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Défendre le principe de l’égalité devant les prestations sociales…

Posté par jacques LAUPIES le 18 octobre 2014

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Plus facile de sanctionner des revenus moyens que de sanctionner les multinationales et de mettre les banques au pli. Mais c’est du Hollande-Valls-Touraine tout craché…

 

Je crois avoir déjà eu l’occasion de le rappeler ici que les modalités d’indexation de certaines prestations sur le montant des revenus n’est pas nécessairement une juste vision de la solidarité.

Certaines prestations et les allocations existantes ou à venir, doivent-être conçues pour celui à qui elles sont destinées et le dégager d’une différence qui tiendrait aux revenus de ceux qui ont à charge sa formation et son éducation, plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’enfants majeurs.

Malgré la complexité des situations, il me semble que doit prévaloir la notion de droit à rémunération ou à services, garantissant l’autonomie, comme c’est le cas des aides aux logement, des aides tout simplement pour se nourrir, se vêtir, se soigner, se cultiver, se distraire, voyager, etc. L’esprit de garantie d’autonomie doit dominer, autant que faire se peut.

Et entrer dans des considérations de revenus de la famille pour les accorder, ou pas, est particulièrement injuste et bien plus compliqué.

Si par exemple un jour, que je souhaite le plus proche possible tant sont dans la difficultés les jeunes de toutes catégories, est prise institutionnellement la décision d’accorder une allocation d’autonomie, que l’on pourrait fixer à 1000 € , sous condition évidemment de formation possible et accessible, il faut que cette allocation s’émancipe de la situation particulière de chaque jeune.

Le financement ne peut provenir que d’un impôt (généralisé) qui provient d’une indexation sur les revenus ou sur un prélèvement à la source indexé sur les salaires (cotisations sociales)

Evidement cela passe par une réforme fiscale et de la sécurité sociale qui garantissent les moyens nécessaires et un révolution complète dans la redistribution des richesses produites, lesquelles rappelons le proviennent du travail salarié.

Une part de celles-ci devant être consacrée au développement des infrastructures, à l’investissement productif  et aux services publics.

Chacun par ailleurs apportant sa contribution en fonction de ses ressources. Les jeunes des classes et catégories les mieux rémunérées n’étant plus en dépendance de leur famille pour l’essentiel de leur besoins.

Pour cela, sans qu’il soit nécessaire de supprimer la propriété de tous les moyens de production dans tous les secteur de l’économie, il faut réguler et contrôler de manière rigoureuse le coût du capital (rémunération des actionnaires dans un secteur privé limité et ne concernant pas les besoins historiquement définis pour tous, à une époque déterminée, comme l’énergie, les transports, l’eau, le logement, les télécommunications, la production pharmaceutique, etc)

Evidemment une telle conception donne à la liberté des jeunes, mais aussi des famille, une autre dimension que celle dont ils disposent dans le système actuel basé sur la dépendance et l’assistance.

Concernant les enfants mineurs, il n’y a aucune raison de ne pas procéder de la même manière même s’ils ne gèrent pas directement un budget en  autonomie !

C’est en ce sens que les mesures gouvernementales finalement mettent une fois de plus en situation d’assistance les plus pauvres sous couvert de leur donner la préférence. Plus elles ouvrent la porte à de futures dérives libérales !

Une mesure de plus bien dans la lignée des conceptions réformistes du PS qui ne doivent pas faire illusion.

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Les yeux fermés en plus…

NOTA

Dans le débat de l’émission de ce 17 octobre 2014 on a vu que la vision en la matière, de certains économistes allaient dans le sens de ce type de réformisme. Fort heureusement Alain Badiou était la pour rectifier avec sa conception communiste.

Je vous invite à la regarder et à suivre l’émission sur le capital diffusé sur Arte le mardi.

Tout n’y est pas dit mais cela change un peu d’un enseignement fourre tout auquel les jeunes sont  hélas soumis !

 

 

Les allocs sous conditions

Tania Meller
Vendredi, 17 Octobre, 2014
Photo : AFP

Il n’y a aucune rupture de l’universalité » assure la rapporteure de la branche famille du PLFSS, Marie-Françoise Clergeau (PS). Un argument qui ne convainc ni les associations familiales ni les syndicats.
Photo : AFP
L’Élysée a tranché : les allocations familiales seront modulées selon les revenus des familles. Réactions.

