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Picasso, l’émotion suffit ?

Posté par jacques LAUPIES le 25 octobre 2014

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COMMENTAIRE DE L’ARTICLE QUI SUIT

LAUPIES

Vendredi, 24 Octobre, 2014 – 14:56

Il y a elle lurette que le PC s’est détaché de la conception de l’art au service de l’idéologie et ceux qui dans les commentaires semblent nous le reprocher, ou au contraire regretter que nous avons tort de ne pas retourner à cette conception, feraient bien de mettre leurs pendules à l’heure.

L’inculte que je suis se permet de considérer que l’art n’a pas à se mettre au service de qui que ce soit. Il est un élément de la pensée de l’humanité et puise sa création dans ce que l’humanité lui transmet. Bien prétentieux celui qui voudrait l’instrumentaliser puisque l’artiste est comme tout être humain un produit social : c’est l’être qui détermine la conscience et non l’inverse (C’est un des fondements de la pensée de Marx) On peut ne pas être d’accord sur cette simple affirmation mais bon courage pour la démolir. A moins d’en revenir à la suprématie du divin. Par les temps qui courent ça peut mener loin…

Picasso est, comme tous les grands créateurs, avant tout quelqu’un qui a observé le monde, et l’état de la création artistique pour pousser un peu plus loin l’interprétation de ce monde.  La création artistique est un peu comme la création politique, il faut comprendre les sociétés humaines pour les transformer. Et cela ne vient pas du ciel…

Rien de surprenant qu’il  en emmerde quelques uns  avec sa démarche artistique qui l’a conduit à adhérer au PCF (comme on va à la source) Tant d’autres artistes et intellectuels de son temps l’on fait et ce n’était pas un hasard !

C’était aussi un peu le temps de l’espoir dominant. De nos jours ce serait un peu trop le désespoir qui l’emporte ! Mais l’art est toujours présent…

Nota : je ne sais pas interpréter Picasso : sauf que l’émotion est là !

 

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Picasso, la peinture comme liberté et signification

Maurice Ulrich
Vendredi, 24 Octobre, 2014
Photo : Jean-Gilles Berizzi/RMN-Grand Palais © Succession Picasso 2014

Portrait de Dora Maar. 1937. Huile sur toile, 92 x 65 cm.
Photo : Jean-Gilles Berizzi/RMN-Grand Palais © Succession Picasso 2014
La réouverture, samedi 25 octobre, du musée qui lui est entièrement consacré à Paris permet d’entrer de nouveau dans une œuvre 
née dans un siècle blessé et qui ne finit pas de nous parler de notre humaine condition.

On redécouvrira dès demain (gratuitement mais avec probablement beaucoup de patience à l’entrée) la première collection publique et privée au monde d’œuvres de celui qui, pour le monde, est devenu Le peintre, né précisément un 25 octobre à Malaga, en 1881, et disparu en 1973. Mais aussi importante et aussi riche en chefs-d’œuvre soit-elle, cette collection du musée n’est qu’une petite partie d’un immense continent de 60 000 peintures, sculptures, dessins, céramiques, poèmes, pièces de théâtre comme le Désir attrapé par la queue. On garde souvent de Picasso ces images de boxeur en short, en tout cas de petit taureau prêt à tous les combats de la création, qu’ont popularisées les photographes qui furent ses amis, Brassaï, André Villers, Lucien Clergue… On connaît moins le jeune homme au regard noir qui s’installe à Paris au tout début du siècle dernier et dont l’autoportrait de 1901 ouvre l’une des premières salles du nouveau musée, peu après la Fillette aux pieds nus et l’Homme à la casquette, deux toiles de 1895 en début de parcours et qui témoignent à jamais de son génie précoce. On connaît moins, souvent, ses autoportraits des dernières années, sous divers déguisements, quand il dit qu’il a mis toute sa vie pour apprendre à peindre comme un enfant, ce qu’il n’avait jamais fait. De ses premières années à la fin, le musée offre un panorama exceptionnel. Mais on se tromperait à y naviguer comme sur un fleuve tranquille car l’œuvre de Picasso n’est jamais étrangère à ce que fut son siècle. « Siècle martyr, siècle blessé, c’est de sang que sa bouche est peinte », a pu écrire Aragon, qui lui était proche.

