social-démocratie : La nouvelle social-démocratie reconnaît le marché, mais elle veut un Etat stratège pour l’orienter et le réguler » … Bonne lecture !

 

viktor le rouge

Dimanche, 19 Octobre, 2014 – 12:44
Ca ne lui aura donc pas suffi de foutre l’économie par terre avec ses 35 heures. Quand il s’agit d’abaisser le pays, on peut compter sur elle. Les vieilles recettes gauchistes qui ne marchent pas sont sa spécialité.

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Zemmour sur la sellette : cela ne date pas d’aujourd’hui !

Posté par jacques LAUPIES le 19 octobre 2014

 

 

Comme je n’ai pas le temps de disserter sur ce « polémiste » qualité dont l’affublent les médias, je redonne à lire le texte ci dessous qu’il m’avait inspiré lors de l’émission  » On n’est pas couché « , en 2007, pendant laquelle ils avait exprimé un certains mépris à l’égard de ceux qui écrivent sans être « écrivains ».  Une façon de vous dire que je l’avais repéré.

Petit auteur avec sourire
Tous les samedis soirs
Plaint ses pairs de ne plus avoir
Eux seuls le droit d’écrire

Et bien sûr ce qui est le pire
Il croit que son savoir
Lui donne l’absolu pouvoir
De juger et le dire

Il me rappelle ce juriste
Qui ne l’ayant pas lu
Riait d’un ancien détenu
Dans un mépris sinistre

Que font là ces olibrius
Avec ces journalistes
Autres jongleurs équilibristes
Des télés détritus

Très souvent ces petits malins
Jouent la lutte des classes
Mais en bon chien de garde chasse
Tuent les petits lapins

Et ce soir je ne leur pardonne
De faire des crétins
Parmi des millions de gamins
Lorsque  minuit résonne

Souvent dans cette cage
Il est des scribouillards
Qui viennent en bavards
S’user en commérages

(publié en juin 2007)

Sérieusement ce Zemmour est la parfaite image de ces intellos, humoristes, journalistes et autres, baptisés les « bruns rouges » dont le venin sucré est le meilleur soporifique pour la France qui s’enfonce dans la contestation électorale mise en voie de garage. Voyez Dieudonné, Ménard et Soral !

 LU DANS LE SITE DE L’HUMANITE : humanite.fr

Jean-Emmanuel Ducoin
Vendredi, 17 Octobre, 2014
Photo : AFP

« Eric Zemmour veut réhabiliter Pétain.Tout est dit ».
Photo : AFP
Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin : « Zemmour exalte la figure de Pétain, qu’il dit sauveur de « juifs français » (vous avez compris l’odieuse nuance), et pointe « l’efficacité de l’échange juifs français contre juifs étrangers, voulu et obtenu par Vichy ». Pétain en héros, sauveur de juifs : n’en jetez plus ! »

Histrion. La mécanique est huilée ; la dialectique, machiavélique, se veut savante ; le propos reste ordurier et insupportable. Voici le résumé en trois phrases du dernier livre d’Éric Zemmour, le Suicide français (Albin Michel), phénomène d’édition qui surclasse désormais dans les ventes tout ce qui s’est publié depuis la rentrée littéraire, les textes d’Emmanuel Carrère (magnifique) et de Valérie Trierweiler (digne d’intérêt) compris, c’est dire si l’éventail livresque est large.

Quatre soirées d’intense lecture pour que le bloc-noteur vienne à bout des 530 pages et que s’impose une conclusion évidente. Porté par des vents crépusculaires qu’il sent favorables, le polémiste Zemmour a l’ambition qui enfle, il voudrait devenir le Maurras contemporain, mais il n’est qu’un Pauwels en peau de lapin fripé par l’air du temps qui pue la xénophobie et la revanche poujado-nationaliste.

Il ne le cache pas : « Maurras exalta jadis les quarante rois qui ont fait la France ; il nous faut désormais conter les quarante années qui ont défait la France. » Et après cette contraction d’histrion dont il a le secret, il ajoute qu’il aimerait « déconstruire les déconstructeurs », ces « héritiers bourdieusiens » qui auraient engendré des monstres de la pensée : des « inhéritiers camusiens ». Pathétique démonstration.

