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Tunisie, le Maghreb et nous…

Posté par jacques LAUPIES le 28 octobre 2014

DSC_1291 Rien à voir avec ce qui suit si ce n’est l’espérance

 

Un pays confronté à une révolution. Une révolution qui peine à trouver une issue digne de toute révolution : jeter les bases d’une transformation progressiste balayant les pratiques et traditions politiques du passé.

Même si chaque pays a son histoire et donc sa spécificité il est soumis a des affrontements de classe dont l’issue peut varier en fonction de la conscience et de l’organisation des individus et différentes catégories qui les composent.

Les pays du Maghreb, issus d’une relative  puissance et  prospérité séculaire des cultures musulmanes jusqu’au 18éme siècle et soumis peu à peu au développement de l’économie occidentale (notamment de l’industrie) au 19ème siècle sous une forme coloniale, ont du faire face à des luttes pour leur indépendance nationale afin de retrouver leur souveraineté.

Ces luttes ont pris appui à la fois sur les cultures et traditions populaires, reposant en particulier sur le phénomène religieux, et en même temps sur les apports des cultures politiques occidentales (républicaines, laïques, sociales) qui ont pesé dans le sens du développement de l’idée de démocratie.

Mais d’évidence, le poids des anciens colonisateurs, tout autant que la pression des grandes puissances à dominante libérale en économie, ont favorisé l’apparition de bourgeoisies nationales, liées parfois à des  héritages féodaux (ou tribaux) qui ont spéculé sur le sentiment identitaire des populations, la forte influence religieuse.

Il en est résulté des régimes autoritaires, de différentes formes, qui ont pris le soin d’éloigner et détruire toute résistance sociale progressiste, quitte à s’appuyer dans la deuxième moitié de 20ème siècle sur la puissance soviétique pour s’émanciper des interventions économiques, politiques, voire militaire des impérialismes occidentaux.

Ce processus avec l’effondrement du socialisme dans les pays de l’est et le développement de la mondialisation capitaliste ont créé une situation nouvelle qui se traduit par une suprématie libérale (idéologique et médiatique, économique et politique) que doivent subir et affronter les peuples du Maghreb au même titre que les peuples du monde entier.

Ne doit on pas comprendre les résultats électoraux, les affrontements guerriers dans ces pays, à l’appui de l’analyse, certes sommaire qui précède et en déduire que ces peuples doivent se doter de partis progressistes de transformations sociales mieux adaptés à leur besoin de véritable émancipation.

 