Économies, économies… l’exécutif, cherchant à gratter 700 millions d’euros dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), souhaitait diviser par trois la prime à la naissance à partir du deuxième enfant, ce qui aurait permis de mettre 250 millions de côté. Mais, en commission des Affaires sociales (pourtant vidée de ses « frondeurs » du PS par Bruno Le Roux), mercredi soir, les députés, y compris socialistes, ne semblaient pas unanimes. À la place de cette mesure, beaucoup souhaitaient remettre en question l’unicité des prestations familiales. En début de semaine, la secrétaire d’État chargée de la Famille, Laurence Rossignol, s’était montrée plutôt ouverte à une telle proposition. « L’idée d’introduire un critère de revenus pour l’attribution d’un certain nombre de prestations, visiblement, les citoyens français pensent que ça serait plus juste, chez les députés de gauche tous le pensent, et il y en a aussi à droite qui le pensent. »

L’Élysée a donc tranché hier en fin d’après-midi : exit la mesure sur la prime à la naissance ; à la place, les allocations familiales seront désormais soumises aux revenus des ménages à partir de 6 000 euros par mois pour un couple avec deux enfants dont les deux membres travaillent. À ce niveau, les allocations seront divisées par deux ; par quatre au-delà de 8 000 euros de revenus. « Toutes les familles toucheront des allocations. Il n’y a aucune rupture de l’universalité », assure aux Échos la rapporteure de la branche famille du PLFSS, Marie-Françoise Clergeau (PS). Pas sûr que les associations familiales et les syndicats l’entendent de cette oreille.

  • « On met le doigt dans un engrenage dangereux » pour Pierre Laurent.

Le secrétaire national du PCF, interrogé sur RFI ce vendredi, estime que «cette mesure présentée comme une mesure soit-disant de justice met le doigt dans un engrenage très dangereux. Ca n’est pas une mesure de redistribution sociale parce que les 700 millions qu’on économise sur les allocations familiales vont servir à payer le pacte de responsabilité; pas du tout à aider des familles qui, elles, seraient en difficulté. C’est une mesure d’économie sur la dépense sociale, une de plus. Deuxièmement, on met le doigt dans un engrenage dangereux parce qu’on met aujourd’hui la barre, pour faire accepter la mesure, à 6 000 euros, mais demain on la baissera à 4 000, puis à 3 000 et donc à terme cette mesure peut mettre en cause le versement des allocations familiales pour la majorité des familles françaises».

  • « Un marché de dupes » pour la députée Front de gauche des Hauts-de-Seine, Jacqueline Fraysse

« La presse annonce ce matin que le gouvernement et l’Élysée ont décidé, à la demande d’une partie des députés socialistes, de moduler les allocations familiales selon les revenus dès 2015. Il est inadmissible que cette mesure n’ait fait l’objet d’aucun débat à l’Assemblée nationale. Les tractations de couloirs l’ont emporté. L’Assemblée nationale est mise devant le fait accompli. Au-delà de la forme utilisée, le fond reste inchangé, ce sont les familles qui paieront la facture. 800 millions d’euros en moins chaque année pour les familles alors que ce même gouvernement a fait cadeau de 41 milliards aux patrons d’entreprises, sans leur demander aucune contrepartie. Cette mesure ne sera pas plus juste, puisqu’on s’en prend à nouveau à nos concitoyens au lieu d’exiger une juste contribution du capital. Rappelons que les dividendes progressent encore cette année pour les sociétés françaises. » >>> Lire la suite du communiqué de Jacqueline Fraysse

« La trahison du gouvernement » pour l’Union des familles laïques (Ufal).

« Alors qu’il n’y a que 8 jours que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a été présenté en Conseil des ministres et 3 jours qu’il a été discuté en commission à l’Assemblée nationale, chaque jour apporte ses nouvelles mesures contredisant celles de la veille. Hier, le Président de la République a choisi de prendre à contre-pied ses arbitrages du printemps 2013 : l’austérité passera par la modulation des allocations familiales en fonction des revenus. Bref, une navigation à vue qui fracasse les principes hérités du Conseil National de la Résistance sur les icebergs du néolibéralisme et fait ainsi sombrer notre protection sociale solidaire, qui a pourtant montré toute sa pertinence en jouant le rôle d’amortisseur des effets de la crise. » >>> Lire la suite du communiqué de l’Ufal

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Commentaires

 

Lou Becarut

Vendredi, 17 Octobre, 2014 – 16:01
Cette mesure d’économie place la politique familiale du gouvernement comme un outil de gestion ad-minima de la crise sociale.  L’outil juste pour la contribution de chacun au budget de la République c’est l’impôt sur (tous) les revenus. On s’enfonce un peu plus dans les minimas sociaux, RSA, CMU, Emplois aidés… On transforme des citoyens en assistés. D’autres en consommateurs. L’idée révolutionnaire doit s’enraciner dans la perspective pour chacun à la dignité. Cette idée doit être discutée au delà des frontières politiques, et se rassembler est nécessaire, mais il ne faut jamais vendre son âme à la gestion sociale du libéralisme.

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