Voyez-vous, Éric Zemmour a deux ennemis de classe privilégiés : les soixante-huitards et les féministes (enfin surtout les femmes en vérité). L’âme profonde de la nation serait ainsi attaquée, réduite à néant, par l’inconséquence mortifère des exaltés de 68, qui ont privilégié « la jouissance hédoniste pour enterrer l’héroïsme chevaleresque » de ce que de Gaulle avait construit. Sous la plume de l’essayiste, le raccourci scandaleux donne ceci : « La propagande consumériste mina la culture traditionnelle du patriarcat ; les publicitaires, sociologues, psychologues s’allièrent aux femmes et aux enfants contre les pères qui contenaient leurs pulsions consommatrices. »

Il dédit bien sûr le livre à son père, loue les « hommes retrempés dans une virile vertu spartiate », refuse ce qu’il appelle la « domination émolliente des femmes » et regrette que « ces vagues de féminisation et d’universalisme postchrétien » puissent briser « les digues d’une France encore patriarcale, reposant sur l’imperium du père, à la maison comme à la tête de l’État ».

Vous avez bien lu. La France tombe, se suicide : la faute au matriarcat galopant et à la perte progressive du pouvoir des hommes dans l’orgie apolitique de l’après-68. On croit rêver.

Vichy. Mais le pire est à venir. Outre qu’il raconte absolument n’importe quoi sur l’immigration ou les mariages mixtes, ses errements historiographiques le conduisent à évoquer, dans un chapitre hallucinant qui mériterait procès, le rôle de Pétain dans la déportation des juifs.

Dénonçant la « doxa édifiée » qui repose sur « la malfaisance absolue du régime de Vichy », Zemmour exalte au contraire la figure de Pétain, qu’il dit sauveur de « juifs français » (vous avez compris l’odieuse nuance), et pointe « l’efficacité de l’échange juifs français contre juifs étrangers, voulu et obtenu par Vichy ».

Pétain en héros, sauveur de juifs : n’en jetez plus ! D’ultraréactionnaire et hyperconservateur, le voici nu à son vrai visage, plus collabo de l’extrême droite que jamais, pré-fascisant en somme, à moins que le pré n’ait déjà été franchi d’un pas allègre et assumé. « La France se meurt, la France est morte », écrit-il à la toute fin de sa logorrhée, évoquant « les dernières pages de l’Histoire de France », avec le H majuscule qui sied à sa grandeur déchue. Voilà, c’était le petit manuel du petit homme au service d’une France étriquée et fantasmée, destinée à faire peur.

Que le minable Zemmour le sache : l’histoire, notre histoire, celle des citoyens de France, va se poursuivre. Avec ou sans lui d’ailleurs. Pour que le suicide intellectuel – le sien ! – serve au moins à quelque chose.

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Défendre le principe de l’égalité devant les prestations sociales…

Posté par jacques LAUPIES le 18 octobre 2014

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Plus facile de sanctionner des revenus moyens que de sanctionner les multinationales et de mettre les banques au pli. Mais c’est du Hollande-Valls-Touraine tout craché…

 

Je crois avoir déjà eu l’occasion de le rappeler ici que les modalités d’indexation de certaines prestations sur le montant des revenus n’est pas nécessairement une juste vision de la solidarité.

Certaines prestations et les allocations existantes ou à venir, doivent-être conçues pour celui à qui elles sont destinées et le dégager d’une différence qui tiendrait aux revenus de ceux qui ont à charge sa formation et son éducation, plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’enfants majeurs.

Malgré la complexité des situations, il me semble que doit prévaloir la notion de droit à rémunération ou à services, garantissant l’autonomie, comme c’est le cas des aides aux logement, des aides tout simplement pour se nourrir, se vêtir, se soigner, se cultiver, se distraire, voyager, etc. L’esprit de garantie d’autonomie doit dominer, autant que faire se peut.

Et entrer dans des considérations de revenus de la famille pour les accorder, ou pas, est particulièrement injuste et bien plus compliqué.

Si par exemple un jour, que je souhaite le plus proche possible tant sont dans la difficultés les jeunes de toutes catégories, est prise institutionnellement la décision d’accorder une allocation d’autonomie, que l’on pourrait fixer à 1000 € , sous condition évidemment de formation possible et accessible, il faut que cette allocation s’émancipe de la situation particulière de chaque jeune.

Le financement ne peut provenir que d’un impôt (généralisé) qui provient d’une indexation sur les revenus ou sur un prélèvement à la source indexé sur les salaires (cotisations sociales)

Evidement cela passe par une réforme fiscale et de la sécurité sociale qui garantissent les moyens nécessaires et un révolution complète dans la redistribution des richesses produites, lesquelles rappelons le proviennent du travail salarié.

Une part de celles-ci devant être consacrée au développement des infrastructures, à l’investissement productif  et aux services publics.