En Tunisie, Nidaa Tounès en tête des élections législatives

Rosa Moussaoui
Dimanche, 26 Octobre, 2 014
Photo : Fethi Belaïd/AFP

L’ancien premier ministre Béji Caïd Essebsi, un vétéran du bourguibisme qui se pose, à 88 ans, comme rempart à l’islamisme.
Photo : Fethi Belaïd/AFP
Les résultats des premiers dépouillements confirment la bipolarisation annoncée et l’avance du parti de l’ancien premier ministre Béji Caïd Essebsi, un vétéran du bourguibisme.
Le grand vainqueur des élections législatives de ce 26 octobre en Tunisie ? C’est sans surprise l’abstention, qui dépasse les 40% selon les chiffres fournis à la clôture des bureaux de vote par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE). Les taux de participation, contrastés, montrent que les électeurs ont davantage boudé les urnes dans les régions du centre-ouest, où le taux de chômage, massif, entretient la désillusion et le sentiment d’abandon des populations. Berceau de la révolution tunisienne, le gouvernorat de Sidi Bouzid enregistre le taux de participation le plus bas du pays (48%). 
Les résultats des premiers dépouillements confirment la bipolarisation annoncée, avec un scrutin dominé par Ennahdha et Nidaa Tounes, le parti fondé par l’ancien premier ministre Béji Caïd Essebsi, un vétéran du bourguibisme qui se pose, à 88 ans, comme rempart à l’islamisme. En quelques mois seulement, cette formation hétéroclite, qui rassemble depuis certains éléments de la gauche syndicale jusqu’à des nostalgiques de l’ancien régime, est parvenue à s’imposer dans le paysage politique en jouant la carte du « vote utile », sans toutefois conquérir la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner sans alliances.
Chassés du pouvoir sous la pression de la rue au début de l’année, les islamistes, eux, sont bel et bien sanctionnés, mais ils ont limité la casse grâce à leur enracinement militant et à leur argumentaire de campagne mettant leur échec sur le compte d’adversaires politiques qui auraient « entravé leur action au gouvernement ». « C’était une campagne difficile, nous avions des comptes à rendre. Nous avons pris le pouvoir dans une situation économique et sécuritaire  dégradée, dans un pays pillé par le clan Ben Ali, avec pour mission de conduire une transition démocratique fragile. Mais nous avons, en dépit de tous les obstacles, réussi à mener ce pays aux élections », justifiait à la veille du scrutin Larbi Guesmi, membre du Majliss Choura, le conseil consultatif d’Ennahdha. Tant pis pour les attentes sociales déçues de la révolution : ces deux grands partis partagent, sur le terrain économique, la même ligne néolibérale. « La conjoncture socio-économique ne tolère plus de grèves ni de protestations », répétait Béji Caïd Essebsi en 2011, lorsqu’il dirigeait le gouvernement de transition. Antienne reprise par ses successeurs islamistes, qui voyaient dans toutes les protestations sociales la main de l’opposition. Ennahdha survit en tous cas seule à la « troïka » constituée à la sortie des élections de 2011. Balayés, les sociaux démocrates d’Ettakatôl et le Congrès pour la République du président Marzouki, chahuté à sa sortie du bureau de vote d’El Kantaoui à Sousse, semblent payer, de leur côté, le prix fort de la sanction infligée à cette boiteuse coalition.
« Les indicateurs que nous avons sont positifs et nous rassurent », s’est réjoui Béji Caïd Essebsi au terme du scrutin, lors d’une conférence de presse au siège de son parti aux Berges du Lac, un quartier huppé de Tunis. Le secrétaire général de Nidaa Tounes, Taïeb Baccouche, a laissé entendre que « l’écart entre Nidaa et Ennahdha » était « respectable ».
À l’autre bout de l’échiquier, l’extrême polarisation du scrutin et la faible dispersion des voix handicape les forces de gauche, divisées et marginalisées. Seul le Front populaire de Hamma Hammami semble en mesure de tirer son épingle du jeu grâce au mode de scrutin, la proportionnelle au plus fort reste, qui favorise les petites formations. Symbole fort, la veuve de Mohamed Brahmi, dirigeant du Front populaire assassiné le 25 juillet 2013, est élue sous les couleurs de la coalition de gauche à Sidi Bouzid. Mais la triste surprise du scrutin vient de la percée des listes parrainées par le populiste Slim Riahi, propriétaire d’un club de football très populaire dans la jeunesse, le Club Africain. Avec son Union patriotique libre (UPL), cet homme d’affaires a puisé dans sa fortune aux origines douteuses pour mettre sur pied, dans les quartiers déshérites, de solides réseaux clientélistes qui ont pesé sur le scrutin. Les jeunes technocrates libéraux d’Afek Tounès, enfin, seront eux aussi représentés au Parlement. Avec une telle configuration, les islamistes, qui ne présentent pas de candidat à l’élection présidentielle du 23 novembre pour monnayer les voix de leur base, devraient continuer de plaider en faveur d’un « gouvernement d’union nationale », au nom du « consensus ».
Près de quatre ans après le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du dictateur Zine El Abidine Ben Ali, le scrutin s’est déroulé sans incidents majeurs, malgré les menaces d’attentats. Au total, 80 000 soldats et policiers étaient mobilisés pour sécuriser les opérations de vote. Le Premier ministre Mehdi Jomaa a salué une « journée historique » et « une lueur d’espoir », en référence au destin chaotique des pays arabes qui ont connu en 2011 des soulèvements, dans le sillage de la révolution tunisienne. L’ISIE, qui a jusqu’au 30 octobre pour proclamer les résultats définitifs, pourrait annoncer dès ce lundi de premiers résultats partiels.

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