L’artiste dans la société

Anne Baldassari, qui a dirigé le musée jusqu’à ces derniers mois, évoquait pour nous, voici quelque temps, « la dimension proprement engagée de l’artiste face à son temps », et, disait-elle, « dans certains cas, acteur, témoin et même “propagandiste” comme dans Guernica, dénonçant le bombardement de la ville basque par l’aviation nazie et franquiste en 1937. En même temps, sa manière de faire vivre sa pensée, sa manière propre de penser, c’est peindre (…). Picasso dit ainsi à Brassaï qu’il appelle de ses vœux l’avènement d’une science sociale, une science humaine qui permettra de comprendre l’artiste créateur à travers l’analyse de l’ensemble de son activité et l’œuvre créée comme la résultante de sa démarche. Il s’agit de l’artiste dans la société, à un moment donné, et non en dehors d’elle » (1).

On sait que cela s’exprimera en 1945, dans son adhésion au Parti communiste qui retentira jusqu’aux États-Unis, mais, et c’est encore Anne Baldassari qui y insiste, son rapport à la politique au sens le plus fort, dans son œuvre même, est bien antérieur, et jamais on ne pourra dire de lui, comme Cézanne le fit de Monet, « ce n’est qu’un œil, mais quel œil ». Picasso, dès sa jeunesse dans les milieux de jeunes intellectuels et artistes anarchistes de Barcelone, est curieux de toutes les idées, lecteur de Nietzsche et lecteur de nombreux journaux, commentant l’actualité par les dessins qu’il y trace. La formidable rupture que vont introduire dans l’histoire de l’art les Demoiselles d’Avignon en 1907 est aussi le fruit d’une profonde démarche intellectuelle et ce n’est pas pour rien que Picasso, lié a Apollinaire, parlera alors de son tableau comme d’un bordel philosophique. On pourrait aussi relever d’étonnantes similitudes entre la naissance du cubisme et de la phénoménologie de Husserl évoquant l’approche du réel par « facettes », à la même époque. Aussi bien, dans les années vingt à trente, quand la psychanalyse prend son essor, les très étranges « machines désirantes » de peintures telles que Figures au bord de la mer.

En 1912, 1914, lorsque Picasso intègre dans ses œuvres des coupures de journaux, il les choisit en rapport avec la situation dans les Balkans et à la tension qui prélude à la Première Guerre mondiale. « Au croisement complexe de ces champs hétérogènes, note encore Anne Baldassari, l’œuvre se construit en effectuant la fusion fugace, fragile et improbable du personnel, du culturel, du social et du politique. » Ainsi, alors que l’on met souvent l’accent et à juste titre sur l’incroyable capacité de Picasso à inventer, renouveler, croiser des formes, intégrer à son œuvre l’héritage des maîtres, de l’antique qu’il découvre au Louvre, des arts africains et océaniens, de la sculpture primitive, à la construire avec les objets qu’il ramasse et transforme comme l’extraordinaire selle de vélo devenue Taureau, on ne saurait non plus omettre que, pour lui, la peinture, l’art ne peuvent être d’agrément. « La peinture, dira-t-il, n’est pas faite pour décorer les appartements, c’est une arme de guerre offensive et défensive contre l’ennemi. » Il y a Guernica, bien sûr, mais la guerre se lit tout autant dans ses natures mortes du temps de l’Occupation, son engagement politique d’après-guerre dans une toile de 1951 comme Massacre en Corée, exposée au musée, reprenant Manet et le Tres de Mayo, de Goya, dont Malraux disait qu’il signait la naissance de l’art moderne.

Il faut donc espérer que le musée Picasso sera plus qu’un parcours touristique et esthétique mais aussi éthique au sens le plus large. On citera ici encore Anne Baldassari, « par sa force de subversion, de révolution, par la liberté qu’elle revendique, l’œuvre de Picasso nous permet de mieux comprendre le tragique de notre état comme d’accéder à un degré supérieur de signifiance du monde ».