Chacun par ailleurs apportant sa contribution en fonction de ses ressources. Les jeunes des classes et catégories les mieux rémunérées n’étant plus en dépendance de leur famille pour l’essentiel de leur besoins.

Pour cela, sans qu’il soit nécessaire de supprimer la propriété de tous les moyens de production dans tous les secteur de l’économie, il faut réguler et contrôler de manière rigoureuse le coût du capital (rémunération des actionnaires dans un secteur privé limité et ne concernant pas les besoins historiquement définis pour tous, à une époque déterminée, comme l’énergie, les transports, l’eau, le logement, les télécommunications, la production pharmaceutique, etc)

Evidemment une telle conception donne à la liberté des jeunes, mais aussi des famille, une autre dimension que celle dont ils disposent dans le système actuel basé sur la dépendance et l’assistance.

Concernant les enfants mineurs, il n’y a aucune raison de ne pas procéder de la même manière même s’ils ne gèrent pas directement un budget en  autonomie !

C’est en ce sens que les mesures gouvernementales finalement mettent une fois de plus en situation d’assistance les plus pauvres sous couvert de leur donner la préférence. Plus elles ouvrent la porte à de futures dérives libérales !

Une mesure de plus bien dans la lignée des conceptions réformistes du PS qui ne doivent pas faire illusion.

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Les yeux fermés en plus…

NOTA

Dans le débat de l’émission de ce 17 octobre 2014 on a vu que la vision en la matière, de certains économistes allaient dans le sens de ce type de réformisme. Fort heureusement Alain Badiou était la pour rectifier avec sa conception communiste.

Je vous invite à la regarder et à suivre l’émission sur le capital diffusé sur Arte le mardi.

Tout n’y est pas dit mais cela change un peu d’un enseignement fourre tout auquel les jeunes sont  hélas soumis !

 

 

Les allocs sous conditions

Tania Meller
Vendredi, 17 Octobre, 2014
Photo : AFP

Il n’y a aucune rupture de l’universalité » assure la rapporteure de la branche famille du PLFSS, Marie-Françoise Clergeau (PS). Un argument qui ne convainc ni les associations familiales ni les syndicats.
Photo : AFP
L’Élysée a tranché : les allocations familiales seront modulées selon les revenus des familles. Réactions.

Économies, économies… l’exécutif, cherchant à gratter 700 millions d’euros dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), souhaitait diviser par trois la prime à la naissance à partir du deuxième enfant, ce qui aurait permis de mettre 250 millions de côté. Mais, en commission des Affaires sociales (pourtant vidée de ses « frondeurs » du PS par Bruno Le Roux), mercredi soir, les députés, y compris socialistes, ne semblaient pas unanimes. À la place de cette mesure, beaucoup souhaitaient remettre en question l’unicité des prestations familiales. En début de semaine, la secrétaire d’État chargée de la Famille, Laurence Rossignol, s’était montrée plutôt ouverte à une telle proposition. « L’idée d’introduire un critère de revenus pour l’attribution d’un certain nombre de prestations, visiblement, les citoyens français pensent que ça serait plus juste, chez les députés de gauche tous le pensent, et il y en a aussi à droite qui le pensent. »

L’Élysée a donc tranché hier en fin d’après-midi : exit la mesure sur la prime à la naissance ; à la place, les allocations familiales seront désormais soumises aux revenus des ménages à partir de 6 000 euros par mois pour un couple avec deux enfants dont les deux membres travaillent. À ce niveau, les allocations seront divisées par deux ; par quatre au-delà de 8 000 euros de revenus. « Toutes les familles toucheront des allocations. Il n’y a aucune rupture de l’universalité », assure aux Échos la rapporteure de la branche famille du PLFSS, Marie-Françoise Clergeau (PS). Pas sûr que les associations familiales et les syndicats l’entendent de cette oreille.

  • « On met le doigt dans un engrenage dangereux » pour Pierre Laurent.

Le secrétaire national du PCF, interrogé sur RFI ce vendredi, estime que «cette mesure présentée comme une mesure soit-disant de justice met le doigt dans un engrenage très dangereux. Ca n’est pas une mesure de redistribution sociale parce que les 700 millions qu’on économise sur les allocations familiales vont servir à payer le pacte de responsabilité; pas du tout à aider des familles qui, elles, seraient en difficulté. C’est une mesure d’économie sur la dépense sociale, une de plus. Deuxièmement, on met le doigt dans un engrenage dangereux parce qu’on met aujourd’hui la barre, pour faire accepter la mesure, à 6 000 euros, mais demain on la baissera à 4 000, puis à 3 000 et donc à terme cette mesure peut mettre en cause le versement des allocations familiales pour la majorité des familles françaises».

  • « Un marché de dupes » pour la députée Front de gauche des Hauts-de-Seine, Jacqueline Fraysse

« La presse annonce ce matin que le gouvernement et l’Élysée ont décidé, à la demande d’une partie des députés socialistes, de moduler les allocations familiales selon les revenus dès 2015. Il est inadmissible que cette mesure n’ait fait l’objet d’aucun débat à l’Assemblée nationale. Les tractations de couloirs l’ont emporté. L’Assemblée nationale est mise devant le fait accompli. Au-delà de la forme utilisée, le fond reste inchangé, ce sont les familles qui paieront la facture. 800 millions d’euros en moins chaque année pour les familles alors que ce même gouvernement a fait cadeau de 41 milliards aux patrons d’entreprises, sans leur demander aucune contrepartie. Cette mesure ne sera pas plus juste, puisqu’on s’en prend à nouveau à nos concitoyens au lieu d’exiger une juste contribution du capital. Rappelons que les dividendes progressent encore cette année pour les sociétés françaises. » >>> Lire la suite du communiqué de Jacqueline Fraysse

« La trahison du gouvernement » pour l’Union des familles laïques (Ufal).

« Alors qu’il n’y a que 8 jours que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a été présenté en Conseil des ministres et 3 jours qu’il a été discuté en commission à l’Assemblée nationale, chaque jour apporte ses nouvelles mesures contredisant celles de la veille. Hier, le Président de la République a choisi de prendre à contre-pied ses arbitrages du printemps 2013 : l’austérité passera par la modulation des allocations familiales en fonction des revenus. Bref, une navigation à vue qui fracasse les principes hérités du Conseil National de la Résistance sur les icebergs du néolibéralisme et fait ainsi sombrer notre protection sociale solidaire, qui a pourtant montré toute sa pertinence en jouant le rôle d’amortisseur des effets de la crise. » >>> Lire la suite du communiqué de l’Ufal

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Commentaires

 

Lou Becarut

Vendredi, 17 Octobre, 2014 – 16:01
Cette mesure d’économie place la politique familiale du gouvernement comme un outil de gestion ad-minima de la crise sociale.  L’outil juste pour la contribution de chacun au budget de la République c’est l’impôt sur (tous) les revenus. On s’enfonce un peu plus dans les minimas sociaux, RSA, CMU, Emplois aidés… On transforme des citoyens en assistés. D’autres en consommateurs. L’idée révolutionnaire doit s’enraciner dans la perspective pour chacun à la dignité. Cette idée doit être discutée au delà des frontières politiques, et se rassembler est nécessaire, mais il ne faut jamais vendre son âme à la gestion sociale du libéralisme.

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Quand le libéralisme porte en lui le communisme

Posté par jacques LAUPIES le 17 octobre 2014

En politique deux démarches semblent inconciliables et s’opposer irrémédiablement : celle du libéralisme et celle du communisme.

Le premier qui se pare parfois des plus beaux atours : démocratie, défense des libertés et des droits de l’homme,  humanisme même, se livre à une exploitation abusive de la sémantique et prend mille formes pour capter ce que l’autre, « naturellement », porte en lui d’humanité, l’autre qu’il habille en même temps de totalitarisme, de caporalisme social, de violence et d’intolérance.

Parmi ceux qui lisent cela, je sais fort bien qu’il en est qui me trouveront ridicule, manichéen, et qu’il y a effectivement dans les comportements des uns et des autres le pire et le meilleur et qu’il est injuste de stigmatiser en se livrant à des amalgames dans les deux sens.

Et l’on entend, cette vérité d’apparence : il y a partout des bons et des méchants.

Je n’ai jamais trop accepté cette catégorisation un peu simple et moralisante, et je lui préfère celle qui consiste à considérer que l’humanité se construit, malgré les aléas des rapports sociaux conflictuels, les affrontements individuels, les cultures différentes, dans une démarche permanente d’une socialisation qui englobe chaque individu de notre espèce.

Une socialisation qu’impose la garantie et la recherche de conditions matérielles de vie meilleures,  qui place nécessairement tous les êtres humains dans une construction, consciente ou non, rejetée ou non, d’une société communiste dont évidemment les formes seront  inéluctablement différentes.

Mais j’ai cette conviction que l’esprit communiste est présent partout et se manifeste en dans des groupes que le mot même de communiste fait frémir de crainte.