(1) On retrouvera les propos de Mme Baldassari dans le hors-série 
que nous avons publié en mars 2013 
pour le quarantième anniversaire 
de la disparition du peintre.
Picasso dans le viseur d’Arte dimanche. Arte ne pouvait pas rater l’événement. Alors que rouvre le musée Picasso à Paris, la chaîne franco-allemande dédie une journée spéciale au génie de la peinture. Dans Picasso, l’inventaire d’une vie, documentaire diffusé ce dimanche à 20 h 45, Hugues Nancy, avec la complicité du petit-fils de Picasso, Olivier Widmaier, s’attarde sur le parcours de l’artiste en montrant comment ses oeuvres et sa vie sont restées intimement liées. Dans les différentes demeures du peintre, comme autant de signes de ses multiples vies personnelles, il laissera des dizaines de milliers d’oeuvres, de ses premiers croquis dès son plus jeune âge jusqu’à ses plus belles réussites. Dure tâche qui s’annonçait pour Maurice Rheims, le commissaire-priseur chargé de l’inventaire par les héritiers. Au final, il mettra trois ans à répertorier les vingt mille pièces en tout genre. Certaines d’entre elles vont même conduire André Malraux, alors ministre de la Culture, à créer une loi sur mesure. Un documentaire passionnant qui, cependant, donne une vision très raccourcie de son engagement au PCF. Selon la voix off, « le Picasso de Guernica et du Charnier ne sera jamais véritablement compris » par le parti ! À voir également sur la chaîne, en cette « journée Picasso », trois documentaires également inédits : Picasso et les photographes, à 15 h 40 ; Musée Picasso Paris, une collection revisitée, à 16 h 05 ; et les Engagements de Picasso, à 17 h 35.

Commentaires

 

File Transfer P…

Vendredi, 24 Octobre, 2014 – 08:20
De ”La Liberté guidant le peuple” (Eugène Delacroix) à Guernica (Pablo Picasso), le Liant d’avant-garde Révolutionnaire de la peinture.

 

rosadeprats

Vendredi, 24 Octobre, 2014 – 09:07
J’habite en Catalogne. Ici, il y a Gósol, un petit village où Picasso est allée en 1906 avant de partir à Paris.  On dit que les sensations qu’il a eu là, on transformé leur façon de peindre. Il a plasmé ça, quand il est arrivé à Paris. Maintenant, à Gósol, existe un petit musée dediqué à lui.

 

Blaqui Boulaf

Vendredi, 24 Octobre, 2014 – 12:17
Un immense artiste. Saine nouvelle que cette réouverture.

 

Quis

Vendredi, 24 Octobre, 2014 – 13:16
Picasso n’a pas mis son génie dans la politique, il l’a mis dans la peinture. Heureusement. Il n’était pas un grand peintre communiste. Il était un grand peintre. L’application, avec les méthodes qu’on imagine, de la théorie marxiste de l’art au service de l’idéologie et du pouvoir fondé sur elle a donné des résultats éxcécrables, à part quelques exceptions, qu’on peut retenir justement en cela : ‘L’Ouvrier et la Kolkhozienne’ de Vera Moukhina est une oeuvre superbe, monumentale dans tous les sens du terme. Sur l’autre versant du totalitarisme, ‘Olympia’ de Leni Riefenstahl est un grand film. Mais en règle générale, tout artiste a intérêt à ne pas servir de génie utile comme il y eut les idiots utiles.

 

Moret Pierre

Vendredi, 24 Octobre, 2014 – 13:26
Dommage que les « abonnés papier » ne puissent lire le texte… mais j’aurais aimé savoir si la carte du PCF de Pablo Picasso a retrouvé sa place dans une vitrine du musée…  C’est vrai que peut-être pour vous, aujourd’hui cela a peu d’importance… puisque vous n’êtes plus porteur de faucille, plus porteur de marteau, un peu comme des communistes honteux à la mode de R. Hue ou… de Pierre Laurent…

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