Et cela bien sur ne peut dissuader de mener un combat dont les formes sont  imposées par les circonstances.

Mais l’adversaire ne peut-être un ennemi pour les raisons que je viens d’évoquer !

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 Déjà l’idée était là, après c’est une autre histoire, enfin c’est l’histoire…

Faut s’appeler Kouchner pour dire ça ( lu dans L’Humanité ) voir ci-dessous

Racisme : Nicolas Sarkozy en a été victime, assure Bernard Kouchner

Publié par La rédaction le Mercredi 15 Octobre 2014 : 16h12
 Racisme : Nicolas Sarkozy en a été victime, assure Bernard Kouchner©AFP

  • L’ancien ministre n’y est pas allé par quatre chemins. Selon lui, la popularité de l’ex-président a pâti de ses origines hongroises car « la France est raciste ».
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Nicolas Sarkozy victime de racisme ? C’est ce qu’a assuré Bernard Kouchner mardi. « Je pense que la France est raciste, oui, bien sûr ! », a-t-il lâché au micro du « Grand oral des Grandes Gueules » sur RMC. Un avis qui rejoint celui déjà exprimé par l’ancien ministre des Affaires étrangères dans son livre Mémoires croisées : « Sarkozy a été détesté aussi parce qu’il est un fils de Hongrois et un petit-fils de juif ».

A lire aussi – Nicolas Sarkozy innove-t-il vraiment pour son retour ?

Kouchner plaide en faveur d’un gouvernement d’ouverture Sur RMC Bernard Kouchner a également jugé que, malgré tout, l’ex-locataire de l’Elysée s’était « bien débrouillé » en réussissant à s’ériger jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat. « ll a surmonté tout ça, mais à l’origine je pense qu’il y a eu cette affaire », a-t-il expliqué. Et alors que le champion de la droite a récemment fait son grand retour dans l’arène politique, l’ex-ministre s’en est réjoui. « Moi, je pense qu’il faut l’unité nationale en France, que ni la droite ni la gauche seules ne feront passer les grandes réformes nécessaires. Et bien je pense que l’on pourrait, sur un programme simple de quatre ou cinq réformes, s’unir pour sauver notre pays », a-t-il estimé. Plaidant pour une ouverture de l’UMP en faveur de la majorité, Bernard Kouchner a poursuivi en rappelant que celui qui brigue actuellement la présidence du parti « l’avait proposé ». Et celui-ci d’insister : « Il y a avait six socialistes dans son gouvernement ».

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Demain dans l’HUMANITE

Posté par jacques LAUPIES le 16 octobre 2014

 

 

 

Lucien Sève : « l’apport philosophique de Marx continue d’être largement sous-estimé »

Jeudi, 16 Octobre, 2014

 

Demain dans l'HUMANITE dans POLITIQUE lucien_seve
Retrouvez dans « l’Humanité des débats » du vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 octobre le grand entretien avec le philosophe Lucien Sève qui vient de publier « la philosophie de Marx» ?, le troisième volume de « Penser avec Marx aujourd’hui ».
Le nouveau livre du philosophe Lucien Sève invite à comprendre en des termes profondément renouvelés la fameuse « sortie » de Marx de la philosophie. Ce moment à la fois daté et déterminant d’une démarche révolutionnaire ouvre la voie à un travail d’élaboration philosophique des catégories majeures du comprendre et de l’agir qui se révèle d’une fécondité politique incomparable : la « pensée Marx ».
Voici donc publié le troisième tome, monumental, de votre tétralogie « Penser avec Marx aujourd’hui » qui est consacré aux rapports de Marx avec la philosophie. Est-ce à dire  que cette question était encore insuffisamment explorée ?
Lucien Sève. Pas de façon vraiment satisfaisante, en tout cas, à mon avis. Disons d’un mot l’essentiel: l’apport philosophique de Marx continue d’être largement sous-estimé. D’où le fait scandaleux que jusqu’ici il n’avait jamais été inscrit au programme des épreuves écrites de l’agrégation de philosophie, quand Nietzsche par exemple l’a été neuf fois. La crise des subprimes a contraint d’admettre la pertinence de la critique économique de Marx; mon livre s’attache à faire enfin reconnaître l’importance non pareille de son travail philosophique.
Et en rédigeant ce volume, vous avez le sentiment d’y avoir découvert vous-même du nouveau?
Lucien Sève. Oui vraiment. A écrire un gros livre, on apprend toujours en cours de route une part ce qu’on veut y dire. J’ai appris plus d’une chose, par exemple sur l’attitude matérialiste de Marx…

 

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